Chroniques Livres

Les quatre filles du Dr. March de Louisa May Alcott

Chez Folio Junior, édition de septembre 2009.
373 pages, 8€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Une année, avec ses joies et ses peines, de la vie de Meg, Jo, Beth et Amy March, quatre sœurs âgées de 11 à 16 ans. Leur père absent – la guerre de Sécession fait rage et il est aumônier dans l’armée nordiste -, elles aident leur mère à assumer les tâches quotidiennes. Ce qu’elles font avec leur caractère bien différent : Meg, la romantique, qui va éprouver les émois d’un premier amour ; Jo, qui ne se départit jamais d’un humour à toute épreuve ; la généreuse Beth ; la blonde Amy, enfin, qui se laisse aller parfois à une certaine vanité…

Mon avis :
La quatre filles du Dr. March, c’est le genre de livre dont on connaît l’histoire sans avoir lu le livre, on a vu les différentes adaptations à la télé, tout le monde connaît le titre mais ne se donne pas forcément la peine de lire ce classique de la littérature jeunesse qui compte plusieurs tomes. Après l’avoir trouvé en occasion à petit prix, je me suis lancée dans l’aventure et je ne regrette absolument pas, c’est toujours un plaisir de découvrir ces grands classiques, surtout ceux qui sont tellement connus, et d’autant plus quand on apprécie sa lecture.

Le roman en lui-même n’a rien de vraiment exceptionnel : nous suivons les aventures des quatre filles du Dr March et de leur mère, qui attendent son retour du front. Les quatre jeunes filles (Meg, Jo, Beth et Amy) ont chacune une personnalité bien marquée et différente de celle de ses sœurs et cela permet à l’histoire d’être si intéressante et de nous faire continuer, bien qu’il ne s’y passe pas beaucoup de choses. En effet, l’intrigue est des plus simple et il n’y a pas beaucoup d’action puisque nous suivons tout simplement les aventures de ces quatre jeunes filles et leur quotidien en attendant le retour de leur père. C’est la rencontre avec Laurie Laurence, leur jeune voisin, qui va devenir leur ami et déclencher ces aventures.

L’écriture de Louisa May Alcott permet de nous plonger au 19ème siècle et le quotidien des femmes pendant la guerre de Sécession aux Etats-Unis, pendant que les hommes sont partis combattre ou aider au front comme le Dr. March. Son style est très poétique et fluide, très agréable à lire et c’est ce qui compense la légèreté de l’intrigue et le peu d’action. Elle met énormément de détails dans la personnalité de ses personnages, les rend presque tangibles et nous donne envie de les connaître un peu plus à chaque fois que l’on tourne une page et découvre une nouvelle aventure orchestrée par l’une des filles. Certes il ne se passe pas d’événement mouvementé, mais il se passe tout de même beaucoup de choses si l’on se place au niveau de ces jeunes filles.

Un excellent roman qui se lit très vite et qui a le mérite de nous décrire la situation des femmes pendant la guerre de Sécession. Un roman qui nous donne envie d’en découvrir plus grâce à ces jeunes filles toutes les quatre différentes et uniques mais très attachantes.

Chroniques Livres

Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent

Chez Folio, août 2015.
208 pages, 7€00.
Ma note : ★★★★☆

Résumé :
Employé discret, Guylain Vignolles travaille au pilon, au service d’une redoutable broyeuse de livres invendus, la Zerstor 500. Il mène une existence maussade mais chaque matin en allant travailler, il lit aux passagers du RER de 6 h 27 les feuillets sauvés la veille des dents de fer de la machine… Dans des décors familiers transformés par la magie de personnages hauts en couleurs, voici un magnifique conte moderne, drôle, poétique et généreux : un de ces livres qu’on rencontre rarement.

Mon avis :
Un livre qui parle de livres, quoi de mieux pour les passionnés de lecture ? Cette sortie poche n’est pas passée inaperçue et je me suis donc laissée tenter. Je ne regrette absolument pas.

Le liseur du 6h27, c’est l’histoire de Guylain Vignolles, employé dans une usine qui détruit des livres invendus et qui pompe toute son énergie, toute sa joie de vivre, mais qui, chaque matin lors de son trajet en RER, lit quelques feuillets trouvés lors du nettoyage de la machine de l’usine à haute voix aux autres passagers, intéressés ou non. C’est un petit roman qui se lit très vite, et malgré un début un peu lent où je ne voyais pas trop où l’auteur voulait en venir, j’ai réussi à finalement me plonger dans cette histoire et je l’ai trouvé très tendre. Guylain est un personnage très attachant, que l’on aimerait protéger, rencontrer, aider…

L’écriture de Jean-Paul Didierlaurent est très agréable et nous fait passer par toutes sortes d’émotions. Le mal être de Guylain est presque palpable et toutes ces petites aventures qui viennent chambouler sa vie grâce à la lecture mettent vraiment du baume au coeur du lecteur, qui lui (normalement) comprend bien cet amour pour les livres. Les personnages principaux sont très attachants et la quête des derniers chapitres pour retrouver la fameuse Julie m’a vraiment tenue en haleine. Mais finalement, à part la deuxième partie concernant cette fameuse clé USB et cette dame-pipi, il ne se passe pas énormément de choses et c’est plutôt lent, sans pour autant être désagréable. L’atmosphère générale du livre est très triste et terne au début, et glisse progressivement vers quelque chose de bon, de doux, nous laissant apparaître les bienfaits de la lecture et des rencontres que cela peut apporter. La fin était très touchante également. Un petit feel-good book qui plaira à tous les fans de lecture.

Bilan

Bilan de juin 2015

Nous sommes en juillet, c’est l’heure du bilan du mois de juin !
J’ai pas mal vidé ma PAL au mois de juin, puisque l’été à commencé et j’ai l’intention de la faire diminuer au maximum pendant la période estivale.
Des bande-dessinées et des mangas :
Le Secret du Pape (Le Scorpion #2) La Croix de Pierre (Le Scorpion #3) Alienor, la légende noire 1 (Les reines de sang #1)
Alienor, la légende noire 2 (Les reines de sang #2) Alienor, la légende noire 3 (Les Reines de sang #3) Aliénor, la légende noire 4 (Les reines de sang, #4)
Tseu Hi, La Dame dragon (Reines de sang, #1) Emma, tome 3/5 Ad Astra (Ad Astra, #5)
Des romans :
Le Collier rouge Far from the Madding Crowd La huitième couleur (Les annales du Disque-Monde, #1)
22/11/63 Héritage (Night School, #2) Rupture (Night School, #3)
Les portes du paradis (Les vampires de Manhattan, #7) Le prix de l'hérésie (Giordano Bruno, #1)
Mes coups de coeur de ce mois de juin sont sans conteste Far from the Madding Crowd de Thomas Hardy ainsi que les deux tomes de Night School de C.J. Daugherty et le troisième tome double de Emma de Kaoru Mori.
Mes déceptions reviennent aux Portes du Paradis de Melissa de la Cruz et à Tseu Hi de Philippe Nihoul. Comme expliqué dans ma chronique, les Portes du Paradis ne me convenaient plus, j’ai attendu trop longtemps avant de pouvoir lire cette fin de série et je me suis lassée. Pour Seu Hi, j’ai trouvé qu’il y avait énormément de sexe (ce qui n’était, en plus, pas toujours utile) et que l’histoire n’avançait pas du tout au final, contrairement aux tomes d’Aliénor, dans la même collection des Reines de Sang. Je ne continuerai donc pas cette série, mais commencerai celles sur les autres reines.
Chroniques Livres

Le Livre de la Jungle de Rudyard Kipling

Lien Amazon : Le livre de la jungle
Lien Goodreads Le livre de la jungle
Éditeur : Folio
Prix : 6.10€
★★★★☆

Résumé :
On connaît sous le nom de Livre de la jungle les aventures du jeune Mowgli en dessin animé ou film. Mais l’ouvrage original de Rudyard Kipling regroupe en fait sept récits. Les trois premiers mettent en scène Mowgli, petit garçon volé dans un village par le tigre Shere Khan, sauvé par un clan de loups et pris sous leur protection par la panthère Bagheera et l’ours Baloo. Viennent ensuite les aventures de Kotick, le phoque blanc qui cherche pour ses semblables un lieu où les hommes ne pourront pas les massacrer ; de Rikki-tikki-tavi, adorable mangouste qui sauve son petit maître d’un terrible couple de cobras ; de Toomai, le petit cornac qui voulait voir danser les éléphants… L’auteur, conteur magnifique, grand amoureux et connaisseur de l’Inde et de la nature, propose un voyage fabuleux au coeur de la jungle, parmi les loups, les tigres et les éléphants. Dans son monde, les animaux parlent et font souvent montre de sagesse, parfois de cruauté, ils sont effrayants comme Kaa le serpent ou Shere Khan le tigre, attachants comme Rikki-tikki-tavi la mangouste…

Mon avis :
Le livre de la jungle est en fait un recueil de nouvelles et seules les premières ne concernent la jungle et l’histoire que nous connaissons par le film de Disney. J’ai trouvé que l’écriture de Rudyard Kipling était très poétique mais parfois très chargée et elle pourrait décourager certains lecteurs. Les nouvelles sont comme de petits contes, où les animaux prennent la parole pour nous raconter leurs histoires. Elles sont toutes intéressantes et apportent toutes quelque chose en plus mais j’ai particulièrement aimé le fait qu’il y ait des paroles de chansons, Disney n’a presque rien inventé en fait… 😉

Les nouvelles qui suivent celles sur Mowgli parlent d’un phoque, de serpents, d’une mangouste, d’un mulet… Le sujet reste le même : des animaux et des hommes. Globalement, ma lecture a été très agréable, je voulais surtout connaître l’histoire originale et non pas me fixer sur le Disney, et malgré tout, je trouve que cela reste une adaptation plutôt correcte. Certains éléments sont différents bien sûr, Kaa n’est pas vraiment méchant, Baloo n’est pas l’ours fainéant que l’on voudrait nous faire croire, et Shere Kahn ne termine pas l’histoire en s’enfuyant… Dans le livre, on voit beaucoup plus les hommes et les loups, certains personnages sont plus présents et certains n’existent carrément pas dans le Disney (ce que je comprends, trop de personnage ce n’est pas possible à adapter). Je vous conseille tout de même de lire au moins les premières nouvelles pour ceux qui ont adoré le Disney et qui voudraient se plonger un peu plus dans cet univers.