Chroniques Livres

Les intrus de Lauren Oliver

Chez Hachette, octobre 2015.
19€00, 384 pages.
Egalement disponible chez Le Livre de Poche.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
À la mort de Richard Walker, un vieil homme solitaire, acariâtre et très riche, son ex-femme, ses deux enfants et sa petite-fille retournent dans la maison familiale pour la succession. Mais la bâtisse est hantée. Hantée par des souvenirs d’enfance qui ressurgissent à mesure que les nouveaux arrivants se réapproprient les lieux. Hantée également par de vrais fantômes qui observent et commentent les agissements de chacun, en espérant qu’un jour, enfin, ils pourront quitter les lieux à tout jamais. La très guindée Alice et la cynique Sandra, toutes deux mortes depuis longtemps, sont peu disposées à laisser la place aux nouveaux occupants. Les deux fantômes jouent des coudes pour rester maîtresses de leur propriété au travers de laquelle elles communiquent : escalier qui grince, radiateur qui siffle et ampoules qui grésillent remplacent les mots pour communiquer avec les nouveaux locataires. Mais bientôt, les vivants comme les morts seront confrontés à leur passé et à des vérités douloureuses…

Mon avis :
Je me suis lancée dans cette lecture sans avoir entendu un seul avis sur ce roman, mais en connaissant le style de Lauren Oliver pour avoir lu les deux premiers tomes de sa saga jeunesse Delirium, j’avais adoré le premier tome, mais été très déçue par le second que j’avais lu plusieurs années après… J’ai d’ailleurs pris la décision de ne pas lire le troisième tome et d’arrêter l’aventure là.

Je ne connaissais donc pas son écriture pour adulte, et je suis vraiment ravie de ma découverte avec Les Intrus, tant pour son originalité que pour l’aventure que j’ai vécu auprès de ses personnages.

Les Intrus, c’est un roman très original qui nous raconte l’histoire d’une famille, mais surtout d’un lieu. La maison des Walker est hantée par deux femmes, Sandra et Alice. Et quand Richard Walker décède, sa femme, son fils, sa fille et sa petite-fille débarquent pour emballer ses affaires et décider de ce qu’il va advenir de cette maison. D’autant plus que sur le testament, Richard Walker a légué une énorme somme d’argent à une femme, beaucoup plus qu’à ses propres enfants. Mais voilà, la maison est remplie d’histoires et de souvenirs, qu’ils appartiennent à Sandra et Alice, ou à la famille Walker. Nous retraçons donc la vie de chacun de ces personnages à tour de rôle, et le roman est divisé en plusieurs parties : la cuisine, le salon, la cave… Tout le roman tourne autour de cette maison et ce qui s’y est passé, chaque personnage affronte ses propres démons en revenant vivre dans cette maison.

L’univers du roman est très riche, les fantômes ne sont pas là juste pour ajouter un aspect fantastique à la lecture, ils ont une histoire à raconter, ils prennent place dans la vie de la famille mais ont également leurs propres sentiments, leurs propres sensations qui sont bien différentes de ce que l’on peut retrouver avec les fantômes habituels des romans.

J’ai énormément apprécié ce roman, et malgré quelques longueurs et certaines scènes parfois un peu clichés, j’ai adoré découvrir le passé des personnages et celui des deux femmes qui hantent cette maison. Comment ont-elle atterri dans cette maison ? Pourquoi sont-elles coincées ici ? Toutes les questions que l’on se pose au cours de notre lecture trouvent des réponses, ce qui est d’autant plus appréciable.

Je suis donc ravie de repartir sur une bonne note avec Lauren Oliver et je lirai avec plaisir ses prochains romans pour adultes.

Chroniques Livres

Delirium #2, Pandemonium de Lauren Oliver

Chez Hachette Blackmoon, février 2012.
456 pages, 16.00€.
Amazon / Goodreads / Livraddict
Ma note : ★★☆☆☆

Quatrième de couverture :
Lena a découvert avec Alex ce sentiment interdit qu’est l’amour. Ensemble ils se sont enfuis, déterminés à gagner la Nature pour vivre leur passion. Mais seule Lena est parvenue à franchir la frontière. Sans savoir si Alex est encore vivant. Aujourd’;hui Lena a rejoint la résistance. Elle se voit confier une mission qui pourrait bien lui coûter la vie. Mais une nouvelle rencontre vient remettre en question tous ses principes. Se battre pour avoir le droit d’aimer : cela a-t-il vraiment un sens ? Imaginez qu’on vous prive de tout sentiment. Que la liberté ne soit plus qu’un vieux souvenir dénué de sens. Jusqu’où iriez-vous pour garder le droit d’aimer ? Plongez dans l’inoubliable trilogie DELIRIUM.

Mon avis :
Quelle lecture laborieuse. Je me souviens avoir adoré le premier tome, que j’ai lu il y a au moins deux ou trois ans, j’avais trouvé l’histoire originale bien que l’héroïne soit naïve et m’ait tapé sur les nerfs. J’avais adoré le personnage d’Alex et surtout, la fin était vraiment affreuse et je m’en souvenais parfaitement.

Ce second tome m’a vraiment déçue. Je n’ai pas su retrouver les éléments qui m’avaient plu lors de la lecture du premier tome. Par contre, j’ai retrouvé Lena et elle m’a autant énervée que lorsque je l’ai découverte. Pas de chance pour moi… Après que Lena ait enfin passé la frontière et qu’elle se retrouve maintenant dans la nature, la vraie, seule puisqu’Alex est resté derrière, elle doit apprendre à découvrir ce nouveau monde dont elle ignore tout. Elle découvre alors qu’elle n’est pas seule à vivre dans les bois, d’autres personnes vivent également dans le monde sauvage : la résistance. Lena apprend alors à découvrir les choses qui devraient lui être naturelles, mais qui ne lui sont pas parce qu’elle a grandi en repoussant ses émotions. On tourne encore autour du thème de l’amour, est-ce bien ou mal ? Les émotions sont-elles une bonne chose ?

Mais globalement, j’ai trouvé qu’il ne se passait vraiment rien de concret dans ce second tome, il ne sert qu’à intégrer Lena dans la résistance et lui faire ressentir de nouvelles choses, d’un point de vue de l’intrigue, c’est vraiment mou et je me suis ennuyée tout le long.

Je vais me forcer à lire le troisième tome, qui pour le coup ne me fait vraiment pas envie après la lecture de celui-ci, mais j’espère terminer cette trilogie sur une bonne note et non pas sur une déception, d’autant plus que je garde un bon souvenir du premier tome. J’ignore si c’est parce que j’ai grandi depuis (du moins, j’espère avoir grandi et mûri mentalement), parce que mes goûts ont évolué ou parce que j’ai lu beaucoup de dystopies depuis et celle-ci se retrouve donc en bas du classement par comparaison… Je pense que c’est un tout, mais aussi parce que ce second tome est largement en dessous du premier. Je recommande tout de même la lecture de cette trilogie, avant même de l’avoir terminée parce qu’elle a quand même marqué l’histoire de la dystopie young adult et représente très bien le genre.