Chroniques Livres

Le violoniste de Mechtild Borrmann

Chez Le Livre de Poche, janvier 2016.
312 pages, 7€30.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Moscou, 1948. Alors que le violoniste virtuose Ilja Grenko quitte la salle de concert sous des tonnerres d’applaudissements, son stradivarius à la main, il est arrêté et conduit à la terrifiante Loubianka, le siège du KGB, sans comprendre ce qu’on lui reproche. Après des jours de privations, d’humiliations et d’interrogatoires, Ilja signe des aveux absurdes qui le condamnent à vingt ans de goulag, après qu’on lui a promis que sa femme Galina et leurs deux très jeunes enfants ne seront pas inquiétés. Mais sa famille est envoyée en exil au bout du monde, dans un enfer à ciel ouvert, le Kazakhstan. Le violon de Grenko d’une valeur inestimable disparaît à jamais. Deux générations et quelques meurtres plus tard, le petit-fils de Ilja, Sasha, se met en quête du stradivarius et apprend les heures les plus sombres de l’histoire de sa famille, broyée par le régime totalitaire et ses hommes de main, indifférents à toute dignité humaine.

Mon avis :
Le Violoniste commence à la fin du concert d’Ilia Grenko, violoniste, qui se fait embarquer pour être interroger. Il n’a pas le temps de prévenir sa femme qui l’attend dans le hall de la salle de concert, il ne comprend pas vraiment ce qu’on lui reproche, et n’a que son violon sur lui.

C’est là que tout commence, on est directement plongés dans l’action de ce roman, on cherche à comprendre, comme Ilia, ce qui lui est reproché et petit à petit, l’histoire avance. Les chapitres alternent entre Ilia, sa femme Galina et Sacha, son descendant qui souffre toujours de cette même persécution contre les Grenko.

Pour commencer, j’ai adoré le contexte historique de ce roman qui nous plonge au coeur de la Russie stalinienne et des goulags, bien que le roman soit assez court il ne lui manque rien et je suis passée par des tas d’émotions : on en apprend énormément sur la Russie et sa politique de l’époque : les goulags, les tsars, le KGB, les interrogations menées contre les personnes suspectées de trahison, les dénonciations, et nous sommes également plongés dans la Russie contemporaine et un Sacha poursuivit sous la politique de Poutine. Certaines descriptions sont vraiment très poignantes et certaines scènes m’ont donné des frissons, c’est très réaliste et très prenant.

L’alternance des chapitres aide beaucoup à nous plonger dans la psychologie des personnages et nous fait beaucoup avancer. Les personnages sont terriblement courageux et plein de bonne volonté, ils n’abandonnent à aucun moment. J’ai trouvé les premiers chapitres un peu brouillon, mais je crois surtout que c’était le temps que je m’habitue au style de l’auteur et que je plonge entièrement dans le roman. Une fois passées les premières 50 pages, j’ai eu du mal à le lâcher et je n’avais qu’une hâte : découvrir quel allait être le destin d’Ilia et de sa petite famille, quel allait être le destin de son cher violon.

Un excellent roman aux allures de thriller que j’ai eu du mal à lâcher.

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