Chroniques Livres

All the Bright Places de Jennifer Niven

Chez Penguin, janvier 2015.
400 pages.

Disponible en français chez Gallimard.
Amazon / Livraddict / Goodreads
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut du clocher du lycée, décidés à en finir avec la vie. Finch est la « bête curieuse » de l’école. Il oscille entre les périodes d’accablement, dominées par des idées morbides et les phases « d’éveil » où il déborde d’énergie. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais neuf mois plus tôt, sa sœur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s’est isolée et s’est laissée submerger par la culpabilité. Pour Violet et Finch, c’est le début d’une histoire d’amour bouleversante: l’histoire d’une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir.

Mon avis :
All the Bright Places est un de ces livres qui a fait beaucoup parlé de lui sur les blogs, que ce soit français ou anglophones et qui a fait pleuvoir les coups de cœur. Il traîne depuis un bon moment dans ma PAL, avant sa sortie française d’ailleurs… Mais comme toujours quand un livre plaît énormément autour de moi, j’ai eu peur de me plonger dans cette lecture et de ressortir déçue parce que j’en attendait trop. Heureusement, ça n’a pas été le cas et j’ai eu un énorme coup de cœur !

C’est l’histoire de Finch, un adolescent un peu bizarre, qui n’a pas les mêmes goûts que les autres garçons de son âge, il n’a pas d’amis, et on se moque beaucoup de lui à cause de sa « différence ». Alors qu’il monte dans le clocher de son lycée, et se penche au bord du toit, il voit qu’il n’est pas seul : Violet Markay est également là, debout, à attendre le bon moment pour sauter. Violet, c’est la fille populaire du lycée à qui tout réussi. Sauf que sa sœur est décédée dans un accident de voiture et elle ne parvient pas à s’en remettre… Elle a perdu goût pour l’écriture et ne se passionne plus pour rien.

Les deux adolescents vont alors apprendre à se connaître, parce qu’ils sont obligés de travailler ensemble pour un devoir où il doivent découvrir les lieux touristiques de l’Indiana. Malgré leurs différences et le peu d’enthousiasme que met Violet dans ce travail forcé, ils vont se trouver des points communs et se confier l’un à l’autre, jusqu’à ne plus pouvoir vivre séparés.

C’est un roman que j’ai trouvé totalement bouleversant. Les personnages sont extrêmement attachants et leur relation se construit doucement au fil des pages, nous entraînant avec eux dans cette intimité.  Jennifer Niven a une écriture très délicate et poétique qui nous fait tourner les pages à une vitesse folle, pour en savoir toujours plus sur le destin de ses personnages… Finch est le personnage qui m’a le plus touchée, même si Violet et son histoire étaient également très tristes par moment. Finch souffre d’un mal inconnu, il se renferme sur lui-même sans pouvoir le contrôler et cela nous est expliqué petit à petit au fil du roman : on comprend qu’il se passe quelque chose, sans pouvoir mettre le doigt dessus. Grâce à Violet, Finch avance, progresse lentement, sort de son cocon et leur romance leur permet de reprendre goût à la vie… Mais cette maladie ne disparaît jamais complètement.

Un roman magnifique et bouleversant que je recommande vivement, ça a été un vrai coup de cœur que je regrette presque de ne pas avoir lu plus tôt…

Chroniques Livres

Emma de Jane Austen

Chez Penguin dans la collection Penguin British Library, juillet 2012.
299 pages.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Orpheline de mère, seule auprès d’un père en mauvaise santé, Emma Woodhouse, désormais la maîtresse de maison, s’est mis en tête de marier Harriet Smith, une jeune fille qu’elle a recueillie chez elle. Ce faisant, ne s’est-elle pas attribué un rôle qui n’est pas (ou pas encore) pour elle ? Son inexpérience des coeurs et des êtres, ses propres émotions amoureuses, qu’elle ne sait guère interpréter ou traduire, lui vaudront bien des déconvenues et des découvertes.

Mon avis :
Je ne pense pas que Jane Austen ou ses œuvres soient encore à présenter. Je me suis plongée dans Emma que je me gardais de côté, comme encore quelques uns de ses romans, pour une période de « rechute » où ma folie Jane Austen reprendrait et cela n’a pas manqué. Après avoir lu Longbourn de Jo Baker, j’ai eu envie de me plonger dans l’une des œuvres originales d’Austen.

Emma, c’est l’histoire d’une jeune femme qui habite avec son père et qui s’occupe désormais de la maison. Elle se met en tête de marier Harriet, puis de se mêler des affaires de cœur de toutes les jeunes femmes qui l’entoure, quitte à se tromper et à se voiler la face sur les véritables sentiments de ces dites personnes et à les pousser vers de mauvais choix. Emma est un personnage vraiment complexe que j’ai adoré découvrir à l’écrit après l’avoir découverte dans plusieurs adaptations, c’est une jeune femme moderne qui doit suivre les codes de son statut mais qui décide de son propre chemin et de son propre destin, ce qui est novateur pour l’époque. Elle est extrêmement touchante, mais également très énervante à se mêler de la vie de tout le monde, quand elle devrait plutôt se concentrer sur sa propre vie. Il y a également une vraie évolution du personnage, Emma grandit dans ce roman, elle est loin d’être la même femme au début et à la fin du roman. Sans oublier Knightley, le fameux Knightley qui ne se trouve pas très loin de Darcy sur le classement des gentlemen. Le duo fonctionne à merveille.

Comme toujours avec Jane Austen, on trouve de la romance et des sentiments, mais également beaucoup d’humour et de quiproquos, c’est un livre vraiment délicieux. L’histoire d’Emma est parfois lente, mais ce n’est pas gênant, ce n’est pas de l’action que l’on cherche ici. On trouve une vraie histoire, construite du début à la fin, avec un maniement des mots parfait et des personnages sublimes.

Bilan

Bilan de juin 2015

Nous sommes en juillet, c’est l’heure du bilan du mois de juin !
J’ai pas mal vidé ma PAL au mois de juin, puisque l’été à commencé et j’ai l’intention de la faire diminuer au maximum pendant la période estivale.
Des bande-dessinées et des mangas :
Le Secret du Pape (Le Scorpion #2) La Croix de Pierre (Le Scorpion #3) Alienor, la légende noire 1 (Les reines de sang #1)
Alienor, la légende noire 2 (Les reines de sang #2) Alienor, la légende noire 3 (Les Reines de sang #3) Aliénor, la légende noire 4 (Les reines de sang, #4)
Tseu Hi, La Dame dragon (Reines de sang, #1) Emma, tome 3/5 Ad Astra (Ad Astra, #5)
Des romans :
Le Collier rouge Far from the Madding Crowd La huitième couleur (Les annales du Disque-Monde, #1)
22/11/63 Héritage (Night School, #2) Rupture (Night School, #3)
Les portes du paradis (Les vampires de Manhattan, #7) Le prix de l'hérésie (Giordano Bruno, #1)
Mes coups de coeur de ce mois de juin sont sans conteste Far from the Madding Crowd de Thomas Hardy ainsi que les deux tomes de Night School de C.J. Daugherty et le troisième tome double de Emma de Kaoru Mori.
Mes déceptions reviennent aux Portes du Paradis de Melissa de la Cruz et à Tseu Hi de Philippe Nihoul. Comme expliqué dans ma chronique, les Portes du Paradis ne me convenaient plus, j’ai attendu trop longtemps avant de pouvoir lire cette fin de série et je me suis lassée. Pour Seu Hi, j’ai trouvé qu’il y avait énormément de sexe (ce qui n’était, en plus, pas toujours utile) et que l’histoire n’avançait pas du tout au final, contrairement aux tomes d’Aliénor, dans la même collection des Reines de Sang. Je ne continuerai donc pas cette série, mais commencerai celles sur les autres reines.