Chroniques Livres

Le Manuscrit Proscrit de Nur Jahan de Cécilia Correïa

Chez J’ai Lu, mars 2015.
480 pages, 11€90.
Ma note : ★★★☆☆

Résumé :
Dorsetshire, 25 octobre 1836, Les mots me manquent pour exprimer mon ressenti en reprenant, moins d’un an après mon retour en Angleterre, les annotations diverses effectuées au cours de mon expédition en Inde. Quiconque viendrait à les lire pourrait penser à tort que la raison m’a abandonnée. Que le Ciel m’en soit témoin, ce n’est point le cas.
C’est avec une appréhension certaine que je me replonge dans cette aventure, là où tout a commencé, non loin du Cap des Aiguilles, alors que la fureur d’une terrible tempête était sur le point de s’abattre sur notre vaisseau…

Mon avis :
Le Manuscrit Proscrit de Nur Jahan nous emmène à une autre époque, sur un autre continent, en compagnie de personnages hauts en couleur. Je commence à me familiariser doucement avec la romance, et celle-ci a le mérite de nous offrir quelque chose de différent et d’original. Nous suivons les aventures de Judith et de son oncle en Inde afin d’aller observer les tigres, mais au passage la jeune anglaise va tomber sur un mystérieux manuscrit aux pouvoirs magiques, lui donnant des visions et l’entraînant au fil d’histoires indiennes, puis à la rencontre de Devak.
Je trouve que le résumé disponible partout sur internet et sur la quatrième de couverture ne faisait absolument pas justice à ce roman et ne donnait pas tellement envie de le lire puisqu’il ne dévoile pas du tout les nombreux aspects que l’on peut rencontrer au fil de notre lecture tels que la magie, l’humour, les différentes émotions et le côté historique, bien sûr.

Le mélange historique et fantastique fonctionne à merveille et nous fait tourner les pages à une vitesse folle, avec une seule idée en tête : découvrir la fin et l’évolution de la relation entre Judith et Devak. L’idée du manuscrit était follement bien trouvée. Le style de Cécilia Correia, qui fut une découverte pour moi, est absolument divin et nous donne envie de nous glisser dans les pages à n’en plus finir. Les paysages et les routes empruntés par Judith et ses compagnons y sont tellement bien détaillés que l’on a presque envie de prendre son sac et de partir à l’aventure à leurs côtés, de partir à la découverte de ces paysages et de ce pays sauvage. La fin est plutôt surprenante et ça n’a pas manqué, je ne m’étais pas du tout douté que cela terminerait de cette façon, bien qu’il s’agisse d’une romance.

Je recommande fortement cette oeuvre malheureusement peu connue, qui plaira aux adeptes du genre et qui ne manquera pas de vous dépayser et de vous donner envie de voyager.