Chroniques Livres

Just Juliette de Teri Wilson

Chez Harlequin dans la collection &H, octobre 2015.
272 pages, 10€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
L’amour, c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quel Roméo on va tomber ! La vie de Juliette Arabella est construite autour de deux commandements : le chocolat tu vénéreras, la famille des Mezzanote tu mépriseras ! Pour le premier, aucun souci : le chocolat, pour elle, c’est une passion. Et elle n’est jamais plus heureuse que lorsqu’elle travaille ses merveilleuses truffes dans l’atelier familial.
Car, dans sa famille, on est maître chocolatier de père en fille. Pour le deuxième commandement, ça se complique. Car si son père radote sans cesse à propos du statut de parvenus des Mezzanote, elle-même n’a rien à leur reprocher. D’ailleurs, toutes ces histoires commencent sérieusement à lui courir sur le cacao. Et si, pour une fois, elle cessait d’être Juliette Arabella l’héritière-d’un-empire pour être juste Juliette ? Alors, ce bal masqué organisé par de riches notables de la ville tombe à pic : enfin une occasion de faire la fête en tout anonymat, comme une fille normale ! Oui, mais voilà, quand on va à un bal masqué, on ne sait jamais sur qui on va tomber.
Et avant de se laisser séduire par Leonardo-tout-court, Juste-Juliette ferait peut-être bien de soulever le masque.

Mon avis :
Just Juliette est une romance contemporaine qui reprend la fameuse histoire de Roméo & Juliette, mais uniquement dans les grandes lignes. Ne vous attendez donc pas à retrouver les dialogues de Shakespeare ici… Ce roman n’a rien d’une réécriture, et encore moins en ce qui concerne la fin tragique de l’oeuvre originale puisque après tout… nous sommes chez Harlequin, nous sommes assurés d’une fin heureuse !

Juliette Arabella travaille dans le monde de la chocolaterie, comme tous les membres de sa famille. La maison Arabella est très réputée pour ses chocolats, tout comme la maison rivale des Mezzanote… Les deux familles s’affrontent dans une guerre depuis que les deux grand-mères, qui avaient d’abord commencé en tant qu’associées, se sont disputées pour une raison inconnue (du moins au début du roman).

Le roman commence à un bal masqué chez les Mezzanote, pour reprendre le fameux bal de Roméo & Juliette, où Juliette se rend alors qu’elle sait pertinemment qu’elle n’y a pas sa place. Prise d’une folie, elle y embrasse un jeune homme qui s’avère en réalité être le nouvel héritier de la maison Mezzanote. Oups.

C’est une romance très mignonne, assez drôle et sans aucune prise de tête, ce qui semble être le fil conducteur de la collection &H. Les personnages sont réalistes et combattent les préjugés de leurs familles respectives, ils veulent faire changer les choses et ne restent pas les bras croisés à attendre que l’histoire évolue… La romance ne s’installe pas trop précipitamment (du moins, après le premier baiser ils décident de prendre un peu leur temps), ce que j’ai beaucoup apprécié… Les deux personnages principaux sont les vrais points forts de cette histoire, puisque les personnages secondaires sont un peu passés à la trappe et ne sont là que pour apporter quelques rebondissements.

On trempe dans le chocolat tout au long de la lecture et on ne ressort de là qu’avec une seule envie : manger, ce qui est une bonne réussite de la part de l’auteur.

Chroniques Livres

Ici et maintenant de Ann Brashares

Chez Gallimard jeunesse, juin 2014.
314 pages, 16€50
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Voici l’histoire de Prenna James, une jeune fille de dix-sept ans qui a immigré aux Etats-Unis, à New York, à l’âge de douze ans. Mais Prenna ne venait pas d’un autre pays. Elle venait… d’une autre époque, du futur. Prenna et ceux qui ont fui avec elle jusqu’au temps présent, doivent suivre un ensemble de règles strictes pour assurer la survie du genre humain : ne jamais révéler d’où ils viennent, ne jamais interférer dans le cours de l’Histoire, et ne jamais développer de relations intimes avec quiconque en dehors de leur communauté. Mais Prenna rencontre Ethan Jarves…

Mon avis :
Ann Brashares ne m’est pas totalement inconnue puisque j’ai grandi avec la série de Quatre filles et un jean que j’ai lu au collège, je n’ai cependant pas lu le tome sorti plus récemment et qui réuni les filles plusieurs années plus tard. Je connaissais donc sa plume en m’attaquant à ce roman et je savais qu’elle avait un style agréable et très fluide, ses romans se lisent très rapidement et ses personnages sont très attachants. J’ai pu donc retrouver cette plume si agréable qui nous fait défiler les pages à une vitesse folle et nous donne envie d’en découvrir plus, de lire encore un chapitre avant d’arrêter… jusqu’à finalement avoir terminé le roman.

Ici et maintenant, c’est l’histoire de deux personnages : Prenna et Ethan qui se rencontrent de manière plutôt incongrue puisque Prenna apparaît alors qu’Ethan est en train de pêcher, et elle est entièrement nue. Il lui offre son sweat-shirt, lui propose son aide qu’elle refuse, puis elle disparait dans les bois. Il ne la revoit que plusieurs années plus tard au lycée, et elle ne semble pas se souvenir de cet événement. Mais lui s’en souvient parfaitement.

Prenna n’est pas une jeune fille normale, elle vient du futur. Ils sont tout un groupe à avoir voyagé dans le temps pour tenter de sauver le futur d’une épidémie de peste sanguine, pour tenter de sauver leur peuple en amont. J’ai trouvé le thème principal de l’histoire extrêmement bien amené, Prenna est un personnage qui n’a aucune confiance en elle puisqu’elle doit tout reprendre à zéro : elle doit se fondre dans la foule et apprendre à se comporter comme les autres, elle doit apprendre leurs gestes, parler comme eux pour ne pas attirer les soupçons et ne pas se faire repérer. Bien sûr, Ethan devient son ami parce qu’il se doute qu’elle n’est pas normale, que quelque chose ne tourne pas rond et il est bien décidé à comprendre quoi.

C’est un très bon roman, qui se lit très vite grâce à l’écriture d’Ann Brashares, les personnages sont attachants et une enquête se met en place rapidement… J’ai surtout beaucoup apprécié le message écologique qui passe par ce roman, il faut protéger notre planète maintenant pour les générations futures. Malheureusement, je n’ai pas été entièrement emballée par le reste, j’ai passé un bon moment sans pour autant que ce soit une lecture spectaculaire. Certains passages étaient un peu longuets et des personnages secondaires plutôt stéréotypés, ce que je regrette. La relation de Prenna avec sa mère n’est pas du tout exploitée et celle avec son père n’est utilisée que très tard dans le roman, et très peu…

Pour conclure, je dirais que j’ai passé un bon moment mais je n’ai mis que 3* parce que je ne pense pas le relire. Le livre contient de très bons éléments, et il a le mérite d’être un tome unique, mais il manquait un petit truc qui fasse de lui un coup de coeur.

Chroniques Livres

L’infini + un de Amy Harmon

Chez Robert Laffont dans la Collection R, septembre 2015.
432 pages, 17€90.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Superstar internationale, Bonnie Rae Shelby a tout pour elle : l’argent, la beauté, la gloire et… l’envie d’en finir avec la vie. Finn Clyde, lui, n’est rien, n’a rien, à part son intelligence et son cynisme à toute épreuve. Il ne demande qu’à avoir sa chance. Un acte de compassion et quelques coïncidences plus loin, et voilà ce garçon et cette fille que tout oppose engagés dans un périple qui pourrait aussi bien les transformer que les anéantir.

Mon avis :
Malgré le succès que peut rencontrer Amy Harmon en France, je n’ai pas encore lu Nos Faces Cachées (pourtant dans ma PAL) et j’ai commencé par L’infini + Un. Le résumé était plutôt alléchant, et j’avais envie d’une lecture légère, d’une romance sans prise de tête et dont je ressorte sans avoir besoin de réfléchir. Une lecture facile.
L’infini + Un commence par la fuite de Bonne d’un stade où elle vient de finir le dernier concert de sa tournée, dans sa loge elle décide de se couper les cheveux, de s’emparer du sac à main de sa grand-mère (rempli d’argent), et de fuir pour enfin avoir la paix. Elle se dirige vers un pont, bien décidée à mettre fin à ses jours et d’en finir avec cette vie qui ne lui ressemble plus. C’est là que son chemin croise celui de Finn, appelé plus souvent Clyde. Il tente de la dissuader, puis la sauve lorsqu’elle saute. Elle s’accroche alors à lui pour 432 pages de road-trip à travers les Etats-Unis et une petite réécriture assumée du fameux couple Bonnie et Clyde.
J’ai passé un très bon moment, les personnages sont attachants et le rapprochement se fait petit à petit. J’avais peur qu’aussitôt montée dans la voiture, Bonnie ne tombe amoureuse de son sauveur et Clyde ne fasse de même avec Bonnie mais non, Amy Harmon prend son temps pour construire la relation entre les deux jeunes gens, ils discutent énormément, on en apprend beaucoup sur leurs passés respectifs, leurs peines, leurs erreurs… Ils ont beaucoup en commun, chacun a perdu son jumeau. Cela ne peut être une coïncidence qu’ils soient tombé l’un sur l’autre comme ça, Bonnie en est persuadée.

Pour ma part, j’ai trouvé ça « un peu gros », trop de similitude entre les deux personnages, ça finit par être un peu beaucoup. Bien que cela soit amené avec délicatesse, à un moment j’ai eu du mal à y croire et ça n’avait plus rien de réaliste (bien qu’une pop star en fuite avec un ex taulard, ça ne soit pas forcément la chose la plus réaliste du monde). Bonnie m’a plus d’une fois énervé et j’ai eu envie de la secouer dans tous les sens : les choses prennent des proportions incroyables simplement parce qu’elle ne prend pas la peine d’appeler sa grand-mère et de mettre les choses au clair avec elle, et c’est Clyde qui en paye les frais, il est accusé de l’avoir kidnappée mais ça ne semble pas la faire réfléchir plus que ça… Finn est celui qui m’a le plus touché des deux.
Au final, c’est un bon roman mais je n’en garderai pas un souvenir incroyable. J’ai passé un très bon moment, c’était une très jolie romance mais certains aspects étaient « trop » pour que je tombe complètement sous le charme.

Chroniques Livres

La fille tombée du ciel de Heidi W. Durrow

Chez Le Livre de Poche, mai 2013.
288 pages, 6€00.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
A onze ans, Rachel Morse, fille d’une mère danoise et d’un père GI noir américain, voit sa vie basculer : un drame dont elle est la seule survivante lui arrache sa famille.
Recueillie par sa grand-mère paternelle, une femme aussi aimante qu’intransigeante, Rachel découvre bientôt la difficulté d’être métisse dans une société qui donne trop d’importance à la couleur de peau. Des voix se mêlent à son récit pour dévoiler la véritable nature de la tragédie qui s’est déroulée, un triste jour d’été, sur un toit de Chicago. La plus vibrante d’entre elles est celle de Brick, un jeune voisin qui a assisté à sa chute et qui se retrouve, bien malgré lui, dépositaire du seul fragment de vérité susceptible de libérer Rachel des ombres de son passé.

Mon avis :
Tombée par hasard sur ce livre dans un magasin d’occasions, je me suis laissée tentée sans avoir entendu d’avis, que ce soit positif ou négatif. Je ressors de cette lecture sans être totalement convaincue, mais en ayant passé tout de même un bon moment.

La fille tombée du ciel, c’est Rachel Morse. Après le décès de sa mère, de son frère et de sa sœur, elle vient s’installer chez sa grand-mère. Rachel est en deuil, elle ne connaît pas très bien sa grand-mère qui ne comprend pas cette petite fille distante et différente… Rachel se pose des tas de questions, en plus d’avoir perdu sa famille, elle doit apprendre à refaire sa vie dans un nouvel environnement, avec de nouvelles personnes. De plus, Rachel est métisse et va souffrir de moqueries parce qu’elle n’est ni blanche, ni noire. Elle n’appartient à aucune communauté et les enfants de son âge vont se charger de lui faire comprendre qu’elle est seule face à eux. En parallèle de Rachel, nous suivons Brick, l’un de ses voisins qui a assisté à l’accident qui a coûté la vie à sa famille. Brick non plus n’a pas une vie facile, sa mère est alcoolique et dépressive et passe son temps avec de « nouveaux amis » dans la chambre à coucher… Brick passe son temps seul, lui aussi.
Ce roman aborde des sujets très fort et poignants et certaines scènes étaient vraiment émouvantes. On y parle de suicide, de meurtre, de dépression, d’amour, de sexe… C’est un roman assez court mais très dense et qui fait passer le lecteur par pas mal d’émotions. Je me suis beaucoup attachée à Rachel, elle essaye de grandir malgré ce qui lui est arrivé, elle veut oublier le passé même si cela reste difficile. Sa grand-mère lui mène la vie dure, elle ne la comprend pas.
J’ai trouvé la fin un peu précipitée et les chapitres sur Brick, bien que touchants également, en décalage par rapport à la vie de Rachel. Bien que les deux enfants soient liés, je n’ai pas vraiment compris où voulait en venir l’auteure en nous montrant les vies de ces deux enfants. Brick est lié à l’enquête concernant l’accident de la famille de Rachel qui est tombée du toit, est-ce un accident ou quelqu’un les a t-il poussés ?

Chroniques Livres

Jamais deux sans toi de Jojo Moyes

Chez Milady Romance, juin 2015.
399 pages, 7€90.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
La vie de Jess est un désastre. Son mari a disparu de la circulation, son fils revient du collège couvert de bleus, et elle n’a pas les moyens de payer à sa fille, petit génie des maths, l’école prestigieuse qui la promettrait à un brillant avenir. Alors qu’elle finit par se faire à l’idée que sa vie n’est qu’une somme de galères, la chance lui sourit enfin. La chance, ou plutôt le millionnaire dont Jess entretient la maison de campagne. Accusé de délit d’initié, Ed est en mauvaise posture : il risque d’être ruiné et envoyé en prison si son procès tourne mal. Soucieux de s’acheter une conduite, il se propose de venir en aide à Jess. Que va donner l’addition de leurs petits et grands désastres individuels ? Une histoire d’amour aussi bouleversante qu’inattendue mettant en scène la rencontre improbable de deux êtres en perdition.

Mon avis :
Après mon premier roman de Jojo Moyes, Avant toi, qui avait été un véritable coup de coeur, j’ai eu un peu peur de me plonger dans un autre de ses romans et j’ai mis de temps à sortir Jamais Deux sans Toi de ma PAL. Je ne regrette pas de l’en avoir sorti, même si je suis loin d’avoir autant apprécié ma lecture que celle d’Avant toi.

Jamais deux sans toi, c’est la vie de deux personnages : Jess, mère de famille qui lutte pour payer ses factures, qui mène sa vie de mère, ses deux boulots et les difficultés que cela amène du mieux qu’elle le peut… Et Ed, patron d’une entreprise qui pour se débarrasser d’une petite amie un peu trop envahissante, lui a donné des informations confidentielles pour qu’elle empoche de l’argent et lui lâche un peu la grappe, ce qui bien sûr, lui retombe dessus quand il est attaqué pour délit d’initié. Les deux personnages se rencontrent et sont embarqués pour un voyage jusqu’en Ecosse pour que la fille de Jess puisse passer un concours de mathématiques, et après quelques péripéties, c’est Ed qui se propose de les emmener.

Globalement, j’ai passé un bon moment. J’ai retrouvé la magnifique écriture de Jojo Moyes qui a un talent fou pour nous emmener avec elle dans la vie de personnages émouvants et bien que cela soit prévisible, on se doute bien que les deux personnages vont finir par vivre quelque chose de puissant ensemble, et probablement terminer le roman en couple, cela ne m’a absolument pas dérangée parce que le style est très agréable et délicat.

J’ai surtout été touchée par le personnage de Jess et de ses deux enfants, elle lutte à chaque instant pour réussir à les élever du mieux qu’elle le peut. Le père ne l’aide pas, elle l’imagine dépressif ou malade, elle ne lui demande pas non plus d’argent pour ne pas l’enfoncer un peu plus. Jess est un personnage très touchant et surtout très fort, elle a beau vivre des moments très durs, elle reste toujours présente pour ses enfants et sa devise est « les choses vont s’arranger ». Le personnage d’Ed m’a moins intéressée, sans doute parce que tout le côté économie et entreprise m’a beaucoup moins passionnée que l’aspect famille associé à Jess. La rencontre des deux personnages qui n’ont rien en commun était très touchante et fonctionnait très bien, mais il m’a manqué un petit quelque chose pour que cela m’emporte intégralement. Je ne me suis pas attachée à Ed, je l’ai trouvé distant et j’ai eu du mal à le comprendre malgré tout ce qu’il a fait pour la famille de Jess au cours du récit.

J’ai passé un joli moment, des thèmes importants sont abordés, et j’avoue avoir été prise par surprise à certains moments (ce qui fait toujours plaisir dans une romance). J’ai redouté cette lecture que j’ai finalement bien apprécié, même si je suis loin du coup de cœur. J’ai hâte de lire La dernière lettre de son amant qui attend lui aussi dans ma PAL !

Chroniques Livres

Girl Online de Zoe Sugg

Chez La Martinière Jeunesse, mai 2015.
349 pages, 13€90.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Gaffeuse et réservée, Penny a le don de se mettre dans des situations embarrassantes. Derrière la jeune fille maladroite, pourtant, se cache la très populaire blogueuse Girl Online, qui confie ses rêves et ses secrets sur le net. Grâce au succès de son blog, Penny prend peu à peu confiance en elle, et la vie lui paraît soudain plus facile. Si bien qu’un jour, à New York avec ses parents, elle s’autorise à croire au grand amour. Mais l’élu de son coeur ne lui a pas tout dit. Et ce n’est pas n’importe quel garçon. Penny n’est pas au bout de ses surprises…

Mon avis :
J’ai attendu que la folie autour de ce livre retombe pour me lancer dans cette lecture. J’ai lu beaucoup de choses, des bonnes et des moins bonnes, et je suis au courant que Zoe Sugg n’est en fait pas vraiment l’auteur de cette histoire, qu’elle s’est largement faite aidée et que rien n’est signalé dans le livre à ce sujet, que cela à fait polémique bla-bla-bla… Je sais tout ça, mais j’ai essayé de faire abstraction pour tenter d’apprécier un minimum le roman et être objective tout du long.

Gir Online c’est un roman contemporain young adult qui nous présente Penny, jeune adolescente lycéenne complètement gaffeuse, passionnée de photographies qui fait des crises d’angoisse depuis qu’elle a eu un accident de voiture il y a un mois de cela. Les bourdes s’enchaînent, Penny n’en rate pas une. Jusqu’à ce que ses parents qui sont organisateurs de mariage soient invité à New-York pour leur travail, emmenant Penny et son meilleur ami Elliot avec eux. C’est là que les choses commencent à s’arranger, lorsqu’elle rencontre Noah.

Globalement, j’ai passé un bon moment. C’est très divertissant, et surtout ça se lit extrêmement vite. Je ne vais pas nier que Penny est l’héroïne stéréotypée : rousse, des taches de rousseur, complexée, maladroite, pas sûre d’elle même pour un sou, amoureuse du garçon populaire du lycée, son meilleur ami est homosexuel, sa meilleure amie est en fait une vraie peste… Cela m’a fait lever les yeux au ciel un nombre incalculable de fois, mais je pense que le style simple utilisé et les chapitres courts ont aidé à rendre le tout plus facile et agréable. J’ai largement préféré la partie à New-York que la partie à Brighton, puisque Penny apprend enfin à se faire confiance, elle cesse de se rabaisser sans cesse, elle parle de ses crises d’angoisse à Noah et il l’aide à y faire face. J’ai vu venir la révélation de la fin à 3000km, dès la scène de la rencontre entre Noah et Penny je m’en suis doutée, donc c’était loin d’être une surprise et je me suis même demandé pourquoi ça prenait autant de temps à venir dans le roman.

Je pense que c’est un bon roman pour les jeunes qui peuvent affronter les mêmes démons que Penny, qui se sentent un peu mal dans leur peau, ou tout simplement pour les fans de Zoe Sugg (car si je comprends bien, ce roman est inspiré de sa vie)… Personnellement je ne la connais pas en tant que Youtubeuse. En tout cas, j’ai passé un bon moment bien que tout soit « trop » tout le temps, trop cliché et trop poussé… mais je ne serais pas contre lire le second tome pour voir où tout cela va mener.

Chroniques Livres

Ma raison de vivre #2, Ma raison d’espérer de Rebecca Donovan

Chez Pocket Jeunesse, octobre 2015.
608 pages, 18€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
« Tu es le sens de ma vie, la raison de chacun de mes actes. Et je ne changerai ça pour rien au monde. »
Emma commence doucement à réapprendre à vivre aux côtés d’Evan et de Sara. Hantée par des cauchemars terribles, elle décide de donner une seconde chance à sa mère, qui l’a abandonnée, espérant trouver un sens à sa souffrance. Mais elle doit aussi affronter le regard des autres : ceux qui s’en veulent de ne pas l’avoir soutenue, ceux qui la jugent mais aussi ceux qui, surgissant de son passé, ont encore bien des révélations à faire sur sa vie d’avant…

Mon avis :
Après le coup de coeur qu’avait été le premier tome, j’étais un peu nerveuse à l’idée de retrouver Emma et sa vie vraiment pas facile. J’avais peur d’être déçue et que ce second tome ne traîne en longueur, ce qui arrive malheureusement souvent dans les trilogies. Ce second tome ne prend malheureusement pas place directement après le premier tome, puisque nous avons plusieurs mois qui se sont écoulés (c’est mon tout premier regret…).

Carol s’en est pris à Emma, elle a été jugée et mise en prison, son oncle a déménagé avec son cousin et sa cousine qu’elle ne voit plus. Elle s’est installée chez Sara le temps que les choses se tassent et qu’elles partent à l’université, puis en voyant sa mère à un entraînement de basket elle se lance sans même réfléchir : elle propose de s’installer chez elle afin qu’elles puissent enfin vraiment apprendre à se connaître et avant qu’Emma ne parte définitivement pour ses études.

S’en suit tout un tas de rebondissements. Emma est toujours hantée par Carol, par des cauchemars où sa tante revient la tuer et où elle ne peut se défendre. Elle se sent mal chez sa mère, mais tente à tout prix d’essayer de s’intégrer, elle fait des efforts. Mais le passé d’alcoolique de sa mère n’est pas si oublié, et le naturel revient vite au galop. Emma doit alors apprendre à gérer ses propres sentiments et doutes, en plus de sa mère qui ne se comporte en rien comme une adulte.

Dans le premier tome, j’avais eu de la compassion pour Emma qui traverse des choses terriblement affreuses, je l’avais comprise. Dans ce second tome, j’ai eu envie de la secouer à chaque fois qu’elle prenait une décision puisque bien sûr, c’était une mauvaise décision. Emma s’embourbe dans ses mensonges, refuse de se confier à Evan ou à Sarah qui sont les deux seules personnes à qui elle pourrait vraiment le faire. J’ai été perdue un bon moment face à cet entêtement, et je me suis sentie beaucoup plus proche d’Evan et de Sara qui eux aussi ont du mal à comprendre leur amie.

Malgré tout, j’ai passé un excellent moment mais j’ai bien évidemment préféré le premier tome. Après la fin du premier tome, je me demandais quelles horreurs Emma allait encore traverser, quel stade cela allait atteindre, mais après ce second tome je me demande comment Emma va pouvoir se reconstruire. La fin, encore une fois, était déchirante. Rebecca Donovan a le don de nous faire nous tirer les cheveux et attendre la suite avec impatience. Je ne dirais pas que cette lecture a été une déception, puisque cela n’a pas été le cas et cela demeure une excellente suite que j’ai dévoré, mais je ne pensais pas que l’histoire prendrait une telle direction… Nous ne sommes plus du tout dans les mêmes thèmes que le premier tome.

Ce fut une lecture captivante, qui ne me donne qu’une envie : enfin découvrir la suite et la fin de cette histoire, et comment Emma réagira après tous ces événements.

Chroniques Livres

Perdue et Retrouvée de Cat Clarke

Chez Robert Laffont dans la Collection R, avril 2015.
406 pages, 17€90.
Ma note : ★★★★☆
Quatrième de couverture :
PERDUE
Quand Laurel Logan, 6 ans, a été kidnappée, seule sa petite sœur en a été témoin. Toute l’enfance de Faith a été façonnée par la disparition de Laurel : de la séparation de ses parents à la présence constante des médias, en passant par celle de ces soi-disant amis qui ne veulent que lui parler de sa sœur.
RETROUVÉE
Treize ans plus tard, une jeune femme est retrouvée dans le jardin de l’ancienne maison des Logan, totalement déboussolée et serrant dans ses bras l’ours en peluche avec lequel Laurel a disparu.
Laurel est enfin de retour chez elle, saine et sauve. Faith avait toujours rêvé de revoir sa sœur, sans oser vraiment croire que cela arriverait. Mais une série troublante d’événements isole Faith et la pousse à la paranoïa : ce que l’on a perdu peut-il réellement être retrouvé ?

Mon avis :
Plus je lis des romans de Cat Clarke, plus j’ai envie d’en lire d’autres !
Perdue et Retrouvée nous plonge dans la vie de Faith, 17 ans, dont la grande soeur a été enlevée à ses cinq ans alors qu’elles jouaient toutes les deux dans le jardin de devant. Laurel n’a jamais été retrouvée et ses parents se sont toujours battus pour que l’on se souvienne d’elle, que l’enquête ne soit pas close et que les policiers continuent de chercher des indices. C’est 13 ans plus tard que le miracle arrive, avec un coup de téléphone. On les prévient que Laurel a été retrouvée dans le jardin de leur ancienne maison, désorientée et affaiblie mais vivante.

Mais voilà, Faith s’était faite à l’idée que l’on ne retrouverait jamais Laurel et qu’elle était maintenant fille unique. Ses parents se sont séparés, son père a refait sa vie avec un homme, Faith a un petit ami… L’arrivée de Laurel chamboule tout ça.

J’ai adoré ce roman pour son aspect psychologique, surtout en ce qui concerne Faith. L’arrivée de Laurel va chambouler sa petite vie et cela ne lui plaît pas particulièrement, puis elle éprouve des remords parce qu’elle apprécie sa « nouvelle » sœur qui fait tout pour lui plaire. Faith est un personnage qui évolue énormément au fil des pages, et je me suis beaucoup attachée à elle parce que j’ai compris ses réactions. Après tout, Laurel, malgré toutes les choses horribles qui lui sont arrivées, prend toute l’attention de ses parents, et l’on se demande même si elle ne le fait pas à son avantage en les manipulant parfois. Je n’en ai donc pas voulu à Faith d’être parfois jalouse ou énervée par sa soeur, qui monopolise l’attention de tous : ses parents, la ville, les médias… Le personnage de Laurel, lui, m’a vraiment retourné le cerveau. J’ignorais si elle était sincère, si elle manipulait tout le monde exprès, j’ai même été jusqu’à me demander si elle ne retournait pas voir son ravisseur de temps en temps, s’ils n’était pas de mèche tous les deux en la renvoyant chez elle pour obtenir quelque chose de la famille. Re-tour-né le cerveau je vous dis.

Puis finalement, on comprend bien vite que derrière cette petite vie parfaite que la famille essaye de reconstruire, quelque chose ne tourne pas rond avec Laurel, mais le retournement de situation vient bien trop tard à mon goût et je pense que c’est ce qui fait que j’ai lu le roman si vite : je voulais juste savoir quel était ce fameux secret que cachait Laurel. La fin est elle aussi un peu trop rapide, j’aurais préféré des explications plus longues et qu’elles arrivent plus tôt dans le roman pour que l’on se fasse à l’idée.

Malgré tout, Cat Clarke did it again et j’ai passé un excellent moment avec Faith et Laurel, et je compte bien me procurer ses autres romans qui manquent encore à ma bibliothèque!

Chroniques Livres

Quand nous étions heureux de Rebecca Coleman

Chez Presses de la Cité, juin 2014.
390 pages, 21€50.
Les Presses de la Cité
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Jill et Cade, vingt et un ans, sont étudiants et amoureux. Ils semblent promis à un avenir radieux. Malgré leur relation fusionnelle, Cade refuse de présenter Jill à sa famille, qui vit dans un coin reculé du New Hampshire. Lorsque Jill tombe enceinte, ils décident de passer l’été là-bas. Bien que la famille de Cade se révèle très éloignée de celle dans laquelle elle rêvait d’élever son enfant, Jill parvient à établir une relation avec chacun de ses membres. Eddy, le père de Cade, diminué par une attaque ; Candy, la sœur aînée, très croyante ; Dodge, le beau-frère, réactionnaire et raciste ; Leela, la mère qui passe ses journées à confectionner des drapeaux américains destinés aux familles de soldats. Mais c’est surtout d’Elias, le frère de vingt-trois ans, jeune vétéran souffrant de stress post-traumatique, que Jill se rapproche. Entre eux, une complicité ambiguë va s’installer. Peu après que Jill a accouché, Elias se tire une balle dans la tête. Cet événement tragique bouleverse la famille et les projets de Jill et Cade, qui renoncent alors plus ou moins tacitement à leurs rêves. La situation empire, jusqu’au basculement final dans la tragédie.

Mon avis :
Quand nous étions heureux traite avec délicatesse d’un sujet difficile : les conséquences d’être envoyé au front sur les soldats, et surtout le syndrome de stress post-traumatique. C’est un sujet que je ne trouve pas souvent dans mes lecture et j’avais hâte de voir comment il allait être traité dans ce roman qui se déroule dans une famille typiquement américaine.

Nous suivons d’abord Jill et Cade, petit couple à l’université qui file s’installer dans la famille de Cade quand Jill tombe enceinte. Ils n’ont pas les moyens de faire autrement, au grand désespoir de Cade qui aurait préféré largement autre chose. Le début est entraînant, on a une excellente mise en place des personnages principaux et de leurs relations, et surtout, on voit l’évolution du personnage d’Elias entre le moment où il revient d’Afghanistan, et celui où Cade et Jill vont s’installer dans la famille. On voit physiquement que la guerre a eu un effet sur lui, en plus de se douter de l’impact sur son moral.

Jill est la seule à vraiment se soucier d’Elias et une relation se construit entre eux, une relation que j’ai trouvé un peu malsaine et j’avoue ne pas avoir compris comment Jill pouvait vouloir aider Elias, sans se rendre compte qu’elle ne faisait qu’aggraver la situation.

Puis un événement marquant se déroule, et le roman se focalise alors sur le reste de la famille et non plus sur Elias. C’est là que j’ai commencé à perdre de mon intérêt pour ce livre. C’est dommage. Elias est, pour moi, le personnage principal de ce roman et malheureusement, il n’est pas utilisé à sa juste valeur. C’est un personnage très complexe, qui aurait mérité d’être plus présent et plus développé. Les scènes de flashbacks où on le découvre en tant que soldat sont très poignantes et on comprend alors qu’elles sont les choses qui l’ont changé à jamais.

Quand nous étions heureux est un roman poignant mais qui perd de son intérêt au fil des pages, la famille est bourrée de clichés américains et les histoires tirées par les cheveux, mais je pense que l’auteur est passée à côté de quelque chose.

Chroniques Livres

A Walk To Remember de Nicholas Sparks

Chez Grand Central Publishing, janvier 2012.
224 pages, 14€89.
Ma note : ★★★☆☆

Résumé :
Chaque mois d’avril, Landon Carter est assailli par les souvenirs de sa dernière année de lycée. C’était en 1958, dans la petite ville de Beaufort, en Caroline du Nord. Fils de bonne famille, il aimait retrouver ses amis en classe, inviter ses jolies camarades, faire le mur de temps en temps, et se moquer de la fille du pasteur : avec sa bible, son éternel chignon et son dévouement sans faille qui plaisait tant aux grandes personnes, Jamie Sullivan avait le don de l’agacer. Pour le bal du lycée, Landon, qui se retrouve sans cavalière, est contraint de l’inviter. Elle le prévient : « D’accord, mais promets-moi de ne pas tomber amoureux de moi. » La vie en décide autrement : entre les deux jeunes gens, c’est le coup de foudre. Mais Jamie apprend à Landon qu’elle n’a plus que quelques mois à vivre.

Mon avis :
Le livre est disponible en français chez Pocket.

Je n’ai pas été transportée par ma lecture, malgré toutes mes attentes. J’ai vu le film il y a des années, et j’en gardais un très bon souvenir. J’ai vu toutes les adaptations cinématographiques des romans de Nicholas Sparks et ce sont toujours des romances un peu clichés, c’est prévisible mais on passe quand même un excellent moment. J’ai lu quelques uns de ses livres également, mais après avoir vu que celui-ci traînait dans ma PAL depuis presque deux ans, je me suis enfin lancée.

Et j’ai été déçue. Le livre ne fait que 224 pages (dont les remerciements et autres annexes), et clairement, l’histoire va très vite. Je n’ai pas eu le temps de m’attacher ni à Landon, ni à Jamie. Bien que leur histoire soit très belle, pleine d’émotions et de sentiments, je n’y ai pas cru… Le roman n’a rien de transcendant et j’ai largement préféré le film, qui étudie la relation amoureuse des deux personnages beaucoup plus profondément, les personnages sont mieux construits et je m’y étais beaucoup attachée. Ici, rien de tout ça.

Tout va très (trop) vite, les événements s’enchaînent sans que vraiment l’on puisse avoir le temps de se poser et de souffler, c’est comme un marathon. En 224 pages, Landon se décide enfin à connaître Jamie après l’avoir remarquée pendant des années, puis tombe amoureux d’elle, puis la maladie prend le dessus. C’est beaucoup trop rapide. Quitte à choisir, j’aurais préféré un roman plus long d’une centaine de pages, où les développements sont plus détaillés… Même la maladie est un sujet qui n’est pas très bien traité, on le survole pendant les dernières pages… Je préfère de loin ses autres romans. Cela reste une romance mignonne et rapide à lire, seule la plume de Nicholas Sparks sauve les meubles puisque le tout est très fluide, très agréable et solide, mais je n’en garderai pas un excellent souvenir. Cela reste un incontournable des œuvres de Nicholas Sparks, mais j’avoue avoir un peu de mal à comprendre pourquoi…