Chroniques Livres

La passe dangereuse de Somerset Maugham

Chez 10/18, avril 1993.
279 pages, plus édité.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Peu de mondes semblent aussi éloignés l’un de l’autre que ceux de Somerset Maugham et de George Orwell. On découvre pourtant avec surprise dans un essai de l’auteur de 1984 qu’il admirait « immensément » Maugham pour son « talent à raconter une histoire sans fioriture ». Au lecteur de se laisser séduire par une invraisemblable histoire d’amour dans le Hong Kong de la grande époque coloniale anglaise avec adultère, épidémie, général chinois, bonnes soeurs… Ingrédients que Maugham mélange avec un art consommé du récit et une maîtrise raffinée de la « belle ouvrage ».

Mon avis :
Voici une lecture qui me fait très envie depuis longtemps, mais j’ai eu beaucoup de mal à me procurer ce livre parce qu’il n’est plus édité. C’est finalement mon réseau de médiathèques qui m’a permis d’enfin le lire! J’avais adoré l’adaptation avec Naomi Watts et Edward Norton, et j’avais hâte de découvrir l’origine de ce film.

La passe dangereuse, c’est l’histoire de Kitty et Walter, couple marié mais pas du tout assorti. Kitty trompe Walter, qui le découvre, et lui pose un ultimatum : elle part avec lui à Hong-Kong pour ses travaux de recherches, ou il divorce. Kitty n’a pas le choix si elle veut garder son honneur, elle accepte de partir dans un pays envahi par une épidémie de choléra. Je ne peux m’empêcher de comparer les deux. Le film lui, est très romancé et nous dévoile un aspect du couple qui n’est pas présent dans le roman, qui est beaucoup plus focalisé sur Kitty et son évolution.

Il y a plusieurs parties distinctes dans ce roman, celle à Londres et celle en Chine. Celle à Londres est bien plus longue et au final, moins intéressante que celle en Chine. Tout est raconté du point de vue de Kitty et Walter, qui est un personnage complexe et vraiment très intéressant, n’est pas très présent. Kitty reste principalement en compagnie des bonnes sœurs au couvent, avec les enfants et bien que ces scènes permettent de faire évoluer le personnage et finissent par la faire descendre de son pied d’estal, elles n’apportent pas grand chose à l’histoire principale. Nous ne sommes confrontés au choléra que trois fois dans tout le roman, j’aurais apprécié découvrir un peu plus l’aspect scientifique de cette maladie. D’autant plus que Walter étudie les bactéries et cela aurait pu amener des scènes vraiment intéressantes et poussées.

La fin, quant à elle, est différente de celle du film. On peut donc choisir la fin qui nous plaît le plus, en fonction de notre attachement aux personnages.
Une très bonne lecture, que j’aurais attendu longtemps avant de pouvoir enfin mettre la main dessus. Je ne regrette pas, le roman est différent du film en plein de points et c’était très agréable de pouvoir comparer.

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