Chroniques Livres

Nos vies en mille morceaux – Hayley Long

Chez Gallimard jeunesse, août 2018, 325 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Comment reprendre goût à la vie quand on a tout perdu ? Le cheminement de deux frères renversant, chaleureux et tout en finesse.
Le monde de Griff et Dylan, 13 et 15 ans s’écroule à la fin de l’été, quand un accident de voiture les laisse orphelins. Installés à New-York depuis peu, ils sont d’abord recueillis par Blessing, collègue bienveillante de leurs parents. Puis à l’autre bout du monde, dans une petite ville du pays de Galles, chez un oncle et une tante qu’ils ne connaissent pas. Dylan veille sur son petit frère comme sur la prunelle de ses yeux, tandis que Griff sort de son isolement grâce à l’affection de son entourage et aux amitiés qu’il commence à nouer. Dylan, de son côté, trouvera-t-il le paix intérieure?

Mon avis :
Je tiens à remercier les éditions Gallimard jeunesse qui ont accepté de m’envoyer ce service presse !

Nos vies en mille morceaux est un roman qui nous fait passer par toute une palette d’émotions. Nous commençons par faire la connaissance des deux personnages principaux : Griff et Dylan, deux adolescents de 13 et 15 ans, qui alors qu’ils reviennent de vacances d’été avec leurs parents, ont un accident. Ils se retrouvent alors orphelins et vont être recueillis provisoirement par Blessing, la collègue de leurs parents professeurs de collège, puis finalement par leur tante Dee, au Pays de Galles. Dylan et surtout Griff, qui a plus de mal à accepter la situation, vont devoir se reconstruire.

Le merveilleux atout de ce roman est sans conteste la richesse des personnages. Griff est un enfant complètement perdu, surprotégé par son frère Dylan. Le premier va devoir se trouver une nouvelle place dans le monde après la perte de ses parents, aidé par le second. Les personnages secondaires sont tout aussi intéressants et attachants : d’abord Blessing, qui amènera la touche musicale (et très importante) du roman, Dee et son époux, la jeune Hari, mais également les personnages âgées auxquelles cette dernière et Griff vont rendre visite. Chaque personnage apporte une nouvelle information au roman et ajoute sa pierre à l’édifice.

Un réel effort de mise en page a été fait sur ce roman (j’ignore si elle est identique en version originale), ce qui donne une vraie dynamique à l’histoire et surtout aux dialogues. La typographie n’a pas la même taille en fonction de l’intonation utilisée par les personnages, en fonction de s’ils chuchotent ou s’ils parlent fort, la police sera plus grande ou plus petite. Des sauts de ligne sont utilisés aussi pour Dylan, quand il décide de se couper du monde et part dans ses pensées, cela nous permet de découvrir par des flash-backs des moments partagés avec leurs parents. Des petits détails et des choix de mise en page permettent vraiment de porter l’attention sur certains éléments et de se plonger totalement dans l’expérience tragique que sont en train de vivre ces deux adolescents.

L’auteure a choisi de jouer sur un certain effet de surprise dans le roman, qui n’a pas forcément fonctionné sur moi parce que j’ai rapidement deviné de quoi il était question. Cependant je trouve l’idée excellente et je pense que les lecteurs qui ne devineront pas n’auront qu’une envie : relire le roman pour le découvrir d’un œil nouveau. Nos vies en mille morceaux est un roman très touchant, qui aborde les thèmes du deuil, de l’adolescence, du lien fraternel et familial avec beaucoup de sensibilité, un peu d’humour et une belle justesse. C’était une très jolie lecture.

Bookhaul

Les livres que j’emmène en vacances

Aujourd’hui c’est départ en vacances ! Je quitte la région parisienne pour partir une quinzaine de jours chez ma sœur, en Corrèze. Au programme : passer du temps en famille et bien sûr, lire ♥ Je vais profiter de ces vacances au calme pour tenter d’écouler quelques livres qui traînent dans ma PAL depuis (trop) longtemps mais que j’ai une envie folle de découvrir 😀

Je vous présente ma sélection papier :

40681458♦ Nos vies en mille morceaux de Hayley Long (chez Gallimard Jeunesse, sortie le 16 août 2018) : Le monde de Griff et Dylan, 13 et 15 ans, s’écroule à la fin de l’été, quand un accident de voiture les laisse orphelins. Installés à New York depuis peu, les deux frères sont d’abord recueillis par Blessing, collègue haute en couleur de leurs parents. Puis à l’autre bout du monde, chez un oncle et une tante qu’ils ne connaissent pas, dans une petite ville du Pays de Galles, où ils trouvent bienveillance et nouvelles amitiés. Dylan n’a qu’une idée en tête : aider Griff à revivre, protéger son petit frère. Mais il a lui-même son propre chemin à faire, et une dernière vérité à affronter.

 

L'auberge entre les mondes, tome 1 : Péril en cuisine !♦ L’auberge entre les mondes, tome 1, de Jean-Luc Marcastel (chez Flammarion Jeunesse) : Nathan et son ami font un stage d’été dans une auberge. Très vite, des phénomènes étranges se produisent : les murs bougent et l’atmosphère semble emplie de magie. Ils découvrent que le bâtiment se trouve au carrefour de plusieurs mondes, sur lesquels des créatures malfaisantes tentent d’installer leur hégémonie.

 

 

 

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Les Petites Reines de Clémentine Beauvais (chez Sarbacane) : À cause de leur physique ingrat, Mireille, Astrid et Hakima ont gagné le « concours de boudins » de leur collège de Bourg-en-Bresse. Les trois découvrent alors que leurs destins s’entrecroisent en une date et un lieu précis : Paris, l’Élysée, le 14 juillet. L’été des « trois Boudins » est donc tout tracé : destination la fameuse garden-party de l’Élysée !!! Et tant qu’à monter à Paris, autant le faire à vélo – comme vendeuses ambulantes de boudin, tiens ! Ce qu’elles n’avaient pas prévu, c’est que leur périple attire l’attention des médias… jusqu’à ce qu’elles deviennent célèbres !!! Entre galères, disputes, rigolades et remises en question, les trois filles dévalent les routes de France, dévorent ses fromages, s’invitent dans ses châteaux et ses bals au fil de leur odyssée. En vie, vraiment.

 

26047310Rebel of the Sands de Alwyn Hamilton (chez Faber & Faber, disponible en français chez Pocket Jeunesse sous le titre Rebelle du désert) : « Tell me that and we’ll go. Right now. Save ourselves and leave this place to burn. Tell me that’s how you want your story to go and we’ll write it straight across the sand. »
Dustwalk is an unforgiving, dead-end town. It’s not the place to be poor or orphaned or female. And yet Amani Al’Hiza must call it ‘home’. Amani wants to escape and see the world she’s heard about in campfire stories. Then a foreigner with no name turns up, and with him she has the chance to run. But the desert plains are full of dangerous magic. The Sultan’s army is on the rise and Amani is soon caught at the heart of a fearless rebellion… An epic story of swirling desert sands, love, magic and revolution.

 

31574408♦ Traitor to the Throne de Alwyn Hamilton (chez Faber & Faber) : This is not about blood or love. This is about treason. Nearly a year has passed since Amani and the rebels won their epic battle at Fahali. Amani has come into both her powers and her reputation as the Blue-Eyed Bandit, and the Rebel Prince’s message has spread across the desert – and some might say out of control. But when a surprise encounter turns into a brutal kidnapping, Amani finds herself betrayed in the cruellest manner possible.
Stripped of her powers and her identity, and torn from the man she loves, Amani must return to her desert-girl’s instinct for survival. For the Sultan’s palace is a dangerous one, and the harem is a viper’s nest of suspicion, fear and intrigue. Just the right place for a spy to thrive… But spying is a dangerous game, and when ghosts from Amani’s past emerge to haunt her, she begins to wonder if she can trust her own treacherous heart.

 

25510671La croix de feu (Outlander, #5) de Diana Gabaldon (chez J’ai lu) : 1770, Caroline du Nord. Exilés dans le Nouveau Monde, les Fraser y ont trouvé leur place. Claire, devenue guérisseuse, tente d’aider les gens grâce à ses remèdes et ses connaissances. De son côté, Jamie a gagné la confiance du gouverneur. Néanmoins, la guerre d’Indépendance approche à grands pas et des émeutes éclatent de toute part. Inconscients du danger qui les guette, Claire et Jamie sont rejoints par leur fille Brianna. Ensemble, parviendront-ils à réécrire l’histoire ?

 

 

28798691La fille de l’irlandais de Susan Fletcher (chez J’ai lu) : Eve, petite fille rousse et délurée, est recueillie par ses grands-parents à la mort soudaine de sa mère, dans un village au cœur du pays de Galles. À cause de sa chevelure rousse indomptable, elle doit faire face au mépris et à la méfiance. Mais lorsqu’une enfant disparaît mystérieusement, la vie des villageois bascule : enquête, soupçons et mensonges deviennent le quotidien. Au milieu de cette effervescence, Eve, perdue, tente de percer les secrets de sa vie et de sa naissance. Dans ce roman, les pièces du puzzle s’imbriquent progressivement pour former un magnifique conte d’innocence perdue.

 

25451851Le chant d’Achille de Madeline Miller (chez Pocket) : Le jeune Patrocle est envoyé dans le royaume de Phthie. Il y rencontre Achille qui est tout ce qu’il n’est pas : un jeune prince brillant, aimé et admiré. Patrocle devient son écuyer. Rien ne devrait les rapprocher et, pourtant, les deux jeunes hommes nouent des liens d’amitiés très forts qui évoluent en passion amoureuse. Achille sait qu’il est appelé à vivre un destin exceptionnel. Il s’engage donc immédiatement pour faire le siège de Troie. Patrocle, beaucoup moins héroïque, suit son ami à contre cœur. La guerre de Troie éprouvera les deux hommes. Elle ébranlera leur histoire d’amour et remettra également en question leurs convictions les plus profondes.
Contre toute attente, c’est Patrocle qui trouvera une mort héroïque, vaincu par la colère des dieux. Achille, dévasté, rongé par le chagrin et la culpabilité, mourra à son tour.

 

41058338J’ai toujours cette musique dans la tête de Agnès Martin-Lugand (chez Pocket) : Yanis et Véra s’aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Mais Yanis, autodidacte talentueux dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse le chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et financé par un client providentiel qui ne jure que par lui, Yanis se lance à son compte, enfin. Mais la vie qui semblait devenir un rêve éveillé va soudain prendre une tournure plus sombre. Saura-t-il échapper à une spirale infernale ? Son couple résistera-t-il aux ambitions de leur entourage ?

 

Ils ne sont pas les seuls à partir en vacances avec moi, puisque j’emmène également ma liseuse chargée à bloc de nouveautés de la rentrée littéraire et d’autres romans et essais en tous genres !
Les avez-vous lus ? Appréciés ? Dites-moi tout ! 🙂

Chroniques Livres

Le club de l’Ours Polaire #1, Stella et les mondes gelés de Alex Bell

Chez Gallimard jeunesse, janvier 2018, 368 pages.
Illustré par Tomislav Tomic / Traduit par Faustina Fiore
Ma note : ★★★★☆
Quatrième de couverture :

Stella Flocus Pearl a toujours voulu accompagner son père sur les terres inconnues de ses voyages. Son rêve se réalise le jour de ses douze ans : partir en exploration avec le Club de l’Ours Polaire ! Aux côtés d’un chuchoteur de loups, d’un magicien snob et arrogant et d’un demi-elfe timide et maladroit, Stella se lance à la conquête des étendues polaires. Mais une catastrophe vient bouleverser l’expédition et d’innombrables dangers se dressent bientôt sur leur chemin. Un univers magique peuplé de fées et de yétis, d’engeleurs et de pirates des neiges…

Mon avis :
Voici un roman que je n’avais absolument pas vu passer sur les réseaux sociaux ou en librairie à sa sortie. Ce n’est qu’en me rendant en librairie pendant ma semaine de cours que je l’ai vu au rayon jeunesse et que j’ai été attirée par sa couverture pleine de détails et par son titre accrocheur : Le club de l’Ours Polaire. Une camarade de promotion l’avait reçu en service de presse et me l’a donc prêté, je l’ai lu d’une traite en deux jours à peine tant l’histoire m’a tout de suite entraînée au fil des pages !
Nous découvrons le personnage de Stella Floccus, une toute jeune adolescente qui rêve de rejoindre le Club de l’Ours Polaire, dans lequel son père adoptif part toujours à l’aventure. Malheureusement, elle n’a pas le droit d’en faire partie parce qu’elle est une fille. Félix, son père adoptif qui l’a trouvé lors d’une expédition, alors qu’elle n’était qu’un bébé et déposée dans la neige, va cependant tout faire pour l’embarquer avec lui dans cette nouvelle expédition qui s’annonce plus intéressante que jamais : partir au point le plus froid du Pôle. Il faut dire que ce serait un magnifique cadeau d’anniversaire pour la jeune fille qui rêve d’aventures. Stella va alors faire la connaissance trois autres jeunes aventuriers embarqués, comme elle, dans ce voyage. Mais dès le premier jour, les quatre jeunes vont se retrouver séparés des adultes et devoir faire route par leurs propres moyens…
Ce premier tome est un sublime hommage à la Croisée des Mondes, aux Chroniques de Narnia, à Harry Potter et à toutes ces sagas jeunesse que nous avons pu lire pendant nos plus jeunes années, je pense que cette nouvelle trilogie a tout pour devenir culte dans le rayon jeunesse : des personnages attachants, des rebondissements à la pelle, des animaux mignons et des créatures que l’on a un peu moins envie de câliner, des paysages enneigés, de la magie et du fantastique et surtout une quête d’identité pour le personnage principal qui part donc dans un voyage terriblement intéressant !
Malgré tout, on pourrait lui reprocher justement d’être trop ressemblant à toutes ces sagas bien connues, mais je pense vraiment que les tomes suivants sauront se montrer plus originaux et que ce tome-ci était surtout introducteur aux personnages et à l’univers en général. En tout cas, la fin de ce premier tome laisse présager une direction un peu plus sombre pour la suite… J’ai hâte de la découvrir !
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Pax et le petit soldat de Sara Pennypacker et Jon Klassen

Chez Gallimard Jeunesse, janvier 2017, 320 pages.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
La guerre est imminente. Lorsque le père de Peter s’engage dans l’armée, il oblige son fils à abandonner Pax, le renard qu’il a élevé depuis le plus jeune âge et envoie le garçon vivre chez son grand-père à cinq cent kilomètres de là. Mais Peter s’enfuit à la recherche de son renard. Pendant ce temps, Pax affronte seul les dangers d’une nature sauvage et se trouve confronté à ceux de son espèce.

Mon avis :
Pax et le petit soldat est un livre qui m’a tout de suite attirée, dès sa sortie en anglais. On ne parlera pas du renard sur la couverture qui y était sans aucun doute pour quelque chose, mais plutôt de la perspective de lire une histoire qui parle de l’amour des animaux et de la relation qu’un enfant peut avoir avec son animal de compagnie. Quel plaisir de le voir enfin sorti chez Gallimard jeunesse !

Ce roman raconte l’histoire de Peter, obligé de se séparer de son renard de compagnie qu’il a sauvé alors qu’il n’était qu’un renardeau et élevé depuis, quand son père s’engage dans l’armée. Peter va alors devoir s’installer chez son grand-père, à plusieurs centaines de kilomètres de là, et accepter de vivre sans Pax. Mais rien n’y fait, il culpabilise et se rend compte qu’il n’aurait jamais dû accepter d’abandonner son meilleur ami dans les bois. Peter décide alors de fuguer et de partir à la rescousse de Pax, seul. Mais c’était sans compter un accident qui lui vaudra un pied cassé et sa rencontre avec Vola, une femme qui vit seule et qui l’aidera dans sa quête.

Le roman est une alternance de chapitres du point de vue de Peter et du point de vue de Pax, qui vont devoir apprendre à évoluer seuls, sans leur meilleur ami et le lien qui s’est créé entre eux. Peter va devoir faire face à sa culpabilité et apprendre à faire confiance aux autres, alors que Pax va plutôt devoir s’en remettre à son instinct et aux quelques rencontres qu’il va faire dans les bois, notamment deux autres renards pour lesquels il se prendra d’affection.

C’est un très beau roman qui nous amène à réfléchir sur la relation entre l’homme et les animaux, qu’ils soient sauvages ou domestiqués, mais également sur la nature grâce au thème de la guerre abordé à travers le père de Peter. Une très belle histoire portée par la plume très douce de Sara Pennypacker et les magnifiques (mais trop peu nombreuses à mon goût) illustrations de Jon Klassen. Il m’a beaucoup rappelé le roman Coeur de Loup paru aussi chez Gallimard Jeunesse il y a peu.

Un gros coup de cœur pour cette histoire ♥

Chroniques Livres

Ici et maintenant de Ann Brashares

Chez Gallimard jeunesse, juin 2014.
314 pages, 16€50
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Voici l’histoire de Prenna James, une jeune fille de dix-sept ans qui a immigré aux Etats-Unis, à New York, à l’âge de douze ans. Mais Prenna ne venait pas d’un autre pays. Elle venait… d’une autre époque, du futur. Prenna et ceux qui ont fui avec elle jusqu’au temps présent, doivent suivre un ensemble de règles strictes pour assurer la survie du genre humain : ne jamais révéler d’où ils viennent, ne jamais interférer dans le cours de l’Histoire, et ne jamais développer de relations intimes avec quiconque en dehors de leur communauté. Mais Prenna rencontre Ethan Jarves…

Mon avis :
Ann Brashares ne m’est pas totalement inconnue puisque j’ai grandi avec la série de Quatre filles et un jean que j’ai lu au collège, je n’ai cependant pas lu le tome sorti plus récemment et qui réuni les filles plusieurs années plus tard. Je connaissais donc sa plume en m’attaquant à ce roman et je savais qu’elle avait un style agréable et très fluide, ses romans se lisent très rapidement et ses personnages sont très attachants. J’ai pu donc retrouver cette plume si agréable qui nous fait défiler les pages à une vitesse folle et nous donne envie d’en découvrir plus, de lire encore un chapitre avant d’arrêter… jusqu’à finalement avoir terminé le roman.

Ici et maintenant, c’est l’histoire de deux personnages : Prenna et Ethan qui se rencontrent de manière plutôt incongrue puisque Prenna apparaît alors qu’Ethan est en train de pêcher, et elle est entièrement nue. Il lui offre son sweat-shirt, lui propose son aide qu’elle refuse, puis elle disparait dans les bois. Il ne la revoit que plusieurs années plus tard au lycée, et elle ne semble pas se souvenir de cet événement. Mais lui s’en souvient parfaitement.

Prenna n’est pas une jeune fille normale, elle vient du futur. Ils sont tout un groupe à avoir voyagé dans le temps pour tenter de sauver le futur d’une épidémie de peste sanguine, pour tenter de sauver leur peuple en amont. J’ai trouvé le thème principal de l’histoire extrêmement bien amené, Prenna est un personnage qui n’a aucune confiance en elle puisqu’elle doit tout reprendre à zéro : elle doit se fondre dans la foule et apprendre à se comporter comme les autres, elle doit apprendre leurs gestes, parler comme eux pour ne pas attirer les soupçons et ne pas se faire repérer. Bien sûr, Ethan devient son ami parce qu’il se doute qu’elle n’est pas normale, que quelque chose ne tourne pas rond et il est bien décidé à comprendre quoi.

C’est un très bon roman, qui se lit très vite grâce à l’écriture d’Ann Brashares, les personnages sont attachants et une enquête se met en place rapidement… J’ai surtout beaucoup apprécié le message écologique qui passe par ce roman, il faut protéger notre planète maintenant pour les générations futures. Malheureusement, je n’ai pas été entièrement emballée par le reste, j’ai passé un bon moment sans pour autant que ce soit une lecture spectaculaire. Certains passages étaient un peu longuets et des personnages secondaires plutôt stéréotypés, ce que je regrette. La relation de Prenna avec sa mère n’est pas du tout exploitée et celle avec son père n’est utilisée que très tard dans le roman, et très peu…

Pour conclure, je dirais que j’ai passé un bon moment mais je n’ai mis que 3* parce que je ne pense pas le relire. Le livre contient de très bons éléments, et il a le mérite d’être un tome unique, mais il manquait un petit truc qui fasse de lui un coup de coeur.

Chroniques Livres

L’Héritière #1 de Melinda Salisbury

Chez Gallimard Jeunesse, avril 2015.
336 pages, 16€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
À la cour du royaume de Lormere, Twylla, dix-sept ans, est promise au prince héritier, selon la volonté des dieux. Elle possède un don, le pouvoir de tuer tous ceux qu’elle touche : elle est l’arme parfaite ! La cruelle reine qui l’a adoptée la contraint à exécuter les traîtres. Jusqu’au jour où Lief, nouveau garde charmant et rebelle, fait vaciller la jeune fille dans sa foi et sa soumission…

Mon avis :
Je me suis plongée dans cette lecture sans savoir du tout à quoi m’attendre, c’est ce qui me plaît le plus quand je me lance dans un nouveau roman : ne rien savoir. J’ai lu le résumé quand je l’ai acheté donc je savais que c’était un livre qui me tentait, puis j’ai attendu suffisamment longtemps avant de le lire pour oublier de quoi ça parlait comme ça la surprise est totale.
Et quelle excellente surprise ! Ce premier tome écrit par Melinda Salisbury nous raconte l’histoire de Twylla, jeune femme de 17 ans qui est l’incarnation d’une ancienne déesse, fille du dieu du soleil et de la déesse de la lune. Son toucher est mortel et la reine l’utilise pour semer la terreur sur le royaume, Twylla est celle qui condamne les voleurs et les traîtres. Elle s’est habituée à vivre seule, à ne toucher personne, elle est condamnée à être solitaire toute sa vie. Les seules personnes qui peuvent la cotoyer sont la famille royale et ses gardes. Elle est d’ailleurs promise au prince héritier, mais qu’elle n’a pas vu depuis plus de deux ans quand le roman commence.
C’est un excellent roman fantastique jeunesse et je suis d’ailleurs très surprise qu’il n’ait pas fait plus parler de lui sur la blogo et sur Booktube ! J’ai été charmée par l’univers que nous crée l’auteure et par la mythologie et les personnages. L’histoire de Twylla et de sa famille biologique comme adoptive est absolument fascinante, cette histoire de dieux, de don, d’héritage, de sacrifice, de dévoreuse de péchés… Tout est très bien pensé et construit autour de Twylla qui joue le rôle principal de cette histoire.
J’ai adoré et je voulais en savoir le plus possible ! La romance qui s’installe et le triangle amoureux (qui ne sont pourtant d’habitude pas toujours ce que je préfère dans les romans fantastiques) apportent ici beaucoup au récit et construisent aident le personnage de Twylla à se construire, elle découvre que finalement, elle aussi est capable de sentiments et peut s’autoriser à ressentir des choses malgré son « don ».
J’aurais malgré tout aimé que certains personnages soient plus développés, comme le coupe royal par exemple et le prince que je n’ai pas su cerner et n’ai pas su deviner s’il était sincère avec Twylla ou s’il la manipulait et se jouait d’elle. Les révélations viennent assez tard dans le roman, mais cela ne m’a pas plus dérangée que cela, je m’y attendais un peu mais le tout est très bien mené et l’univers et la mythologie compensent la prévisibilité des événements.

La fin est génialement génialissime (rien que ça !), puisque Twylla doit faire un choix et les dernières phrases ne nous permettent absolument pas de deviner le choix qu’elle a fait. Il faudra donc attendre le second tome pour savoir ! Melinda Salisbury nous torture 😉

Chroniques Livres

Le Monde Narnia de C.S. Lewis

Chez Gallimard, septembre 2005.
868 pages, 24€90.
Ma note : ★★★★☆
Résumé :
Retrouvez, réunis en un seul ouvrage, les sept volumes du Monde de Narnia. Guidé par le Lion Aslan, découvrez dans son intégralité la saga fantastique du grand romancier C.S. Lewis.
Mon avis :
Je connaissais déjà l’univers de Narnia créé par C.S. Lewis grâce aux trois adaptations cinématographiques qui, malgré tout ce que l’on peut dire, sont des films que j’ai adoré quand ils sont sortis et que j’aime toujours autant regarder aujourd’hui. Cela n’a donc pas été une entière découverte.
Cependant, j’ai adoré me plonger dans cette relique de ma PAL, qui appartenait à ma grande sœur à la base, et que j’ai récupéré il y a de ça plusieurs années. Quel plaisir de se plonger dans l’univers de Narnia et d’en apprendre plus, de découvrir de nouvelles aventures qui m’étaient complètement inconnues alors qu’elles dormaient sagement sur mon étagère depuis si longtemps…
J’ai particulièrement aimé découvrir l’origine de Narnia, la création de ce monde, de la sorcière blanche et les autres histoires concernant les enfants Pevensie et leur cousin Eustache. Et forcément, j’ai adoré découvrir les tomes à l’origine des trois films.
L’écriture et l’imagination de C.S. Lewis sont vraiment impressionnantes, j’ai lu les tomes en faisant une pause entre chacun, mais à chaque fois que je me plongeais dans un nouveau tome, j’avais du mal à me détacher du livre et je le terminais d’une traite. Les tomes en eux-mêmes sont assez courts, un peu plus d’une centaine de pages à chaque fois. L’écriture est fluide, facile et agréable, je regrette de ne pas m’être plongée dans ce pavé plus tôt, de ne pas avoir suivi ces si belles aventures plus tôt.
Malgré tout, cela n’a pas été un coup de coeur, j’ai remarqué que la religion était très abordée, et le ton des tomes en général était plutôt moralisateur. Je me doute que si je l’avais lu plus jeune, je n’aurais sans doute pas remarqué ces aspects du livre… ce n’est pas que ça m’a gêné, mais j’aurais préféré quelque chose de plus léger.
Challenge

Challenge : Week-end à 1000 pages #9

Le week-end à 1000 est un challenge organisé par Lili de Lili bouquine. Le principe est simple : il faut lire 1000 pages en un week-end, du vendredi 19h au dimanche minuit. Retrouvez toutes les informations sur le blog de Lili, ici.
La neuvième édition du challenge prendra place le week-end du 6 au 8 mars et j’y participe avec joie ! J’avais déjà participé à une édition (la septième si je ne me trompe pas), mais je n’avais pas de blog donc j’avais juste participé via le groupe Facebook du challenge et j’avais passé un excellent moment de lecture et de partage avec d’autres passionnés.
Cette fois-ci, je participe en tant que blogueuse, bien que je débute.
Voici donc mes choix pour ce week-end :
– Le Livre de Perle de Thimothée de Fombelle (297 pages)
– Le Secret de l’Inventeur – Rébellion de Andrea Cremer (407 pages)
– Entre chiens et loups #1 de Malorie Blackman (396 pages)
– Sweet Sixteen de Annelise Heurtier (215 pages)
Total : 1315 pages ! (ouais moi j’suis comme ça, je veux lire toujours plus…)
Et afin de corser le tout et pour célébrer les deux ans du challenge, Lili a décidé d’y ajouter une liste de défis.
Grâce à ces livres, je suis large et je relève 8 défis !
– Commencer une série (Entre chiens et loups + Le Secret de l’inventeur)
– Lire un minimum de trois livres.
– Découvrir un auteur qui vous fait envie (Thimothée de Fombelle)
– Lire un livre dont le narrateur est une fille (Entre chiens et loups, Sweet Sixteen)
– Lire un livre dont le narrateur est un garçon (Le Livre de Perle, Entre chiens et loups)
– Lire un livre qui comporte le mot « Livre » dans son titre (Le livre de Perle)
– Lire un livre qui se situe dans le passé (Sweet Sixteen)
– Lire un livre emprunté (Sweet Sixteen, Entre chiens et loups)