Chroniques Livres

Dry – Neal et Jarrod Shusterman

Chez Robert Laffont dans la Collection R, Novembre 2018, 450 pages.
Ma note : 5/5 ♥

Quatrième de couverture :
Avez-vous déjà eu vraiment soif ? La sécheresse s’éternise en Californie et le quotidien de chacun s’est transformé en une longue liste d’interdictions : ne pas arroser la pelouse, ne pas remplir sa piscine, limiter les douches… Jusqu’à ce que les robinets se tarissent pour de bon. La paisible banlieue où vivent Alyssa et sa famille vire alors à la zone de guerre. Soif et désespoir font se dresser les voisins les uns contre les autres. Le jour où ses parents ne donnent plus signe de vie et où son existence et celle de son petit frère sont menacées, Alyssa va devoir faire de terribles choix pour survivre au moins un jour de plus.
À la croisée des sagas U4 et la 5e vague, un roman catastrophe aux accents prophétiques. Par l’auteur de la trilogie best-seller La Faucheuse, Neal Shusterman, et son fils.

Mon avis :
Après le coup de cœur qu’avait été le premier tome de La Faucheuse de Neal Shusterman, paru également dans la Collection R, j’étais très curieuse de découvrir ce nouveau roman. Un one-shot écrit à quatre mains avec son fils, Jarrod, nous plongeant dans un univers quasi apocalyptique quand des adolescents se retrouvent livrés à eux-mêmes en pleine « crise de l’eau ». Et cela n’a pas loupé, cette lecture a été un vrai dépaysement et m’a donné affreusement soif !

Nous découvrons d’abord Alyssa, une adolescente au quotidien assez classique, qui vit avec ses parents, son oncle, son petit-frère et leur chien dans un quartier pavillonnaire en Californie. Cela fait quelques semaines qu’une sécheresse s’abat sur les Etats-Unis et qu’ils doivent faire attention à leur consommation d’eau : les restrictions diverses et variées ne cessent de tomber… mais jusqu’à présent, rien d’ingérable. Jusqu’à ce que les robinets cessent de couler et que l’eau ne vienne plus jusqu’à eux. Si la menace était réelle depuis quelques temps, personne ne s’attendait vraiment à ce que l’eau disparaisse. C’est une denrée tellement facile à obtenir : après tout, il suffit d’ouvrir le robinet pour l’obtenir. C’est tout simple. Et pourtant…

C’est quand les machines de désalinisation sont mises en route sur la côte que les parents d’Alyssa décident de partir pour ramener de l’eau potable. Maintenant seuls, Alyssa et son frère vont finalement demander de l’aide à leur voisin, un garçon un peu bizarre (mais avec beaucoup d’humour) qui vit dans un véritable bunker avec ses parents qui eux avaient déjà tout prévu pour la fin du monde. Sur la route, ils rencontreront deux autres adolescents qu’ils embarqueront avec eux, sans vraiment avoir le choix. C’est cette petite troupe de cinq adolescents que l’on va suivre tout au long du roman alors qu’ils tentent d’abord de trouver de l’eau, mais aussi de retrouver les parents d’Alyssa et surtout… de survivre. Livrés à eux-même, ils vont réaliser que sans eau, l’homme est capable du pire et devient la pire des créatures.

Ce roman se dévore. Présenté comme un roman pour adolescents, je suis persuadée qu’il peut plaire au plus grand nombre et aux fans du genre dystopique, amateurs de Hunger Games, La 5ème Vague et autres sagas littéraire à succès du même type, par exemple. J’étais curieuse au début de savoir comment l’histoire allait évoluer et surtout comment les auteurs allaient nous embarquer dans cette aventure à l’aspect catastrophe, mais je me suis finalement prise au jeu et j’ai eu terriblement soif tout au long de ma lecture. C’était diablement efficace et je vous conseille vivement de vous munir d’une bouteille d’eau fraîche si vous pensez vous attaquer à ce roman. J’ai également beaucoup aimé l’originalité du roman, en dehors du sujet abordé : pas de niaiserie adolescente et de raccourcis ici. L’intrigue est intelligemment ficelée, les personnages sont raisonnés et attachants, on prend beaucoup de plaisir à les suivre. Et surtout : pas de triangle amoureux ou de romance qui ne sert à rien, et rien que pour ça, j’ai envie d’embrasser les auteurs. L’écriture de Neal et Jarrod Shusterman est incisive, ils n’hésitent pas à nous confronter à la pire des situations possible pour l’homme. On découvre la facette la plus sombre de la survie.

Derrière le road-trip et l’aventure, j’ai surtout apprécié l’aspect écologique du roman qui nous pousse à nous questionner sur notre propre consommation de ressources naturelles, un sujet plus que jamais d’actualité. Le réchauffement climatique, la disparition d’espèces sauvages, les déchets de plus en plus nombreux et difficiles à éliminer, la destruction de zones sauvages… tous ces éléments qui peuvent sembler lointain mais qui ont un impact direct sur notre quotidien. Les personnages ne ressortiront pas indemnes de leur voyage, mais le lecteur non plus, qui se retrouve lui aussi embarqué dans cette aventure.

En bref, une lecture intelligente et terriblement efficace, je la recommande à tous ! 🙂

Chroniques Livres

La Sélection #5, La Couronne de Kiera Cass

Chez Robert Laffont dans la Collection R, mai 2016.
16€90, 336 pages.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Il ne doit en rester qu’un.
Vingt ans après la Sélection d’America Singer, et malgré l’abolition des castes, la famille royale d’Illeá doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : l’heure est venue de lancer une nouvelle Sélection. Sa mère à l’article de la mort, son père dévasté, il est temps pour la princesse Eadlyn de passer à la vitesse supérieure dans le processus de la Sélection. Encore novice aux jeux de l’amour et du pouvoir, détestée par une partie de l’opinion publique, elle doit pourtant choisir au plus vite son Élite de six prétendants.
Devenir femme, épouse et reine en l’espace de quelques semaines, telle est la lourde tâche qui repose sur les épaules de la princesse. Mais le cœur peut se révéler un précieux allié, pour qui sait l’écouter…

Mon avis :
Je garde un excellent souvenir de la première trilogie de la Sélection : l’histoire d’America et de Maxon était prenante, m’a fait tourner les pages à une vitesse folle, l’écriture de Kiera Cass est entraînante et j’avais hâte de découvrir cette suite, qui suit les aventures de leur fille Eadlyn lorsqu’elle doit à son tour organiser sa propre Sélection.
Dans ma chronique du tome 4, L’Héritière, je vous faisais part de mon scepticisme quant à cette suite. Je n’étais pas très sûre du choix de continuer la trilogie avec la descendance du couple America/Maxon. Si l’écriture et le rythme sont toujours les même, et font défiler les chapitres toujours aussi rapidement, l’héroïne est une vraie tête à claques que je n’ai pas comprise, pas réussi à apprécier un seul instant. America était un personnage tellement attachant, fort et charismatique, qu’il est très difficile d’enchaîner avec sa fille et de comprendre d’où lui vient une telle personnalité.

Ce cinquième et dernier tome (du moins, j’espère que cette fois-ci il s’agit bien du dernier…) me conforte dans cette impression : Eadlyn est loin de ressembler à ses parents et ce n’est pas vraiment positif pour le roman. Je continue de penser que ces deux tomes étaient en trop et que la trilogie originale se suffisaient amplement, et je vous conseillerai même de vous arrêtez à la fin du troisième tome si vous ne voulez pas être déçus. L’univers reste le même et même si Kiera Cass a tenté d’ajouter beaucoup de politique à l’histoire d’Eadlyn, cela ne fonctionne que partiellement et ne parvient pas à compenser sa personnalité et les personnages secondaires qui sont très effacés. Les prétendants à la Sélection sont insignifiants, je ne me suis pas attachée à un seul d’entre eux…

L’histoire de tome 4 était plate, il n’y avait pas beaucoup d’action et tout tournait énormément autour de la Sélection et le refus d’Eadlyn de se prêter au jeu. Ce 5ème tome ajoute de l’action et du piquant en comparaison au 4ème, mais ce n’est rien comparé à la première trilogie qui nous a surpris tout au long des trois tomes. Si la dystopie n’est que très peu prononcée et que les romans tournent surtout autour de la romance, ce sont des romans qui se laissent tout de même lire très facilement et sans prise de tête. Eadlyn prend le pouvoir en tant que reine pour remplacer son père sur le trône et doit gérer toutes ses réponsabilités, ce qui va bien sûr la faire grandir et lui remettre les idées en place rapidement. Elle va devoir apprendre à gérer sa situation de nouvelle reine qui n’est pas très appréciée de son peuple, jugée trop froide, fausse et distante. Ce 5ème tome nous montre donc une évolution du personnage, mais j’ai trouvé que cette évolution venait malheureusement beaucoup trop tard et je me suis lassée (pour ne pas dire ennuyée) la plupart du roman, attendant enfin que le déclic se fasse.

C’est donc une vraie déception, même si je suis contente d’avoir terminé cette série et d’avoir tenu jusqu’au bout, au moins pour découvrir ce que sont devenus America et Maxon.

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Le Sang des Dieux et des Rois de Eleanor Herman

Chez Robert Laffont dans la Collection R, avril 2016.
17€90, 560 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
A 16 ans, Alexandre, héritier du trône de Macédoine, est en passe de découvrir son destin de conquérant, mais se trouve irrésistiblement attiré par une nouvelle venue… Katerina doit naviguer dans les eaux troubles des intrigues de cour tout en taisant sa mission secrète : tuer la reine. Mais c’est sans compter sur son premier amour… Jacob est prêt à tout sacrifier pour gagner le cœur de Katerina, même si cela signifie se mesurer à Hephaestion, tueur sous la protection d’Alexandre. Et, par-delà les mers, Zofia, princesse persane fiancée à Alexandre sans l’avoir rencontré, désire changer sa destinée en partant en quête des légendaires et mortels Mangeurs d’Esprit.

Mon avis :
Le Sang des Dieux et des Rois est un excellent premier tome qui nous permet surtout de situer le décors pour la suite des événements et de nous présenter les différents personnages principaux qui viendront se croiser au fil des pages des différents tomes. Dans ce premier tome, nous faisons la connaissance d’Alexandre, le fameux Alexandre héritier du trône de Macédoine qui deviendra le fameux conquérant, mais l’histoire de ce roman ne s’arrête pas là puisqu’elle est mêlée à un aspect fantastique. En effet, il s’agit d’une réécriture de l’histoire et de l’adolescence d’Alexandre le Grand.

Alexandre tient à montrer sa valeur, il refuse d’hériter du trône simplement parce que les choses doivent se passer ainsi, alors aidé de son ami Héphaestion, il va tenter de remporter un concours pour gagner de l’argent de mener sa quête à bien. Mais c’était sans compter sur les autres personnages du roman : dans l’arêne, Héphaestion va affronter Jacob, qui a accompagné Katerina dans la cité. Prêt à tout pour la jeune fille, il va remporter le tournoi pour lui prouver qu’elle peut compter sur lui. Katerina mène elle aussi sa propre quête : elle veut comprendre qui elle est, et pour cela elle doit comprendre ce qui est arrivé à sa mère, qui servait la reine jusqu’à sa naissance. Et pour comprendre, elle va devoir se rapprocher de la reine et la tuer. Zofia, quant à elle, vit de l’autre côté de l’océan et est une princesse. Amoureuse d’un garde, elle va s’enfuir quand elle va apprendre qu’elle est fiancée à Alexandre.

Les personnages sont tous plus ou moins attachants, j’ai eu une préférence pour Héphaestion et Zofia, qui sont plutôt secondaires quand on les compare à Katerina et Alexandre. Alexandre n’a rien du grand combattant que l’on pourrait imaginé et c’est un aspect du personnage que j’ai beaucoup apprécié, avec sa malformation à la jambe il doute énormément de lui, il flanche à plusieurs reprises et se pense incapable de régner correctement sur la Macédoine sans avoir prouvé sa valeur. L’écriture d’Eleanor Herman convient parfaitement au thème, elle est très fluide et pourtant très détaillée, on ressent toutes les recherches effectuées pour l’écriture du roman et c’est très agréable. Le dosage entre historique et fantastique et parfait et les deux se complètent pour former un tout très équilibré.

Les personnages ne vont cesser de se croiser au fil des pages, chacun tentant de mener sa quête à bien et de faire avancer l’intrigue. Même si ce premier tome est un tome introducteur, on ne s’ennuie pas une seule seconde tant il est rempli d’événements et de rebondissements et j’ai hâte de découvrir la suite !

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La sélection, histoires secrètes #2 de Kiera Cass

Chez Robert Laffont dans la Collection R, Octobre 2015.
180 pages, 11€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Ce hors-série exceptionnel vous invite à remonter le temps : des années avant America, une jeune femme de caste inférieure est déjà venue au Palais dans l’espoir de conquérir la main du Prince. Découvrez dans « La Reine » comment Amberly, une fille ordinaire, est devenue souveraine d’Illeá.
La nouvelle exclusive « La Préférée » vous révèle les coulisses de l’histoire de Marlee : si America a longtemps hésité entre Aspen et Maxon, sa meilleure amie, elle, a su immédiatement ce qu’elle voulait… ou plutôt qui elle voulait. Quitte à tomber en disgrâce.
En bonus, Kiera Cass revient sur ce qu’il est advenu des autres candidates de l’Élite, et sur bien d’autres choses encore…

Mon avis :
Ces deux petites nouvelles sont dans le même prolongement que les romans de La Sélection, elles se lisent très rapidement, sont distrayantes et les personnages sont très attachants. Le style de l’auteur est le même, très fluide et agréable. Les pages défilent rapidement.

La première nouvelle sur la reine Amberly est celle qui m’a le plus pu des deux, elle nous permet vraiment d’en apprendre plus sur le personnage et ne tourne pas du tout en rond. C’est un personnage très doux que j’appréciais déjà beaucoup dans les romans principaux mais que j’avais trouvé trop effacé et trop secondaire, je suis donc ravie que Kiera Cass ait décidé de lui consacrer cette petite nouvelle qui nous raconte une partie de son histoire avec Clarkson et comment elle est devenue souveraine. Son histoire était très mignonne et plutôt originale.

L’histoire de Marlee ne nous est pas inconnue puisqu’elle est abordée dans la première trilogie de La Sélection, c’est pourquoi j’ai trouvé cette nouvelle un peu superflue même si elle nous permet d’aller après la punition qu’elle a reçu. C’est une histoire intéressante parce qu’elle nous montre une autre facette de Maxon.

Deux petites nouvelles très rapides à lire mais très agréables, qui permettent de prolonger l’histoire de la première Sélection. Ce tome n’est absolument pas indispensable pour la compréhension des tomes principaux, ce sont des petits bonus pour ceux qui apprécient beaucoup la série et voudraient continuer l’aventure. Je conseille ce livre aux fans de la saga qui l’apprécieront, les autres risquent d’être un peu déçus et de rester sur leur faim.

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L’infini + un de Amy Harmon

Chez Robert Laffont dans la Collection R, septembre 2015.
432 pages, 17€90.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Superstar internationale, Bonnie Rae Shelby a tout pour elle : l’argent, la beauté, la gloire et… l’envie d’en finir avec la vie. Finn Clyde, lui, n’est rien, n’a rien, à part son intelligence et son cynisme à toute épreuve. Il ne demande qu’à avoir sa chance. Un acte de compassion et quelques coïncidences plus loin, et voilà ce garçon et cette fille que tout oppose engagés dans un périple qui pourrait aussi bien les transformer que les anéantir.

Mon avis :
Malgré le succès que peut rencontrer Amy Harmon en France, je n’ai pas encore lu Nos Faces Cachées (pourtant dans ma PAL) et j’ai commencé par L’infini + Un. Le résumé était plutôt alléchant, et j’avais envie d’une lecture légère, d’une romance sans prise de tête et dont je ressorte sans avoir besoin de réfléchir. Une lecture facile.
L’infini + Un commence par la fuite de Bonne d’un stade où elle vient de finir le dernier concert de sa tournée, dans sa loge elle décide de se couper les cheveux, de s’emparer du sac à main de sa grand-mère (rempli d’argent), et de fuir pour enfin avoir la paix. Elle se dirige vers un pont, bien décidée à mettre fin à ses jours et d’en finir avec cette vie qui ne lui ressemble plus. C’est là que son chemin croise celui de Finn, appelé plus souvent Clyde. Il tente de la dissuader, puis la sauve lorsqu’elle saute. Elle s’accroche alors à lui pour 432 pages de road-trip à travers les Etats-Unis et une petite réécriture assumée du fameux couple Bonnie et Clyde.
J’ai passé un très bon moment, les personnages sont attachants et le rapprochement se fait petit à petit. J’avais peur qu’aussitôt montée dans la voiture, Bonnie ne tombe amoureuse de son sauveur et Clyde ne fasse de même avec Bonnie mais non, Amy Harmon prend son temps pour construire la relation entre les deux jeunes gens, ils discutent énormément, on en apprend beaucoup sur leurs passés respectifs, leurs peines, leurs erreurs… Ils ont beaucoup en commun, chacun a perdu son jumeau. Cela ne peut être une coïncidence qu’ils soient tombé l’un sur l’autre comme ça, Bonnie en est persuadée.

Pour ma part, j’ai trouvé ça « un peu gros », trop de similitude entre les deux personnages, ça finit par être un peu beaucoup. Bien que cela soit amené avec délicatesse, à un moment j’ai eu du mal à y croire et ça n’avait plus rien de réaliste (bien qu’une pop star en fuite avec un ex taulard, ça ne soit pas forcément la chose la plus réaliste du monde). Bonnie m’a plus d’une fois énervé et j’ai eu envie de la secouer dans tous les sens : les choses prennent des proportions incroyables simplement parce qu’elle ne prend pas la peine d’appeler sa grand-mère et de mettre les choses au clair avec elle, et c’est Clyde qui en paye les frais, il est accusé de l’avoir kidnappée mais ça ne semble pas la faire réfléchir plus que ça… Finn est celui qui m’a le plus touché des deux.
Au final, c’est un bon roman mais je n’en garderai pas un souvenir incroyable. J’ai passé un très bon moment, c’était une très jolie romance mais certains aspects étaient « trop » pour que je tombe complètement sous le charme.

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Perdue et Retrouvée de Cat Clarke

Chez Robert Laffont dans la Collection R, avril 2015.
406 pages, 17€90.
Ma note : ★★★★☆
Quatrième de couverture :
PERDUE
Quand Laurel Logan, 6 ans, a été kidnappée, seule sa petite sœur en a été témoin. Toute l’enfance de Faith a été façonnée par la disparition de Laurel : de la séparation de ses parents à la présence constante des médias, en passant par celle de ces soi-disant amis qui ne veulent que lui parler de sa sœur.
RETROUVÉE
Treize ans plus tard, une jeune femme est retrouvée dans le jardin de l’ancienne maison des Logan, totalement déboussolée et serrant dans ses bras l’ours en peluche avec lequel Laurel a disparu.
Laurel est enfin de retour chez elle, saine et sauve. Faith avait toujours rêvé de revoir sa sœur, sans oser vraiment croire que cela arriverait. Mais une série troublante d’événements isole Faith et la pousse à la paranoïa : ce que l’on a perdu peut-il réellement être retrouvé ?

Mon avis :
Plus je lis des romans de Cat Clarke, plus j’ai envie d’en lire d’autres !
Perdue et Retrouvée nous plonge dans la vie de Faith, 17 ans, dont la grande soeur a été enlevée à ses cinq ans alors qu’elles jouaient toutes les deux dans le jardin de devant. Laurel n’a jamais été retrouvée et ses parents se sont toujours battus pour que l’on se souvienne d’elle, que l’enquête ne soit pas close et que les policiers continuent de chercher des indices. C’est 13 ans plus tard que le miracle arrive, avec un coup de téléphone. On les prévient que Laurel a été retrouvée dans le jardin de leur ancienne maison, désorientée et affaiblie mais vivante.

Mais voilà, Faith s’était faite à l’idée que l’on ne retrouverait jamais Laurel et qu’elle était maintenant fille unique. Ses parents se sont séparés, son père a refait sa vie avec un homme, Faith a un petit ami… L’arrivée de Laurel chamboule tout ça.

J’ai adoré ce roman pour son aspect psychologique, surtout en ce qui concerne Faith. L’arrivée de Laurel va chambouler sa petite vie et cela ne lui plaît pas particulièrement, puis elle éprouve des remords parce qu’elle apprécie sa « nouvelle » sœur qui fait tout pour lui plaire. Faith est un personnage qui évolue énormément au fil des pages, et je me suis beaucoup attachée à elle parce que j’ai compris ses réactions. Après tout, Laurel, malgré toutes les choses horribles qui lui sont arrivées, prend toute l’attention de ses parents, et l’on se demande même si elle ne le fait pas à son avantage en les manipulant parfois. Je n’en ai donc pas voulu à Faith d’être parfois jalouse ou énervée par sa soeur, qui monopolise l’attention de tous : ses parents, la ville, les médias… Le personnage de Laurel, lui, m’a vraiment retourné le cerveau. J’ignorais si elle était sincère, si elle manipulait tout le monde exprès, j’ai même été jusqu’à me demander si elle ne retournait pas voir son ravisseur de temps en temps, s’ils n’était pas de mèche tous les deux en la renvoyant chez elle pour obtenir quelque chose de la famille. Re-tour-né le cerveau je vous dis.

Puis finalement, on comprend bien vite que derrière cette petite vie parfaite que la famille essaye de reconstruire, quelque chose ne tourne pas rond avec Laurel, mais le retournement de situation vient bien trop tard à mon goût et je pense que c’est ce qui fait que j’ai lu le roman si vite : je voulais juste savoir quel était ce fameux secret que cachait Laurel. La fin est elle aussi un peu trop rapide, j’aurais préféré des explications plus longues et qu’elles arrivent plus tôt dans le roman pour que l’on se fasse à l’idée.

Malgré tout, Cat Clarke did it again et j’ai passé un excellent moment avec Faith et Laurel, et je compte bien me procurer ses autres romans qui manquent encore à ma bibliothèque!

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Phobos #1 de Victor Dixen

Chez Robert Laffont dans la Collection R, juin 2015.
448 pages, 17€90.
Ma note : ★★★☆☆
Quatrième de couverture :
Six prétendantes.
Six prétendants.
Six minutes pour se rencontrer.
L’éternité pour s’aimer.

Il veulent marquer l’Histoire avec un grand H.
Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.
Elle veut trouver l’amour avec un grand A.
Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour… Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

Mon avis :


J’avais entendu plusieurs avis positifs sur ce roman, et je n’ai pour l’instant jamais été déçue par une publication de la Collection R. La seule chose qui me rebutait un peu, c’était l’aspect science-fiction du livre, puisque c’est un genre que je n’affectionne pas particulièrement.

L’idée du roman est très originale et on ne peut que complimenter Victor Dixen pour cette dernière et pour le scénario qu’il a monté. On apprend énormément de choses, très rapidement et il faut se mettre très vite dans le bain de ce jeu télévisé dans l’espace. Malheureusement, on apprend trop de choses et ce bien souvent par le biais des dialogues, ce qui fait que rien n’est naturel. Les répliques sont très longues parce que les personnages du programme Genesis veulent donner le maximum d’informations au lecteur, mais cela casse totalement le rythme et nous donne presque l’impression de lire une notice d’utilisation du jeu. Le rendu est assez lourd, pour le coup. On retrouve également peu d’explications scientifiques, pour une oeuvre dans l’espace, je trouve ça un peu léger. Il y a également peu d’informations sur les six garçons, puisque nous sommes du côté des filles, et peu d’informations sur le personnage d’Andrew qui est très intrigant.

De plus, j’ai trouvé que les premières parties étaient plutôt lentes, le temps de rencontrer chaque candidate et le principe du jeu, et que le rythme s’accélérait d’un coup dans les dernières parties. Le rythme est très inégal. Les héroïnes sont également un souci pour moi, elles représentent toutes un stéréotype de l’adolescente : l’intello, la sportive, l’artiste… Elles sont obnubilées par la recherche de l’amour, ce qui les rend vraiment insupportables, sauf pour Leonor, notre personnage principal, qui sauve le tout et est un personnage que j’ai trouvé beaucoup mieux construit que les autres.

J’ai passé un bon moment mais je ne pense pas garder un merveilleux souvenir de ce roman. Je lirai tout de même la suite parce que la fin nous laisse sur les dents et j’ai hâte de découvrir où Victor Dixen va nous emmener.

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Les Clans Seekers #1 de Arwen Elys Dayton

Chez Robert Laffont dans la Collection R, septembre 2015.
480 pages, 18€90.
Ma note : ★★☆☆☆

Quatrième de couverture :
Lorsque Quin aura prêté serment, elle deviendra enfin ce pour quoi elle s’est entraînée toute sa vie : une Seeker. Un honneur qui se mérite tout autant qu’il s’hérite. Une fois initiée, Quin pourra se battre aux côtés de ses deux compagnons les plus proches, Shinobu et John, pour protéger le pauvre et l’opprimé. Ensemble, ils iront porter la flamme au cœur des ténèbres. Et elle sera avec celui qu’elle aime, qui n’est autre que son meilleur ami. Mais la nuit où elle prête serment, tout bascule. Les masques tombent et Quin découvre qu’elle a été élevée dans le mensonge. Ni sa mission, ni sa famille, ni même ses amis ne sont ce qu’elle croyait. Et il est trop tard pour faire marche arrière…

Mon avis :
J’étais très emballée par ce livre, et je pense que c’est ce qui fait que ma déception a été si grande. J’ai passé un bon moment de lecture grâce à l’écriture et le style d’Arwen Elys Dayton, mais globalement, j’hésite encore à me plonger dans le tome 2 à sa sortie.

Tout commençait pourtant très bien, nous suivons trois personnages qui sont dans une sorte d’école pour devenir Seekers, ils ne vivent que pour ça, ils pensent Seekers, ils respirent Seekers… Ces trois personnages, Quin, John et Shinobu m’ont plût dès les premières pages et l’alternance des chapitres était plutôt bien dosée puisque les chapitres étaient assez courts. Puis c’est là que le tout s’est un peu gâté…

Déjà, il n’est jamais explicité clairement au début du roman ce qu’est un Seekers, le lecteur tourne en rond pour essayer de deviner à quoi sert cette fameuse formation, la fameuse cérémonie qui feront enfin de Quin, John et Shinobu de vrais Seekers. Déjà, cela a commencé à me faire décrocher. Puis c’est le mélange des genres qui m’a fait me perdre. Pour moi, j’étais partie dans un genre de livre fantastique historique, puis nous nous retrouvons avec des éléments issus de la science fiction, et le mélange des deux était toujours très flou, rien n’est vraiment explicite et tout est très compliqué. J’ai eu beaucoup de mal à me projeter dans ce décors et dans cet univers, du coup cela s’est répercuté sur mon intérêt pour les personnages. L’univers est vraiment difficile à apprivoiser et je n’arrivais tout simplement pas à me projeter dans l’histoire parce que je ne comprenais pas ce qu’il s’y passait, quels étaient les enjeux, pourquoi, comment, qui, où… J’avais des tas de questions en tête, et cela aurait pu être une bonne chose… mais ça n’a pas été le cas malheureusement.

J’avais pourtant bien accroché avec les trois personnages principaux au début, surtout avec John qui est un peu en retard par rapport à Quin et Shinobu au niveau de la formation, puis qui devient l’anti-héros, on ne sait pas vraiment s’il est gentil ou méchant, il veut servir d’autres intérêts que ceux pour lesquels ils ont été formés toute leur vie…Les trois sont développés, on en apprend plus sur le contexte familial de chacun, sur leur lien avec le clan Seekers et les liens qu’ils entretiennent entre eux, et -chose assez appréciable- pour une fois, l’héroïne ne m’a pas trop énervée.

Je sors donc assez mitigée et plutôt déçue de cette lecture, il y a pourtant de bons éléments : le début était plutôt pas mal et prenant mais j’ai trouvé qu’il y avait énormément de longueurs et d’inégalités dans le rythme, certains passages étaient très rapides et prenants et d’autres me faisaient décrocher totalement et me poussaient à me plonger dans une autre lecture. Je suis un peu frustrée, parce que le style de l’auteure est bon, et j’aurais vraiment aimé que ce livre me plaise, mais j’ignore encore si je me plongerai dans la suite parce que je ne me soucie pas des personnages et je ne crois pas envie de savoir ce qu’il va advenir d’eux… Ce qui est assez problématique en soit quand on se plonge dans un livre. À voir donc plus tard, lors de la sortie du tome 2 si le résumé me tente.

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Résistance (Night School, #4) de C.J. Daugherty

Chez Robert Laffont dans la Collection R, juin 2014.
414 pages, 17€90.
Ma note : ★★★★☆

Résumé :
Cimmeria représentait bien plus qu’une simple école pour Allie. L’académie était en effet l’unique refuge où elle se sentait vraiment à l’abri. Mais les temps ont changé, l’illusion s’est brisée en mille morceaux… Allie pourra-t-elle résister aux attaques de plus en plus violentes portées tant par les ennemis de l’extérieur que de l’intérieur ? D’autant qu’une toute autre épreuve l’attend dans ce chaos : choisir enfin qui de Carter ou de Sylvain mérite son amour et sa confiance…

Mon avis :
J’avais été légèrement déçue par le troisième tome, mais j’ai quand même décidé de continuer cette série : deux tomes restant, c’est largement faisable. D’autant plus que c’est une série qui se lit vraiment très rapidement, l’écriture de C.J. Daugherty est très agréable et très fluide, et mine de rien, j’avais déjà lu trois livres et j’ai quand même bien envie de découvrir le fin mot de cette saga.
Je suis plutôt contente d’avoir persévéré, puisque dans ce tome-ci, les choses avancent vraiment, du moins, c’est l’impression que j’en ai eu. J’ai eu l’impression que le roman était coupé en deux parties, l’aspect émotionnel avec Allie, et l’aspect de l’intrigue avec Cimmeria et Nathaniel. On apprend enfin qui est la fameuse taupe de l’école, celui/celle (vous ne croyez quand même pas que je vais vous dévoiler son identité !) qui donne des informations sur l’école et sur Allie à Nathaniel.

J’ai été très surprise par l’identité de cette taupe, je ne m’attendais pas à cette personne alors que d’habitude je suis plutôt du genre à me méfier de tout le monde dans ce genre d’histoire et à suspecter même les plus innocents. Pour le coup, ça a été une bonne/mauvaise surprise. C.J. Daugherty a vraiment bien mené la danse. Du point de vue de l’intrigue, on avance pas mal et je suis ravie de ce bon en avant : on bouge, on en apprend plus, on sort de Cimmeria, il y a enfin une tentative de négociation Allie et Nathaniel… Il se passe des tas de choses et j’ai eu du mal à me décrocher de ma lecture, c’était très prenant.

Après, il y a eu un gros point qui m’a énervée pendant toute ma lecture : c’est Allie. Elle fait la girouette et ça, ça a le don de m’énerver. Elle passe de Carter dans les premiers tomes à Sylvain, puis de Sylvain à Carter, puis finalement elle ne sait pas si c’est vraiment ce qu’elle veut, elle ne sait pas ce qu’elle ressent, Sylvain ? Carter ? Du coup, elle va de l’un à l’autre et j’ai trouvé ça 1) énervant, et 2) cruel de sa part vis à vis des garçons. J’ai toujours du mal avec les triangles amoureux et je dois dire que celui-ci m’a bien tapé sur le système. J’aime beaucoup les personnages de Sylvain et Carter, donc peu importe lequel elle choisira au final, je serais contente, mais Allie a vraiment eu le don de m’énerver dans ce tome.

J’ai enfin hâte de découvrir la fin de cette saga, surtout après la fin de ce quatrième tome qui m’a vraiment tenue en haleine !

Chroniques Livres

La Conspiration #1 de Maggie Hall

Chez Robert Laffont dans la Collection R, juin 2015.
433 pages, 17€90.
Ma note : ★★★★☆

Résumé :
Une énigme millénaire. Des indices aux quatre coins du globe. Une destinée extraordinaire. Ils ont le pouvoir de faire fermer Prada pour une session shopping privée. Mais aussi celui de déclencher une nouvelle guerre mondiale. C’est cette incroyable famille qu’Avery West se découvre à dix-sept ans. Ses membres appartiennent à une redoutable société secrète, le Cercle, qui voit en Avery la clé d’une prophétie millénaire. Écartelée entre des factions rivales, Avery va devoir lever le voile sur l’énigme de ses origines. Accompagnée de deux garçons du Cercle, le beau Stellan à l’humeur changeante et le ténébreux Jack, elle se lance dans une quête qui va la mener du musée du Louvre aux bazars d’Istanbul. Au cœur de la conspiration, Avery va devoir choisir entre sa liberté et sa famille, mais aussi entre le garçon qui pourrait l’aider à sauver l’humanité et celui qui fait battre son coeur. Le premier tome d’une trilogie best-seller aux États-Unis, à la croisée de La Sélection et du Da Vinci Code !

Mon avis :
Quel premier tome original ! Avery est une jeune fille de dix-sept ans, qui vit seule avec sa mère et qui ne cesse de déménager pour le travail de celle-ci. Mais bien sûr, quelque chose de louche se cache derrière tout ça. On part alors dans une aventure qui fait le tour de la planète, on part des Etats-Unis, pour aller à Paris puis à Istanbul et enfin, revenir à Paris pour la fin de ce premier tome. Ce roman est riche en rebondissements, c’est le moins que l’on puisse dire ! Stellan et Jack sont deux personnages masculins très forts, j’imagine qu’un triangle amoureux va se former dans les deux prochains tomes (parce que sinon, c’est pas drôle…) et j’avoue que j’ai du mal à choisir lequel je préfère tant ils sont différents. Stellan est drôle, puissants, violent quand Jack est apaisant, rassurant et beaucoup plus tendre avec Avery et n’hésite pas à lui dire ce qu’il sait du mandat.

Malgré tout, Avery est une héroïne que j’ai trouvé naïve, elle se lance dans cette histoire sans même connaître les deux garçons, et prend l’avion pour partir à Paris sans se poser de questions. C’est quand même pas du tout réfléchi et pas sérieux… Mais pour du Young Adult, c’est normal. Malgré de petits détails, ce premier tome de la Conspiration est un excellent premier tome et la fin… LA FIN ! Cette fin est absolument affreuse et je regrette presque de ne pas avoir attendu que le second tome soit sorti pour lire celui-ci (oui, c’est horrible à ce point !).

C’est un premier tome très original et très dépaysant, avec beaucoup d’action et de rebondissements, on rencontre des tas de personnages aux origines différentes et l’enquête est très bien menée ! J’ai été totalement happée par cette histoire et j’ai vraiment, vraiment, vraiment hâte de lire le second tome !