Chroniques Livres

Pinocchio de Carlo Collodio et Jérémie Almanza

Chez les Editions Soleil dans la collection Métamorphose, octobre 2015.
216 pages, 29€95.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Un monument de la littérature italienne, illustré entre légèreté et noirceur par Jérémie Almanza. Deuxième livre le plus vendu en Italie au XXe siècle après La Divine Comédie de Dante Alighieri, Pinocchio est un monument de la littérature italienne. Il nous est naturel de penser que Pinocchio a toujours existé, on ne s’imagine pas en effet un monde sans Pinocchio. Cette très belle édition inédite traduite par Nathalie Castagne propose une immersion dans un imaginaire où la dualité est mise à l’honneur par l’illustrateur, Jérémie Almanza : personnages cartoonesques et véritables monstres, décors enchanteurs et environnements délétères… Son souhait, faire se côtoyer légèreté et noirceur. Au cœur de l’Italie, Geppetto vieillard solitaire fabrique accidentellement dans un morceau de bois un pantin extraordinaire capable de parler, et dont le nez s’allonge à chaque mensonge… Il l’appelle Pinocchio.

Mon avis :
Je n’avais jamais lu la véritable histoire de Pinocchio, c’était l’occasion rêvée de la découvrir en compagnie des magnifiques illustrations de Jérémie Almanza qui accompagnent le texte de Carlo Collodi. Pinocchio est une histoire très sombre mais ponctuée de notes d’espoir et de rencontres formidables, notre petit héros passe par des tas d’aventures que les dessins ont su retranscrire avec brio. J’ai adoré l’histoire que j’ai découvert réellement dans son intégralité pour la toute première fois, nous sommes bien loin du film de Disney que j’ai vu petite (et qui m’a traumatisée). Les dessins ont le pouvoir d’emmener le texte encore plus loin et de nous entraîner au fil des pages.
Pinocchio est un enfant naïf qui s’embarque au fil des pages dans des aventures pas toujours très honnêtes, embarqué par des personnages qui n’ont pas toujours les meilleures intentions. Mais Pinocchio ne se laisse jamais abattre, il continue d’avancer encore et toujours, à se sortir des mauvais pas avec courage et ruse. Cet ouvrage est rempli de bonne humeur malgré tout, et d’une très belle philosophie.

Cet ouvrage est sublime, les dessins à mi-chemin entre cartoon et aquarelle sont fabuleux et collent parfaitement à l’ambiance de l’histoire, au côté sombre de la vie de Pinocchio et à toutes les aventures qu’il traverse, chaque entête de chapitre est différent et le travail apporté à la mise en page est incroyable.

Les amoureux des beaux livres, qu’ils apprécient ou non l’histoire de Pinocchio apprécieront sans aucun doute ce livre.

Je vous présente quelques illustrations :

Chroniques Livres

Les Carnets de Cerise #4, La Déesse sans Visage de Joris Chamblain et Aurélie Neyret

Aux Editions Soleil dans la Collection Métamorphose, janvier 2016.
88 pages, 15€95.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Cerise est une jeune fille qui vit seule avec sa mère. Elle rêve de devenir romancière et a même déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et plus particulièrement les adultes. Elle adore les observer pour tenter de deviner quels secrets ils dissimulent au fond deux… L’heure des vacances a sonné ! La visite d’un étrange manoir annonce une nouvelle enquête : chaque pièce est une énigme, chaque objet est un indice. Mais il est des secrets plus anciens qui ne demandent qu’à être dévoilés. Qui est cette déesse sans visage qui trône dans une pièce secrète ? Où se cache la partie manquante de ce tableau ? Mais surtout, qui tire vraiment les ficelles de ce nouveau mystère ? Si Cerise ne résolvait pas l’énigme à temps, les conséquences pourraient être terribles…

Mon avis :
Quel plaisir de retrouver Cerise, sa maman, ses copines et surtout son univers et son imagination débordante ! Cerise est une héroïne à laquelle je me suis tout de suite attachée dès le premier tome, que l’on découvre plus grande ici, avec des soucis plein la tête, une tristesse s’est emparée d’elle et elle pense beaucoup à son père qui lui manque.
Pour lui changer les idées, sa maman décide de l’emmener mener une enquête dans un manoir pour son anniversaire. Excellente idée, jusqu’à ce que l’enquête se révèle être beaucoup plus mystérieuse que prévue.

J’ai beaucoup aimé ce tome, comme toujours les illustrations sont sublimes mais l’histoire ne m’a pas autant emportée que le premier et le deuxième tome. J’ai trouvé que l’ambiance générale était assez sombre, et surtout beaucoup plus triste que les premiers. J’ai adoré le manoir, qui ressemble largement à celui de Psychose de Hitchock (ou de Disneyland, comme vous préférez), cela met tout de suite dans l’ambiance mystérieuse et nous plonge dans l’enquête que va devoir mener Cerise. Elle se rapproche de sa maman, ce que j’ai beaucoup aimé, mais encore une fois, elle lui cache des choses… L’humeur de Cerise qui n’est pas au beau fixe, elle se pose beaucoup de questions, elle est triste sans vraiment savoir pourquoi ni pouvoir mettre des mots sur ce qu’elle ressent, elle a du mal à s’exprimer… J’ai trouvé que cela se reflétait assez sur les couleurs et l’ambiance générale, surtout si l’on compare avec le premier tome par exemple, qui est très riche en couleurs.

J’ai passé un excellent moment, Cerise grandit encore et nous emmène avec elle. En plus de mener une enquête, la propre vie de Cerise avance et nous en apprenons un peu plus sur elle. La fin est très touchante et j’ai plus que hâte de découvrir le cinquième tome.

Chroniques Livres

Les Carnets de Cerise, #1, #2 et #3 de Joris Chamblain et Aurélie Neyret

Chez les Editions Soleil, premier tome sorti en septembre 2012.
Environ 80 pages, 15€95 l’unité.
Lien Amazon tome 1
Lien Goodreads tome 1
Ma note globale : ★★★★★

Résumé tome 1 :
Cerise est une petite fille âgée de 11 ans, qui vit seule avec sa mère. Elle rêve de devenir romancière, et a même déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et plus particulièrement, les adultes. Ils sont si compliqués qu’elle souhaiterait mieux les comprendre. Elle adore les observer pour tenter de deviner quels secrets ils dissimulent au fond d’eux. Prenez Michel… Tous les dimanches, ce vieil homme s’engouffre dans la forêt avec de gros pots de peinture à la main. Qu’y fait-il donc toute la journée ? Repeint-il une vieille maison ? Décore-t-il des arbres ? Et pourquoi a-t-il l’air si triste quand il rentre le soir ? Suivez Cerise, pas à pas, dans sa première enquête qui vous mènera au cœur de la forêt, à la découverte d’un lieu fabuleux !…

Mon avis :
Une petite pépite qui a fait craquer pas mal de bloguers et de booktuber, j’en ai beaucoup entendu parler. En les voyant disponibles sur mon réseau de médiathèques, je n’ai pas hésité. Et quelle magnifique découverte ! Déjà, les BDs sont construites commes des carnets dans lesquels Cerise aurait elle-même écrit, les premières pages sont donc entièrement décorées comme celles d’un journal intime, un peu comme les premières pages de Lou! de Julien Neel. Puis Cerise nous raconte l’histoire dont il est question, et l’on passe à la BD proprement dite, et à ses illustrations absolument splendides. J’ai eu l’impression de regarder des aquarelles tout le long, je ne me suis pas lassée une seconde, c’est doux, c’est attendrissant, c’est pastel… Que du bonheur !

Le premier tome est mon préféré, suivi du deuxième puis du troisième où l’histoire m’a moins séduite bien qu’elle ait été très touchante également. Le premier tome nous parle d’un zoo à l’abandon, et d’un homme mystérieux qui tente de lui redonner vie en peignant des fresques dans les enclos vides. Et alors les illustrations sont juste magnifiques, j’ai adoré l’histoire et la façon dont c’était construit. Le second tome était extrêmement touchant, il nous raconte l’histoire d’une femme âgée, qui réemprunte le même livre à la bibliothèque chaque semaine… et bien sûr, Cerise va essayer de comprendre pourquoi. Le troisième tome lui, est une chasse au trésor et une suite d’indices ou j’ai trouvé que Cerise était moins impliquée, mais cela nous a permis d’en apprendre plus sur sa situation familiale et sur son père.

On s’attache petit à petit à Cerise, malgré ses petits défauts. Elle grandit au fil des tomes, passe au collège, ses copines lui font la tête quand elle est trop concentrée sur ses « mystères » et pas assez sur elles… Malgré l’histoire différente raconté dans chaque tome, on retrouve des personnages récurrents et on suit l’évolution de Cerise, on la voit grandir.

Ces BDs sont de vrais coup de cœurs et je lirai les prochains tomes avec un immense plaisir !

Chroniques Livres

Plum #1 et #2 – Natsumi Hoshino

Chez les Editions Soleil, premier tome paru en mars 2014.
224 pages, 7€99.
Ma note : ★★★★☆

Résumé :
Plum est une petite chatte qui vit heureuse dans sa famille. Un jour, elle voit tomber du ciel une petite boule de poils noire ! Il s’agit d’un chaton seul et affamé qu’elle prend en affection et ramène à la maison. Ses maîtres décident immédiatement de l’adopter et de l’appeler Flocon en raison de ses deux petites taches blanches sur la tête. Mais Plum va vite commencer à croire que cette idée n’était pas la meilleure. Car qui va accaparer l’affection de ses maîtres ? Qui va taper dans les croquettes ? Et qui va lui piquer les meilleures places de la maison ? C’est Flocon ! Plum parviendra-t-elle à cohabiter avec son nouveau compagnon ? Découvrez-le dans cette adorable histoire de chats où situations cocasses et attendrissantes s’enchaînent !

Mon avis :
Je ne suis pas très fan de mangas, mais quand ça parle de chats j’essaie de faire un effort. Je connaissais déjà les mangas sur Chi, qui sont plutôt porté sur l’humour, et en trouvant ces deux premiers tomes sur une brocante, je me suis laissée tenter.
Je ne regrette absolument pas puisque j’ai passé un excellent moment. Déjà, l’histoire est absolument adorable et tous les amoureux de chats, ou maîtres de chats sauront se reconnaître ici, mais en plus, les illustrations sont vraiment magnifiques et surtout très réalistes contrairement à celles de Chi qui sont plutôt enfantines (mais tout aussi mignonnes et agréables). L’histoire de Plum et sa vie qui se retrouve chamboulée avec l’arrivée d’un nouveau chaton dans sa maison n’était pas sans rappeler celle de mon propre chat quand j’ai décidé d’en prendre un deuxième. La cohabitation est assez difficile au début, mais la relation évolue et les deux chats apprennent à se connaître. Il y a des scènes vraiment mignonnes, mais d’autres également très drôles. Il n’y a pas énormément de dialogues. Cela convient aux petits comme aux grands.

C’est un manga absolument craquant, et les illustrations très détaillées sont vraiment un gros point positif. Je continuerai avec plaisir la série !

Chroniques Livres

Marie-Antoinette : Carnet Secret d’une Reine de Benjamin Lacombe

Lien Goodreads Carnet Secret d’une Reine
Prix : 24.95€
Éditeur : Editions Soleil
★★★★★
Résumé :

Qui n’a jamais rêvé de s’immerger dans l’intimité de Marie-Antoinette, archiduchesse d’Autriche, dernière reine de France et de Navarre, femme célèbre et controversée devenue un véritable mythe ? Sous la forme d’une belle édition à la fabrication soignée, nous vous proposons de découvrir son journal intime. Porté par Benjamin Lacombe, accompagné par le regard de Cecile Berly, historienne, spécialiste de Marie-Antoinette, ce carnet d’une richesse graphique inouïe (peintures, aquarelles, crayonnes) mêlera certaines des lettres authentiques de Marie-Antoinette, à celles, fictives, du Comte Fersen avec lequel elle entretenait une relation privilégiée. Un livre exceptionnel pour les amateurs d’Histoire et de beaux ouvrages illustrés.

Mon avis :

Il m’est difficile d’être objective avec le travail de Benjamin Lacombe, parce que je suis sous le charme depuis que j’ai découvert ses illustrations. J’ai acheté cet album dans le but de le faire dédicacer au Salon du Livre en mars prochain, où j’aurai enfin l’occasion de le rencontrer s’il n’y a pas trop de monde et si je n’ai pas la poisse (ce qui est quand même souvent le cas). J’avais déjà lu Les Contes Macabres et Madame Butterfly donc je savais à quoi m’attendre au niveau des illustrations (= quelque chose de SU-BLI-ME). J’aime beaucoup l’histoire de Marie-Antoinette et celle de la Révolution, je ne pouvais donc pas passer à côté de cet album.
Tout d’abord, la préface de Cécile Berly est extrêmement intéressante, on comprend certains choix faits par Benjamin Lacombe en rapport avec la vie de Marie-Antoinette qu’un lecteur pourrait ne pas forcément comprendre, ce sont de petits détails qui montrent tout le travail de recherche derrière (un cadenas sans clé, le chien Mops…). On connaît tous à peu prêt les grandes lignes de la vie de Marie-Antoinette, pour ma part cela a commencé avec l’adaptation de Sophia Coppola puis avec mes propres recherches parce que je n’ai pas étudié cette période à l’école. Mais cet album nous permet de nous rapprocher d’elle, il est écrit comme un journal intime et malgré son statut social et son histoire, on ne peut que sentir de la sympathie et de la compassion à son égard.
La seule chose que je pourrais reprocher à cet album, c’est la police d’écriture. Certes elle est très jolie et donne l’impression que ça a été écrit à la plume, mais elle est très (trop) fine et il faut s’y prendre parfois à plusieurs fois pour lire un mot si on ne tient pas le livre assez prêt…
Du coup j’ai craqué et j’ai acheté une coque pour mon téléphone (pas ma faute, il y avait des promos sur le site…) Mon prochain achat sera sûrement l’album Notre-Dame de Paris, même si je trouve qu’il coûte extrêmement-méga-beaucoup-trop-cher… J’espère que le prix est justifié. J’essaierai de le feuilleter au Salon du Livre s’il y est… Mais je sens que je vais craquer !