Chroniques Livres

Frappe-toi le cœur de Amélie Nothomb

Chez Albin Michel, août 2017, 192 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
« Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie. » Alfred de Musset

Mon avis :
Impossible de traverser la rentrée littéraire sans voir le nouveau roman d’Amélie Nothomb. J’en entends toujours beaucoup parler, et cette fois-ci, j’ai eu envie de me laisser tenter. On me dit toujours qu’elle a une écriture particulière, que ses écrits ne laisse pas indifférents (« on adore ou on déteste !« ), mais que ça se lit vite… Ce n’est pas la première fois que je lis quelque chose d’elle : j’avais étudié Stupeur et tremblements au collège et je n’en garde pas un très bon souvenir, j’ai également lu Acide sulfurique que j’avais bien aimé, sans pour autant que ça ait été une lecture géniale. J’étais un peu perplexe en attaquant la lecture de Frappe-toi le coeur, surtout qu’il m’a été impossible de trouver un quelconque résumé quelque part pour savoir dans quoi je me lançais.

Et finalement, j’ai adoré. Ce roman se déroule en deux parties. C’est l’histoire de Marie, de Diane et de Olivia. Des femmes, des relations, des échanges… La premières parties sur l’enfance de Diane nous fait comprendre le contexte dans lequel a grandi la petite, et la seconde partie nous montre quel impact cela a eu sur elle.

Marie, c’est le premier personnage que l’on rencontre dans cette lecture. Sa relation avec Olivier (qui devient rapidement un personnage extrêmement secondaire parce que ce roman, on y parle de femmes !), leur mariage et leurs enfants. Ils ont une première petite fille : Diane. Malheureusement, la relation entre la mère et la petite est compliquée. La première voue une jalousie presque maladive à l’enfant et ne s’en occupe pratiquement pas, sauf une nuit, où elle aura un geste de tendresse pour elle. Diane ne cherche pas vraiment à comprendre, après tout, c’est sa mère, c’est comme ça. Et puis, son père et ses grands-parents compensent un peu ce manque d’affection. Quand Marie retombe enceinte, Diane décide qu’elle va devoir compenser le manque d’affection que sa mère aura pour l’enfant, sauf que le bébé qui naît est un garçon et que Marie s’en occupe normalement, avec tendresse et amour. Diane comprend alors que si sa mère est si froide avec elle, c’est parce qu’elle est une fille. Mais quand Marie a une autre petite fille, et qu’elle l’aime jusqu’à l’étouffer de bisous et de câlins, Diane ne comprend plus rien. Cela dépasse toute logique : le problème, c’est elle.

Dans la seconde partie du roman, Diane a décidé de suivre des études de médecine, et elle devient très proche avec l’une de ses professeurs, Olivia. Elle y voit presque la mère qu’elle n’a pas eu. Mais en la poussant à travailler sur la thèse qui lui permettra d’obtenir le statut de professeur, Diane lui voue corps et âme et découvre qu’elle n’est peut-être pas si éloignée de sa mère…

Un roman qui se lit vite, on m’avait prévenue. Je l’ai lu en trois trajets de RER. Mais il faut surtout reconnaître à Amélie Nothomb sa capacité à nous plonger dans son récit. Ses personnages sont captivants, les relations (parfois toxiques comme ici) s’entremêlent et nous donnent envie de tourner les pages pour découvrir le fin mot de l’histoire. Frappe-toi le cœur est un roman à la psychologie des personnages incroyable, surtout en ce qui concerne Diane qui est le personnage le plus développé du roman. Ce roman nous offre une analyse de la maternité, sous un scénario subtil et prenant. Si j’ai adoré la première partie où elle est enfant, j’ai un peu moins aimé la seconde que j’ai trouvé beaucoup plus sombre, bizarrement. Cependant, je recommande vraiment cette lecture ! Il sera difficile de passer à côté ;)… Je pense vraiment que ce roman m’a réconciliée avec Amélie Nothomb.

Bilan

Bilan de juin 2015

Nous sommes en juillet, c’est l’heure du bilan du mois de juin !
J’ai pas mal vidé ma PAL au mois de juin, puisque l’été à commencé et j’ai l’intention de la faire diminuer au maximum pendant la période estivale.
Des bande-dessinées et des mangas :
Le Secret du Pape (Le Scorpion #2) La Croix de Pierre (Le Scorpion #3) Alienor, la légende noire 1 (Les reines de sang #1)
Alienor, la légende noire 2 (Les reines de sang #2) Alienor, la légende noire 3 (Les Reines de sang #3) Aliénor, la légende noire 4 (Les reines de sang, #4)
Tseu Hi, La Dame dragon (Reines de sang, #1) Emma, tome 3/5 Ad Astra (Ad Astra, #5)
Des romans :
Le Collier rouge Far from the Madding Crowd La huitième couleur (Les annales du Disque-Monde, #1)
22/11/63 Héritage (Night School, #2) Rupture (Night School, #3)
Les portes du paradis (Les vampires de Manhattan, #7) Le prix de l'hérésie (Giordano Bruno, #1)
Mes coups de coeur de ce mois de juin sont sans conteste Far from the Madding Crowd de Thomas Hardy ainsi que les deux tomes de Night School de C.J. Daugherty et le troisième tome double de Emma de Kaoru Mori.
Mes déceptions reviennent aux Portes du Paradis de Melissa de la Cruz et à Tseu Hi de Philippe Nihoul. Comme expliqué dans ma chronique, les Portes du Paradis ne me convenaient plus, j’ai attendu trop longtemps avant de pouvoir lire cette fin de série et je me suis lassée. Pour Seu Hi, j’ai trouvé qu’il y avait énormément de sexe (ce qui n’était, en plus, pas toujours utile) et que l’histoire n’avançait pas du tout au final, contrairement aux tomes d’Aliénor, dans la même collection des Reines de Sang. Je ne continuerai donc pas cette série, mais commencerai celles sur les autres reines.