Chroniques Livres

Le Parfum de Patrick Süskind

Chez Le Livre de Poche, 1988.
279 pages, 5€60.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre qui lui n’aurait pas survécu. Mais Grenouille n’avait besoin que d’un minimum de nourriture et de vêtements et son âme n’avait besoin de rien. Or, ce monstre de Grenouille, car il s’agissait bien d’un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout puissant de l’univers, car « qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le cœur des hommes ». C’est son histoire, abominable… et drolatique qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman qui, dès sa parution, eut un succès extraordinaire et est devenu très vite un best-seller mondial aujourd’hui porté à l’écran.

Mon avis :
Le Parfum est un classique dans lequel je voulais me plonger puis très longtemps. Il traînait sur mes étagères depuis quelques années, sans que je me décide enfin à l’en sortir. La raison ? J’avais vu l’adaptation cinématographique, et bien que je l’ai beaucoup aimée, j’ai toujours du mal à lire le livre dont est adapté un film après l’avoir vu… En général, comme je connais l’histoire (même si souvent des choix et des changements sont faits dans l’écriture du scénario), j’ai un peu peur de m’ennuyer vu que je sais globalement ce qu’il va arriver.

Finalement, un week-end chez ma sœur dans le Limousin m’a poussé à l’emmener avec moi, accompagné de quelques autres romans format poche. J’ai avalé le roman en une journée, je ne pouvais pas le lâcher. Je ne regrette qu’une chose : ne pas l’avoir lu avant. Alors que j’avais aimé le film, j’ai absolument été subjuguée par le roman. C’est un vrai coup de cœur.

On retrouve bien sûr Grenouille, jeune orphelin au don particulier : il a un odorat extrêmement développé. Les rues de Paris, la Provence, Grasse… Le Parfum nous emmène dans les régions bien connues de France et de l’univers du parfum. Alors que Grenouille est un personnage ambigüe, il ne parle pas et il est difficile de le cerner, j’ai surtout apprécié l’écriture de Patrick Süskind, qui, je pense, fait vraiment la différence dans ce roman.
Chaque description, chaque scène est écrite avec beaucoup de précision et nous plonge dans ce monde d’odeurs et de senteurs si bien développées. Chaque mot est choisi avec justesse et nous amène presque les odeurs au nez. C’est très surprenant au début, puis addictif. C’en est presque effrayant… On comprend presque le besoin de Grenouille de découvrir le plus d’odeurs possibles et de se faire ce petit répertoire. Grenouille est un personnage à la fois touchant et violent, tout en complexité.

Alors que le film est beaucoup plus porté sur les meurtres et le besoin de Grenouille de créer le meilleur parfum possible, celui qui lui permettra de contrôler les personnes autour de lui, le roman n’aborde cet aspect de l’histoire que dans la dernière partie. Le reste est vraiment porté sur le don de Grenouille, sa particularité et sa solitude.

Pour conclure, je dirais que ce livre au vocabulaire et à la poésie particulièrement riche à un côté un peu glauque et sombre, mais tellement agréable à lire. Je vous le conseille vivement!

Un commentaire sur “Le Parfum de Patrick Süskind

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s