Chroniques Livres

Certaines n’avaient jamais vu la mer de Julie Otsuka

Chez 10-18, septembre 2013.
144 pages, 6€60.
Ma note : ★★☆☆☆

Quatrième de couverture :
Nous sommes en 1919. Un bateau quitte l’Empire du Levant avec à son bord plusieurs dizaines de jeunes femmes promises à des Japonais travaillant aux États-Unis, toutes mariées par procuration.
C’est après une éprouvante traversée de l’Océan pacifique qu’elles rencontrent pour la première fois à San Francisco leurs futurs maris. Celui pour lequel elles ont tout abandonné. Celui auquel elles ont tant rêvé. Celui qui va tant les décevoir.
À la façon d’un chœur antique, leurs voix se lèvent et racontent leurs misérables vies d’exilées… leurs nuits de noces, souvent brutales, leurs rudes journées de travail dans les champs, leurs combats pour apprivoiser une langue inconnue, la naissance de leurs enfants, l’humiliation des Blancs… Une véritable clameur jusqu’au silence de la guerre et la détention dans les camps d’ internement – l’État considère tout Japonais vivant en Amérique comme traître. Bientôt, l’oubli emporte tout, comme si elles, leurs époux et leurs progénitures n’avaient jamais existé.

Mon avis :
J’étais partie très confiante avec ce petit roman, je m’étais dit que le sujet allait me plaire, les quelques avis que j’avais lus/entendus étaient bons et je pensais qu’en 150 pages environ je n’aurais pas le temps de m’ennuyer et qu’en une après-midi j’aurais fini de le lire. Raté. J’ai mis plusieurs jours à le lire parce que j’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans l’histoire de ces femmes japonaises, principalement à cause du style narratif choisi.

Pour replacer le contexte, nous sommes au début du XXème siècle et le roman commence sur un bateau avec des femmes japonaises qui font le voyage pour retrouver leurs futurs époux en Amérique. Elles ne les ont jamais rencontrés, mais ils se sont écrits et elles ont des photos. Elles font connaissance sur le bateau, apprennent à se connaître, elles sont toutes différentes mais rêvent toutes d’une vie différente et luxueuse aux Etats-Unis. Malheureusement, tout ne va pas se dérouler comme prévu. Ces mariages arrangés ne sont pas tous joyeux, certaines doivent faire face aux violences conjugales, à la dépression, au travail dans les champs, au mensonge de leurs maris, à l’adultère, au racisme, à l’éducation de leurs enfants…

Le début était prometteur, puis je me suis lassée parce que tout était très répétitif. Le roman est raconté à la première personne du pluriel et chaque phrase commence par « nous ». Alors au début, c’était sympathique et je trouvais ça plutôt original, mais au bout de quelques dizaines de pages, j’ai perdu le fil parce que je n’arrivais pas à m’attacher à ces femmes et j’ai perdu tout intérêt pour leurs histoires et leurs vies. Aucun nom n’est mentionné, tout est raconté d’un point de vue très éloigné et extérieur et j’ai trouvé ça très difficile de me sentir proche d’elles.

La dernière partie du roman a relevé un peu le niveau mais cela reste une grosse déception, et je suis bien contente qu’il n’ait pas été plus long parce que j’aurais sans doute abandonné en cours de route.

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