Chroniques Livres

Nos vies en mille morceaux – Hayley Long

Chez Gallimard jeunesse, août 2018, 325 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Comment reprendre goût à la vie quand on a tout perdu ? Le cheminement de deux frères renversant, chaleureux et tout en finesse.
Le monde de Griff et Dylan, 13 et 15 ans s’écroule à la fin de l’été, quand un accident de voiture les laisse orphelins. Installés à New-York depuis peu, ils sont d’abord recueillis par Blessing, collègue bienveillante de leurs parents. Puis à l’autre bout du monde, dans une petite ville du pays de Galles, chez un oncle et une tante qu’ils ne connaissent pas. Dylan veille sur son petit frère comme sur la prunelle de ses yeux, tandis que Griff sort de son isolement grâce à l’affection de son entourage et aux amitiés qu’il commence à nouer. Dylan, de son côté, trouvera-t-il le paix intérieure?

Mon avis :
Je tiens à remercier les éditions Gallimard jeunesse qui ont accepté de m’envoyer ce service presse !

Nos vies en mille morceaux est un roman qui nous fait passer par toute une palette d’émotions. Nous commençons par faire la connaissance des deux personnages principaux : Griff et Dylan, deux adolescents de 13 et 15 ans, qui alors qu’ils reviennent de vacances d’été avec leurs parents, ont un accident. Ils se retrouvent alors orphelins et vont être recueillis provisoirement par Blessing, la collègue de leurs parents professeurs de collège, puis finalement par leur tante Dee, au Pays de Galles. Dylan et surtout Griff, qui a plus de mal à accepter la situation, vont devoir se reconstruire.

Le merveilleux atout de ce roman est sans conteste la richesse des personnages. Griff est un enfant complètement perdu, surprotégé par son frère Dylan. Le premier va devoir se trouver une nouvelle place dans le monde après la perte de ses parents, aidé par le second. Les personnages secondaires sont tout aussi intéressants et attachants : d’abord Blessing, qui amènera la touche musicale (et très importante) du roman, Dee et son époux, la jeune Hari, mais également les personnages âgées auxquelles cette dernière et Griff vont rendre visite. Chaque personnage apporte une nouvelle information au roman et ajoute sa pierre à l’édifice.

Un réel effort de mise en page a été fait sur ce roman (j’ignore si elle est identique en version originale), ce qui donne une vraie dynamique à l’histoire et surtout aux dialogues. La typographie n’a pas la même taille en fonction de l’intonation utilisée par les personnages, en fonction de s’ils chuchotent ou s’ils parlent fort, la police sera plus grande ou plus petite. Des sauts de ligne sont utilisés aussi pour Dylan, quand il décide de se couper du monde et part dans ses pensées, cela nous permet de découvrir par des flash-backs des moments partagés avec leurs parents. Des petits détails et des choix de mise en page permettent vraiment de porter l’attention sur certains éléments et de se plonger totalement dans l’expérience tragique que sont en train de vivre ces deux adolescents.

L’auteure a choisi de jouer sur un certain effet de surprise dans le roman, qui n’a pas forcément fonctionné sur moi parce que j’ai rapidement deviné de quoi il était question. Cependant je trouve l’idée excellente et je pense que les lecteurs qui ne devineront pas n’auront qu’une envie : relire le roman pour le découvrir d’un œil nouveau. Nos vies en mille morceaux est un roman très touchant, qui aborde les thèmes du deuil, de l’adolescence, du lien fraternel et familial avec beaucoup de sensibilité, un peu d’humour et une belle justesse. C’était une très jolie lecture.

Chroniques Livres

The Doldrums de Nicholas Gannon

Chez Harper Collins, octobre 2017, 368 pages.
Disponible en français chez Pocket Jeunesse.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Les grands-parents d’Archer Hemsley, 11 ans, ne sont jamais rentrés de leur mission sur un glacier, il y a deux ans. Le garçon n’a qu’une idée en tête : partir à l’aventure pour les retrouver. Mais comment faire pour quitter la ville alors que sa mère le laisse à peine quitter leur maison ? Heureusement, Archer peut compter sur un duo d’amis de choc : le tête-en-l’air Oliver Gulb et Adelaïde Belmont, ancien petit rat de l’opéra de Paris à la jambe de bois. Ils mettent au point un plan infaillible : lors d’une sortie scolaire au muséum d’histoire naturelle, ils s’enfuiront, et en avant pour l’Antarctique ! Mais rien ne se passe comme prévu : entre leur terrible prof Mrs Murkley et l’attaque d’un ours polaire empaillé, le départ vers le glacier semble compromis…

Mon avis :
Me voilà de retour sur le blog et avec en plus un roman en VO ! Après avoir terminé mes deux ans d’apprentissage en librairie, j’ai eu envie de me plonger dans des lectures détentes et avec notre voyage en Angleterre avec Alexandra (du blog Comme par enchantements), j’ai décidé de jeter mon dévolu sur l’un des livres que j’avais acheté en librairie sur place. C’est le premier tome des aventures des Doldrums, écrit par Nicholas Gannon, qui a été l’heureux élu et que j’ai dévoré en à peine deux jours.

Voici un premier tome qui nous offre de belles aventures ! Nous découvrons le personnage d’Archer Helmsley, un jeune garçon dont les grands-parents sont de grands aventuriers et n’ont cessé d’explorer le monde à la recherche de ses merveilles. Mais ces derniers ne sont jamais revenus d’une de leurs expéditions en Antarctique. Deux ans plus tard, Archer a pourtant encore espoir de les voir revenir, et encore plus quand leurs affaires sont livrées chez lui… lui faisant miroiter de nombreux indices sur leur dernier voyage et leur vie mouvementée.
Aidé d’Oliver, son meilleur ami, et d’Adélaïde, une nouvelle élève venue de France, il va alors décider de partir à leur recherche et entreprendre les préparatifs d’un voyage pour le Pôle Sud… un voyage qui va s’avérer bien plus compliqué que prévu !

Voici un roman qui m’a totalement enchantée. Moi qui adore la littérature jeunesse, j’ai été servie car j’y ai retrouvé absolument tous les éléments que j’aime dans ce genre. Tout commence bien évidemment avec des personnages terriblement attachants grâce à Archer, désespérément à la recherche de ses grands-parents, Oliver, un peu peureux mais prêt à tout pour son ami, et Adélaïde, la petite française à la jambe de bois. Il s’agit du principal atout de ce roman qui nous présente trois jeunes personnages en quête d’aventure, qui seront finalement liés par une amitié sans faille !
Ce trio nous emmène également dans une histoire bourrée d’humour, mais aussi de rebondissements et de révélations : la recherche des grands-parents d’Archer va se révéler pleine de secrets enfouis, de voyages inconnus, de rêves, de rencontres surprenantes, de désirs… Gros bonus pour les nombreuses illustrations qui viennent ponctuer le récit et qui accompagnent à merveille le développement de l’histoire.

The Doldrums est un roman avec un univers qui lui est propre, l’écriture de Nicholas Gannon nous entraîne dans cet enchaînement d’actions avec facilité et sans jamais se précipiter. Tout va très vite, tout en restant réaliste dans l’évolution des personnages et l’avancement de l’histoire. Nous n’avons pas le temps de nous ennuyer une seule seconde. Et pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher d’être déçue par la fin, alors que le roman était presque un coup de cœur. En effet, la promesse d’aventure et de voyage que nous faisait miroiter Archer, Oliver et Adélaïde pendant les 3/4 du roman tombe finalement à plat, nous laissant avec un goût d’inachevé. Heureusement, il s’agit d’une série et un deuxième tome est déjà sorti !

Chroniques Livres

Le club de l’Ours Polaire #1, Stella et les mondes gelés de Alex Bell

Chez Gallimard jeunesse, janvier 2018, 368 pages.
Illustré par Tomislav Tomic / Traduit par Faustina Fiore
Ma note : ★★★★☆
Quatrième de couverture :

Stella Flocus Pearl a toujours voulu accompagner son père sur les terres inconnues de ses voyages. Son rêve se réalise le jour de ses douze ans : partir en exploration avec le Club de l’Ours Polaire ! Aux côtés d’un chuchoteur de loups, d’un magicien snob et arrogant et d’un demi-elfe timide et maladroit, Stella se lance à la conquête des étendues polaires. Mais une catastrophe vient bouleverser l’expédition et d’innombrables dangers se dressent bientôt sur leur chemin. Un univers magique peuplé de fées et de yétis, d’engeleurs et de pirates des neiges…

Mon avis :
Voici un roman que je n’avais absolument pas vu passer sur les réseaux sociaux ou en librairie à sa sortie. Ce n’est qu’en me rendant en librairie pendant ma semaine de cours que je l’ai vu au rayon jeunesse et que j’ai été attirée par sa couverture pleine de détails et par son titre accrocheur : Le club de l’Ours Polaire. Une camarade de promotion l’avait reçu en service de presse et me l’a donc prêté, je l’ai lu d’une traite en deux jours à peine tant l’histoire m’a tout de suite entraînée au fil des pages !
Nous découvrons le personnage de Stella Floccus, une toute jeune adolescente qui rêve de rejoindre le Club de l’Ours Polaire, dans lequel son père adoptif part toujours à l’aventure. Malheureusement, elle n’a pas le droit d’en faire partie parce qu’elle est une fille. Félix, son père adoptif qui l’a trouvé lors d’une expédition, alors qu’elle n’était qu’un bébé et déposée dans la neige, va cependant tout faire pour l’embarquer avec lui dans cette nouvelle expédition qui s’annonce plus intéressante que jamais : partir au point le plus froid du Pôle. Il faut dire que ce serait un magnifique cadeau d’anniversaire pour la jeune fille qui rêve d’aventures. Stella va alors faire la connaissance trois autres jeunes aventuriers embarqués, comme elle, dans ce voyage. Mais dès le premier jour, les quatre jeunes vont se retrouver séparés des adultes et devoir faire route par leurs propres moyens…
Ce premier tome est un sublime hommage à la Croisée des Mondes, aux Chroniques de Narnia, à Harry Potter et à toutes ces sagas jeunesse que nous avons pu lire pendant nos plus jeunes années, je pense que cette nouvelle trilogie a tout pour devenir culte dans le rayon jeunesse : des personnages attachants, des rebondissements à la pelle, des animaux mignons et des créatures que l’on a un peu moins envie de câliner, des paysages enneigés, de la magie et du fantastique et surtout une quête d’identité pour le personnage principal qui part donc dans un voyage terriblement intéressant !
Malgré tout, on pourrait lui reprocher justement d’être trop ressemblant à toutes ces sagas bien connues, mais je pense vraiment que les tomes suivants sauront se montrer plus originaux et que ce tome-ci était surtout introducteur aux personnages et à l’univers en général. En tout cas, la fin de ce premier tome laisse présager une direction un peu plus sombre pour la suite… J’ai hâte de la découvrir !
Chroniques Livres

L’histoire du garçon qui voulait vivre dans un bocal de Lisa Thompson

Chez Pocket Jeunesse, septembre 2017, 320 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Matthew a 10 + 3 ans (il déteste le chiffre 13). Il souffre de TOC, porte des gants en latex et ne mange que des plateaux-repas sous cellophane. Obsédé par les germes, il vit reclus dans sa chambre. Sa seule occupation : espionner les allées et venues des voisins. Jusqu’au jour où le petit Teddy, âgé de 15 mois, est porté disparu. Avec Melody, sa voisine rigolote et un peu pot de colle, Matthew va mener l’enquête… et s’aventurer dans le monde extérieur.

Mon avis :
L’histoire du garçon qui voulait vivre dans un bocal m’avait été vendu comme un roman ressemblant à Wonder de R.J. Palacio, et on me l’avait conseillé en me disant que si je l’avais aimé, j’aimerais probablement beaucoup celui-ci. Et ça n’a pas raté, c’est presque un coup de cœur 😉

On découvre le quotidien de Matthew, un jeune garçon qui souffre de Troubles Obsessionnels du Comportement : il se lave les mains des dizaines de fois par jour, il a arrêté d’aller à l’école, il ne voit plus ses amis, ne sort pratiquement plus de chez lui et passe le maximum de son temps dans sa chambre où il est sur de contrôler la propreté des lieux… Il est totalement obsédé et terrorisé par les microbes qui pourraient le contaminer. Du coup, pour passer le temps, Matthew a pris l’habitude d’observer par la fenêtre. Il note tout ce qu’il voit dans des carnets, dont la vie de ses voisins. Tout se passe plutôt bien, outre les TOC qui lui mènent la vie dure et ses parents qui tentent désespérément de trouver une solution. Jusqu’au jour où Teddy, le petit garçon de Mr. Charles, un voisin, disparaît. Matthew n’a pas vu ce qu’il s’est passé, mais il regardait par la fenêtre juste avant : Teddy jouait dans le jardin, seul, et le portail était correctement verrouillé.
L’impasse où habite Teddy va alors être envahie par les agents de police et les journalistes, il faut retrouver Teddy. Mais la difficulté réside là : Matthew a du mal à affronter le monde extérieur, on y trouve tellement de microbes ! Il va alors s’associer avec Melody, une voisine de son âge qui a (malheureusement pour lui) décidé qu’elle l’appréciait et qu’ils pourraient devenir amis, pour enquêter et trouver des indices.

Ce roman est une petite pépite, que même des adultes devraient lire. Exactement comme Wonder de R.J. Palacio, et je comprends mieux la comparaison maintenant que j’ai terminé ma lecture.  Abordé de manière simplifiée pour le public jeune, ce roman nous présente les Troubles Obsessionnels du Comportement, sans pour autant tomber dans le sentimentalisme ou dans une analyse psychologique poussée de la chose. Matthew souffre, ses parents aussi, on découvre finalement ce qui a commencé à causer ses troubles au fil de la lecture : un drame a frappé la famille. Mais si cet aspect est important dans le récit, c’est finalement l’enquête et la recherche de Teddy qui devient l’élément principal du roman. La différence de Matthew est un obstacle pour faire avancer les choses plus rapidement, mais finalement, des astuces sont trouvées et le récit évolue malgré tout.
Le roman avance assez vite, mais les chapitres sont courts et le récit est bourré de rebondissements. On découvre la vie quotidienne de chaque voisin, on suspecte un peu tout le monde, on ne sait plus qui croire. C’est une vrai enquête, avec une vrai fin. Petit bonus : des illustrations viennent embellir les têtes de chaque chapitre.

Le personnage de Matthew évolue énormément au fil des pages, j’ai trouvé que c’était un jeune garçon touchant, intelligent et auquel il était facile de s’identifier. Ce livre aborde des thèmes importants, des thèmes que l’on ne retrouve pas souvent en littérature jeunesse et je trouve ça bien ! On passe un très bon moment, sans pour autant réduire l’impact que peuvent avoir les TOC sur le quotidien d’une famille et d’un individu. Je recommande vraiment vivement ce roman, aux plus jeunes comme aux plus grands ♥ !

Chroniques Livres

Pax et le petit soldat de Sara Pennypacker et Jon Klassen

Chez Gallimard Jeunesse, janvier 2017, 320 pages.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
La guerre est imminente. Lorsque le père de Peter s’engage dans l’armée, il oblige son fils à abandonner Pax, le renard qu’il a élevé depuis le plus jeune âge et envoie le garçon vivre chez son grand-père à cinq cent kilomètres de là. Mais Peter s’enfuit à la recherche de son renard. Pendant ce temps, Pax affronte seul les dangers d’une nature sauvage et se trouve confronté à ceux de son espèce.

Mon avis :
Pax et le petit soldat est un livre qui m’a tout de suite attirée, dès sa sortie en anglais. On ne parlera pas du renard sur la couverture qui y était sans aucun doute pour quelque chose, mais plutôt de la perspective de lire une histoire qui parle de l’amour des animaux et de la relation qu’un enfant peut avoir avec son animal de compagnie. Quel plaisir de le voir enfin sorti chez Gallimard jeunesse !

Ce roman raconte l’histoire de Peter, obligé de se séparer de son renard de compagnie qu’il a sauvé alors qu’il n’était qu’un renardeau et élevé depuis, quand son père s’engage dans l’armée. Peter va alors devoir s’installer chez son grand-père, à plusieurs centaines de kilomètres de là, et accepter de vivre sans Pax. Mais rien n’y fait, il culpabilise et se rend compte qu’il n’aurait jamais dû accepter d’abandonner son meilleur ami dans les bois. Peter décide alors de fuguer et de partir à la rescousse de Pax, seul. Mais c’était sans compter un accident qui lui vaudra un pied cassé et sa rencontre avec Vola, une femme qui vit seule et qui l’aidera dans sa quête.

Le roman est une alternance de chapitres du point de vue de Peter et du point de vue de Pax, qui vont devoir apprendre à évoluer seuls, sans leur meilleur ami et le lien qui s’est créé entre eux. Peter va devoir faire face à sa culpabilité et apprendre à faire confiance aux autres, alors que Pax va plutôt devoir s’en remettre à son instinct et aux quelques rencontres qu’il va faire dans les bois, notamment deux autres renards pour lesquels il se prendra d’affection.

C’est un très beau roman qui nous amène à réfléchir sur la relation entre l’homme et les animaux, qu’ils soient sauvages ou domestiqués, mais également sur la nature grâce au thème de la guerre abordé à travers le père de Peter. Une très belle histoire portée par la plume très douce de Sara Pennypacker et les magnifiques (mais trop peu nombreuses à mon goût) illustrations de Jon Klassen. Il m’a beaucoup rappelé le roman Coeur de Loup paru aussi chez Gallimard Jeunesse il y a peu.

Un gros coup de cœur pour cette histoire ♥

Chroniques Livres

Les quatre filles du Dr. March de Louisa May Alcott

Chez Folio Junior, édition de septembre 2009.
373 pages, 8€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Une année, avec ses joies et ses peines, de la vie de Meg, Jo, Beth et Amy March, quatre sœurs âgées de 11 à 16 ans. Leur père absent – la guerre de Sécession fait rage et il est aumônier dans l’armée nordiste -, elles aident leur mère à assumer les tâches quotidiennes. Ce qu’elles font avec leur caractère bien différent : Meg, la romantique, qui va éprouver les émois d’un premier amour ; Jo, qui ne se départit jamais d’un humour à toute épreuve ; la généreuse Beth ; la blonde Amy, enfin, qui se laisse aller parfois à une certaine vanité…

Mon avis :
La quatre filles du Dr. March, c’est le genre de livre dont on connaît l’histoire sans avoir lu le livre, on a vu les différentes adaptations à la télé, tout le monde connaît le titre mais ne se donne pas forcément la peine de lire ce classique de la littérature jeunesse qui compte plusieurs tomes. Après l’avoir trouvé en occasion à petit prix, je me suis lancée dans l’aventure et je ne regrette absolument pas, c’est toujours un plaisir de découvrir ces grands classiques, surtout ceux qui sont tellement connus, et d’autant plus quand on apprécie sa lecture.

Le roman en lui-même n’a rien de vraiment exceptionnel : nous suivons les aventures des quatre filles du Dr March et de leur mère, qui attendent son retour du front. Les quatre jeunes filles (Meg, Jo, Beth et Amy) ont chacune une personnalité bien marquée et différente de celle de ses sœurs et cela permet à l’histoire d’être si intéressante et de nous faire continuer, bien qu’il ne s’y passe pas beaucoup de choses. En effet, l’intrigue est des plus simple et il n’y a pas beaucoup d’action puisque nous suivons tout simplement les aventures de ces quatre jeunes filles et leur quotidien en attendant le retour de leur père. C’est la rencontre avec Laurie Laurence, leur jeune voisin, qui va devenir leur ami et déclencher ces aventures.

L’écriture de Louisa May Alcott permet de nous plonger au 19ème siècle et le quotidien des femmes pendant la guerre de Sécession aux Etats-Unis, pendant que les hommes sont partis combattre ou aider au front comme le Dr. March. Son style est très poétique et fluide, très agréable à lire et c’est ce qui compense la légèreté de l’intrigue et le peu d’action. Elle met énormément de détails dans la personnalité de ses personnages, les rend presque tangibles et nous donne envie de les connaître un peu plus à chaque fois que l’on tourne une page et découvre une nouvelle aventure orchestrée par l’une des filles. Certes il ne se passe pas d’événement mouvementé, mais il se passe tout de même beaucoup de choses si l’on se place au niveau de ces jeunes filles.

Un excellent roman qui se lit très vite et qui a le mérite de nous décrire la situation des femmes pendant la guerre de Sécession. Un roman qui nous donne envie d’en découvrir plus grâce à ces jeunes filles toutes les quatre différentes et uniques mais très attachantes.

Chroniques Livres

Les garçons ne tricotent pas (en public) de T.S. Easton

Chez Nathan, mars 2016.
15€95, 360 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Après avoir volé de l’alcool dans un supermarché, Ben, 16 ans, doit suivre un  » parcours de réinsertion pour jeunes délinquants  » et, dans ce cadre, s’inscrire à un cours de tricot. Autant dire que ça ne l’enchante pas. Mais Ben accepte de jouer le jeu, tant que Megan (la fille dont il est amoureux), son père, ses copains…bref, tant que PERSONNE n’est au courant. Le hic, c’est qu’il se découvre une passion dévorante pour le tricot. Et bientôt, il ne pense plus qu’à ça : point mousse, douceur et couleur de laines, patrons compliqués. Au point de cacher des aiguilles sous son lit, de participer à des concours, de vendre ses créations sur Internet et de transformer sa vie…en grosse pelote de mensonges impossible à démêler !

Mon avis :
Il faut être honnête, je trouve que la couverture et ses couleurs criardes ne donne pas très envie de se plonger dans ce roman. Ne vous y fiez pas, et laissez-vous tenter ! Vous ne serez absolument pas déçus.

Les garçons ne tricotent pas (en public) est un roman qui nous présent Ben Fletcher, 16 ans, qui après avoir volé de l’alcool avec ses copains pour se rendre à une fête, à provoqué un accident et pour limiter les dégats, participe à un parcours de réinsertion pour jeunes délinquants où il doit suivre certains cours… Il choisit le tricot pour la jeune professeure, qu’il aime en secret, mais prétend suivre le cours de poterie parce que le tricot, c’est quand même un truc pour les filles et il n’a pas envie qu’on se moque de lui. La seule personne au courant de la vérité, c’est sa mère.

Mais voilà, il se trouve que Ben y prend goût, il sympathise avec les autres membres du cours, il se passionne pour le tricot, les différentes aiguilles et les types de laines qui existent et va même jusqu’à s’inscrire à un concours national. C’est là que ses mensonges vont le rattraper et qu’il va devoir faire face à tout le monde et leur avouer qu’il adore le tricot.

C’est un roman pour adolescents, mais également pour adultes que j’ai trouvé hilarant grâce à Ben, le personnage principal. C’est un personnage très réaliste et qui ne cesse de s’enfoncer dans ses mensonges alors qu’il sait que cela va lui retomber dessus à la fin. Des tas de sujets sont abordés dans ce roman, des questions que l’on se pose à l’adolescence et le tout est traité avec légèreté et beaucoup d’humour.

Je recommande vivement ce livre, j’ai passé un excellent moment. On ne s’ennuie pas un seul instant grâce aux nombreux rebondissements et à l’évolution du personnage de Ben.

Chroniques Livres

Madame Doubtfire de Anne Fine

Chez L’école des loisirs, janvier 1994.
250 pages, 7€10.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Cette année, Miranda Hilliard a besoin de quelqu’un pour s’occuper de ses trois enfants, Lydia, Christopher et Natalie, et de la maison.
Pourquoi pas moi ? propose Daniel, son ex-mari, un acteur au chômage. Pas question, réplique Miranda. Elle veut une personne de confiance, quelqu’un de solide, avec des principes et sans aucune fantaisie. Tout le contraire, pense-t-elle, de Daniel. Alors arrive Madame Doubtfire. Une vraie perle. Du moins en apparence. Car un père acteur peut être prêt à tout, et même à se déguiser en gouvernante poudrée pour être avec ses enfants. Mais comment va-t-il faire pour n’éveiller les soupçons ni de ses enfants ni de Miranda ?

Mon avis :
Madame Doubtfire est un roman assez court qui aborde la question du divorce et les conséquences que cela peut avoir sur la relation entre les parents et les enfants, d’autant plus quand cela ne se passe pas bien entre les parents et qu’ils font tout pour embêter l’autre quand c’est à son tour de passer du temps avec les enfants. Dans ce roman, les enfants souffrent beaucoup de cette séparation et de ces disputes à répétition, ils ne cessent de faire les messagers entre leur père et leur mère et aimeraient pouvoir passer plus de temps avec lui.

Puis Daniel, le père, apprend que son ex-femme est à la recherche d’une nourrice/femme de ménage pour s’occuper de ses enfants et y voit là une occasion de passer plus de temps avec eux tout en gagnant un peu d’argent, puisqu’il est au chômage. Il décide donc de se faire passer une femme, une certaine Madame Doubtfire, parfaite en tous points : elle fait le ménage, elle cuisine, ne hausse jamais la voix, adore les enfants et les animaux… Aucune ombre au tableau.

C’est un roman très touchant puisque Daniel se plie en quatre pour passer du temps avec ses enfants et ne pas éveiller les soupçons auprès de son ex-femme. Les enfants, eux, sont moins naïfs et comprennent bien que quelque chose cloche.

J’ai beaucoup aimé cette histoire que je connaissais déjà grâce au film de Chris Colombus avec Robin Williams, et bien que l’histoire originale du livre soit légèrement différente, on retrouve bien la même trame principale et le même humour chez Madame Doubtfire. Même si j’ai passé un très bon moment de lecture, j’ai préféré le film et la merveilleuse interprétation de Robin Williams. Le livre contient quelques longueurs qui pèsent sur le texte et le film est beaucoup plus dynamique.
Un livre pour les enfants comme pour les parents.

Chroniques Livres

Je m’appelle livre et je vais vous raconter mon histoire de John Agard

Chez Nathan, janvier 2015.
135 pages, 13€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Des tablettes sumériennes à l’arrivée de l’e-book, Livre présente avec beaucoup d’humour son autobiographie. Et sa vie se lit comme un roman ! Les 20 petits chapitres se savourent comme des friandises : Livre nous apprend qu’il a eu sa période rock and roll pendant des siècles, que grâce aux Romains il a eu un dos en bois, que les moines l’ont enluminé au Moyen Âge, qu’il a un faible pour la lettre « P » -celle qui « évoque tant de bons moments de sa vie » : papyrus, parchemin, papier, presse d’imprimerie, poche, publication… et aussi qu’il a une capacité de résistance et un vrai sens de la famille avec son frère, e-book !

Mon avis :
Je pense que ce livre devrait plaire à tous les amoureux de lecture. Le livre en lui même est très original et nous relate l’histoire du livre depuis ses débuts, depuis les histoires passées oralement, jusqu’à nos jours et la prise du pouvoir par les ebooks. J’ai trouvé que l’idée de retranscrire l’histoire du livre en un livre était extrêmement bien pensée. Les chapitres sont courts et portent chacun sur une période de l’histoire ou sur un sujet, il est difficile de se perdre. Les explications sont très claires et faciles de compréhension pour les petits comme les grands. On passe par tous les continents et toutes les époques, et en tant qu’amoureuse des livres j’ai été ravie d’en apprendre un peu plus sur cette culture littéraire. Je n’aurais pas été contre quelques chapitres supplémentaire, mais je pense que tout a été dit et cela aurait peut-être été superflus.

Avec les fêtes de Noël qui approchent, je pense que ce livre peut être un très beau cadeau pour l’un de vos proches qui aime lire et qui collectionne les livres. L’objet livre en lui-même est vraiment très beau, à la couverture cartonnée et aux illustrations très nombreuses. J’ai passé un excellent moment !

Chroniques Livres

Le Monde Narnia de C.S. Lewis

Chez Gallimard, septembre 2005.
868 pages, 24€90.
Ma note : ★★★★☆
Résumé :
Retrouvez, réunis en un seul ouvrage, les sept volumes du Monde de Narnia. Guidé par le Lion Aslan, découvrez dans son intégralité la saga fantastique du grand romancier C.S. Lewis.
Mon avis :
Je connaissais déjà l’univers de Narnia créé par C.S. Lewis grâce aux trois adaptations cinématographiques qui, malgré tout ce que l’on peut dire, sont des films que j’ai adoré quand ils sont sortis et que j’aime toujours autant regarder aujourd’hui. Cela n’a donc pas été une entière découverte.
Cependant, j’ai adoré me plonger dans cette relique de ma PAL, qui appartenait à ma grande sœur à la base, et que j’ai récupéré il y a de ça plusieurs années. Quel plaisir de se plonger dans l’univers de Narnia et d’en apprendre plus, de découvrir de nouvelles aventures qui m’étaient complètement inconnues alors qu’elles dormaient sagement sur mon étagère depuis si longtemps…
J’ai particulièrement aimé découvrir l’origine de Narnia, la création de ce monde, de la sorcière blanche et les autres histoires concernant les enfants Pevensie et leur cousin Eustache. Et forcément, j’ai adoré découvrir les tomes à l’origine des trois films.
L’écriture et l’imagination de C.S. Lewis sont vraiment impressionnantes, j’ai lu les tomes en faisant une pause entre chacun, mais à chaque fois que je me plongeais dans un nouveau tome, j’avais du mal à me détacher du livre et je le terminais d’une traite. Les tomes en eux-mêmes sont assez courts, un peu plus d’une centaine de pages à chaque fois. L’écriture est fluide, facile et agréable, je regrette de ne pas m’être plongée dans ce pavé plus tôt, de ne pas avoir suivi ces si belles aventures plus tôt.
Malgré tout, cela n’a pas été un coup de coeur, j’ai remarqué que la religion était très abordée, et le ton des tomes en général était plutôt moralisateur. Je me doute que si je l’avais lu plus jeune, je n’aurais sans doute pas remarqué ces aspects du livre… ce n’est pas que ça m’a gêné, mais j’aurais préféré quelque chose de plus léger.