Chroniques Livres

Quand nous étions heureux de Rebecca Coleman

Chez Presses de la Cité, juin 2014.
390 pages, 21€50.
Les Presses de la Cité
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Jill et Cade, vingt et un ans, sont étudiants et amoureux. Ils semblent promis à un avenir radieux. Malgré leur relation fusionnelle, Cade refuse de présenter Jill à sa famille, qui vit dans un coin reculé du New Hampshire. Lorsque Jill tombe enceinte, ils décident de passer l’été là-bas. Bien que la famille de Cade se révèle très éloignée de celle dans laquelle elle rêvait d’élever son enfant, Jill parvient à établir une relation avec chacun de ses membres. Eddy, le père de Cade, diminué par une attaque ; Candy, la sœur aînée, très croyante ; Dodge, le beau-frère, réactionnaire et raciste ; Leela, la mère qui passe ses journées à confectionner des drapeaux américains destinés aux familles de soldats. Mais c’est surtout d’Elias, le frère de vingt-trois ans, jeune vétéran souffrant de stress post-traumatique, que Jill se rapproche. Entre eux, une complicité ambiguë va s’installer. Peu après que Jill a accouché, Elias se tire une balle dans la tête. Cet événement tragique bouleverse la famille et les projets de Jill et Cade, qui renoncent alors plus ou moins tacitement à leurs rêves. La situation empire, jusqu’au basculement final dans la tragédie.

Mon avis :
Quand nous étions heureux traite avec délicatesse d’un sujet difficile : les conséquences d’être envoyé au front sur les soldats, et surtout le syndrome de stress post-traumatique. C’est un sujet que je ne trouve pas souvent dans mes lecture et j’avais hâte de voir comment il allait être traité dans ce roman qui se déroule dans une famille typiquement américaine.

Nous suivons d’abord Jill et Cade, petit couple à l’université qui file s’installer dans la famille de Cade quand Jill tombe enceinte. Ils n’ont pas les moyens de faire autrement, au grand désespoir de Cade qui aurait préféré largement autre chose. Le début est entraînant, on a une excellente mise en place des personnages principaux et de leurs relations, et surtout, on voit l’évolution du personnage d’Elias entre le moment où il revient d’Afghanistan, et celui où Cade et Jill vont s’installer dans la famille. On voit physiquement que la guerre a eu un effet sur lui, en plus de se douter de l’impact sur son moral.

Jill est la seule à vraiment se soucier d’Elias et une relation se construit entre eux, une relation que j’ai trouvé un peu malsaine et j’avoue ne pas avoir compris comment Jill pouvait vouloir aider Elias, sans se rendre compte qu’elle ne faisait qu’aggraver la situation.

Puis un événement marquant se déroule, et le roman se focalise alors sur le reste de la famille et non plus sur Elias. C’est là que j’ai commencé à perdre de mon intérêt pour ce livre. C’est dommage. Elias est, pour moi, le personnage principal de ce roman et malheureusement, il n’est pas utilisé à sa juste valeur. C’est un personnage très complexe, qui aurait mérité d’être plus présent et plus développé. Les scènes de flashbacks où on le découvre en tant que soldat sont très poignantes et on comprend alors qu’elles sont les choses qui l’ont changé à jamais.

Quand nous étions heureux est un roman poignant mais qui perd de son intérêt au fil des pages, la famille est bourrée de clichés américains et les histoires tirées par les cheveux, mais je pense que l’auteur est passée à côté de quelque chose.

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