Bookhaul

Les livres que j’emmène en vacances

Aujourd’hui c’est départ en vacances ! Je quitte la région parisienne pour partir une quinzaine de jours chez ma sœur, en Corrèze. Au programme : passer du temps en famille et bien sûr, lire ♥ Je vais profiter de ces vacances au calme pour tenter d’écouler quelques livres qui traînent dans ma PAL depuis (trop) longtemps mais que j’ai une envie folle de découvrir 😀

Je vous présente ma sélection papier :

40681458♦ Nos vies en mille morceaux de Hayley Long (chez Gallimard Jeunesse, sortie le 16 août 2018) : Le monde de Griff et Dylan, 13 et 15 ans, s’écroule à la fin de l’été, quand un accident de voiture les laisse orphelins. Installés à New York depuis peu, les deux frères sont d’abord recueillis par Blessing, collègue haute en couleur de leurs parents. Puis à l’autre bout du monde, chez un oncle et une tante qu’ils ne connaissent pas, dans une petite ville du Pays de Galles, où ils trouvent bienveillance et nouvelles amitiés. Dylan n’a qu’une idée en tête : aider Griff à revivre, protéger son petit frère. Mais il a lui-même son propre chemin à faire, et une dernière vérité à affronter.

 

L'auberge entre les mondes, tome 1 : Péril en cuisine !♦ L’auberge entre les mondes, tome 1, de Jean-Luc Marcastel (chez Flammarion Jeunesse) : Nathan et son ami font un stage d’été dans une auberge. Très vite, des phénomènes étranges se produisent : les murs bougent et l’atmosphère semble emplie de magie. Ils découvrent que le bâtiment se trouve au carrefour de plusieurs mondes, sur lesquels des créatures malfaisantes tentent d’installer leur hégémonie.

 

 

 

25300786

Les Petites Reines de Clémentine Beauvais (chez Sarbacane) : À cause de leur physique ingrat, Mireille, Astrid et Hakima ont gagné le « concours de boudins » de leur collège de Bourg-en-Bresse. Les trois découvrent alors que leurs destins s’entrecroisent en une date et un lieu précis : Paris, l’Élysée, le 14 juillet. L’été des « trois Boudins » est donc tout tracé : destination la fameuse garden-party de l’Élysée !!! Et tant qu’à monter à Paris, autant le faire à vélo – comme vendeuses ambulantes de boudin, tiens ! Ce qu’elles n’avaient pas prévu, c’est que leur périple attire l’attention des médias… jusqu’à ce qu’elles deviennent célèbres !!! Entre galères, disputes, rigolades et remises en question, les trois filles dévalent les routes de France, dévorent ses fromages, s’invitent dans ses châteaux et ses bals au fil de leur odyssée. En vie, vraiment.

 

26047310Rebel of the Sands de Alwyn Hamilton (chez Faber & Faber, disponible en français chez Pocket Jeunesse sous le titre Rebelle du désert) : « Tell me that and we’ll go. Right now. Save ourselves and leave this place to burn. Tell me that’s how you want your story to go and we’ll write it straight across the sand. »
Dustwalk is an unforgiving, dead-end town. It’s not the place to be poor or orphaned or female. And yet Amani Al’Hiza must call it ‘home’. Amani wants to escape and see the world she’s heard about in campfire stories. Then a foreigner with no name turns up, and with him she has the chance to run. But the desert plains are full of dangerous magic. The Sultan’s army is on the rise and Amani is soon caught at the heart of a fearless rebellion… An epic story of swirling desert sands, love, magic and revolution.

 

31574408♦ Traitor to the Throne de Alwyn Hamilton (chez Faber & Faber) : This is not about blood or love. This is about treason. Nearly a year has passed since Amani and the rebels won their epic battle at Fahali. Amani has come into both her powers and her reputation as the Blue-Eyed Bandit, and the Rebel Prince’s message has spread across the desert – and some might say out of control. But when a surprise encounter turns into a brutal kidnapping, Amani finds herself betrayed in the cruellest manner possible.
Stripped of her powers and her identity, and torn from the man she loves, Amani must return to her desert-girl’s instinct for survival. For the Sultan’s palace is a dangerous one, and the harem is a viper’s nest of suspicion, fear and intrigue. Just the right place for a spy to thrive… But spying is a dangerous game, and when ghosts from Amani’s past emerge to haunt her, she begins to wonder if she can trust her own treacherous heart.

 

25510671La croix de feu (Outlander, #5) de Diana Gabaldon (chez J’ai lu) : 1770, Caroline du Nord. Exilés dans le Nouveau Monde, les Fraser y ont trouvé leur place. Claire, devenue guérisseuse, tente d’aider les gens grâce à ses remèdes et ses connaissances. De son côté, Jamie a gagné la confiance du gouverneur. Néanmoins, la guerre d’Indépendance approche à grands pas et des émeutes éclatent de toute part. Inconscients du danger qui les guette, Claire et Jamie sont rejoints par leur fille Brianna. Ensemble, parviendront-ils à réécrire l’histoire ?

 

 

28798691La fille de l’irlandais de Susan Fletcher (chez J’ai lu) : Eve, petite fille rousse et délurée, est recueillie par ses grands-parents à la mort soudaine de sa mère, dans un village au cœur du pays de Galles. À cause de sa chevelure rousse indomptable, elle doit faire face au mépris et à la méfiance. Mais lorsqu’une enfant disparaît mystérieusement, la vie des villageois bascule : enquête, soupçons et mensonges deviennent le quotidien. Au milieu de cette effervescence, Eve, perdue, tente de percer les secrets de sa vie et de sa naissance. Dans ce roman, les pièces du puzzle s’imbriquent progressivement pour former un magnifique conte d’innocence perdue.

 

25451851Le chant d’Achille de Madeline Miller (chez Pocket) : Le jeune Patrocle est envoyé dans le royaume de Phthie. Il y rencontre Achille qui est tout ce qu’il n’est pas : un jeune prince brillant, aimé et admiré. Patrocle devient son écuyer. Rien ne devrait les rapprocher et, pourtant, les deux jeunes hommes nouent des liens d’amitiés très forts qui évoluent en passion amoureuse. Achille sait qu’il est appelé à vivre un destin exceptionnel. Il s’engage donc immédiatement pour faire le siège de Troie. Patrocle, beaucoup moins héroïque, suit son ami à contre cœur. La guerre de Troie éprouvera les deux hommes. Elle ébranlera leur histoire d’amour et remettra également en question leurs convictions les plus profondes.
Contre toute attente, c’est Patrocle qui trouvera une mort héroïque, vaincu par la colère des dieux. Achille, dévasté, rongé par le chagrin et la culpabilité, mourra à son tour.

 

41058338J’ai toujours cette musique dans la tête de Agnès Martin-Lugand (chez Pocket) : Yanis et Véra s’aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Mais Yanis, autodidacte talentueux dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse le chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et financé par un client providentiel qui ne jure que par lui, Yanis se lance à son compte, enfin. Mais la vie qui semblait devenir un rêve éveillé va soudain prendre une tournure plus sombre. Saura-t-il échapper à une spirale infernale ? Son couple résistera-t-il aux ambitions de leur entourage ?

 

Ils ne sont pas les seuls à partir en vacances avec moi, puisque j’emmène également ma liseuse chargée à bloc de nouveautés de la rentrée littéraire et d’autres romans et essais en tous genres !
Les avez-vous lus ? Appréciés ? Dites-moi tout ! 🙂

Chroniques Livres

Les derniers jours de Stefan Zweig de Laurent Seksik

Chez J’ai lu, février 2011, 192 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Le 22 février 1942, en exil au Brésil, Stefan Zweig et sa femme Lotte mettent fin à leurs jours, dans un geste désespéré, mûri au coeur de la tourmente. Des fastes de Vienne à l’appel des ténèbres, ce roman restitue les six derniers mois du grand humaniste devenu paria et de son épouse. Deux êtres emportés par l’épouvante de la guerre : Lotte, éprise jusqu’au sacrifice ultime, et Stefan Zweig, inconsolable témoin du  » monde d’hier « .

Mon avis :
Obtenu lors d’une offre J’ai Lu, Les derniers jours de Stefan Zweig était l’occasion rêvée d’en apprendre plus sur cet écrivain incroyable. J’ai lu certaines de ses oeuvres et d’autres attendent encore dans ma PAL, mais avec le club de lecture de la librairie où je travaille ayant pour thème les biographies, j’ai trouvé que ce roman s’y inscrivait assez bien et que c’était une bonne occasion pour le lire. Il s’agit d’une biographie romancée et je l’ai attaquée en ayant à l’esprit que j’aurais peut-être à me renseigner sur certains événements pour vérifier leur véracité ou leur chronologie.

J’ai été très vite rassurée en découvrant l’écriture de Laurent Seksik. Même s’il s’agit d’un roman très court, les événements s’enchaînent et la plume est très agréable. On ressent très vite que de nombreuses recherches ont été effectuées pour l’écriture de cet ouvrage et cela donne encore plus envie de s’y plonger à corps perdu, mais également de découvrir les œuvres de Stefan Zweig et le reste de sa vie. Parce qu’en effet, ce roman ne parle que de la fin de sa vie, à partir de son installation au Brésil avec sa seconde épouse, Lotte. Si quelques flash-backs nous parlent de sa vie à Vienne, à Londres et à New-York, la majorité du roman se déroule à Pétropolis, où le couple a décidé de s’installer pour fuir la guerre et pour soigner l’asthme sévère de Lotte qui ne peut habiter dans une grande ville. L’altitude a un effet bénéfique sur sa respiration et elle se sent rapidement mieux. Pétropolis et la joie de vivre des brésiliens ont également rapidement un effet bénéfique sur Stefan Zweig qui se remet à écrire et à se consacrer à ses travaux. Malgré la guerre qui fait toujours rage, il garde espoir.
Jusqu’à la chute de Singapour, principale base britannique en Extrême-Orient, qui marquera le coup de grâce pour l’écrivain qui décidera de mettre fin à ses jours en s’empoisonnant. Sa femme, Lotte, décidera de l’accompagner, incapable de survivre sans lui.

Cette biographie romancée nous plonge dans les derniers mois de la vie de l’écrivain, mais également de son épouse Lotte. Nous découvrons la partie la plus intime de leurs vies, de leur couple, sans jamais tomber dans le sentimentalisme, ce que j’ai beaucoup apprécié. Laurent Seksik nous offre un livre incroyablement juste et touchant, bourré de détails et de références historiques. Je ne manquerai pas de lire ses autres romans si j’en ai l’occasion, c’était une très belle découverte.

Chroniques Livres

Outlander #4, Les tambours de l’automne de Diana Gabaldon

Chez J’ai lu, mars 2015, 1140 pages.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Pour fuir l’oppression anglaise, Claire et Jamie embarquent pour le Nouveau Monde, où ils espèrent enfin trouver la paix. Toutefois, lorsqu’ils échouent sur les rivages de Caroline du Nord en 1767, l’Amérique est à l’aube de son Indépendance : tandis que la révolution se prépare, les deux amants vont une fois de plus être emportés par le tourbillon de l’Histoire. Restée en sécurité dans le XXe siècle, leur fille Brianna cherche à percer le secret de sa naissance. Quand elle découvre qu’un sort tragique guette ses parents, elle met tout en ‘oeuvre pour les rejoindre dans le passé… avant que les portes du temps ne se referment sur eux.

Mon avis :
Je pense que mon amour pour Outlander n’est plus un secret pour personne, qu’il s’agisse de la série ou des romans. Pendant mes vacances, j’ai eu du mal à lire, j’avais l’impression de travailler, de ne pas apprécier pleinement mes lectures. Alors j’ai décidé de me plonger dans le quatrième tome de la saga, qui patientait gentiment dans ma PAL depuis sa sortie dans sa nouvelle édition chez J’ai lu. Avec la diffusion prochaine de la troisième saison, l’envie de me replonger dans les livres se faisait de plus en plus pressante.

Et quel magnifique tome, quelle aventure ! Nous retrouvons nos personnages principaux favoris, Claire, Jamie, mais également Roger et Brianna que nous avons appris à découvrir dans le troisième tome et que nous découvrons un peu plus encore ici. Il se passe énormément de choses dans ce quatrième tome : 1140 pages c’est beaucoup, et c’est tant mieux 😛 ! Ce nombre impressionnant de pages pourrait faire peur à plus d’un lecteur, mais l’écriture de Diana Gabaldon est incroyablement fluide et légère et les pages défilent à une vitesse folle. De plus, les chapitres sont tous assez courts et le roman est divisé en plusieurs grandes parties qui permettent de structurer le récit et qui nous aident à avancer dans la lecture. Ce quatrième tome se lit finalement rapidement et si le nombre de pages me faisait d’abord assez peur et l’avait forcé à rester dans ma PAL depuis sa sortie, une fois plongée dedans, j’ai eu du mal à m’arrêter. Le récit s’étale sur plusieurs années, énormément de choses s’y déroulent et nos personnages évoluent énormément, comme dans les trois précédents. C’est ce qui fait que Outlander est une si bonne saga.

On a droit ainsi au voyage de Jamie, Claire, Petit Ian et Fergus vers les colonies afin d’y découvrir quelle sera leurs terres, mais également la rencontre avec la tante Jocasta qui a une importance assez conséquente dans le récit avec la découverte du domaine de River Run, nous retrouvons Brianna et Roger, toujours au 20ème siècle. D’autres personnages ont également leur importance dans ce tome, c’est le cas surtout des tribus indiennes. Alors que Claire redécouvre la joie de voyager et de vivre avec Jamie, Brianna ne cesse de se questionner sur ses origines et sur la relation qu’elle entretenait avec son père adoptif, mais également celle qu’elle entame avec Roger. Pour elle, le couple que formaient Frank et sa mère représentait le véritable amour, mais avoir appris l’existence de Jamie a tout remis en question : elle a peur de s’engager dans une relation avec Roger s’il ne s’avère pas être le « bon ». Les deux couples évoluent en parallèle, font face à leurs propres challenges, doutes, épreuves, rencontres…

Ce quatrième tome, qui est découpé en plusieurs parties, a pour moi deux grosses parties : une première concernant Jamie, Claire et toute leur installation, Brianna et Roger et leur vie au 20ème siècle, et une deuxième (attention au spoiler, passez au paragraphe suivant si vous voulez garder la surprise 😉 ) une fois que Brianna et Roger ont réussi à rejoindre le 18ème siècle pour tenter de les retrouver. Si j’ai tout de suite été plongée dans ma lecture dès les premières pages, j’ai particulièrement adoré cette seconde moitié du roman, permettant enfin une rencontre entre Jamie et sa fille. Les deux personnages ont chacun un tempérament bien trempé et on ne peut nier les ressemblances entre leurs caractères. Les retrouvailles entre Claire et Brianna ont également été très touchantes, les quelques scènes qu’elles partagent seules m’ont beaucoup émue et l’on ressent tout l’amour qu’elles ont l’une pour l’autre.

J’ai trouvé que ce tome explorait énormément la psychologie des personnages, Diana Gabaldon nous offre de merveilleuses scènes à plusieurs reprises et nous permet de nous identifier encore un peu plus à Claire, Jamie, et maintenant Brianna et Roger. Outlander n’est pas (ou plus) seulement une romance à ce stade, nous avons droit à toute une palette d’émotions et nos héros traversent tous des épreuves. Les personnages secondaires ne sont pas en reste puisque Petit Ian, Fergus mais également Ian, Jenny, Marsali et de nombreux autres ont également un rôle à jouer dans l’intrigue principale et les intrigues secondaires. Diana Gabaldon a cette force incroyable dans son écriture de nous transporter en quelques phrase, à travers les émotions de ses personnages mais également à travers des paysages fabuleux.

Ce quatrième tome m’a fait voyager au sens propre du terme, mais il m’a également fait voyager à travers le temps, à travers les saisons, il m’a aussi fait traverser de nombreuses émotions. Outlander se confirme comme l’une de mes sagas préférées et ses personnages tiendront une place particulière dans mon cœur pendant un long moment…

Chroniques Livres

Pour les beaux yeux d’un espion de Alyssa Alexander

Chez J’ai lu pour elle dans la collection Aventures & Passions, mars 2016.
376 pages, 7€40.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Agent de la Couronne, Alastair Whitmore a juré de venger sa compagne, tuée pat- l’Aspic, un assassin dont la marque est un médaillon d’onyx. Or ce médaillon, il vient de le trouver à Londres, dans le réticule de Lilias Fairchild, une femme hors du commun, véritable amazone qui, deux ans plus tôt, pourfendait l’ennemi sur le champ de bataille de Waterloo. Quel lien a-t-elle avec l’Aspic ? Pour la faire parler, Alastair n’hésite pas à l’enlever, mais un désir brûlant vient troubler leur affrontement. Dans ce jeu du chat et de la souris où tous les coups sont permis, lequel des deux va-t-il dévorer l’autre ?

Mon avis :
Après avoir rencontré Alyssa Alexander au Festival du Roman Féminin le 20 et 21 avril dernier, je me suis plongée dans ce roman qui faisait parti de ceux offerts. Après avoir parlé de romance pendant deux jours, j’étais en condition et partante pour rester dans l’ambiance. Ce n’est pas mon genre de prédilection, mais de temps en temps j’aime me plonger dans une romance pour me vider un peu la tête, ce sont des romans qui se lisent en général très vite, qui ne demandent pas trop de réflexion et qui se terminent en général bien. En somme, de quoi passer un bon moment.

Alyssa Alexander est une femme adorable que j’ai adoré rencontrer, nous avons beaucoup discuté lors de la dédicace et lors de sa conférence avec Katharine Ashe sur la Régence, j’étais donc très curieuse de découvrir son roman, d’autant plus qu’elle ne s’est lancée dans l’écriture que très récemment.

Pour les beaux yeux d’un espion nous raconte l’histoire d’Alastair Whitmore, agent de la couronne et espion, qui cherche à tout prix à retrouver celui qui a tué la femme de sa vie. Lorsqu’il sa route croise de nouveau Lilias Fairchild après l’avoir vue sur le champ de bataille de Waterloo et la voit en possession du même médaillon que celui qu’il a retrouvé sur le corps de sa compagne, pour lui cela ne fait aucun doute : elle est coupable et il doit l’interroger.

S’en suit des retournements de situations, des questionnements et un rapprochement inévitable entre les deux personnages principaux. Lilias est une femme forte qui ne se laisse pas faire, ce que j’ai beaucoup apprécié, elle met même parfois Whitmore au second plan. J’ai cependant ressenti que certaines scènes n’étaient pas complètement abouties, sans doute parce qu’Alyssa Alexander n’écrit pas depuis longtemps. C’est parfois un peu maladroit et superficiel, un peu précipité même si l’intention et l’idée reste très bonne.

J’ai passé un bon moment surtout grâce aux deux personnages principaux et aux scènes qu’ils partagent, puis grâce à l’enquête menée. Je n’hésiterai pas à suivre ses autres écrits, notamment son premier roman La contrebandière en bas de soie déjà traduit en France.

Chroniques Livres

Les étoiles de Noss Head #3, Accomplissement de Sophie Jomain

Chez J’ai Lu, janvier 2016.
476 pages, 7€20.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
« Je n’avais aucune idée du tour qu’allait prendre ma vie, absolument aucune. J’allais avoir 19 ans dans quelques jours et j’étais devenue ce que je n’aurais jamais dû être. Le destin m’avait surprise, j’étais magnifique, d’une allure renversante. J’aurais pu défier n’importe quelle reine de beauté, mais c’est bien tout ce qu’il me restait… Toute une vie dans la peau de quelqu’un que je n’étais pas, que je détestais. Et si je me trompais ? Et si tout pouvait redevenir comme avant ? Je ne le savais pas encore, mais tout allait être différent… »

Mon avis :
Après la fin du second tome, je n’avais qu’une hâte : que l’édition J’ai Lu du troisième tome sorte afin que je puisse savoir ce qu’il allait advenir d’Hannah et Leith. Les tomes sont déjà tous sortis chez France Loisirs et les éditions Rebelle, mais en tant que collectionneuse je ne pouvais pas avoir commencé dans une édition et poursuivre dans une autre : j’ai pris mon mal en patience.

Sophie Jomain a le don de nous donner des fins atroces pour les nerfs, en plus d’avoir une écriture vraiment très agréable et fluide qui nous permet de nous replonger immédiatement dans son univers et auprès de ses personnages. J’ai beau avoir lu le second tome plusieurs mois (peut-être même un an) avant que je ne lise le troisième tome, je m’en souvenais très bien et j’ai réussis à me replonger tout de suite sans avoir à relire rapidement ce qu’il s’était passé avant. Les personnages sont toujours aussi attachants, on passe par beaucoup d’émotions grâce au nouveau statut d’ange noir d’Hannah. Ce que j’aime particulièrement avec cette saga c’est que Sophie Jomain nous fait revisiter les mythes des vampires et des loup-garous, ils sont tels qu’on ne les a jamais vus dans d’autres romans et cela fait vraiment du bien !
Hannah connaît ici une vraie évolution, elle n’est plus la petite humaine fragile qu’il faut protéger et elle prend confiance grâce à ses nouvelles capacités. J’ai adoré la voir prendre les devants.

On retrouve tout ce qui m’a plu dans les deux premiers tomes : bien sûr la dynamique et la relation entre Hannah et Leith qui ont une alchimie folle, les personnages plus secondaires comme Darius, Gwen et la meute des loups. La relations tellement compliquée entre les loups et les vampires est loin de s’arranger, mais la présence d’Hannah va les forcer à faire alliance contre un ennemi commun puisqu’Hannah apprend qu’il se pourrait bien qu’être un ange noir pour toujours ne soit peut-être pas la seule solution qui s’offre à elle.

Encore une fois, j’ai passé un excellent moment et j’ai dévoré ce troisième tome. Et encore une fois, Sophie Jomain nous offre une fin qui m’a fait me tirer les cheveux, les derniers chapitres sont tellement intenses que j’avais du mal à respirer et j’avais peur pour les personnages. Je trouve que la saga aurait pu s’arrêter là avec une fin ouverte, j’attends donc de voir ce que va nous offrir le prochain tome !

Chroniques Livres

Les étoiles de Noss Head #1, Vertige de Sophie Jomain

Éditeur : J’ai Lu
Prix : 7€20
Note : ★★★★☆

Résumé :
À presque 18 ans, Hannah enrage de devoir subir un nouvel été à Wick, petite ville portuaire écossaise. Il n’y a pas plus ennuyeux que cet endroit pour une citadine de son âge. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Leith. Il est bâti comme un roc et possède les plus beaux yeux qu’elle ait jamais vus. Qu’importent les rumeurs qui courent au sujet du jeune homme… l’attirance est immédiate, réciproque et irrépressible. Puis tout bascule. Le conte de fées se transforme en cauchemar et le destin d’Hannah est scellé. Leur relation résistera-t-elle à l’inimaginable ? Sauront-ils vaincre le pire ? Car les légendes sont parfois plus réelles que l’on croit.

Mon avis :
Après avoir vu tant de critiques positives sur ce roman, j’ai finalement craqué dans mon supermarché, rayon romans sentimentaux. Mis à part la romance et le personnage masculin qui valait apparemment le détour, je ne savais pas grand chose de l’histoire, et je pense que cela m’a fait encore plus apprécier cette oeuvre.
Tout d’abord, quel plaisir de découvrir que le roman se déroulait en Ecosse, j’étais ravie ! Pour une fois que l’on sort un peu des sentiers battus, cela fait beaucoup de bien. J’ai adoré Hannah dans ce premier tome, elle n’a été ni trop nunuche, ni trop sûre d’elle. Bien qu’elle soit timide et rougisse à de trèèèès nombreuses reprises, qu’elle soit maladroite et pas très douée, c’est un personnage plutôt réaliste. Je préfère largement une héroïne comme Hannah qu’une héroïne parfaite à tous points de vues. Je pense qu’à sa place, j’aurai eu les mêmes réactions qu’elle à de nombreuses reprises. Quant à Leith… je comprends mieux pourquoi tout le monde parle de ce personnage après l’avoir découvert et cela se passe de commentaire 😀

L’histoire en elle-même, dans ce premier tome, ne casse pas trois pattes à un canard, et j’ai un peu vu le dénouement venir, c’est cousu de fil blanc mais cela se lit très bien grâce à la plume de Sophie Jomain, très belle et très agréable. On pourrait critiquer ce roman pour ses fortes ressemblances avec Twilight, mais franchement, bien que je me sois fait la réflexion pendant ma lecture, cela ne m’a pas dérangé plus que ça. L’aspect mythologiques des créatures est plus développé que dans les autres œuvres sur le même thème et j’ai beaucoup apprécié, on a l’impression encore une fois d’en découvrir un peu plus.

Je suis actuellement en pleine lecture du second tome et je dois dire que je suis toujours autant sous le charme, j’ai hâte de découvrir la suite !

Chroniques Livres

Le Manuscrit Proscrit de Nur Jahan de Cécilia Correïa

Chez J’ai Lu, mars 2015.
480 pages, 11€90.
Ma note : ★★★☆☆

Résumé :
Dorsetshire, 25 octobre 1836, Les mots me manquent pour exprimer mon ressenti en reprenant, moins d’un an après mon retour en Angleterre, les annotations diverses effectuées au cours de mon expédition en Inde. Quiconque viendrait à les lire pourrait penser à tort que la raison m’a abandonnée. Que le Ciel m’en soit témoin, ce n’est point le cas.
C’est avec une appréhension certaine que je me replonge dans cette aventure, là où tout a commencé, non loin du Cap des Aiguilles, alors que la fureur d’une terrible tempête était sur le point de s’abattre sur notre vaisseau…

Mon avis :
Le Manuscrit Proscrit de Nur Jahan nous emmène à une autre époque, sur un autre continent, en compagnie de personnages hauts en couleur. Je commence à me familiariser doucement avec la romance, et celle-ci a le mérite de nous offrir quelque chose de différent et d’original. Nous suivons les aventures de Judith et de son oncle en Inde afin d’aller observer les tigres, mais au passage la jeune anglaise va tomber sur un mystérieux manuscrit aux pouvoirs magiques, lui donnant des visions et l’entraînant au fil d’histoires indiennes, puis à la rencontre de Devak.
Je trouve que le résumé disponible partout sur internet et sur la quatrième de couverture ne faisait absolument pas justice à ce roman et ne donnait pas tellement envie de le lire puisqu’il ne dévoile pas du tout les nombreux aspects que l’on peut rencontrer au fil de notre lecture tels que la magie, l’humour, les différentes émotions et le côté historique, bien sûr.

Le mélange historique et fantastique fonctionne à merveille et nous fait tourner les pages à une vitesse folle, avec une seule idée en tête : découvrir la fin et l’évolution de la relation entre Judith et Devak. L’idée du manuscrit était follement bien trouvée. Le style de Cécilia Correia, qui fut une découverte pour moi, est absolument divin et nous donne envie de nous glisser dans les pages à n’en plus finir. Les paysages et les routes empruntés par Judith et ses compagnons y sont tellement bien détaillés que l’on a presque envie de prendre son sac et de partir à l’aventure à leurs côtés, de partir à la découverte de ces paysages et de ce pays sauvage. La fin est plutôt surprenante et ça n’a pas manqué, je ne m’étais pas du tout douté que cela terminerait de cette façon, bien qu’il s’agisse d’une romance.

Je recommande fortement cette oeuvre malheureusement peu connue, qui plaira aux adeptes du genre et qui ne manquera pas de vous dépayser et de vous donner envie de voyager.

Chroniques Livres

Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi – Mathias Malzieu

Éditeur : Flammarion
Prix : 15€ (disponible en poche)
Note : ★★★☆☆

Résumé :
Mathias, un jeune homme d’une trentaine d’années, vient de perdre sa mère. Sur le parking de l’hôpital, il rencontre un géant qui l’aide à accepter de vivre malgré cette disparition et l’invite à un voyage fantastique dans le pays des morts. Cette évasion dans l’imaginaire lui permettra de passer d’un monde enfantin peuplé de super héros rassurants au monde plus cru et cruel des adultes. Dans la lignée d’un Tim Burton ou d’un Lewis Carroll, Mathias Malzieu signe ici un texte unique, à la fois conte d’initiation survolté et roman intimiste bouleversant. Un texte d’une force, d’une drôlerie et d’une poésie universelles, écrit parfois comme on peut crier sa douleur, ou l’envelopper dans le coton de ses rêves.

Mon avis :
Après avoir lu La Mécanique du Coeur de Mathias Malzieu, je n’ai pas hésité à me plonger dans ce « roman » quand je l’ai vu à la médiathèque. Je savais que ce serait une belle lecture. L’écriture de Mathias Malzieu est poétique, belle, difficile à décrire à ceux qui ne l’ont pas encore expérimentée. Le thème est difficile, et je me suis parfois reconnue dans le personnage principal. Je pense que toutes les personnes ayant vécu le décès d’un membre de leur famille proche pourront reconnaître certains passages, et la plume de Mathias Malzieu rend tout cela d’autant plus touchant.

Le fait d’allier l’aspect personnel du décès de sa mère, et l’aspect fantastique avec un géant  docteur en ombrologie… La combinaison des deux fonctionne plutôt bien. Sans cet aspect fantastique, je ne pense pas que l’écriture aurait suffit à me plonger dans l’histoire. On alterne les passages sombres avec les passages drôles, les passages tristes et les passages émouvants… Malgré tout, j’ai eu du mal à ne pas décrocher. Je ne suis pas familière à cet univers, je ne connais Mathias Malzieu qu’en tant qu’auteur, pas en tant que membre de Dionysos… Mais face à un tel sujet, il m’est difficile de critiquer, quand on voit combien cela lui semblait important, on sent qu’il était nécessaire pour lui d’en parler… à sa façon. J’ai trouvé des passages très longs, d’autres durs à lire.

C’est un roman intime, pudique, à l’univers très particulier qui ne pourra forcément pas plaire à tout le monde.

Challenge

French Read-a-thon

Je participe au French-read-a-thon !

Le principe ? Lire un minimum de 4 livres et un maximum de 7 livres en une semaine (du 13 au 19 juillet 2015), en respectant une liste de thèmes. Retrouvez les détails du challenge sur la vidéo de Rondoudou is Happy !

Sans attendre, voici ma PAL pour ce challenge :
– Un goût de cannelle et d’espoir de Sarah McCoy (un livre de plus de 300 pages)
– Un intérêt particulier pour les morts de Ann Granger (un livre qui ne fait pas parti de tes genres de prédilections = un policier)
– Transatlantic de Colum McCann (un livre dont la couverture te fait penser à l’été)
– Les étoiles de Noss Head de Sophie Jomain (un contemporain)
– Love and Friendship de Jane Austen (un livre en VO)
– Avant toi de Jojo Moyes (un livre qui est/va être adapté au cinéma ou en série)
– Levana de Marissa Meyer (un livre avec le prénom d’un personnage dans le titre)
Et vous, participez-vous à ce challenge ? Qu’avez-vous prévu de lire ? 🙂
Bilan

Bilan d’avril 2015

Nous sommes le 1er mai, c’est l’heure du bilan du mois d’avril !
Je vous souhaite également une très bonne journée, et une très bonne fête des travailleurs. Bon courage à tous ceux qui travaillent aujourd’hui, you rock !
En ce mois d’avril, j’avais pris la bonne résolution de terminer/continuer quelques séries qui traînaient dans ma PAL depuis un moment, et ce fut le cas ! Au total, j’ai lu 10 livres en avril, dont un coup de coeur !
  
  
  
Mon coup de coeur du mois est sans nul doute Une femme d’imagination et autres contes de Thomas Hardy, que j’ai lu en une journée. Cet auteur a le don de m’emporter dans son univers, les fins sont toujours (ou presque) tristes à pleurer, mais sa plume est magnifique. Ce n’est pas pour rien que Tess of the d’Urbervillesest un de mes romans préférés.
Mes déceptions ce mois-ci, sont les deux tomes qui terminent la série Wingsd’Aprilynne Pike, je gardais un excellent souvenir des deux premiers tomes, mais je les ai lu il y a bien deux ans… J’ai eu du mal à me replonger dans cet univers, et le triangle amoureux qui a duré jusqu’aux dernières pages m’a vraiment énervée… Une série en demi-teinte pour moi. Même chose Les Menteuses de Sara Shepard, j’ai lu les 6 premiers tomes parce que je regardais la série… Maintenant que j’ai arrêté la série, je voulais terminer les livres puisque je les avais dans ma PAL. Et quelle déception, ça tourne en rond et ce n’est vraiment plus pour moi. Je ne terminerai pas cette série.
Déception également pour Paper Towns de John Green, la fin m’a tellement déçue… Je ne vais tenter que de me souvenir du reste du roman, parce que ça a vraiment détruit tout l’avis positif que je m’étais construit sur ce roman au fil des pages… Même chose pour Black Butler, que j’ai commencé parce que Marine et Anastasia, deux amies, sont très fan et je me suis dit « Pourquoi pas essayer ? », mais je ne pense pas continuer, les mangas et moi on est pas trop copains finalement…
Tout de même contente de ce mois d’avril, rempli de lectures très diverses et variées !