Chroniques Livres

Comptoir des soupirs de Olivier Piat

Chez Milady, juin 2015.
5€90, 192 pages.
Ma note : ★★☆☆☆

Quatrième de couverture :
Un homme, une femme, une histoire d’amour impossible. Deux tables dans un bar, il l’observe, elle le remarque, et bientôt, leurs regards font plus que se croiser ; ils se cherchent. Il est marié et père de deux enfants. Elle vient de quitter son compagnon et entame une nouvelle vie. À travers les points de vue de ces amants éperdus, on découvre les élans de la passion, mais aussi les non-dits et les mensonges derrière lesquels ils se réfugient pour vivre cette relation dont la fin est écrite d’avance.

Mon avis :
J’ai été intriguée par ce livre à cause de son format très original : le roman nous parle de la relation d’un couple, mais des deux points de vue (celui de l’homme, et celui de la femme) afin de nous faire comprendre et nous montrer comment la relation est vécue de chaque côté. Le livre est donc coupé en deux, côté face le point de vue de la femme et côté pile (en retournant le livre donc), le point de vue de l’homme. Je trouvais le concept original et j’avais envie de découvrir les différences que pouvais montrer les personnages face à une même situation/une même relation.

J’ai commencé par le point de vue de la femme, simplement parce que c’était le côté face et le sens de l’édition. Commencer par l’un ou par l’autre ne change rien à l’histoire, mais cela peut changer la façon dont on perçoit les choses en tant que lecteur. Alterner les chapitres de l’un à l’autre aurait peut-être été une bonne idée également.

Globalement, je ne dirais pas que c’était une mauvaise lecture parce que j’ai trouvé le concept très original et j’ai adoré les différences d’écriture entre l’homme et la femme et c’est là que l’on découvre le talent d’un écrivain, celui d’Olivier Piat : les deux personnages ont une voix bien définie et il est impossible de les confondre. La femme élabore beaucoup, les phrases sont longues alors que le ton de l’homme est plus sec et sa partie ressemble beaucoup plus à un journal intime.

Cependant, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages ni à m’intéresser à leur sort ou à leur relation. J’ai lu ces presque 200 pages sans réussir à vraiment me plonger dans l’histoire, le fait de suivre les deux points de vue était intéressant parce que les choses se mettaient en place lors de la lecture du second point de vue, mais sinon je n’ai pas réussi à m’y intéresser réellement. Je suis passée à côté de cette lecture.