Chroniques Livres

Nil #1 de Lynne Matson

Chez Pocket Jeunesse, février 2016.
17€90, 464 pages.
Ma note : ★★☆☆☆

Quatrième de couverture :
Charley se réveille sur une île somptueuse qui n’est sur aucune carte. Seule, perdue, elle survit tant bien que mal jusqu’à ce qu’elle rencontre Thad, le leader d’un clan regroupant les seuls humains présents sur l’île de Nil. Charley va vite comprendre que quitter cet enfer paradisiaque sera plus difficile qu’elle ne le pensait : la seule issue, ce sont les rares portes qui apparaissent au hasard sur l’île… Il n’y en a qu’une par jour, et une seule personne peut l’emprunter. Pire encore : on n’a qu’un an pour s’échapper. Sinon, on meurt. Le compte à rebours a déjà commencé…

Mon avis :
Je suis très rarement déçue par mes lectures chez Pocket Jeunesse, mais là, je crois que j’ai atteint un niveau d’exaspération pendant cette lecture que je ne pouvais pas mettre plus de deux étoiles (ce que je fais très rarement, parce que je déteste donner une mauvaise note et j’essaie toujours de trouver des points positifs à un roman).

Si je devais résumer ce roman, je dirais que c’est un croisement entre Le Labyrinthe de James Dashner, Divergente de Veronica Roth et Hunger Games de Suzanne Collins. Des adolescents se retrouvent coincés sur une île, sans trop savoir comment ils sont arrivés là, et ils ont 365 jours pour trouver une porte pour s’échapper. Les portes n’apparaissent jamais au même endroit et ne préviennent pas, il faut juste se trouver au bon moment et au bon endroit pour espérer s’échapper. Le hic ? Personne ne sait ce qu’il se trouve après la porte. Ils espèrent tout de même qu’ils rentrent chez eux une fois avoir réussi à en attraper une.

Dans ce premier tome, nous suivons deux points de vue : Charley et Thad. Charley arrive sur l’île et tombe sur le groupe de Thad après douze jours. Bien sûr (parce que c’est un roman jeunesse), elle est belle, il est beau et ils tombent follement amoureux l’un de l’autre mais sont un peu trop bêtes pour se l’avouer tout de suite, donc ça prend un peu de temps avant qu’ils n’admettent leurs sentiments l’un pour l’autre. Le couple doit donc aider leurs petits camarades à trouver des portes, mais également à en trouver une pour Thad, à qui il ne reste que quelques mois.

Pour être honnête, je trouvais l’idée de base avec l’île, les 365 jours et les portes à trouver vraiment géniale et très originale, mais dans l’exécution (bien que l’écriture de Lynne Matson soit très agréable et très facile à lire), ça n’a pas été. J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux deux personnages principaux parce qu’ils passent leur temps à penser l’un à l’autre, à quoi ils peuvent bien ressembler physiquement (Charley pense à sa tenue et ses cheveux toutes les dix pages) alors qu’ils sont dans une situation catastrophique et angoissante. J’ai trouvé ça très peu réaliste. Si j’avais pu, j’aurais secoué le livre pour remettre les idées des personnages en place. Heureusement, les personnages secondaires ont rattrapé le coup, mais il y en avait tellement que j’ai eu du mal à vraiment m’attacher et m’identifier à l’un d’eux et quand il leur arrivait malheur, je n’ai pas ressenti quoi que ce soit…

La fin n’était pas une grosse surprise, je m’attendais à quelque chose et ce n’est pas arrivé, mais je crois que j’aurais préféré mon idée… Je ne vois pas trop ce qu’il va pouvoir se passer dans le tome 2, et en fonction de la quatrième de couverture je le feuilletterai peut-être rapidement, mais ça s’arrêtera là pour moi. Une grosse déception malgré une très bonne idée de base, mais des personnages énervants qui n’ont pas su porter l’intrigue, qui était elle beaucoup trop centrée sur les sentiments des héros que sur la fuite et la survie.

Chroniques Livres

La Sélection #5, La Couronne de Kiera Cass

Chez Robert Laffont dans la Collection R, mai 2016.
16€90, 336 pages.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Il ne doit en rester qu’un.
Vingt ans après la Sélection d’America Singer, et malgré l’abolition des castes, la famille royale d’Illeá doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : l’heure est venue de lancer une nouvelle Sélection. Sa mère à l’article de la mort, son père dévasté, il est temps pour la princesse Eadlyn de passer à la vitesse supérieure dans le processus de la Sélection. Encore novice aux jeux de l’amour et du pouvoir, détestée par une partie de l’opinion publique, elle doit pourtant choisir au plus vite son Élite de six prétendants.
Devenir femme, épouse et reine en l’espace de quelques semaines, telle est la lourde tâche qui repose sur les épaules de la princesse. Mais le cœur peut se révéler un précieux allié, pour qui sait l’écouter…

Mon avis :
Je garde un excellent souvenir de la première trilogie de la Sélection : l’histoire d’America et de Maxon était prenante, m’a fait tourner les pages à une vitesse folle, l’écriture de Kiera Cass est entraînante et j’avais hâte de découvrir cette suite, qui suit les aventures de leur fille Eadlyn lorsqu’elle doit à son tour organiser sa propre Sélection.
Dans ma chronique du tome 4, L’Héritière, je vous faisais part de mon scepticisme quant à cette suite. Je n’étais pas très sûre du choix de continuer la trilogie avec la descendance du couple America/Maxon. Si l’écriture et le rythme sont toujours les même, et font défiler les chapitres toujours aussi rapidement, l’héroïne est une vraie tête à claques que je n’ai pas comprise, pas réussi à apprécier un seul instant. America était un personnage tellement attachant, fort et charismatique, qu’il est très difficile d’enchaîner avec sa fille et de comprendre d’où lui vient une telle personnalité.

Ce cinquième et dernier tome (du moins, j’espère que cette fois-ci il s’agit bien du dernier…) me conforte dans cette impression : Eadlyn est loin de ressembler à ses parents et ce n’est pas vraiment positif pour le roman. Je continue de penser que ces deux tomes étaient en trop et que la trilogie originale se suffisaient amplement, et je vous conseillerai même de vous arrêtez à la fin du troisième tome si vous ne voulez pas être déçus. L’univers reste le même et même si Kiera Cass a tenté d’ajouter beaucoup de politique à l’histoire d’Eadlyn, cela ne fonctionne que partiellement et ne parvient pas à compenser sa personnalité et les personnages secondaires qui sont très effacés. Les prétendants à la Sélection sont insignifiants, je ne me suis pas attachée à un seul d’entre eux…

L’histoire de tome 4 était plate, il n’y avait pas beaucoup d’action et tout tournait énormément autour de la Sélection et le refus d’Eadlyn de se prêter au jeu. Ce 5ème tome ajoute de l’action et du piquant en comparaison au 4ème, mais ce n’est rien comparé à la première trilogie qui nous a surpris tout au long des trois tomes. Si la dystopie n’est que très peu prononcée et que les romans tournent surtout autour de la romance, ce sont des romans qui se laissent tout de même lire très facilement et sans prise de tête. Eadlyn prend le pouvoir en tant que reine pour remplacer son père sur le trône et doit gérer toutes ses réponsabilités, ce qui va bien sûr la faire grandir et lui remettre les idées en place rapidement. Elle va devoir apprendre à gérer sa situation de nouvelle reine qui n’est pas très appréciée de son peuple, jugée trop froide, fausse et distante. Ce 5ème tome nous montre donc une évolution du personnage, mais j’ai trouvé que cette évolution venait malheureusement beaucoup trop tard et je me suis lassée (pour ne pas dire ennuyée) la plupart du roman, attendant enfin que le déclic se fasse.

C’est donc une vraie déception, même si je suis contente d’avoir terminé cette série et d’avoir tenu jusqu’au bout, au moins pour découvrir ce que sont devenus America et Maxon.

Chroniques Livres

La sélection, histoires secrètes #2 de Kiera Cass

Chez Robert Laffont dans la Collection R, Octobre 2015.
180 pages, 11€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Ce hors-série exceptionnel vous invite à remonter le temps : des années avant America, une jeune femme de caste inférieure est déjà venue au Palais dans l’espoir de conquérir la main du Prince. Découvrez dans « La Reine » comment Amberly, une fille ordinaire, est devenue souveraine d’Illeá.
La nouvelle exclusive « La Préférée » vous révèle les coulisses de l’histoire de Marlee : si America a longtemps hésité entre Aspen et Maxon, sa meilleure amie, elle, a su immédiatement ce qu’elle voulait… ou plutôt qui elle voulait. Quitte à tomber en disgrâce.
En bonus, Kiera Cass revient sur ce qu’il est advenu des autres candidates de l’Élite, et sur bien d’autres choses encore…

Mon avis :
Ces deux petites nouvelles sont dans le même prolongement que les romans de La Sélection, elles se lisent très rapidement, sont distrayantes et les personnages sont très attachants. Le style de l’auteur est le même, très fluide et agréable. Les pages défilent rapidement.

La première nouvelle sur la reine Amberly est celle qui m’a le plus pu des deux, elle nous permet vraiment d’en apprendre plus sur le personnage et ne tourne pas du tout en rond. C’est un personnage très doux que j’appréciais déjà beaucoup dans les romans principaux mais que j’avais trouvé trop effacé et trop secondaire, je suis donc ravie que Kiera Cass ait décidé de lui consacrer cette petite nouvelle qui nous raconte une partie de son histoire avec Clarkson et comment elle est devenue souveraine. Son histoire était très mignonne et plutôt originale.

L’histoire de Marlee ne nous est pas inconnue puisqu’elle est abordée dans la première trilogie de La Sélection, c’est pourquoi j’ai trouvé cette nouvelle un peu superflue même si elle nous permet d’aller après la punition qu’elle a reçu. C’est une histoire intéressante parce qu’elle nous montre une autre facette de Maxon.

Deux petites nouvelles très rapides à lire mais très agréables, qui permettent de prolonger l’histoire de la première Sélection. Ce tome n’est absolument pas indispensable pour la compréhension des tomes principaux, ce sont des petits bonus pour ceux qui apprécient beaucoup la série et voudraient continuer l’aventure. Je conseille ce livre aux fans de la saga qui l’apprécieront, les autres risquent d’être un peu déçus et de rester sur leur faim.

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Delirium #2, Pandemonium de Lauren Oliver

Chez Hachette Blackmoon, février 2012.
456 pages, 16.00€.
Amazon / Goodreads / Livraddict
Ma note : ★★☆☆☆

Quatrième de couverture :
Lena a découvert avec Alex ce sentiment interdit qu’est l’amour. Ensemble ils se sont enfuis, déterminés à gagner la Nature pour vivre leur passion. Mais seule Lena est parvenue à franchir la frontière. Sans savoir si Alex est encore vivant. Aujourd’;hui Lena a rejoint la résistance. Elle se voit confier une mission qui pourrait bien lui coûter la vie. Mais une nouvelle rencontre vient remettre en question tous ses principes. Se battre pour avoir le droit d’aimer : cela a-t-il vraiment un sens ? Imaginez qu’on vous prive de tout sentiment. Que la liberté ne soit plus qu’un vieux souvenir dénué de sens. Jusqu’où iriez-vous pour garder le droit d’aimer ? Plongez dans l’inoubliable trilogie DELIRIUM.

Mon avis :
Quelle lecture laborieuse. Je me souviens avoir adoré le premier tome, que j’ai lu il y a au moins deux ou trois ans, j’avais trouvé l’histoire originale bien que l’héroïne soit naïve et m’ait tapé sur les nerfs. J’avais adoré le personnage d’Alex et surtout, la fin était vraiment affreuse et je m’en souvenais parfaitement.

Ce second tome m’a vraiment déçue. Je n’ai pas su retrouver les éléments qui m’avaient plu lors de la lecture du premier tome. Par contre, j’ai retrouvé Lena et elle m’a autant énervée que lorsque je l’ai découverte. Pas de chance pour moi… Après que Lena ait enfin passé la frontière et qu’elle se retrouve maintenant dans la nature, la vraie, seule puisqu’Alex est resté derrière, elle doit apprendre à découvrir ce nouveau monde dont elle ignore tout. Elle découvre alors qu’elle n’est pas seule à vivre dans les bois, d’autres personnes vivent également dans le monde sauvage : la résistance. Lena apprend alors à découvrir les choses qui devraient lui être naturelles, mais qui ne lui sont pas parce qu’elle a grandi en repoussant ses émotions. On tourne encore autour du thème de l’amour, est-ce bien ou mal ? Les émotions sont-elles une bonne chose ?

Mais globalement, j’ai trouvé qu’il ne se passait vraiment rien de concret dans ce second tome, il ne sert qu’à intégrer Lena dans la résistance et lui faire ressentir de nouvelles choses, d’un point de vue de l’intrigue, c’est vraiment mou et je me suis ennuyée tout le long.

Je vais me forcer à lire le troisième tome, qui pour le coup ne me fait vraiment pas envie après la lecture de celui-ci, mais j’espère terminer cette trilogie sur une bonne note et non pas sur une déception, d’autant plus que je garde un bon souvenir du premier tome. J’ignore si c’est parce que j’ai grandi depuis (du moins, j’espère avoir grandi et mûri mentalement), parce que mes goûts ont évolué ou parce que j’ai lu beaucoup de dystopies depuis et celle-ci se retrouve donc en bas du classement par comparaison… Je pense que c’est un tout, mais aussi parce que ce second tome est largement en dessous du premier. Je recommande tout de même la lecture de cette trilogie, avant même de l’avoir terminée parce qu’elle a quand même marqué l’histoire de la dystopie young adult et représente très bien le genre.

Chroniques Livres

The Revolution of Ivy de Amy Engel

Chez Lumen, novembre 2015.
321 pages, 15€00.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Condamnée à l’exil pour ses crimes, Ivy se retrouve seule au-delà de la barrière qui protège les siens d’un monde hostile, dévasté par l’arme atomique des décennies plus tôt. Trahie par sa famille, abandonnée par Bishop, elle doit quitter Westfall et s’enfonce dans la nature sauvage et découvre qu’elle est habitée. Cette année, mon tour est venu. Mais la ville où elle est née se tord dans les convulsions d’un coup d’État, et le chaos ne tarde pas à régner. C’est un Bishop différent qui débarque dans le camp où Ivy s’est réfugiée, un Bishop qui a découvert, entretemps, plus d’une vérité. Il est temps pour la jeune fille de décider ce qu’elle compte faire : se venger ou… faire la révolution ? Le deuxième et dernier tome de la série The Book of Ivy clôt une saga dystopique où survie en milieu hostile, complots meurtrier et manipulations politiques se mettent en travers du chemin d’un duo à l’alchimie saisissante. Découvrez l’aventure finale d’Ivy, assassin devenue survivante !

Mon avis :
Second et dernier tome d’une duologie, The Revolution of Ivy nous entraîne de l’autre côté de la barrière en compagnie d’Ivy qui doit maintenant affronter un monde dont elle ignore tout et dans lequel elle doit tenter de survivre : trouver de l’eau, un abri, de quoi manger… Elle est en tête à tête avec ses pensées et cela n’est pas forcément une bonne chose, elle ressasse les derniers événements. Sa famille l’a trahie et s’est servie d’elle au maximum, elle a du abandonner Bishop qui lui manque terriblement, même si elle essaie de se l’interdire.

Ce second tome prend une nouvelle dynamique quand on le compare au premier tome : nous ne sommes plus dans le même décor et Ivy rencontre de nouveaux personnages avec qui elle doit apprendre à vivre.

J’ai surtout trouvé que ce second tome nous offrait une magnifique évolution du personnage d’Ivy, qui n’avait aucune confiance en elle dans le premier tome. Elle s’affirme ici et découvre qu’elle existe sans sa famille et sans les décisions qu’ils prenaient pour elle, contrairement à ce qu’elle pensait. Ivy est capable de penser par elle-même et surtout, de se débrouiller en pleine nature. Une fois qu’elle a rencontré le groupe des autres survivants de l’autre côté de la barrière, elle devient une toute autre femme, beaucoup plus sûre d’elle.

Bien sûr, ce second tome ne pouvait pas se dérouler sans un petit chamboulement et c’est bien sûr l’arrivée de Bishop de l’autre côté de la barrière. Et c’est ce qui vient perturber le nouvel équilibre que c’était construit Ivy. Elle doit maintenant faire face à ses sentiments et surtout, ses peurs. Je me suis beaucoup attachée à Ivy dans ce second tome, encore plus que dans le premier puisqu’elle montre réellement qu’elles sont ses faiblesses, puis accepte enfin de se laisser aller et s’autorise à vivre et à être un minimum heureuse.

La fin est pour moi une fin satisfaisante et plutôt bien construite, si l’on considère les deux tomes. Je suis ravie qu’il n’y ait que deux tomes puisque je trouve que l’histoire est maintenant belle et bien terminée. J’ai passé un excellent moment avec Ivy et Bishop qui sont deux personnages que j’ai adoré rencontré et suivre. Amy Engel a un style très agréable qui se dévore tout seul et j’ai déjà hâte de découvrir ce qu’elle pourrait écrire par la suite, en littérature jeunesse comme en adulte.

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Une Braise Sous la Cendre #1 de Sabaa Tahir

Chez Pocket Jeunesse, octobre 2015.
528 pages, 18€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
« Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l’école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t’écraserai. » Autrefois l’Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l’empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d’écrire s’expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d’élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté… et sauver ceux qu’ils aiment.

Mon avis :
Une Braise Sous la Cendre est un roman qui a su me plonger dans l’univers créé par Sabaa Tahir dès les premiers chapitres. Bien qu’il soit très dense, très développé et très riche, je n’ai eu aucune difficulté à m’immerger dans cette dystopie teintée de fantasy. L’univers est séparé entre deux clans : les érudits et les martiaux. Les martiaux contrôlent les érudits, qui sont devenus pour beaucoup des esclaves. Cependant, la Résistance tente de renverser les Martiaux du pouvoir. J’ai lu ce premier tome assez rapidement, tout en savourant les événements qui se déroulaient au fil des pages. On retrouve une vraie mythologie construire autour des personnages et des différents statuts sociaux présents dans le récit, les créatures comme les goules et les différentes épreuves que traversent Elias, Hélène et les autres nous amènent dans l’univers de la fantasy et j’ai tout simplement adoré. Cela n’a pas été un coup de coeur à cause de certaines longueurs, mais cela aurait pu.

On suit donc deux personnages principaux en suivant leurs deux points de vue en alternance : Laia, l’esclave qui tente de sauver son frère avec l’aide de la Résistance après qu’il ait été capturé lors d’un raid qui a coûté la vie à ses grand-parents et qu’elle ait pris la fuite et Elias, un Mask participant aux épreuves pour contrôler l’Empire mais qui ne se reconnaît plus dans les idées que les Martiaux défendent et hésite à déserter, malgré les risques que cela représente.

Les bases sont assez simple, les deux personnages vont finir par se croiser (on s’en doute bien) et leurs destins sont liés. Les gentils ne sont pas forcément aussi gentils qu’on le pense, et inversement avec les méchants de l’histoire. Le vrai atout de ce roman, c’est l’écriture et le développement des personnages. Elias et Laia sont deux personnages auxquels je me suis attachée (agrippée, accrochée, tout ce que vous voulez), je ne voulais plus les lâcher et je veux savoir ce qu’il va leur arriver. Ils sont tellement bien construits, et si complexes à la fois. Entre Elias, qui doit lutter entre son devoir et ses envies, et Laia qui cherche à tout prix à sauver son frère, ils ont chacun un but et leurs scènes ensemble sont pleine de piquant. Sans oublier les romances qui se croisent et se décroisent. J’ai douté à plusieurs reprises quant à savoir qui allait finir avec qui, parce que je n’arrivais pas à choisir quel couple je préférais. Les personnages ont tous des qualités comme des défauts et c’est ce qui les rend tellement attachants.

Un presque coup de coeur donc, principalement pour l’univers créé par Sabaa Tahir, l’écriture et la psychologie des personnages et les différentes étapes du récit qui font que l’on ne s’ennuie pas une seule seconde. Il m’a cependant manqué la petite étincelle qui aurait fait de ce livre un coup de coeur, peut-être sera-t-elle là dans le second tome ?

Je conseille vivement ce roman à tous, et encore plus à ceux qui aimeraient approcher la fantasy mais qui redoutent le genre, le fait qu’on ait également affaire à un roman jeunesse permet de se plonger dans l’univers avec beaucoup de facilité et les pages défilent sans que l’on s’en rende compte ! 🙂

Chroniques Livres

The Book of Ivy de Amy Engel

Chez Lumen, mars 2015.
341 pages, 15€00.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Au nom de quoi seriez-vous prêt à tuer ?
À la suite d’une guerre nucléaire dévastatrice, la population des États-Unis s’est retrouvée décimée. Un groupe de survivants a fini par se former, mais en son sein s’est joué une lutte de pouvoir entre deux familles pour la présidence de la petite nation. Les Westfall ont perdu. Cinquante ans plus tard, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, dans une cérémonie censée assurer l’unité du peuple. Cette année, mon tour est venu. Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le fils du président que je suis destinée à épouser. L’objectif, c’est la révolution, et le retour au pouvoir des miens. Peu importe qu’un cœur de chair et de sang batte dans sa poitrine, peu importe qu’un innocent soit sacrifié pour des raisons politiques. Peu importe qu’en apprenant à le connaître, je fasse une rencontre qui change ma vie. Mon destin est scellé depuis l’enfance. Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera. Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? Book of Ivy est le premier roman d’Amy Engel, à la fois suspense insoutenable, dystopie cruelle et histoire d’amour torturée.

Mon avis :
Ce premier tome d’une duologie a été un véritable coup de cœur. Après avoir entendu uniquement des avis positifs, j’avais peur d’être déçue et en fait pas du tout, le livre vaut bien tous les compliments qu’on lui fait!
The Book of Ivy est une dystopie, après une guerre la population restante s’est séparée en deux groupes qui se sont battus pour le pouvoir et l’une d’elle a fini par perdre. Nous voici aujourd’hui avec leurs descendants dans des mariages arrangés. Ivy fait partie de ces sélectionnés et va devoir épouser Bishop, le fils du président. Et l’ennemi de sa famille.

Globalement, le pitch n’a rien de très original quand on le présente comme ça, mais une fois plongé dans le roman on se rend compte que le roman n’est pas que focalisé sur le monde et l’univers dystopique crée par l’auteure, mais également sur la relation entre les personnages et l’aspect psychologique que cela implique.
J’ai eu beaucoup de mal à lâcher le livre, je l’ai dévoré en à peine deux jours (et encore, parce qu’il fallait bien m’arrêter pour dormir et manger un peu…). La mise en place est, à mon goût un peu lente et peu rythmée : toute la première partie sur le mariage et la sélection des couples ne m’a pas tellement accrochée. Mais au final, cette lenteur est à l’image de la relation entre Ivy et Bishop. Tout démarre très lentement mais il est très difficile de poser le roman, on veut en savoir plus, on veut savoir comment Ivy va se débrouiller pour atteindre son but et servir sa famille, on veut savoir si elle va porter ce fameux coup final, trahir Bishop ou tomber sous son charme. La pression que lui met sa famille ne laisse pas beaucoup de possibilités à Ivy, et cela la rend très attachante.
Tout est possible dans une dystopie et on ne veut pas se faire avoir à penser directement à une happy end.

Les personnages sont extrêmement attachants, l’univers mis en place est assez riche, l’écriture est fluide et agréable, et tout ça donne un tout vraiment très addictif. La fin, quant à elle, m’a vraiment déchiré le cœur et j’ai vraiment hâte de lire la suite pour savoir où Amy Engel a décidé de nous emmener. J’ai eu un vrai coup de coeur pour ce roman à la trame bien plus psychologique que prévu.

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Le Remède Mortel (L’épreuve, #3) de James Dashner

Chez Pocket Jeunesse, juin 2014.
383 pages, 18€50.
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Ma note : ★★★★☆

Résumé :
Thomas sait qu’on ne peut pas faire confiance à Wicked. Pourtant, ils prétendent que le temps des mensonges est révolu. Il leur faut désormais s’appuyer sur les Blocards, de nouveau en possession de tous leurs souvenirs, pour achever leur mission : compléter le projet de Cure…
Ce que Wicked ignore, c’est qu’il est arrivé quelque chose que ni Épreuve ni Variable ne pourrait avoir prévu : Thomas a conservé bien plus de souvenirs qu’il ne l’aurait fallu, et il sait désormais qu’il ne peut pas faire confiance à leur propagande… Les mensonges sont finis, mais la vérité pourrait bien être fatale à ceux qui s’en approchent de trop près. Y aura-t-il des survivants à la Cure Mortelle?

Mon avis :
Après avoir été voir le second volet au cinéma, et bien qu’il y ait eu énormément de changements au niveau du scénario par rapport au livre, j’avais envie de me replonger dans l’univers du Labyrinthe et de Wicked et d’enfin finir cette saga. J’avais été légèrement déçue par le second tome, que j’avais trouvé lent et qui, pour moi, apportait beaucoup plus de questions que de réponses. J’espérais donc que ce troisième et dernier tome relèverait un peu le niveau, d’autant plus que j’avais adoré le premier tome.

Ce fut un peu le cas, mais pas complètement. D’abord, je trouve que ce troisième tome est globalement une très bonne conclusion à la saga, et je ne pense pas qu’il aurait été possible de faire quelque chose de mieux. J’ai vraiment été ravie de retrouver Thomas, Newt, Minho, Teresa et les autres pour une nouvelle aventure (même si je venais de les voir au cinéma 😉 ). Thomas se souvient de bien plus de choses que prévu, et il sait bien que Wicked n’est pas aussi bon qu’ils veulent bien le prétendre. Ce troisième tome est un véritable affrontement entre Thomas et Wicked, et j’ai trouvé que malheureusement, les autres personnages, les autres blocards, passaient bien trop souvent au second plan. J’ai eu beaucoup de mal à me fier à certains personnages, comme Brenda, et d’autres m’ont manqué, comme Newt, que l’on ne voit pas beaucoup dans ce tome. Malgré tout, j’ai dévoré ce roman et je suis ravie d’avoir enfin terminé cette saga et d’avoir le fin mot de l’histoire. Certaines choses m’ont été légèrement gâchées par le second film, puisque des éléments de ce troisième tome y sont présents, et je n’avais donc plus tellement l’effet de surprise voulu lors de certains événements.

Ce troisième tome est un enchaînement de scènes d’action et de quelques révélations, mais les deux ne sont pas proportionnelles. Beaucoup d’action, pour au final peu de révélations. J’ai trouvé qu’il y avait également certaines longueurs, certains passages n’en finissaient pas et j’avais juste envie que l’on passe à autre chose, que l’on avance.

J’ai été déçue cependant du changement de comportement de Thomas vis à vis de Teresa, premièrement, puis de la disparition de certains personnages (qui bien sûr, étaient mes personnages favoris…). Lui qui se méfie pourtant de tout, accorde bien vite sa confiance à Brenda, et comme c’est un personnage que je n’arrivais pas du tout à cerner, cela m’a passablement énervée… Le duo Thomas/Teresa n’est plus présent, ce qui était pourtant l’un des gros points forts du premier tome. Teresa elle-même, n’apparaît que pendant quelques pages dans le roman. J’ai également trouvé que la fin était trop rapide et ne répondait pas à toutes nos interrogations concernant Wicked et le pourquoi du comment.

Ce n’est pas une vraie déception, mais de la frustration que j’ai ressenti en fermant mon livre. Peut-être que le prequel m’aidera à y voir un peu plus clair…

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L’héritière de Kiera Cass

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Lien Goodreads : L’héritière
Éditeur : Robert Laffont – Collection R
Prix : 17.90€
Note : ★★★★☆
Résumé :
Vingt ans après la Sélection d’America Singer, et malgré l’abolition des castes, la famille royale d’Illeá doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : l’heure est venue de lancer une nouvelle Sélection pour apaiser les tensions. À dix-huit ans, la Princesse Eadlyn se sent prête à devenir reine. Elle l’est beaucoup moins à trouver un mari, au point que cette idée ne l’a même jamais effleurée. Quand elle consent finalement à ce que ses parents lui organisent une Sélection, Eadlyn ne s’attend pas à voir son quotidien bouleversé par l’arrivée des 35 prétendants et le cirque médiatique qui l’accompagne. Mais entre les raisons du cœur et la raison d’État, la Princesse va devoir faire des choix, et, au fil des semaines, elle va se prendre à ce jeu dont dépend l’avenir d’Illeá…
Mon avis :
Quel plaisir de retrouver l’univers de Kiera Cass ! J’ai acheté ce tome le lendemain de sa sortie, cela m’arrive très rarement parce que je trouve que les livres sont très chers, j’en ai beaucoup qui attendent d’être lus dans ma bibliothèque et en général j’essaye de les trouver d’occasion en brocante ou sur internet… sauf quand je ne peux pas attendre ! J’étais ravie de me plonger dans ce tome, bien que pour moi, il n’était pas nécessaire de continuer la trilogie. Je vois ce tome-ci comme un tome bonus, et vous n’êtes absolument pas obligés de le lire… La Sélection se termine très bien en trois tomes, d’après moi, c’est un peu un coup commercial d’avoir continué avec les héritiers.
Je n’ai eu aucun mal à retrouver le monde Illéa, et plus particulièrement America et Maxon, au contraire, cela m’a fait tellement plaisir de les retrouver une vingtaine d’années plus tard. J’ai adoré découvrir ce qu’ils étaient devenus ! Mon premier avis a été « Mais c’est quoi ces noms ? » quand j’ai découvert les noms qu’ils avaient donné à leurs enfants, mais au final, on s’habitue (vive la dystopie !). J’ai par contre eu plus de mal avec le personnage principal : Eadlyn. J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à elle, surtout après America dans les trois premiers tomes qui était une héroïne absolument géniale et que j’ai adoré suivre. Eadlyn est égoïste et plutôt antipathique, malheureusement. La seule chose qui m’a fait l’apprécier, c’est sa relation avec son frère jumeau Ahren, et ses parents, et bien sûr le fait que vivre cette Sélection n’était pas son choix mais qu’elle ait quand même accepté. Les toutes premières pages donnent le ton : elle va devenir la personne la plus importante et la plus puissante du royaume et elle le sait. Ça ne donne pas vraiment envie de l’apprécier. J’ai trouvé ça un peu bizarre, quand on voit quels personnages sont America et Maxon, qu’ils aient eu une fille comme Eadlyn… Mais avoir une copie conforme d’America n’aurait pas été intéressant pour le déroulé de l’histoire.
L’histoire en elle même est toujours aussi prenante, bien qu’un peu lente sur le début. Il ne se passe pas grand chose pendant les 200 premières pages, mais la plume de Kiera Cass est très agréable et le tout se lit très rapidement. En une journée, j’avais terminé le livre. On a juste envie de savoir comment elle va s’en sortir avec tous ses prétendants, et comment le public va réagir lui aussi.
En tout cas, je lirai avec grand plaisir le prochain tome, que j’attends avec impatience !
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Reboot de Amy Tintera

Lien Amazon : Reboot
Lien Goodreads : Reboot
Éditeur : Msk
Prix : 17.00€
★★★☆☆

Résumé :
Wren est morte après avoir reçu trois balles dans la poitrine. 178 minutes plus tard, elle est revenue à la vie, plus forte, plus rapide, plus résistante à la douleur et aux émotions. Elle est devenue une Reboot. Plus le temps de mort clinique est long, plus l’adolescent reboot est puissant et insensible. 120 minutes suffisent déjà à faire d’un adolescent normal un robot guerrier. Ce qui fait de Wren 178 l’arme la plus dévastatrice de la république du Texas. Aujourd’hui âgée de dix-sept ans, elle est l’un des meilleurs soldats de la SHER (Société Humaine d’Évolution et de Repopulation) et forme les nouvelles recrues d’une main de fer. Le dernier en date est loin de satisfaire ses exigences. Callum n’est qu’un 22, encore quasiment humain. Ses réflexes sont ceux d’un nouveau-né, il a peur de tout et semble destiné à faire sortir Wren de ses gonds. Sans trop savoir pourquoi, la jeune Reboot accepte pourtant de le prendre sous son aile. Si elle n’arrive pas à le former correctement, elle devra l’anéantir elle-même. Wren n’a jamais désobéi à un ordre, et, si elle le fait, elle subira le même sort que le jeune 22. Mais comment oublier cette incroyable sensation d’être toujours en vie, celle qui l’étreint quand elle est en compagnie de Callum ?

Mon avis :
Quelle très bonne surprise ! J’ai lu ce livre avant tout parce que Amy Tintera sera présente à Paris le 25 avril pour un évènement à la American Library of Paris, organisé par Amy Plum, et je voulais lire quelques uns des livres des auteurs qui allaient être présents parmi ceux qui me faisaient envie avant d’acheter sur place sans vraiment savoir dans quoi je me lançais… J’ai donc emprunté celui-ci à la bibliothèque près de chez moi, dans l’optique de l’acheter à la séance de dédicace s’il me plaisait vraiment. J’ai été transportée par cette dystopie, je l’ai lu assez rapidement tellement elle est différente des autres romans du même genre. Tout d’abord, l’histoire est très originale, mais en plus l’héroïne évolue tout au long du tome et j’ai trouvé ça très intéressant. La voir progresser et regagner ses sentiments, son humanité… Je me suis beaucoup attachée à Wren, Ever et Callum. Mais malgré tout, j’ai trouvé l’univers construit par Amy Tintera parfois un peu bancal, malgré son originalité. J’ai trouvé qu’elle passait assez rapidement sur certains éléments, comme le fonctionnement de la SHER ou tout simplement comment les Reboots font pour vivre au quotidien quand ils ne sont pas en entraînement ou en mission… J’ai aussi trouvé le roman inégal : la première partie était géniale, très rythmée, et puis j’ai trouvé la deuxième partie longue, et presque ennuyante. Je tournais les pages en espérant une fin de chapitre proche pour passer à autre chose… Je lirai tout de même la suite, en espérant qu’elle sera plus poussée en détails et qu’elle sera aussi intéressante que la première partie de ce premier tome !