Chroniques Livres

The Doldrums de Nicholas Gannon

Chez Harper Collins, octobre 2017, 368 pages.
Disponible en français chez Pocket Jeunesse.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Les grands-parents d’Archer Hemsley, 11 ans, ne sont jamais rentrés de leur mission sur un glacier, il y a deux ans. Le garçon n’a qu’une idée en tête : partir à l’aventure pour les retrouver. Mais comment faire pour quitter la ville alors que sa mère le laisse à peine quitter leur maison ? Heureusement, Archer peut compter sur un duo d’amis de choc : le tête-en-l’air Oliver Gulb et Adelaïde Belmont, ancien petit rat de l’opéra de Paris à la jambe de bois. Ils mettent au point un plan infaillible : lors d’une sortie scolaire au muséum d’histoire naturelle, ils s’enfuiront, et en avant pour l’Antarctique ! Mais rien ne se passe comme prévu : entre leur terrible prof Mrs Murkley et l’attaque d’un ours polaire empaillé, le départ vers le glacier semble compromis…

Mon avis :
Me voilà de retour sur le blog et avec en plus un roman en VO ! Après avoir terminé mes deux ans d’apprentissage en librairie, j’ai eu envie de me plonger dans des lectures détentes et avec notre voyage en Angleterre avec Alexandra (du blog Comme par enchantements), j’ai décidé de jeter mon dévolu sur l’un des livres que j’avais acheté en librairie sur place. C’est le premier tome des aventures des Doldrums, écrit par Nicholas Gannon, qui a été l’heureux élu et que j’ai dévoré en à peine deux jours.

Voici un premier tome qui nous offre de belles aventures ! Nous découvrons le personnage d’Archer Helmsley, un jeune garçon dont les grands-parents sont de grands aventuriers et n’ont cessé d’explorer le monde à la recherche de ses merveilles. Mais ces derniers ne sont jamais revenus d’une de leurs expéditions en Antarctique. Deux ans plus tard, Archer a pourtant encore espoir de les voir revenir, et encore plus quand leurs affaires sont livrées chez lui… lui faisant miroiter de nombreux indices sur leur dernier voyage et leur vie mouvementée.
Aidé d’Oliver, son meilleur ami, et d’Adélaïde, une nouvelle élève venue de France, il va alors décider de partir à leur recherche et entreprendre les préparatifs d’un voyage pour le Pôle Sud… un voyage qui va s’avérer bien plus compliqué que prévu !

Voici un roman qui m’a totalement enchantée. Moi qui adore la littérature jeunesse, j’ai été servie car j’y ai retrouvé absolument tous les éléments que j’aime dans ce genre. Tout commence bien évidemment avec des personnages terriblement attachants grâce à Archer, désespérément à la recherche de ses grands-parents, Oliver, un peu peureux mais prêt à tout pour son ami, et Adélaïde, la petite française à la jambe de bois. Il s’agit du principal atout de ce roman qui nous présente trois jeunes personnages en quête d’aventure, qui seront finalement liés par une amitié sans faille !
Ce trio nous emmène également dans une histoire bourrée d’humour, mais aussi de rebondissements et de révélations : la recherche des grands-parents d’Archer va se révéler pleine de secrets enfouis, de voyages inconnus, de rêves, de rencontres surprenantes, de désirs… Gros bonus pour les nombreuses illustrations qui viennent ponctuer le récit et qui accompagnent à merveille le développement de l’histoire.

The Doldrums est un roman avec un univers qui lui est propre, l’écriture de Nicholas Gannon nous entraîne dans cet enchaînement d’actions avec facilité et sans jamais se précipiter. Tout va très vite, tout en restant réaliste dans l’évolution des personnages et l’avancement de l’histoire. Nous n’avons pas le temps de nous ennuyer une seule seconde. Et pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher d’être déçue par la fin, alors que le roman était presque un coup de cœur. En effet, la promesse d’aventure et de voyage que nous faisait miroiter Archer, Oliver et Adélaïde pendant les 3/4 du roman tombe finalement à plat, nous laissant avec un goût d’inachevé. Heureusement, il s’agit d’une série et un deuxième tome est déjà sorti !

Chroniques Livres

Outlander #4, Les tambours de l’automne de Diana Gabaldon

Chez J’ai lu, mars 2015, 1140 pages.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Pour fuir l’oppression anglaise, Claire et Jamie embarquent pour le Nouveau Monde, où ils espèrent enfin trouver la paix. Toutefois, lorsqu’ils échouent sur les rivages de Caroline du Nord en 1767, l’Amérique est à l’aube de son Indépendance : tandis que la révolution se prépare, les deux amants vont une fois de plus être emportés par le tourbillon de l’Histoire. Restée en sécurité dans le XXe siècle, leur fille Brianna cherche à percer le secret de sa naissance. Quand elle découvre qu’un sort tragique guette ses parents, elle met tout en ‘oeuvre pour les rejoindre dans le passé… avant que les portes du temps ne se referment sur eux.

Mon avis :
Je pense que mon amour pour Outlander n’est plus un secret pour personne, qu’il s’agisse de la série ou des romans. Pendant mes vacances, j’ai eu du mal à lire, j’avais l’impression de travailler, de ne pas apprécier pleinement mes lectures. Alors j’ai décidé de me plonger dans le quatrième tome de la saga, qui patientait gentiment dans ma PAL depuis sa sortie dans sa nouvelle édition chez J’ai lu. Avec la diffusion prochaine de la troisième saison, l’envie de me replonger dans les livres se faisait de plus en plus pressante.

Et quel magnifique tome, quelle aventure ! Nous retrouvons nos personnages principaux favoris, Claire, Jamie, mais également Roger et Brianna que nous avons appris à découvrir dans le troisième tome et que nous découvrons un peu plus encore ici. Il se passe énormément de choses dans ce quatrième tome : 1140 pages c’est beaucoup, et c’est tant mieux 😛 ! Ce nombre impressionnant de pages pourrait faire peur à plus d’un lecteur, mais l’écriture de Diana Gabaldon est incroyablement fluide et légère et les pages défilent à une vitesse folle. De plus, les chapitres sont tous assez courts et le roman est divisé en plusieurs grandes parties qui permettent de structurer le récit et qui nous aident à avancer dans la lecture. Ce quatrième tome se lit finalement rapidement et si le nombre de pages me faisait d’abord assez peur et l’avait forcé à rester dans ma PAL depuis sa sortie, une fois plongée dedans, j’ai eu du mal à m’arrêter. Le récit s’étale sur plusieurs années, énormément de choses s’y déroulent et nos personnages évoluent énormément, comme dans les trois précédents. C’est ce qui fait que Outlander est une si bonne saga.

On a droit ainsi au voyage de Jamie, Claire, Petit Ian et Fergus vers les colonies afin d’y découvrir quelle sera leurs terres, mais également la rencontre avec la tante Jocasta qui a une importance assez conséquente dans le récit avec la découverte du domaine de River Run, nous retrouvons Brianna et Roger, toujours au 20ème siècle. D’autres personnages ont également leur importance dans ce tome, c’est le cas surtout des tribus indiennes. Alors que Claire redécouvre la joie de voyager et de vivre avec Jamie, Brianna ne cesse de se questionner sur ses origines et sur la relation qu’elle entretenait avec son père adoptif, mais également celle qu’elle entame avec Roger. Pour elle, le couple que formaient Frank et sa mère représentait le véritable amour, mais avoir appris l’existence de Jamie a tout remis en question : elle a peur de s’engager dans une relation avec Roger s’il ne s’avère pas être le « bon ». Les deux couples évoluent en parallèle, font face à leurs propres challenges, doutes, épreuves, rencontres…

Ce quatrième tome, qui est découpé en plusieurs parties, a pour moi deux grosses parties : une première concernant Jamie, Claire et toute leur installation, Brianna et Roger et leur vie au 20ème siècle, et une deuxième (attention au spoiler, passez au paragraphe suivant si vous voulez garder la surprise 😉 ) une fois que Brianna et Roger ont réussi à rejoindre le 18ème siècle pour tenter de les retrouver. Si j’ai tout de suite été plongée dans ma lecture dès les premières pages, j’ai particulièrement adoré cette seconde moitié du roman, permettant enfin une rencontre entre Jamie et sa fille. Les deux personnages ont chacun un tempérament bien trempé et on ne peut nier les ressemblances entre leurs caractères. Les retrouvailles entre Claire et Brianna ont également été très touchantes, les quelques scènes qu’elles partagent seules m’ont beaucoup émue et l’on ressent tout l’amour qu’elles ont l’une pour l’autre.

J’ai trouvé que ce tome explorait énormément la psychologie des personnages, Diana Gabaldon nous offre de merveilleuses scènes à plusieurs reprises et nous permet de nous identifier encore un peu plus à Claire, Jamie, et maintenant Brianna et Roger. Outlander n’est pas (ou plus) seulement une romance à ce stade, nous avons droit à toute une palette d’émotions et nos héros traversent tous des épreuves. Les personnages secondaires ne sont pas en reste puisque Petit Ian, Fergus mais également Ian, Jenny, Marsali et de nombreux autres ont également un rôle à jouer dans l’intrigue principale et les intrigues secondaires. Diana Gabaldon a cette force incroyable dans son écriture de nous transporter en quelques phrase, à travers les émotions de ses personnages mais également à travers des paysages fabuleux.

Ce quatrième tome m’a fait voyager au sens propre du terme, mais il m’a également fait voyager à travers le temps, à travers les saisons, il m’a aussi fait traverser de nombreuses émotions. Outlander se confirme comme l’une de mes sagas préférées et ses personnages tiendront une place particulière dans mon cœur pendant un long moment…

Chroniques Livres

Arena 13 #1 de Joseph Delaney

Chez Bayard, novembre 2015, 400 pages.
Disponible en Livre de Poche Jeunesse.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Les temps sont funestes pour l’humanité, qui a presque disparue de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Les derniers humains vivent confinés dans le pays de Midgard, entouré par une infranchissable barrière de brouillard. Au-delà, personne ne sait précisément ce qu’est devenu le monde, car celui qui ose la franchir, disparaît à jamais, ou devient fou. Gindeen, la seule ville du pays, est réputée pour ses arènes, où toute la journée se succèdent des combats. Là, dans une citadelle, vit une sinistre créature Hob – il n’est pas humain – qui exerce une tyrannie sanglante sur la population. Doué de multiples vies, et capable de changer d’apparence à volonté, Hob enlève des femmes qu’il laisse exangues, provoque au combat des guerriers obligés de relever le défi et les tue…
Un jour, Leif, un jeune garçon, va trouver Tyron, l’un des entraîneurs les plus réputés, et l’implore de se charger de sa formation, car il veut combattre dans la célèbre Arena 13 et espère vaincre Hob. Tyron, qui se fait habituellement payer très cher ses services, hésite longuement. Mais, séduit par la détermination du garçon, il finit par accepter de le prendre à l’essai, et gratuitement… Leif, qui n’a que l’expérience de combat de bâtons – dans lequel il excelle, s’installe donc chez Tyron où il entame son « apprentissage ». Il y fait la connaissance des deux autres disciples du maître : Deinon et Palm. Si le premier est plutôt avenant, Palm lui témoigne une hostilité immédiate, et le traite en rival….

Mon avis :
Nouvelle découverte pour moi, puisque je découvre Joseph Delaney dans un tout nouveau genre. Après avoir lu le premier tome de l’Epouvanteur qui fait partie des grands titres jeunesse, j’avais hâte de me plonger dans cette nouvelle saga. Les thèmes des gladiateurs, des combats et de la mythologie m’attiraient énormément et je n’ai pas été déçue !

Le roman nous présente Leif, un jeune garçon débrouillard dont le rêve est de combattre dans l’Arena 13, l’arène la plus dangereuse de Gindeen. Après avoir gagné un ticket qui lui promet la meilleure des formations, il traverse le pays à pied pour partir à la rencontre de Tyron, un entraîneur qui d’abord refuse de le prendre en charge, puis finalement revient sur sa décision et va le prendre sous son aile. Le début de l’entraînement se déroule bien, mais Leif n’est pas le seul dans la maison… On découvre les deux autres apprentis de Tyron : Deinon et Palm, l’un est plutôt timide et effacé, il est même assez mauvais en combat, alors que l’autre est ambitieux, prétentieux et prêt à tout pour réussir, aidé par son riche père. Mais Tyron a également une fille, qui de par son sexe n’a pas le droit de combattre alors qu’il s’agit de son plus grand rêve… Elle embarquera Leif dans quelques affaires qui ne seront pas sans conséquences.

Un premier tome efficace, original et séduisant qui nous présente un tout nouvel univers. Oubliez L’Epouvanteur, nous en sommes bien loin ! Arena 13 est un roman pour adolescent, mais les thèmes abordés sont violents et sombres, mais grâce à l’écriture de Joseph Delaney, l’ambiance ne devient ni pesante ni étouffante. Les personnages sont attachants, la mythologie est riche (nous ne sommes pas dans une copie de la Rome antique, mais Joseph Delaney s’en inspire clairement pour construire ses légendes), les descriptions des combats et des entraînements sont très visuelles et nous permettent de comprendre pleinement les mouvements effectués… J’ai été transportée par cette lecture et j’ai hâte de lire le deuxième tome !

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Pax et le petit soldat de Sara Pennypacker et Jon Klassen

Chez Gallimard Jeunesse, janvier 2017, 320 pages.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
La guerre est imminente. Lorsque le père de Peter s’engage dans l’armée, il oblige son fils à abandonner Pax, le renard qu’il a élevé depuis le plus jeune âge et envoie le garçon vivre chez son grand-père à cinq cent kilomètres de là. Mais Peter s’enfuit à la recherche de son renard. Pendant ce temps, Pax affronte seul les dangers d’une nature sauvage et se trouve confronté à ceux de son espèce.

Mon avis :
Pax et le petit soldat est un livre qui m’a tout de suite attirée, dès sa sortie en anglais. On ne parlera pas du renard sur la couverture qui y était sans aucun doute pour quelque chose, mais plutôt de la perspective de lire une histoire qui parle de l’amour des animaux et de la relation qu’un enfant peut avoir avec son animal de compagnie. Quel plaisir de le voir enfin sorti chez Gallimard jeunesse !

Ce roman raconte l’histoire de Peter, obligé de se séparer de son renard de compagnie qu’il a sauvé alors qu’il n’était qu’un renardeau et élevé depuis, quand son père s’engage dans l’armée. Peter va alors devoir s’installer chez son grand-père, à plusieurs centaines de kilomètres de là, et accepter de vivre sans Pax. Mais rien n’y fait, il culpabilise et se rend compte qu’il n’aurait jamais dû accepter d’abandonner son meilleur ami dans les bois. Peter décide alors de fuguer et de partir à la rescousse de Pax, seul. Mais c’était sans compter un accident qui lui vaudra un pied cassé et sa rencontre avec Vola, une femme qui vit seule et qui l’aidera dans sa quête.

Le roman est une alternance de chapitres du point de vue de Peter et du point de vue de Pax, qui vont devoir apprendre à évoluer seuls, sans leur meilleur ami et le lien qui s’est créé entre eux. Peter va devoir faire face à sa culpabilité et apprendre à faire confiance aux autres, alors que Pax va plutôt devoir s’en remettre à son instinct et aux quelques rencontres qu’il va faire dans les bois, notamment deux autres renards pour lesquels il se prendra d’affection.

C’est un très beau roman qui nous amène à réfléchir sur la relation entre l’homme et les animaux, qu’ils soient sauvages ou domestiqués, mais également sur la nature grâce au thème de la guerre abordé à travers le père de Peter. Une très belle histoire portée par la plume très douce de Sara Pennypacker et les magnifiques (mais trop peu nombreuses à mon goût) illustrations de Jon Klassen. Il m’a beaucoup rappelé le roman Coeur de Loup paru aussi chez Gallimard Jeunesse il y a peu.

Un gros coup de cœur pour cette histoire ♥

Chroniques Livres

Nil #1 de Lynne Matson

Chez Pocket Jeunesse, février 2016.
17€90, 464 pages.
Ma note : ★★☆☆☆

Quatrième de couverture :
Charley se réveille sur une île somptueuse qui n’est sur aucune carte. Seule, perdue, elle survit tant bien que mal jusqu’à ce qu’elle rencontre Thad, le leader d’un clan regroupant les seuls humains présents sur l’île de Nil. Charley va vite comprendre que quitter cet enfer paradisiaque sera plus difficile qu’elle ne le pensait : la seule issue, ce sont les rares portes qui apparaissent au hasard sur l’île… Il n’y en a qu’une par jour, et une seule personne peut l’emprunter. Pire encore : on n’a qu’un an pour s’échapper. Sinon, on meurt. Le compte à rebours a déjà commencé…

Mon avis :
Je suis très rarement déçue par mes lectures chez Pocket Jeunesse, mais là, je crois que j’ai atteint un niveau d’exaspération pendant cette lecture que je ne pouvais pas mettre plus de deux étoiles (ce que je fais très rarement, parce que je déteste donner une mauvaise note et j’essaie toujours de trouver des points positifs à un roman).

Si je devais résumer ce roman, je dirais que c’est un croisement entre Le Labyrinthe de James Dashner, Divergente de Veronica Roth et Hunger Games de Suzanne Collins. Des adolescents se retrouvent coincés sur une île, sans trop savoir comment ils sont arrivés là, et ils ont 365 jours pour trouver une porte pour s’échapper. Les portes n’apparaissent jamais au même endroit et ne préviennent pas, il faut juste se trouver au bon moment et au bon endroit pour espérer s’échapper. Le hic ? Personne ne sait ce qu’il se trouve après la porte. Ils espèrent tout de même qu’ils rentrent chez eux une fois avoir réussi à en attraper une.

Dans ce premier tome, nous suivons deux points de vue : Charley et Thad. Charley arrive sur l’île et tombe sur le groupe de Thad après douze jours. Bien sûr (parce que c’est un roman jeunesse), elle est belle, il est beau et ils tombent follement amoureux l’un de l’autre mais sont un peu trop bêtes pour se l’avouer tout de suite, donc ça prend un peu de temps avant qu’ils n’admettent leurs sentiments l’un pour l’autre. Le couple doit donc aider leurs petits camarades à trouver des portes, mais également à en trouver une pour Thad, à qui il ne reste que quelques mois.

Pour être honnête, je trouvais l’idée de base avec l’île, les 365 jours et les portes à trouver vraiment géniale et très originale, mais dans l’exécution (bien que l’écriture de Lynne Matson soit très agréable et très facile à lire), ça n’a pas été. J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux deux personnages principaux parce qu’ils passent leur temps à penser l’un à l’autre, à quoi ils peuvent bien ressembler physiquement (Charley pense à sa tenue et ses cheveux toutes les dix pages) alors qu’ils sont dans une situation catastrophique et angoissante. J’ai trouvé ça très peu réaliste. Si j’avais pu, j’aurais secoué le livre pour remettre les idées des personnages en place. Heureusement, les personnages secondaires ont rattrapé le coup, mais il y en avait tellement que j’ai eu du mal à vraiment m’attacher et m’identifier à l’un d’eux et quand il leur arrivait malheur, je n’ai pas ressenti quoi que ce soit…

La fin n’était pas une grosse surprise, je m’attendais à quelque chose et ce n’est pas arrivé, mais je crois que j’aurais préféré mon idée… Je ne vois pas trop ce qu’il va pouvoir se passer dans le tome 2, et en fonction de la quatrième de couverture je le feuilletterai peut-être rapidement, mais ça s’arrêtera là pour moi. Une grosse déception malgré une très bonne idée de base, mais des personnages énervants qui n’ont pas su porter l’intrigue, qui était elle beaucoup trop centrée sur les sentiments des héros que sur la fuite et la survie.

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Duologie Cité 19 de Stéphane Michaka

Chez Pocket Jeunesse, premier tome paru en octobre 2015.
368 pages pour le premier tome, 16€90.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Que faisait le père de Faustine à minuit au sommet de la tour Saint-Jacques ? Et qui l’a précipité dans le vide ? Convoquée pour identifer le corps, Faustine ne reconnaît pas les mains de son père. Persuadée qu’il a été kidnappé par une secte mystérieuse, elle se lance sur la piste d’un inquiétant personnage. Elle suit l’homme dans une station de métro, trébuche, perd connaissance et se réveille… 150 ans plus tôt !Pour Faustine, c’est le début d’une série d’aventures, aux confins du thriller, de la science-fiction et de l’Histoire.

Mon avis :
Cité 19 nous plonge dans le quotidien de Faustine, adolescente qui apprend le décès de son père qui se serait suicidé du haut de la tour Saint-Jacques à Paris. Alors qu’elle doit identifier le corps à la morgue, elle ne reconnaît pas les mains de son père mais décide tout de même de l’identifier comme son père pour mener sa propre enquête. Que s’est-il passé en haut de cette tour ? Pourquoi veut-on faire croire que son père est mort ? Faustine se retrouve à suivre un dandy mystérieux jusqu’au quai du métro Cité, où elle fait un malaise… puis se retrouve plongée au 19ème siècle !

C’est le tout début de l’aventure, puisque l’enquête de Faustine ne fait que commencer. Stéphane Michaka nous présente un Paris du 19ème siècle plus vrai que nature par ses descriptions détaillées, des personnages hauts en couleur et une héroïne forte que l’on prend énormément de plaisir à suivre… jusqu’à un énorme retournement de situation et une révélation inattendue qui change complètement la donne ! Il est difficile de parler de ces romans sans trop en révéler et c’est donc assez délicat d’écrire cette chronique. Impossible pour moi de vous en dévoiler plus, ce serait complètement vous gâcher la surprise… Sachez seulement que ce roman n’est pas seulement historique, il est bien plus que cela.

Le second tome s’inscrit dans la suite de cette révélation et creuse encore un peu plus dans cette direction, mais encore une fois, impossible d’en parler sans trop en révéler et ce serait vraiment dommage. Je pense qu’il est nécessaire de lire ces romans sans trop en savoir, la quatrième de couverture est idéale puisqu’elle en révèle juste assez pour nous donner envie de lire le livre, sans pour autant trop nous en dire.

Deux livres que j’ai absolument dévoré et adorés ! Chose extrêmement rare chez moi, après avoir lu le premier tome je suis directement allée acheter le second pour l’attaquer tout de suite alors que j’aime faire des pauses entre les tomes de séries… Ici c’était impossible, je devais savoir la suite ! Deux tomes addictifs.

Chroniques Livres

L’infini + un de Amy Harmon

Chez Robert Laffont dans la Collection R, septembre 2015.
432 pages, 17€90.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Superstar internationale, Bonnie Rae Shelby a tout pour elle : l’argent, la beauté, la gloire et… l’envie d’en finir avec la vie. Finn Clyde, lui, n’est rien, n’a rien, à part son intelligence et son cynisme à toute épreuve. Il ne demande qu’à avoir sa chance. Un acte de compassion et quelques coïncidences plus loin, et voilà ce garçon et cette fille que tout oppose engagés dans un périple qui pourrait aussi bien les transformer que les anéantir.

Mon avis :
Malgré le succès que peut rencontrer Amy Harmon en France, je n’ai pas encore lu Nos Faces Cachées (pourtant dans ma PAL) et j’ai commencé par L’infini + Un. Le résumé était plutôt alléchant, et j’avais envie d’une lecture légère, d’une romance sans prise de tête et dont je ressorte sans avoir besoin de réfléchir. Une lecture facile.
L’infini + Un commence par la fuite de Bonne d’un stade où elle vient de finir le dernier concert de sa tournée, dans sa loge elle décide de se couper les cheveux, de s’emparer du sac à main de sa grand-mère (rempli d’argent), et de fuir pour enfin avoir la paix. Elle se dirige vers un pont, bien décidée à mettre fin à ses jours et d’en finir avec cette vie qui ne lui ressemble plus. C’est là que son chemin croise celui de Finn, appelé plus souvent Clyde. Il tente de la dissuader, puis la sauve lorsqu’elle saute. Elle s’accroche alors à lui pour 432 pages de road-trip à travers les Etats-Unis et une petite réécriture assumée du fameux couple Bonnie et Clyde.
J’ai passé un très bon moment, les personnages sont attachants et le rapprochement se fait petit à petit. J’avais peur qu’aussitôt montée dans la voiture, Bonnie ne tombe amoureuse de son sauveur et Clyde ne fasse de même avec Bonnie mais non, Amy Harmon prend son temps pour construire la relation entre les deux jeunes gens, ils discutent énormément, on en apprend beaucoup sur leurs passés respectifs, leurs peines, leurs erreurs… Ils ont beaucoup en commun, chacun a perdu son jumeau. Cela ne peut être une coïncidence qu’ils soient tombé l’un sur l’autre comme ça, Bonnie en est persuadée.

Pour ma part, j’ai trouvé ça « un peu gros », trop de similitude entre les deux personnages, ça finit par être un peu beaucoup. Bien que cela soit amené avec délicatesse, à un moment j’ai eu du mal à y croire et ça n’avait plus rien de réaliste (bien qu’une pop star en fuite avec un ex taulard, ça ne soit pas forcément la chose la plus réaliste du monde). Bonnie m’a plus d’une fois énervé et j’ai eu envie de la secouer dans tous les sens : les choses prennent des proportions incroyables simplement parce qu’elle ne prend pas la peine d’appeler sa grand-mère et de mettre les choses au clair avec elle, et c’est Clyde qui en paye les frais, il est accusé de l’avoir kidnappée mais ça ne semble pas la faire réfléchir plus que ça… Finn est celui qui m’a le plus touché des deux.
Au final, c’est un bon roman mais je n’en garderai pas un souvenir incroyable. J’ai passé un très bon moment, c’était une très jolie romance mais certains aspects étaient « trop » pour que je tombe complètement sous le charme.

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Captive: Les nuits de Shéhérazade de Renee Ahdieh

Chez Hachette romans, septembre 2015.
448 pages, 18€00.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Même consciente du terrible sort qui l’attend, Shéhérazade se porte volontaire pour épouser le jeune calife Khalid Ibn al-Rashid. Même si elle sait qu’elle est promise à la mort au lendemain de ses noces, elle est prête à tout pour venger son amie Shiva, l’une de ses récentes épousées. Pour cela, elle doit d’abord gagner du temps, en narrant des contes à rallonge au calife. Chaque jour est une menace de mort et la jeune fille échappe plusieurs fois à l’exécution. À l’extérieur, les proches de Shéhérazade préparent le sauvetage de la jeune fille. Shéhérazade n’oublie pas qu’elle doit mettre au point une stratégie pour tuer celui qui est désormais son époux. Mais c’est sans compter l’amour qu’elle se met peu à peu à éprouver pour Khalid…

Mon avis :
Captive est une réécriture du conte des Milles et une nuits, que je n’ai pas lu mais dont j’ai entendu parler, comme tout le monde. Ici, Shéhérazade se porte volontaire pour épouser le calife, qui tue chacune de ses épouses au lendemain de leurs nuits de noces. Elle veut venger sa meilleure amie qui fait partie des victimes. Shéhérazade est déterminée, elle veut passer cette fameuse nuit et le lendemain matin, et survivre pour pouvoir approcher suffisamment le calife pour être assez proche de lui pour le tuer. Mais voilà, tout ne va pas se passer comme elle l’a prévu.

Globalement, j’ai trouvé que c’était un très bon roman. Déjà, on se trouve dans un univers oriental riche en couleurs et plein de descriptions qui m’a transporté et que j’ai adoré. Cela fait vraiment du bien de changer d’univers et de sortir un peu des sentiers battus, d’utiliser d’autres coutumes, d’autres cultures. Les romans YA commencent un peu à tous se ressembler, et Captive fait dans l’originalité, même s’il s’agit d’une réécriture à la base.

Passé la bonne surprise de l’originalité, je dois dire que l’histoire n’a pas été une si grande révélation. J’ai passé un très bon moment, alors pourquoi seulement trois étoiles ? Tout est cousu de fil blanc et j’ai vu venir les révélations de très très trèsloin. J’ai deviné tout ce qu’il s’est passé bien avant que cela n’arrive dans le roman. J’ai compris que Shéhérazade allait se rapprocher du calife, que son amour de jeunesse (que j’ai largement préféré au calife) allait débarquer au palais pour la libérer mais qu’elle n’allait pas vouloir s’enfuir avec lui, qu’il en serait blessé, j’avais aussi grosso-modo deviné la raison des meurtres des femmes au matin… Certes, c’est du YA donc c’est toujours un peu prévisible, mais j’aime toujours être surprise lors de mes lectures.

Cela n’empêche que j’ai passé un très bon moment, mais je suis loin du gros coup de cœur qu’on eu certaines de mes connaissances. Je recommande tout de même ce roman pour son côté dépaysant et original, pour l’héroïne qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et pour l’écriture de Renee Ahdieh qui nous fait défiler les pages à une vitesse folle et nous entraîne en Orient avec un talent fou.

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La voie des Oracles #1, Thya de Estelle Faye

Chez Scrinéo, octobre 2014.
336 pages, 16€90.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
La Gaule, Ve siècle après Jésus-Christ. Cerné par les barbares, miné par les intrigues internes et les jeux du pouvoir, l’Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement. Les vieilles croyances sont mises au rebut, les anciens dieux se terrent au fond des bois, des montagnes et des grottes, les devins sont pourchassés par la nouvelle Eglise. Thya, fille de l’illustre général romain Gnaeus Sertor, a toujours su qu’elle était une Oracle. Il lui faut vivre loin de Rome, presque cachée, en Aquitania, perdue au milieu des forêts. Que faire alors, quand son père, son protecteur, tombe sous les coups d’assassins à la solde de son propre fils ? Il faut fuir, courir derrière la seule chance qu’elle a de le sauver… Se fier à ses visions et aller vers Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a vaincu les Vandales. Et peut-être, le long de ce chemin pavé d’embûches et d’incroyables rencontres voir le passé refaire surface, et réécrire l’Histoire…

Mon avis :
Première lecture chez Scrinéo, premier roman d’Estelle Faye et premier roman qui se déroule à cette époque que je lis… Ce roman a été une véritable découverte du début à la fin et un véritable coup de coeur.

Ce premier tome de La Voie des Oracles nous présente Thya, fille du général Gnaeus qui vit cachée  et surprotégée par son père parce qu’elle est une oracle. Mais tout vient à changer lorsque son père est attaqué et grièvement blessé, Thya prend alors la fuite et suite à une vision, prend la route pour Borg. En chemin, elle rencontre Enoch et un ancien camarade de son père qui l’aideront à atteindre son but et comprendre qui elle est et pourquoi cette vision ne cesse de la hanter.

En plus d’être une fabuleuse découverte, ce premier tome est un vrai voyage et une vraie immersion en Gaule et j’ai trouvé que le mélange historique et fantastique fonctionnait à merveille. Le tout est très bien balancé et mesuré, ce n’est jamais trop et tout reste vraiment très réaliste malgré la présence des visions et des vieilles croyances, des anciens dieux, des oracles… Les personnages sont tous très attachants et réalistes, ils ont tous des défauts comme des qualités et apportent énormément au récit. Thya est une héroïne que j’ai adoré suivre, elle évolue énormément au cours de ce premier tome et j’ai hâte de découvrir qu’elle sera son évolution au cours des tomes suivants.

L’écriture d’Estelle Faye porte le tout avec brio et m’a transportée du début du roman jusqu’à la dernière page. J’ai beaucoup apprécié que ce premier tome ne révèle pas tout et en laisse pour la suite, qu’il nous permette d’en apprendre plus dans les suivants. La seule chose que je pourrais reprocher à ce premier tome serait qu’au final, l’intrigue n’a pas vraiment avancée. Certes, Thya parvient à Borg mais j’attendais plus de révélations.

En définitive, c’est un vrai coup de cœur pour un roman très intéressant, avec une époque qui ne cesse de me surprendre. Le mélange entre le fantastique et le réalisme fonctionne à merveille et cette série semble vraiment très prometteuse !

Chroniques Livres

L’île mystérieuse de Jules Verne

Chez Le Livre de Poche, mai 2002.
826 pages, 8€60.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
L’Île mystérieuse raconte l’histoire de cinq personnages : l’ingénieur Cyrus Smith, son domestique Nab, le journaliste Gédéon Spilett, le marin Pencroff et l’adolescent Harbert. Pour échapper au siège de Richmond pendant la guerre de Sécession, ils décident de fuir à l’aide d’un ballon, mais échouent sur une île déserte qu’ils baptiseront l’île Lincoln. Après avoir mené une exploration de l’île, ils s’y installent en colons mais quelque chose semble veiller sur eux : qui ? quoi ? comment ? et pourquoi ? Comment vont-ils survivre entre la vie sauvage et les personnes qui les entourent.

Mon avis :
Après la très bonne expérience qu’avait été ma lecture du Tour du Monde en 80 jours, mon premier Jules Verne, je me suis lancée dans cette lecture beaucoup plus imposante. Et mon ressenti est beaucoup plus mitigé… Je pense tout simplement que je m’attendais à tout autre chose.
Le roman commençait pourtant bien, les personnages s’échouent sur une île et doivent apprendre à vivre avec peu de moyens mais principalement grâce à leurs connaissance de la science et de la vie naturelle. Les personnages sont de vrais héros, une petite bande masculine qui se complète grâce aux connaissances de chacun.

On en apprend énormément (vraiment énormément, je dirais qu’au moins la moitié du roman repose sur des informations scientifiques) sur les choses que l’on peut faire avec les plantes, les animaux, la roche, et tout ce que l’on peut trouver sur une île pour survivre, au point que cela devenait parfois surréaliste… C’est très intéressant mais parfois extrêmement long, au point que les descriptions de ces éléments scientifiques (qui sont parfois répétitives) prennent plusieurs pages et nous font perdre le fil de l’histoire et l’avancée du récit des personnages. Les héros de l’histoire m’ont également parfois troublée, ils sont beaucoup trop parfaits et lisses. Ils n’ont pratiquement pas de défauts, ils se réjouissent de tout et de rien, ne se plaignent jamais de la situation et le ton ne monte jamais entre eux…
La fin est un joli clin d’œil à une autre oeuvre de l’auteur, que je n’ai malheureusement pas encore lue mais le nom est tellement connu que je le connaissais forcément. J’ai aussi beaucoup aimé les nombreuses illustrations de cette édition du Livre de Poche.

Globalement, c’était tout de même une bonne lecture, il s’agit quand même d’un classique de la littérature française. Jules Verne nous emmène dans son monde et les personnages nous font vivre quelques aventures et quelques rencontres, mais je m’attendais à ce qu’il se passe beaucoup plus de choses avec un tel titre et en 800 pages. Au final, c’est plus une histoire de survie qu’une histoire de mystères et de questionnement sur l’île. Certes, il demeure certains événements surprenants et sans explication sur le moment mais pas assez à mon goût. Je pensais sincèrement trouver un roman presque fantastique en attaquant ce livre et ce n’est pas du tout le cas.