Chroniques Livres

Destins de chiens de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe

Chez les éditions Margot, mai 2016.
14€90, 79 pages.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Bichon, Flatule, Roméo, Virgile… ces noms résonnent, ils vous font esquisser un sourire, ou une pointe de tristesse. Comment les oublier désormais, et pourquoi d’ailleurs ? Ils ont fait partie de votre vie, du moins durant le temps de traverser leur destinée… Une galerie de 15 portraits qui illustrent combien les compagnons à quatre pattes qui ont accompagné nos vies ne s’oublient pas et n’ont aucune raison d’être oubliés…

Mon avis :
Encore une fabuleuse création de la part de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe. J’ai découvert leur travail commun avec « Facéties de chats » et je suis ravie de les retrouver ensemble dans cet ouvrage sur nos amis les chiens. Quinze chiens nous sont présentés ici, et même si leurs destins sont loin d’être joyeux, ils sont très drôles.

Il y a même quelques pages laissées vierges à la fin du livre pour vous permettre de raconter votre propre histoire, celle concernant votre chien.

Chaque propriétaire et ami des chiens devrait pouvoir reconnaître l’un de nos amis à quatre pattes dans ce livre en noir et blanc, aux textes magnifique et aux illustrations sublimes. Un très bel hommages à nos amis les bêtes que je conseille à tout le monde, que vous aimiez les chiens ou non, que vous soyez adulte ou plus jeune.

Chroniques Livres

Pinocchio de Carlo Collodio et Jérémie Almanza

Chez les Editions Soleil dans la collection Métamorphose, octobre 2015.
216 pages, 29€95.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Un monument de la littérature italienne, illustré entre légèreté et noirceur par Jérémie Almanza. Deuxième livre le plus vendu en Italie au XXe siècle après La Divine Comédie de Dante Alighieri, Pinocchio est un monument de la littérature italienne. Il nous est naturel de penser que Pinocchio a toujours existé, on ne s’imagine pas en effet un monde sans Pinocchio. Cette très belle édition inédite traduite par Nathalie Castagne propose une immersion dans un imaginaire où la dualité est mise à l’honneur par l’illustrateur, Jérémie Almanza : personnages cartoonesques et véritables monstres, décors enchanteurs et environnements délétères… Son souhait, faire se côtoyer légèreté et noirceur. Au cœur de l’Italie, Geppetto vieillard solitaire fabrique accidentellement dans un morceau de bois un pantin extraordinaire capable de parler, et dont le nez s’allonge à chaque mensonge… Il l’appelle Pinocchio.

Mon avis :
Je n’avais jamais lu la véritable histoire de Pinocchio, c’était l’occasion rêvée de la découvrir en compagnie des magnifiques illustrations de Jérémie Almanza qui accompagnent le texte de Carlo Collodi. Pinocchio est une histoire très sombre mais ponctuée de notes d’espoir et de rencontres formidables, notre petit héros passe par des tas d’aventures que les dessins ont su retranscrire avec brio. J’ai adoré l’histoire que j’ai découvert réellement dans son intégralité pour la toute première fois, nous sommes bien loin du film de Disney que j’ai vu petite (et qui m’a traumatisée). Les dessins ont le pouvoir d’emmener le texte encore plus loin et de nous entraîner au fil des pages.
Pinocchio est un enfant naïf qui s’embarque au fil des pages dans des aventures pas toujours très honnêtes, embarqué par des personnages qui n’ont pas toujours les meilleures intentions. Mais Pinocchio ne se laisse jamais abattre, il continue d’avancer encore et toujours, à se sortir des mauvais pas avec courage et ruse. Cet ouvrage est rempli de bonne humeur malgré tout, et d’une très belle philosophie.

Cet ouvrage est sublime, les dessins à mi-chemin entre cartoon et aquarelle sont fabuleux et collent parfaitement à l’ambiance de l’histoire, au côté sombre de la vie de Pinocchio et à toutes les aventures qu’il traverse, chaque entête de chapitre est différent et le travail apporté à la mise en page est incroyable.

Les amoureux des beaux livres, qu’ils apprécient ou non l’histoire de Pinocchio apprécieront sans aucun doute ce livre.

Je vous présente quelques illustrations :

Chroniques Livres

Généalogie d’une sorcière de Benjamin Lacombe et Sébastien Pérez

Chez Seuil Jeunesse, novembre 2013.
90 pages, 30€00 le coffret.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Un après-midi où Lisbeth explore le grenier de sa grand-mère avec son ami Edward à la recherche d’un livre de botanique, ils tombent sur un ouvrage étrange et poussiéreux… En le feuilletant, Lisbeth découvre une galerie de portrait de femmes au destin hors du commun, une généalogie de femmes qui ont été persécutées parce qu’elles étaient différentes : un grimoire de sorcières ! En tournant les pages, Lisbeth n’en croit pas ses yeux : il est dit que sa grand-mère Olga serait une sorcière (« N’importe quoi ! »). Mais à la page suivante, la fillette est prise de stupeur : elle découvre un portrait d’elle au milieu d’une nuée de corbeaux. Et elle n’est pas au bout de ses surprises… Dans le grimoire, retrouvez les portraits, les recettes, les objets fétiches et les histoires de treize sorcières qui ne vous sembleront pas inconnues. Préparez-vous car la vérité est parfois dure à admettre !

Mon avis :
Une fois de plus, la magie du travail de Benjamin Lacombe et de Sébastien Pérez agit et me fait vivre un véritable coup de cœur. Cela commence à devenir une habitude, mais je ne vais pas m’en plaindre ! 😉

Ce coffret de deux volume est un vrai petit bijou pour les yeux : le premier tome, La Petite Sorcière, nous entraîne dans la vie de Lisbeth qui part en vacances chez sa grand-mère et découvre un étrange grimoire en compagnie de son ami Edward. Lisbeth fait alors une découverte incroyable : elle est une sorcière, tout comme sa grand-mère. Ce fameux grimoire, nous en avons la réplique dans le second volume du coffret. Ce livre est absolument magnifique, tant par les illustrations que par les textes. J’ai autant aimé les grandes planches que les petits détails dans les pages explicatives, cela donne vraiment l’impression de feuilleter un vieux livre.

L’histoire de Lisbeth est très touchante bien que courte, et j’ai adoré les illustrations. Le grimoire quant à lui, demande plus de temps et mérite que l’on s’y attarde un peu plus, que l’on savoure chaque détail et que l’on se rende compte du travail apporté à chaque dessin et des détails historiques qui viennent soutenir l’histoire de Lisbeth. J’ignore si les deux tomes sont vendus séparément, mais je pense qu’il serait dommage de les lire l’un sans l’autre tant ils sont complémentaires.

Je vous laisse avec un petit aperçu de ce qui vous attend si vous vous laissez tenter par ce coffret :

Chroniques Livres

Marie-Antoinette : Carnet Secret d’une Reine de Benjamin Lacombe

Lien Goodreads Carnet Secret d’une Reine
Prix : 24.95€
Éditeur : Editions Soleil
★★★★★
Résumé :

Qui n’a jamais rêvé de s’immerger dans l’intimité de Marie-Antoinette, archiduchesse d’Autriche, dernière reine de France et de Navarre, femme célèbre et controversée devenue un véritable mythe ? Sous la forme d’une belle édition à la fabrication soignée, nous vous proposons de découvrir son journal intime. Porté par Benjamin Lacombe, accompagné par le regard de Cecile Berly, historienne, spécialiste de Marie-Antoinette, ce carnet d’une richesse graphique inouïe (peintures, aquarelles, crayonnes) mêlera certaines des lettres authentiques de Marie-Antoinette, à celles, fictives, du Comte Fersen avec lequel elle entretenait une relation privilégiée. Un livre exceptionnel pour les amateurs d’Histoire et de beaux ouvrages illustrés.

Mon avis :

Il m’est difficile d’être objective avec le travail de Benjamin Lacombe, parce que je suis sous le charme depuis que j’ai découvert ses illustrations. J’ai acheté cet album dans le but de le faire dédicacer au Salon du Livre en mars prochain, où j’aurai enfin l’occasion de le rencontrer s’il n’y a pas trop de monde et si je n’ai pas la poisse (ce qui est quand même souvent le cas). J’avais déjà lu Les Contes Macabres et Madame Butterfly donc je savais à quoi m’attendre au niveau des illustrations (= quelque chose de SU-BLI-ME). J’aime beaucoup l’histoire de Marie-Antoinette et celle de la Révolution, je ne pouvais donc pas passer à côté de cet album.
Tout d’abord, la préface de Cécile Berly est extrêmement intéressante, on comprend certains choix faits par Benjamin Lacombe en rapport avec la vie de Marie-Antoinette qu’un lecteur pourrait ne pas forcément comprendre, ce sont de petits détails qui montrent tout le travail de recherche derrière (un cadenas sans clé, le chien Mops…). On connaît tous à peu prêt les grandes lignes de la vie de Marie-Antoinette, pour ma part cela a commencé avec l’adaptation de Sophia Coppola puis avec mes propres recherches parce que je n’ai pas étudié cette période à l’école. Mais cet album nous permet de nous rapprocher d’elle, il est écrit comme un journal intime et malgré son statut social et son histoire, on ne peut que sentir de la sympathie et de la compassion à son égard.
La seule chose que je pourrais reprocher à cet album, c’est la police d’écriture. Certes elle est très jolie et donne l’impression que ça a été écrit à la plume, mais elle est très (trop) fine et il faut s’y prendre parfois à plusieurs fois pour lire un mot si on ne tient pas le livre assez prêt…
Du coup j’ai craqué et j’ai acheté une coque pour mon téléphone (pas ma faute, il y avait des promos sur le site…) Mon prochain achat sera sûrement l’album Notre-Dame de Paris, même si je trouve qu’il coûte extrêmement-méga-beaucoup-trop-cher… J’espère que le prix est justifié. J’essaierai de le feuilleter au Salon du Livre s’il y est… Mais je sens que je vais craquer !