Chroniques Livres

Marquer les ombres de Veronica Roth

Chez Nathan, janvier 2017, 464 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Dans une galaxie dominée par une fédération de neuf planètes, certains êtres possèdent un « don », un pouvoir unique. Akos, de la pacifique nation de Thuvhé, et Cyra, sœur du tyran qui gouverne les Shotet, sont de ceux-là. Mais leurs dons les rendent, eux plus que tout autre, à la fois puissants et vulnérables. Tout dans leurs origines les oppose. Les obstacles entre leurs peuples, entre leurs familles, sont dangereux et insurmontables. Pourtant, pour survivre, ils doivent s’aider… ou décider de se détruire.

Mon avis :
Après mes très bonnes lectures des trois tomes de Divergent, j’étais plus qu’impatiente de retrouver Veronica Roth dans ce nouveau roman qui avait l’air très différent. Marquer les ombres est le premier tome d’une duologie, qui nous présente science-fiction et space opéra. On est donc assez loin de Tris et Quatre. On y découvre un monde dominé par neuf planètes, où certaines personnes possèdent un don, une capacité particulière. Nos deux personnages principaux font partis de ces personnes : Akos, un Thuvhésite, et Cyra, une Shotet. Ils n’ont rien en commun, ne se connaissent pas au début de l’histoire et ne vivent pas sur la même planète, et pourtant, ils vont vivre une panoplie d’aventures qui va les rapprocher et les lier à jamais.

Marquer les Ombres est un très bon roman, qui m’a surprise et laissée parfois un peu perplexe. Il y a beaucoup de personnages, de noms complexes et d’éléments à retenir. J’ai eu du mal à rentrer dans cet univers de SF qui n’est pas du tout mon dada à la base, mais j’ai fait l’effort de continuer ma lecture et de m’y plonger à plusieurs reprises pour pouvoir tenir jusqu’au bout et je n’ai pas été déçue du résultat final.
Les personnages sont tous assez bien développés, j’ai bien sûr eu un petit coup de cœur pour les personnages de Akos et Cyra, mais aussi pour Eijeh, le frère d’Akos, qui se retrouve utilisé comme moyen de pression sur ce dernier. Cyra est une jeune femme forte, dont le pouvoir est plus perçu comme une malédiction : elle souffre continuellement et les personnes qui la touche ressentent cette douleur, et c’est son frère qui l’utilise comme une arme face à ses ennemis et les traîtres. Akos est un personnage plus posé, plus calme et plus réfléchi, son don est (comme par hasard hein…) compatible avec celui de Cyra puisqu’il annule son pouvoir et peut la toucher sans ressentir aucune douleur. Les deux personnages vont se rapprocher doucement, rien n’est forcé et j’ai beaucoup apprécié la délicatesse de Veronica Roth ici, contrairement à ce que j’avais pu ressentir en lisant Divergent où tout était un peu prévisible et rapide.

Une très bonne lecture donc, puisque je ne m’attendais pas du tout à ça en débutant ma lecture, et j’aime être surprise. La succession d’événements est parfois un peu complexe et j’ai trouvé certains passages longuets et brouillons, difficiles à cerner pour moi qui n’ai pas l’habitude de cet univers, mais je ressors assez satisfaite de cette lecture et je lirai la suite avec plaisir !

Chroniques Livres

Les garçons ne tricotent pas (en public) de T.S. Easton

Chez Nathan, mars 2016.
15€95, 360 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Après avoir volé de l’alcool dans un supermarché, Ben, 16 ans, doit suivre un  » parcours de réinsertion pour jeunes délinquants  » et, dans ce cadre, s’inscrire à un cours de tricot. Autant dire que ça ne l’enchante pas. Mais Ben accepte de jouer le jeu, tant que Megan (la fille dont il est amoureux), son père, ses copains…bref, tant que PERSONNE n’est au courant. Le hic, c’est qu’il se découvre une passion dévorante pour le tricot. Et bientôt, il ne pense plus qu’à ça : point mousse, douceur et couleur de laines, patrons compliqués. Au point de cacher des aiguilles sous son lit, de participer à des concours, de vendre ses créations sur Internet et de transformer sa vie…en grosse pelote de mensonges impossible à démêler !

Mon avis :
Il faut être honnête, je trouve que la couverture et ses couleurs criardes ne donne pas très envie de se plonger dans ce roman. Ne vous y fiez pas, et laissez-vous tenter ! Vous ne serez absolument pas déçus.

Les garçons ne tricotent pas (en public) est un roman qui nous présent Ben Fletcher, 16 ans, qui après avoir volé de l’alcool avec ses copains pour se rendre à une fête, à provoqué un accident et pour limiter les dégats, participe à un parcours de réinsertion pour jeunes délinquants où il doit suivre certains cours… Il choisit le tricot pour la jeune professeure, qu’il aime en secret, mais prétend suivre le cours de poterie parce que le tricot, c’est quand même un truc pour les filles et il n’a pas envie qu’on se moque de lui. La seule personne au courant de la vérité, c’est sa mère.

Mais voilà, il se trouve que Ben y prend goût, il sympathise avec les autres membres du cours, il se passionne pour le tricot, les différentes aiguilles et les types de laines qui existent et va même jusqu’à s’inscrire à un concours national. C’est là que ses mensonges vont le rattraper et qu’il va devoir faire face à tout le monde et leur avouer qu’il adore le tricot.

C’est un roman pour adolescents, mais également pour adultes que j’ai trouvé hilarant grâce à Ben, le personnage principal. C’est un personnage très réaliste et qui ne cesse de s’enfoncer dans ses mensonges alors qu’il sait que cela va lui retomber dessus à la fin. Des tas de sujets sont abordés dans ce roman, des questions que l’on se pose à l’adolescence et le tout est traité avec légèreté et beaucoup d’humour.

Je recommande vivement ce livre, j’ai passé un excellent moment. On ne s’ennuie pas un seul instant grâce aux nombreux rebondissements et à l’évolution du personnage de Ben.

Chroniques Livres

Je m’appelle livre et je vais vous raconter mon histoire de John Agard

Chez Nathan, janvier 2015.
135 pages, 13€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Des tablettes sumériennes à l’arrivée de l’e-book, Livre présente avec beaucoup d’humour son autobiographie. Et sa vie se lit comme un roman ! Les 20 petits chapitres se savourent comme des friandises : Livre nous apprend qu’il a eu sa période rock and roll pendant des siècles, que grâce aux Romains il a eu un dos en bois, que les moines l’ont enluminé au Moyen Âge, qu’il a un faible pour la lettre « P » -celle qui « évoque tant de bons moments de sa vie » : papyrus, parchemin, papier, presse d’imprimerie, poche, publication… et aussi qu’il a une capacité de résistance et un vrai sens de la famille avec son frère, e-book !

Mon avis :
Je pense que ce livre devrait plaire à tous les amoureux de lecture. Le livre en lui même est très original et nous relate l’histoire du livre depuis ses débuts, depuis les histoires passées oralement, jusqu’à nos jours et la prise du pouvoir par les ebooks. J’ai trouvé que l’idée de retranscrire l’histoire du livre en un livre était extrêmement bien pensée. Les chapitres sont courts et portent chacun sur une période de l’histoire ou sur un sujet, il est difficile de se perdre. Les explications sont très claires et faciles de compréhension pour les petits comme les grands. On passe par tous les continents et toutes les époques, et en tant qu’amoureuse des livres j’ai été ravie d’en apprendre un peu plus sur cette culture littéraire. Je n’aurais pas été contre quelques chapitres supplémentaire, mais je pense que tout a été dit et cela aurait peut-être été superflus.

Avec les fêtes de Noël qui approchent, je pense que ce livre peut être un très beau cadeau pour l’un de vos proches qui aime lire et qui collectionne les livres. L’objet livre en lui-même est vraiment très beau, à la couverture cartonnée et aux illustrations très nombreuses. J’ai passé un excellent moment !