Adaptations·Chroniques Livres

Le livre perdu des sortilèges de Deborah Harkness

Chez Le Livre de Poche, Mai 2012, 832 pages.
Ma note : ★★★★★
Coup de cœur

Quatrième de couverture :
Diana Bishop est la dernière d’une longue lignée de sorcières, mais elle a renoncé depuis longtemps à son héritage familial pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : L’Ashmole 782. Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret, et que tous – démons, sorcières et vampires – le convoitent ardemment. Parmi eux, Matthew Clairmont, un vampire aussi redoutable qu’énigmatique. Un tueur, lui a-t-on dit. Diana se retrouve très vite au cœur de la tourmente, entre un manuscrit maudit et un amour impossible.

Mon avis :
C’est en découvrant la série adaptée du roman que j’ai décidé de me plonger dans cette lecture. En effet, pour ceux qui l’ignorent, une nouvelle série intitulée A Discovery of Witches a débuté sa diffusion il y a quelques semaines en Angleterre et nous plonge dans un monde assez semblable au notre, mais peuplé de vampire, sorcières et démons… Tout un programme ! J’ai eu un véritable coup de cœur pour la série, et vu que j’entends beaucoup de bien de cette trilogie depuis sa sortie, j’ai enfin passé le cap et emprunté le premier tome à la médiathèque !

Le Livre Perdu des Sortilèges, c’est surtout la rencontre avec un personnage principal fort : Diana Bishop, une sorcière qui s’ignore et qui refuse d’avoir recours à ses pouvoirs. Installée à Oxford pour ses recherches sur l’alchimie, elle va littéralement chamboulé tout le monde des créatures surnaturelles en empruntant un manuscrit recherché de tous et qu’elle semble être la seule à pouvoir faire apparaître. Sollicitée alors par les sorcières qui veulent à tout prix mettre la main sur ce manuscrit, elle va également faire la rencontre de Matthew Clairmont, un vampire, qui va la prendre sous sa protection…

Mais ce roman, et ce premier tome, c’est bien plus qu’une histoire entre une sorcière et un vampire ou une petite guerre entre créatures. Si le résumé de base semble assez simple, une romance paranormale avec la quête d’un manuscrit magique, l’histoire se complexifie énormément au fil du roman et je pense que je ne suis pas au bout de mes surprise avec les tomes suivants vu la fin du premier ! En plus de l’aspect fantastique, on retrouve de nombreuses notions d’alchimie, de génétique qui donnent de vraies bases solides à l’univers créé par Deborah Harkness autour de ses personnages, c’est une mythologie que l’on prend un réel plaisir à découvrir au fil des pages. C’est un roman à la croisée des genres, qui mêle fantastique, romance et qui tend presque vers le roman historique.

Je ne me suis pas ennuyée une seconde, entre la personnalité forte de Diana qui ne se fait pas marcher sur les pieds et qui refuse fréquemment que l’on prenne des décisions à sa place, la relation qui s’établit entre elle et Matthew et le danger que cela implique, l’entourage des deux qui nous présente des personnages secondaires incroyables, mais également la multitude de scènes d’actions (qui n’arrivent que dans la seconde partie du roman, donc soyez prévenus que la première partie peut vous sembler un peu lente), de révélations et de rebondissements… L’écriture de Deborah Harkness nous plonge dans cet univers, ce monde à part mais pourtant si proche du notre, ce qui permet réellement de s’attacher aux personnages. Avoir visité Oxford cet été m’a permis de me sentir encore plus proche des événements puisque je connaissais les lieux décrits !

Le vouvoiement entre Diana et Matthew m’a cependant un peu déstabilisée après un certain moment, je l’ai trouvé assez hors de propos et j’attendais vraiment qu’ils passent au tutoiement… j’attends donc de voir ce qu’il en sera dans les tomes suivants. J’espère également vraiment en découvrir plus sur les personnages secondaires et le passé de certains personnages comme Miriam par exemple. En conclusion, un énorme coup de cœur et je me retiens de me jeter sur le tome 2 parce que j’ai d’autres lectures qui m’attendent pour le moment.
J’ai eu beaucoup de mal à lâcher le livre, tout en ayant envie de le faire durer au maximum ! Je recommande vivement à la fois ce roman, mais également la série qui est totalement addictive et que j’attends impatiemment chaque semaine… Je vous laisse découvrir la bande-annonce :

Chroniques Livres

Déracinée de Naomi Novik

Chez Pygmalion, janvier 2017, 505 pages.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Patiente et intrépide, Agnieszka parvient toujours à glaner dans la forêt les baies les plus recherchées, mais chacun à Dvernik sait qu’il est impossible de rivaliser avec Kasia. Intelligente et pleine de grâce, son amie brille d’un éclat sans pareil. Malheureusement, la perfection peut servir de monnaie d’échange dans cette vallée menacée par la corruption. Car si les villageois demeurent dans la région, c’est uniquement grâce aux pouvoirs du « Dragon ». Jour après jour, ce sorcier protège la vallée des assauts du Bois, lieu sombre où rôdent créatures maléfiques et forces malfaisantes. En échange, tous les dix ans, le magicien choisit une jeune femme de dix-sept ans qui l’accompagne dans sa tour pour le servir. L’heure de la sélection approche et tout le monde s’est préparé au départ de la perle rare. Pourtant, quand le Dragon leur rend visite, rien ne se passe comme prévu…

Mon avis :
Complètement charmée par la couverture et le résumée, je me suis plongée à corps perdu dans cette lecture et quelle magnifique découverte ! Déracinée et une sorte de conte fantastique à l’univers très riche, guidé par l’écriture fabuleuse de Naomi Novik qui nous plonge dans une histoire merveilleuse. L’histoire est celle d’Agnieszka, une jeune fille de 17 ans, qui vit dans un petit village d’une vallée, proche d’un Bois peuplé de créatures maléfiques. Si les villageois continuent de vivre ici, c’est uniquement parce qu’un puissant magicien, le Dragon, les protège des assauts répétés du Bois. En échange, ce sorcier emporte avec lui une jeune fille de 17 ans, tous les dix ans, pour qu’elle le serve.

Cette année, Agnieszka fait partie des jeunes filles menacées par cette sélection, avec sa meilleure amie Kasia. Mais comme Kasia est belle, charmante et intelligente, Agnieszka ne pensait pas un seul instant que le Dragon la choisirait… La voici donc partie pour une aventure de 500 pages, remplie de rebondissements, de magie, de sortilèges, d’amitié et de sentiments…

Un tome unique que j’ai adoré pour son univers très riche et ses personnages très attachants. Agniezka progresse énormément entre le début du roman et la fin, elle évolue beaucoup et grandit aux côtés du Dragon. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Kasia, qui est secondaire au début mais redevient un élément principal de l’intrigue plus tard et permet à Agnieszka d’évoluer, mais également à toute l’histoire d’avancer énormément.

Un conte à part entière, une histoire fantastique, une écriture magnifique qui nous transporte tout au long de l’histoire… Une excellente découverte !

Chroniques Livres

Harry Potter & the Cursed Child de J.K. Rowling, Jack Thorne & John Tiffany

Chez Little Brown, juillet 2016.
Disponible en français chez Gallimard le 14 octobre 2016.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Etre Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Mon avis : SANS SPOILERS 🙂
Forcément, je ne pouvais pas passer à côté du ‘nouveau’ Harry Potter. Même s’il s’agit d’une pièce de théâtre, même si J.K. Rowling n’est pas la seule aux commandes, même si cela se déroule presque 20 ans plus tard. Retrouver cet univers était presque un besoin, j’étais ravie de le faire.

Ma lecture a été excellente, découvrir une nouvelle aventure était absolument fantastique, bien qu’elle soit parfois un peu prévisible. Je l’ai lu en plusieurs fois, parce que je voulais faire durer le plaisir, et quand j’ai fermé le livre je n’ai eu qu’une pensée : comment vont-ils bien pouvoir adapter ça au théâtre ? C’est tellement complexe, il y a tellement de changements de décors, de personnages, d’utilisation de magie que je suis vraiment curieuse de voir ce que cela peut donner. Je ne fais malheureusement pas partie des chanceux qui iront voir la pièce à Londres, mais j’espère qu’un DVD sortira un jour pour que l’on puisse tous en profiter.

L’histoire en elle-même est très sympathique : on découvre la descendance de notre trio préféré, qui mène elle-même sa propre aventure, mêlant à tout ça un retourneur de temps et c’est un peu la catastrophe. J’ai adoré découvrir les nouveaux personnages, le duo Albus/Scorpius fonctionne à merveille, même si j’aurai aimé voir les autres enfants du trio un peu plus développés mais tout n’est pas possible dans une pièce de théâtre. Revoir certains noms de personnages, certains duos et trios se reformer au fil de ma lecture m’a laissé souriante, touchée et j’étais vraiment ravie de retrouver cet univers que j’aime tant, Poudlard et ses habitants. La relation père/fils est également étudiée à travers Harry et Albus, et je pense que c’est ce que j’ai le plus apprécié dans cette pièce.

Puis après avoir terminé ma lecture, je me suis laissée le temps d’y réfléchir pour ne pas partir sur un véritable coup de cœur (puisque pour être sincère, ce n’en est pas un). J’ai passé un excellent moment, mais l’intrigue reste tout de même très simple en elle-même, avec un petit sentiment de « tout ça pour ça » quand on referme le livre. Il se passe énormément de choses, on ne s’ennuie pas une seconde, les scènes et les actes s’enchaînent à une vitesse folle pour finalement peu de résultats. Il faut quand même se l’avouer : cette pièce, bien que fabuleuse et très distrayante, est un peu du fan-service. On retrouve parfois même le sentiment de fanfiction, écrite par un fan de la saga. Il y a certaines incohérences, c’est parfois un peu léger au niveau de l’intrigue. On retrouve certains personnages, certaines relations, certains dialogues phares, certaines associations de personnages qui sont clairement choisis pour faire plaisir aux fans de la saga (ou en tout cas à la majorité des fans) et même si je fais partie de cette majorité puisque j’ai aimé la pièce, je sais également que certains n’ont pas du tout apprécié d’être pris pour des buses et d’avoir attendu aussi longtemps une suite de la saga pour finalement lire « ça »…

En tout cas, je recommande bien sûr cette lecture qui a été une fabuleuse replongée dans le monde magique de Poudlard et de Harry Potter, qui plaira ou déplaira, mais qui ne laissera pas indifférent… Pour ma part, même si je l’ai lu en anglais, je l’achèterai en français, me ferai un plaisir de relire la pièce en octobre 😉

Chroniques Livres

Les intrus de Lauren Oliver

Chez Hachette, octobre 2015.
19€00, 384 pages.
Egalement disponible chez Le Livre de Poche.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
À la mort de Richard Walker, un vieil homme solitaire, acariâtre et très riche, son ex-femme, ses deux enfants et sa petite-fille retournent dans la maison familiale pour la succession. Mais la bâtisse est hantée. Hantée par des souvenirs d’enfance qui ressurgissent à mesure que les nouveaux arrivants se réapproprient les lieux. Hantée également par de vrais fantômes qui observent et commentent les agissements de chacun, en espérant qu’un jour, enfin, ils pourront quitter les lieux à tout jamais. La très guindée Alice et la cynique Sandra, toutes deux mortes depuis longtemps, sont peu disposées à laisser la place aux nouveaux occupants. Les deux fantômes jouent des coudes pour rester maîtresses de leur propriété au travers de laquelle elles communiquent : escalier qui grince, radiateur qui siffle et ampoules qui grésillent remplacent les mots pour communiquer avec les nouveaux locataires. Mais bientôt, les vivants comme les morts seront confrontés à leur passé et à des vérités douloureuses…

Mon avis :
Je me suis lancée dans cette lecture sans avoir entendu un seul avis sur ce roman, mais en connaissant le style de Lauren Oliver pour avoir lu les deux premiers tomes de sa saga jeunesse Delirium, j’avais adoré le premier tome, mais été très déçue par le second que j’avais lu plusieurs années après… J’ai d’ailleurs pris la décision de ne pas lire le troisième tome et d’arrêter l’aventure là.

Je ne connaissais donc pas son écriture pour adulte, et je suis vraiment ravie de ma découverte avec Les Intrus, tant pour son originalité que pour l’aventure que j’ai vécu auprès de ses personnages.

Les Intrus, c’est un roman très original qui nous raconte l’histoire d’une famille, mais surtout d’un lieu. La maison des Walker est hantée par deux femmes, Sandra et Alice. Et quand Richard Walker décède, sa femme, son fils, sa fille et sa petite-fille débarquent pour emballer ses affaires et décider de ce qu’il va advenir de cette maison. D’autant plus que sur le testament, Richard Walker a légué une énorme somme d’argent à une femme, beaucoup plus qu’à ses propres enfants. Mais voilà, la maison est remplie d’histoires et de souvenirs, qu’ils appartiennent à Sandra et Alice, ou à la famille Walker. Nous retraçons donc la vie de chacun de ces personnages à tour de rôle, et le roman est divisé en plusieurs parties : la cuisine, le salon, la cave… Tout le roman tourne autour de cette maison et ce qui s’y est passé, chaque personnage affronte ses propres démons en revenant vivre dans cette maison.

L’univers du roman est très riche, les fantômes ne sont pas là juste pour ajouter un aspect fantastique à la lecture, ils ont une histoire à raconter, ils prennent place dans la vie de la famille mais ont également leurs propres sentiments, leurs propres sensations qui sont bien différentes de ce que l’on peut retrouver avec les fantômes habituels des romans.

J’ai énormément apprécié ce roman, et malgré quelques longueurs et certaines scènes parfois un peu clichés, j’ai adoré découvrir le passé des personnages et celui des deux femmes qui hantent cette maison. Comment ont-elle atterri dans cette maison ? Pourquoi sont-elles coincées ici ? Toutes les questions que l’on se pose au cours de notre lecture trouvent des réponses, ce qui est d’autant plus appréciable.

Je suis donc ravie de repartir sur une bonne note avec Lauren Oliver et je lirai avec plaisir ses prochains romans pour adultes.

Chroniques Livres

Une bouche sans personne de Gilles Marchand

Chez les éditions Aux forges de Vulcain, août 2016.
17€00.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Un comptable se réfugie la journée dans ses chiffres et la nuit dans un bar où il retrouve depuis dix ans les mêmes amis. Le visage protégé par une écharpe, on ne sait rien de son passé. Pourtant, un soir, il est obligé de se dévoiler. Tous découvrent qu’il a été défiguré. Par qui, par quoi? Il commence à raconter son histoire à ses amis et à quelques habitués présents ce soir-là. Il recommence le soir suivant. Et le soir d’après. Et encore. Chaque fois, les clients du café sont plus nombreux et écoutent son histoire comme s’ils assistaient à un véritable spectacle. Et, lui qui s’accrochait à ses habitudes pour mieux s’oublier, voit ses certitudes se fissurer et son quotidien se dérégler. Il jette un nouveau regard sur sa vie professionnelle et la vie de son immeuble qui semblent tout droit sortis de l’esprit fantasque de ce grand-père qui l’avait jusque-là si bien protégé du traumatisme de son enfance.

Mon avis :
Une bouche sans personne est un véritable coup de cœur et une vraie claque tant je ne m’attendais pas ressentir les émotions que j’ai ressenties pendant ma lecture. Nous suivons un homme, bien ancré dans sa petite routine quotidienne. Il est comptable, ne parle pas beaucoup de lui, même à ses seuls amis lorsqu’il les retrouve le soir au bistrot où il a ses habitudes. Il est amoureux de la barmaid, mais n’oserait jamais lui avouer ses sentiments. Il dissimule son visage marqué d’une cicatrice derrière une écharpe, toujours. Jusqu’au jour où, en buvant son café, l’écharpe dévoile son visage et l’oblige à se confier à ses amis, qui décident qu’il est temps d’en savoir plus sur lui. Plus il avance dans son récit, plus les gens affluent dans le bistrot pour l’écouter parler de son grand-père.

Cet accident d’écharpe vient tout chambouler, il commence à parler de son passé, de son grand-père et de ses rêves, et la fantaisie envahie doucement son quotidien : sa cage d’escalier est remplie de sacs poubelles et gardée par des soldats de plombs, un éléphant se dégonfle dans la rue sous ses yeux, la livraison d’une recharge pour la fontaine à eau à son travail prend des allures de thriller… Le tout bercé par la musique des Beatles.

Bien sûr, nous apprenons d’où vient cette fameuse cicatrice, et les histoires racontées par cet homme sur sa jeunesse et les rêves que son grand-père lui racontaient sont absolument fantastiques. J’ai adoré la plume de Gilles Marchand et la fin du roman m’a laissé sans voix. Un magnifique roman que je conseille à tous, c’est beau, c’est touchant et on passe un merveilleux moment…

Chroniques Livres

Le Sang des Dieux et des Rois de Eleanor Herman

Chez Robert Laffont dans la Collection R, avril 2016.
17€90, 560 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
A 16 ans, Alexandre, héritier du trône de Macédoine, est en passe de découvrir son destin de conquérant, mais se trouve irrésistiblement attiré par une nouvelle venue… Katerina doit naviguer dans les eaux troubles des intrigues de cour tout en taisant sa mission secrète : tuer la reine. Mais c’est sans compter sur son premier amour… Jacob est prêt à tout sacrifier pour gagner le cœur de Katerina, même si cela signifie se mesurer à Hephaestion, tueur sous la protection d’Alexandre. Et, par-delà les mers, Zofia, princesse persane fiancée à Alexandre sans l’avoir rencontré, désire changer sa destinée en partant en quête des légendaires et mortels Mangeurs d’Esprit.

Mon avis :
Le Sang des Dieux et des Rois est un excellent premier tome qui nous permet surtout de situer le décors pour la suite des événements et de nous présenter les différents personnages principaux qui viendront se croiser au fil des pages des différents tomes. Dans ce premier tome, nous faisons la connaissance d’Alexandre, le fameux Alexandre héritier du trône de Macédoine qui deviendra le fameux conquérant, mais l’histoire de ce roman ne s’arrête pas là puisqu’elle est mêlée à un aspect fantastique. En effet, il s’agit d’une réécriture de l’histoire et de l’adolescence d’Alexandre le Grand.

Alexandre tient à montrer sa valeur, il refuse d’hériter du trône simplement parce que les choses doivent se passer ainsi, alors aidé de son ami Héphaestion, il va tenter de remporter un concours pour gagner de l’argent de mener sa quête à bien. Mais c’était sans compter sur les autres personnages du roman : dans l’arêne, Héphaestion va affronter Jacob, qui a accompagné Katerina dans la cité. Prêt à tout pour la jeune fille, il va remporter le tournoi pour lui prouver qu’elle peut compter sur lui. Katerina mène elle aussi sa propre quête : elle veut comprendre qui elle est, et pour cela elle doit comprendre ce qui est arrivé à sa mère, qui servait la reine jusqu’à sa naissance. Et pour comprendre, elle va devoir se rapprocher de la reine et la tuer. Zofia, quant à elle, vit de l’autre côté de l’océan et est une princesse. Amoureuse d’un garde, elle va s’enfuir quand elle va apprendre qu’elle est fiancée à Alexandre.

Les personnages sont tous plus ou moins attachants, j’ai eu une préférence pour Héphaestion et Zofia, qui sont plutôt secondaires quand on les compare à Katerina et Alexandre. Alexandre n’a rien du grand combattant que l’on pourrait imaginé et c’est un aspect du personnage que j’ai beaucoup apprécié, avec sa malformation à la jambe il doute énormément de lui, il flanche à plusieurs reprises et se pense incapable de régner correctement sur la Macédoine sans avoir prouvé sa valeur. L’écriture d’Eleanor Herman convient parfaitement au thème, elle est très fluide et pourtant très détaillée, on ressent toutes les recherches effectuées pour l’écriture du roman et c’est très agréable. Le dosage entre historique et fantastique et parfait et les deux se complètent pour former un tout très équilibré.

Les personnages ne vont cesser de se croiser au fil des pages, chacun tentant de mener sa quête à bien et de faire avancer l’intrigue. Même si ce premier tome est un tome introducteur, on ne s’ennuie pas une seule seconde tant il est rempli d’événements et de rebondissements et j’ai hâte de découvrir la suite !

Chroniques Livres

L’Héritière #1 de Melinda Salisbury

Chez Gallimard Jeunesse, avril 2015.
336 pages, 16€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
À la cour du royaume de Lormere, Twylla, dix-sept ans, est promise au prince héritier, selon la volonté des dieux. Elle possède un don, le pouvoir de tuer tous ceux qu’elle touche : elle est l’arme parfaite ! La cruelle reine qui l’a adoptée la contraint à exécuter les traîtres. Jusqu’au jour où Lief, nouveau garde charmant et rebelle, fait vaciller la jeune fille dans sa foi et sa soumission…

Mon avis :
Je me suis plongée dans cette lecture sans savoir du tout à quoi m’attendre, c’est ce qui me plaît le plus quand je me lance dans un nouveau roman : ne rien savoir. J’ai lu le résumé quand je l’ai acheté donc je savais que c’était un livre qui me tentait, puis j’ai attendu suffisamment longtemps avant de le lire pour oublier de quoi ça parlait comme ça la surprise est totale.
Et quelle excellente surprise ! Ce premier tome écrit par Melinda Salisbury nous raconte l’histoire de Twylla, jeune femme de 17 ans qui est l’incarnation d’une ancienne déesse, fille du dieu du soleil et de la déesse de la lune. Son toucher est mortel et la reine l’utilise pour semer la terreur sur le royaume, Twylla est celle qui condamne les voleurs et les traîtres. Elle s’est habituée à vivre seule, à ne toucher personne, elle est condamnée à être solitaire toute sa vie. Les seules personnes qui peuvent la cotoyer sont la famille royale et ses gardes. Elle est d’ailleurs promise au prince héritier, mais qu’elle n’a pas vu depuis plus de deux ans quand le roman commence.
C’est un excellent roman fantastique jeunesse et je suis d’ailleurs très surprise qu’il n’ait pas fait plus parler de lui sur la blogo et sur Booktube ! J’ai été charmée par l’univers que nous crée l’auteure et par la mythologie et les personnages. L’histoire de Twylla et de sa famille biologique comme adoptive est absolument fascinante, cette histoire de dieux, de don, d’héritage, de sacrifice, de dévoreuse de péchés… Tout est très bien pensé et construit autour de Twylla qui joue le rôle principal de cette histoire.
J’ai adoré et je voulais en savoir le plus possible ! La romance qui s’installe et le triangle amoureux (qui ne sont pourtant d’habitude pas toujours ce que je préfère dans les romans fantastiques) apportent ici beaucoup au récit et construisent aident le personnage de Twylla à se construire, elle découvre que finalement, elle aussi est capable de sentiments et peut s’autoriser à ressentir des choses malgré son « don ».
J’aurais malgré tout aimé que certains personnages soient plus développés, comme le coupe royal par exemple et le prince que je n’ai pas su cerner et n’ai pas su deviner s’il était sincère avec Twylla ou s’il la manipulait et se jouait d’elle. Les révélations viennent assez tard dans le roman, mais cela ne m’a pas plus dérangée que cela, je m’y attendais un peu mais le tout est très bien mené et l’univers et la mythologie compensent la prévisibilité des événements.

La fin est génialement génialissime (rien que ça !), puisque Twylla doit faire un choix et les dernières phrases ne nous permettent absolument pas de deviner le choix qu’elle a fait. Il faudra donc attendre le second tome pour savoir ! Melinda Salisbury nous torture 😉

Chroniques Livres

Le Protectorat de l’Ombrelle #5, Sans Âge de Gail Carriger

Chez Orbit, mai 2013.
344 pages, 16€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Lady Maccon est en pleine béatitude domestique. Une béatitude à peine troublée par la fréquentation de quelques loups-garous de la haute société et celle du second placard préféré d’un vampire, sans oublier un bambin précoce ayant des dispositions incontrôlables au surnaturel…
Mais Alexia vient de recevoir un ordre qu’elle ne peut ignorer. Avec mari, enfant et famille Tunstell au complet, elle embarque à bord d’un bateau à vapeur pour traverser la Méditerranée. Direction l’Egypte, une terre qui pourrait bien tenir en échec l’indomptable Alexia. Que lui veut la Reine vampire de la ruche d’Alexandrie ? Pourquoi un ancien fléau s’abat-il de nouveau sur le pays? Et comment diable Ivy est-elle devenue du jour au lendemain l’actrice la plus populaire de tout l’Empire britannique?

Mon avis :
Je vous déconseille de lire ma chronique si vous n’avez pas lu les premiers tomes, je ne vais pas révéler les détails importants de l’intrigue mais pour pouvoir parler de mon ressenti par rapport à ce roman, je suis obligée de parler de certains éléments qui apparaissent au fil des quatre premiers tomes…

Alexia Tarabotti nous emmène ici dans sa cinquième et dernière aventure (du moins, c’est le dernier tome, mais j’imagine qu’elle est loin de mener une vie tranquille). Après avoir affronté des vampires, des meutes de loup-garous et une grossesse, la voici maintenant avec son époux et sa fille en route pour l’Egypte après que la reine de la ruche d’Alexandrie ne l’ait convoquée. Le voyage réunit de nouveau Ivy et Alexia et leur fameux club secret, et c’était un vrai plaisir de retrouver les deux amies toutes deux devenues mamans.

Comme toujours, Gail Carriger nous emmène avec talent dans cette nouvelle aventure qui est encore pleine de rebondissements et d’humour. Je n’ai absolument pas été déçue (si ce n’est que c’est la fin de la saga, alors si, un peu quand même). Après avoir été en Ecosse, nous voilà en Egypte et d’autres coutumes grâce à la ruche d’Alexandrie.

J’ai mis du temps avant de me plonger dans ce cinquième tome (deux ans qu’il traîne dans ma PAL ce petit…) parce que je ne voulais tout simplement pas quitter Alexia, Conall, Ivy, Akeldama et tous les autres auxquels je me suis énormément attachée. J’ai eu un petit pincement au cœur en refermant le livre. L’écriture de Gail Carriger est un vrai régal, bourré de références, de piques, d’ironie et d’humour… C’est un vrai plaisir et Alexia est une héroïne forte et moderne pile comme je les aime. J’ai adoré suivre ces cinq aventures riches en révélations et retournements de situations.

Bien que ce cinquième tome ne soit pas mon préféré (le premier est et restera le meilleur pour moi), j’ai passé un excellent moment et je trouve qu’il s’agit d’une très bonne conclusion à la série !

Chroniques Livres

La voie des Oracles #1, Thya de Estelle Faye

Chez Scrinéo, octobre 2014.
336 pages, 16€90.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
La Gaule, Ve siècle après Jésus-Christ. Cerné par les barbares, miné par les intrigues internes et les jeux du pouvoir, l’Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement. Les vieilles croyances sont mises au rebut, les anciens dieux se terrent au fond des bois, des montagnes et des grottes, les devins sont pourchassés par la nouvelle Eglise. Thya, fille de l’illustre général romain Gnaeus Sertor, a toujours su qu’elle était une Oracle. Il lui faut vivre loin de Rome, presque cachée, en Aquitania, perdue au milieu des forêts. Que faire alors, quand son père, son protecteur, tombe sous les coups d’assassins à la solde de son propre fils ? Il faut fuir, courir derrière la seule chance qu’elle a de le sauver… Se fier à ses visions et aller vers Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a vaincu les Vandales. Et peut-être, le long de ce chemin pavé d’embûches et d’incroyables rencontres voir le passé refaire surface, et réécrire l’Histoire…

Mon avis :
Première lecture chez Scrinéo, premier roman d’Estelle Faye et premier roman qui se déroule à cette époque que je lis… Ce roman a été une véritable découverte du début à la fin et un véritable coup de coeur.

Ce premier tome de La Voie des Oracles nous présente Thya, fille du général Gnaeus qui vit cachée  et surprotégée par son père parce qu’elle est une oracle. Mais tout vient à changer lorsque son père est attaqué et grièvement blessé, Thya prend alors la fuite et suite à une vision, prend la route pour Borg. En chemin, elle rencontre Enoch et un ancien camarade de son père qui l’aideront à atteindre son but et comprendre qui elle est et pourquoi cette vision ne cesse de la hanter.

En plus d’être une fabuleuse découverte, ce premier tome est un vrai voyage et une vraie immersion en Gaule et j’ai trouvé que le mélange historique et fantastique fonctionnait à merveille. Le tout est très bien balancé et mesuré, ce n’est jamais trop et tout reste vraiment très réaliste malgré la présence des visions et des vieilles croyances, des anciens dieux, des oracles… Les personnages sont tous très attachants et réalistes, ils ont tous des défauts comme des qualités et apportent énormément au récit. Thya est une héroïne que j’ai adoré suivre, elle évolue énormément au cours de ce premier tome et j’ai hâte de découvrir qu’elle sera son évolution au cours des tomes suivants.

L’écriture d’Estelle Faye porte le tout avec brio et m’a transportée du début du roman jusqu’à la dernière page. J’ai beaucoup apprécié que ce premier tome ne révèle pas tout et en laisse pour la suite, qu’il nous permette d’en apprendre plus dans les suivants. La seule chose que je pourrais reprocher à ce premier tome serait qu’au final, l’intrigue n’a pas vraiment avancée. Certes, Thya parvient à Borg mais j’attendais plus de révélations.

En définitive, c’est un vrai coup de cœur pour un roman très intéressant, avec une époque qui ne cesse de me surprendre. Le mélange entre le fantastique et le réalisme fonctionne à merveille et cette série semble vraiment très prometteuse !

Chroniques Livres

Les étoiles de Noss Head #3, Accomplissement de Sophie Jomain

Chez J’ai Lu, janvier 2016.
476 pages, 7€20.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
« Je n’avais aucune idée du tour qu’allait prendre ma vie, absolument aucune. J’allais avoir 19 ans dans quelques jours et j’étais devenue ce que je n’aurais jamais dû être. Le destin m’avait surprise, j’étais magnifique, d’une allure renversante. J’aurais pu défier n’importe quelle reine de beauté, mais c’est bien tout ce qu’il me restait… Toute une vie dans la peau de quelqu’un que je n’étais pas, que je détestais. Et si je me trompais ? Et si tout pouvait redevenir comme avant ? Je ne le savais pas encore, mais tout allait être différent… »

Mon avis :
Après la fin du second tome, je n’avais qu’une hâte : que l’édition J’ai Lu du troisième tome sorte afin que je puisse savoir ce qu’il allait advenir d’Hannah et Leith. Les tomes sont déjà tous sortis chez France Loisirs et les éditions Rebelle, mais en tant que collectionneuse je ne pouvais pas avoir commencé dans une édition et poursuivre dans une autre : j’ai pris mon mal en patience.

Sophie Jomain a le don de nous donner des fins atroces pour les nerfs, en plus d’avoir une écriture vraiment très agréable et fluide qui nous permet de nous replonger immédiatement dans son univers et auprès de ses personnages. J’ai beau avoir lu le second tome plusieurs mois (peut-être même un an) avant que je ne lise le troisième tome, je m’en souvenais très bien et j’ai réussis à me replonger tout de suite sans avoir à relire rapidement ce qu’il s’était passé avant. Les personnages sont toujours aussi attachants, on passe par beaucoup d’émotions grâce au nouveau statut d’ange noir d’Hannah. Ce que j’aime particulièrement avec cette saga c’est que Sophie Jomain nous fait revisiter les mythes des vampires et des loup-garous, ils sont tels qu’on ne les a jamais vus dans d’autres romans et cela fait vraiment du bien !
Hannah connaît ici une vraie évolution, elle n’est plus la petite humaine fragile qu’il faut protéger et elle prend confiance grâce à ses nouvelles capacités. J’ai adoré la voir prendre les devants.

On retrouve tout ce qui m’a plu dans les deux premiers tomes : bien sûr la dynamique et la relation entre Hannah et Leith qui ont une alchimie folle, les personnages plus secondaires comme Darius, Gwen et la meute des loups. La relations tellement compliquée entre les loups et les vampires est loin de s’arranger, mais la présence d’Hannah va les forcer à faire alliance contre un ennemi commun puisqu’Hannah apprend qu’il se pourrait bien qu’être un ange noir pour toujours ne soit peut-être pas la seule solution qui s’offre à elle.

Encore une fois, j’ai passé un excellent moment et j’ai dévoré ce troisième tome. Et encore une fois, Sophie Jomain nous offre une fin qui m’a fait me tirer les cheveux, les derniers chapitres sont tellement intenses que j’avais du mal à respirer et j’avais peur pour les personnages. Je trouve que la saga aurait pu s’arrêter là avec une fin ouverte, j’attends donc de voir ce que va nous offrir le prochain tome !