Chroniques Livres

Les garçons ne tricotent pas (en public) de T.S. Easton

Chez Nathan, mars 2016.
15€95, 360 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Après avoir volé de l’alcool dans un supermarché, Ben, 16 ans, doit suivre un  » parcours de réinsertion pour jeunes délinquants  » et, dans ce cadre, s’inscrire à un cours de tricot. Autant dire que ça ne l’enchante pas. Mais Ben accepte de jouer le jeu, tant que Megan (la fille dont il est amoureux), son père, ses copains…bref, tant que PERSONNE n’est au courant. Le hic, c’est qu’il se découvre une passion dévorante pour le tricot. Et bientôt, il ne pense plus qu’à ça : point mousse, douceur et couleur de laines, patrons compliqués. Au point de cacher des aiguilles sous son lit, de participer à des concours, de vendre ses créations sur Internet et de transformer sa vie…en grosse pelote de mensonges impossible à démêler !

Mon avis :
Il faut être honnête, je trouve que la couverture et ses couleurs criardes ne donne pas très envie de se plonger dans ce roman. Ne vous y fiez pas, et laissez-vous tenter ! Vous ne serez absolument pas déçus.

Les garçons ne tricotent pas (en public) est un roman qui nous présent Ben Fletcher, 16 ans, qui après avoir volé de l’alcool avec ses copains pour se rendre à une fête, à provoqué un accident et pour limiter les dégats, participe à un parcours de réinsertion pour jeunes délinquants où il doit suivre certains cours… Il choisit le tricot pour la jeune professeure, qu’il aime en secret, mais prétend suivre le cours de poterie parce que le tricot, c’est quand même un truc pour les filles et il n’a pas envie qu’on se moque de lui. La seule personne au courant de la vérité, c’est sa mère.

Mais voilà, il se trouve que Ben y prend goût, il sympathise avec les autres membres du cours, il se passionne pour le tricot, les différentes aiguilles et les types de laines qui existent et va même jusqu’à s’inscrire à un concours national. C’est là que ses mensonges vont le rattraper et qu’il va devoir faire face à tout le monde et leur avouer qu’il adore le tricot.

C’est un roman pour adolescents, mais également pour adultes que j’ai trouvé hilarant grâce à Ben, le personnage principal. C’est un personnage très réaliste et qui ne cesse de s’enfoncer dans ses mensonges alors qu’il sait que cela va lui retomber dessus à la fin. Des tas de sujets sont abordés dans ce roman, des questions que l’on se pose à l’adolescence et le tout est traité avec légèreté et beaucoup d’humour.

Je recommande vivement ce livre, j’ai passé un excellent moment. On ne s’ennuie pas un seul instant grâce aux nombreux rebondissements et à l’évolution du personnage de Ben.

Chroniques Livres

Le grand méchant renard de Benjamin Renner

Chez les éditions Delcourt dans la collection Shampooing, janvier 2015.
192 pages, 16€95.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Un renard chétif tente de se faire une place de prédateur face à un lapin idiot, un cochon jardinier, un chien paresseux et une poule caractérielle. Il a trouvé une stratégie : il compte voler des œufs, élever les poussins, les effrayer et les manger.

Mon avis :
Quelle excellente bande dessinée ! Benjamin Renner nous plonge dans le quotidien d’un renard pas très rusé, le comble… Ce renard ne parvient pas à effrayer les animaux de la ferme d’à côté, et ne se nourrit donc que de navets qui lui sont fournis par ces mêmes animaux. Il n’a aucune crédibilité en tant que bête féroce et à chaque visite de la ferme, c’est la même rengaine : il repart avec des légumes (ce qui ne lui remplit pas tellement l’estomac). Ami avec un loup, ils décident d’élaborer un plan et de voler des œufs, puis d’élever les poussins jusqu’à ce qu’ils soient assez grands et gras pour les manger et enfin se faire un repas digne de ce nom! C’est bien sûr le renard qui doit s’y coller et vole les œufs, puis les couve, et élève les poussins… Et bien sûr, comme on peut s’y attendre, il va s’attacher à ces trois petites bestioles et va avoir du mal à les passer à la casserole.

C’est rempli d’humour à chaque page, c’est hilarant et on passe vraiment un excellent moment. Les illustrations sont très modernes et graphiques, très simples mais largement suffisantes pour raconter l’histoire qu’on nous présente. J’ai adoré les scènes à la ferme, avec les autres animaux (spéciale dédicace au cochon et au lapin et le filet à papillon…)

Ce n’est pas un coup de coeur parce qu’il y a quelques longueurs, mais je pense sincèrement que cette bande dessinée peut plaire aux plus jeunes comme aux adultes, pour l’histoire mignonne comme pour l’humour.

Chroniques Livres

Cath & son chat #1 et #2 de Yrgane Ramon & Cazenove

Chez Bamboo, février 2012 pour le premier volume.
47 pages, 10€60.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Avec le chat de Cath, c’est trop l’éclate ! Enfin, ça dépend : sauf les jours où il fait ses griffes sur la moquette, où il squatte le bureau de Cath et où il transforme les factures à payer en boulettes de papier… Une série pleine de fraîcheur et de tendresse qui raconte la vie quotidienne d’un père célibataire et de sa fille, aux prises avec leur félin un peu trop filou.

Mon avis :
Cette bande-dessinée aborde un thème vu et revu dans l’humour : les chats. Mais comme je ne peux m’empêcher de les lire, je me suis lancée dans cette série aux dessins très comiques et aux couleurs pastels. Je n’ai pas été déçue, on retrouve beaucoup des gags connus et associés au chats (le vétérinaire, les rideaux déchirés, la balle qui rebondit…), forcément, les chats se ressemblent tous et on finit pas avoir fait le tour des gags. Malgré tout, l’ensemble fonctionne plutôt bien. Cath est une héroïne toute mignonne, Sushi un chat survolté et le papa essaye de gérer les deux compères du mieux qu’il le peut.

J’ai beaucoup aimé ces deux premiers volumes, la lecture est très agréable et très rapide, les illustrations sont supers et les couleurs géniales, ces aventures plairont aux enfants comme aux adultes, aux amis des chats comme aux accro de l’humour… Mais il m’a manqué un petit quelque chose pour que ce soit une lecture qui me marque, j’ai passé un bon moment sans que ce soit l’extase pour autant. J’attends de voir les prochains volumes qui j’espère auront ce petit grain de folie manquant dans ces deux premiers tomes.