Bookhaul

Ces nouveautés qui m’intéressent… #1

Voici un petit rendez-vous que j’aimerais vous proposer de manière régulière, afin de parler de sorties récentes qui pourraient bien rejoindre ma pile à lire. Des sorties dont on ne parle pas forcément sur les réseaux sociaux, blogs, Instagram ou Youtube. D’autres qui, au contraire, feront phénomène dès leur sortie. Je ne critique absolument pas les livres qui bénéficient d’une plus grande mise en lumière que d’autres, mais avec toutes les nouveautés qui arrivent en librairie chaque semaine, il est parfois difficile pour un auteur et un ouvrage de se faire une place. Etant la plupart du temps en librairie, j’ai la chance de voir arriver des livres qui pourraient être de petites pépites si seulement on leur donnait une chance.

J’espère pouvoir en lire un maximum, mais avec l’approche de mes examens et mon mémoire que je dois préparer au maximum, je ne promets rien. J’espère également que cet article pourra vous faire découvrir quelques titres qui vous feront envie ! 🙂


Où passe l'aiguilleOù passe l’aiguille de Véronique Mougin (Flammarion – 21.00€ – 31/01/2018)
Et voici Tomas, dit Tomi, gaucher contrariant, tête de mule, impertinent comme dix, débrouillard comme vingt, saisi en 1944 par la déportation dans l’insouciance débridée de son âge – 14 ans. Ce Tom Sawyer juif et hongrois se retrouve dans le trou noir concentrationnaire avec toute sa famille. Affecté à l’atelier de réparation des uniformes rayés alors qu’il ne sait pas enfiler une aiguille, Tomas y découvre le pire de l’homme et son meilleur : les doigts habiles des tailleurs, leurs mains invaincues, refermant les plaies des tissus, résistant à l’anéantissement. À leurs côtés, l’adolescent apprendra le métier. Des confins de l’Europe centrale au sommet de la mode française, de la baraque 5 aux défilés de haute couture, Où passe l’aiguille retrace le voyage de Tomi, sa vie miraculeuse, déviée par l’histoire, sauvée par la beauté, une existence exceptionnelle inspirée d’une histoire vraie.


Le gang des prodiges t.1Le gang des prodiges #1 de Marissa Meyer (Pocket Jeunesse – 19.90€ – 01/02/2018)
Il y a plus de dix ans, les Renégats, un groupe d’hommes et de femmes détenteurs de pouvoirs surhumains, ont vaincu les super-vilains. Ils font désormais régner la paix et la justice. Cependant les super-vilains n’ont pas disparu… Parmi eux, Nova, qui continue à lutter contre les Renégats, responsables de la mort de sa famille. Prête à tout, elle infiltre leur repaire. Mais lorsqu’elle se lie d’amitié avec le fils adoptif des deux principaux Renégats, ses certitudes vacillent…


Amour monstre de Katherine Dunn (Gallmeister – 11.80€ – 01/02/2018)
La joyeuse famille Binewski est tout sauf banale. Ivres d’amour et nourrissant de grands projets pour leur spectacle itinérant, Al et Lil décident d’engendrer à coup d’amphétamines et de radiations la plus belle brochette de phénomènes de foire au monde. Et les résultats sont impressionnants ! Pour autant, cette famille d’enfants montres est habitée de passions bien humaines… Un roman culte finaliste du National Book Award et best-seller aux États- Unis depuis vingt-cinq ans.

Le collectionneurLe collectionneur de Christine Orban (Libretto – 7.70€ – 01/02/2018)
« Il s’agit d’une pièce unique au monde. Une pièce qu’aucun collectionneur, même dans ses rêves les plus fous, n’aurait espéré rencontrer une fois dans sa vie, et encore moins posséder. » L’apparition de cette prodigieuse monnaie va entraîner deux hommes qu’animent une passion et un sens de l’honneur hors du commun dans un affrontement sans concessions et provoquer un effroi insondable proche de la malédiction. Un huis clos plein de mystère, de raffinement et de rebondissements.

Jeux de miroirsJeux de miroirs de Eugen-Ovidiu Chirovici (Pocket – 7.40€ – 01/02/2018)
Cette fois, il tient peut-être un best-seller. Pour Peter Katz, agent littéraire, le manuscrit qu’il reçoit a tout pour faire un succès : l’assassinat à Princeton du professeur Wieder, star de la psychologie cognitive, est un mystère vieux de trente ans… Le voilà raconté noir sur blanc, de l’intérieur : jeux de pouvoir, triangle amoureux, tout est là. Mais le texte s’arrête à la nuit du meurtre et son auteur vient de mourir… Qu’à cela ne tienne, Katz embauche un journaliste d’investigation pour écrire la suite du livre. De souvenirs en faux-semblants, celui-ci va se retrouver pris au piège d’un maelström de fausses pistes. Et si la vérité n’était qu’une histoire parmi d’autres ?

Demain les chatsDemain les chats de Bernard Werber (Le Livre de Poche – 7.30€ – 31/01/2018)
À Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine.
Et vous, avez-vous vu des sorties qui vous tentent particulièrement ?
Chroniques Livres

Dragon de Glace de George R.R. Martin

Chez Flammarion, octobre 2015.
116 pages, 12€90.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
« D’un blanc cristallin, ce blanc dur et froid, presque bleu, le dragon de glace était couvert de givre ; quand il se déplaçait, sa peau se craquelait telle la croûte de neige sous les bottes d’un marcheur et des paillettes de glace en tombaient. Il avait des yeux clairs, profonds, glacés. Il avait des glaçons pour dents, trois rangées de lances inégales, blanches dans la caverne bleue de sa bouche. S’il battait des ailes, la bise se levait, la neige voltigeait, tourbillonnait, le monde se recroquevillait, frissonnait. S’il ouvrait sa vaste gueule pour souffler, il n’en jaillissait pas le feu à la puanteur sulfureuse des dragons inférieurs. Le dragon de glace soufflait du froid. »

Mon avis :
Je connaissais déjà Dragon de Glace avant la sortie de cette édition chez Flammarion, par le biais d’un recueil de nouvelles de George R.R. Martin publié par ActuSF. Dragon de Glace était d’ailleurs la nouvelle que j’avais le plus appréciée du recueil, par son univers fantastique. Quand j’ai vu que cette magnifique édition sortait, j’ai craqué. L’objet livre est vraiment sublime : la couverture est cartonné, il y a une jaquette illustrée au dos, un petit dragon sur la couverture du livre, et les illustrations à l’intérieur sont juste magnifiques et collent complètement avec l’ambiance de la nouvelle ! Le prix de cette édition n’est pas du tout excessif, en plus de ça.

Cette nouvelle est très courte et nous plonge immédiatement dans cet univers créé par George R.R. Martin. C’est un monde et un univers très éloigné de celui de Game of Thrones mais qui connaît quand même quelques points communs, principalement le dragon et l’hiver. Ici, l’auteur nous présente le lien qu’entretient une jeune fille avec un dragon de glace, animal fantastique et responsable de l’hiver qui fait taire la nature. Je trouvais déjà que la nouvelle était sublime et très prenante, mais les illustrations ajoutent un vrai plus, c’est presque un conte.

Je suis ravie de voir que les écrits de George R.R. Martin commencent enfin à se varier un peu en France, grâce au succès de Game of Thrones (merci à la série!), cela me permet de faire de magnifiques découvertes. Voici deux exemples d’illustrations que l’on retrouve dans cette édition et le fameux petit dragon sur la couverture :

Chroniques Livres

Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi – Mathias Malzieu

Éditeur : Flammarion
Prix : 15€ (disponible en poche)
Note : ★★★☆☆

Résumé :
Mathias, un jeune homme d’une trentaine d’années, vient de perdre sa mère. Sur le parking de l’hôpital, il rencontre un géant qui l’aide à accepter de vivre malgré cette disparition et l’invite à un voyage fantastique dans le pays des morts. Cette évasion dans l’imaginaire lui permettra de passer d’un monde enfantin peuplé de super héros rassurants au monde plus cru et cruel des adultes. Dans la lignée d’un Tim Burton ou d’un Lewis Carroll, Mathias Malzieu signe ici un texte unique, à la fois conte d’initiation survolté et roman intimiste bouleversant. Un texte d’une force, d’une drôlerie et d’une poésie universelles, écrit parfois comme on peut crier sa douleur, ou l’envelopper dans le coton de ses rêves.

Mon avis :
Après avoir lu La Mécanique du Coeur de Mathias Malzieu, je n’ai pas hésité à me plonger dans ce « roman » quand je l’ai vu à la médiathèque. Je savais que ce serait une belle lecture. L’écriture de Mathias Malzieu est poétique, belle, difficile à décrire à ceux qui ne l’ont pas encore expérimentée. Le thème est difficile, et je me suis parfois reconnue dans le personnage principal. Je pense que toutes les personnes ayant vécu le décès d’un membre de leur famille proche pourront reconnaître certains passages, et la plume de Mathias Malzieu rend tout cela d’autant plus touchant.

Le fait d’allier l’aspect personnel du décès de sa mère, et l’aspect fantastique avec un géant  docteur en ombrologie… La combinaison des deux fonctionne plutôt bien. Sans cet aspect fantastique, je ne pense pas que l’écriture aurait suffit à me plonger dans l’histoire. On alterne les passages sombres avec les passages drôles, les passages tristes et les passages émouvants… Malgré tout, j’ai eu du mal à ne pas décrocher. Je ne suis pas familière à cet univers, je ne connais Mathias Malzieu qu’en tant qu’auteur, pas en tant que membre de Dionysos… Mais face à un tel sujet, il m’est difficile de critiquer, quand on voit combien cela lui semblait important, on sent qu’il était nécessaire pour lui d’en parler… à sa façon. J’ai trouvé des passages très longs, d’autres durs à lire.

C’est un roman intime, pudique, à l’univers très particulier qui ne pourra forcément pas plaire à tout le monde.