Chroniques Livres

The Doldrums de Nicholas Gannon

Chez Harper Collins, octobre 2017, 368 pages.
Disponible en français chez Pocket Jeunesse.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Les grands-parents d’Archer Hemsley, 11 ans, ne sont jamais rentrés de leur mission sur un glacier, il y a deux ans. Le garçon n’a qu’une idée en tête : partir à l’aventure pour les retrouver. Mais comment faire pour quitter la ville alors que sa mère le laisse à peine quitter leur maison ? Heureusement, Archer peut compter sur un duo d’amis de choc : le tête-en-l’air Oliver Gulb et Adelaïde Belmont, ancien petit rat de l’opéra de Paris à la jambe de bois. Ils mettent au point un plan infaillible : lors d’une sortie scolaire au muséum d’histoire naturelle, ils s’enfuiront, et en avant pour l’Antarctique ! Mais rien ne se passe comme prévu : entre leur terrible prof Mrs Murkley et l’attaque d’un ours polaire empaillé, le départ vers le glacier semble compromis…

Mon avis :
Me voilà de retour sur le blog et avec en plus un roman en VO ! Après avoir terminé mes deux ans d’apprentissage en librairie, j’ai eu envie de me plonger dans des lectures détentes et avec notre voyage en Angleterre avec Alexandra (du blog Comme par enchantements), j’ai décidé de jeter mon dévolu sur l’un des livres que j’avais acheté en librairie sur place. C’est le premier tome des aventures des Doldrums, écrit par Nicholas Gannon, qui a été l’heureux élu et que j’ai dévoré en à peine deux jours.

Voici un premier tome qui nous offre de belles aventures ! Nous découvrons le personnage d’Archer Helmsley, un jeune garçon dont les grands-parents sont de grands aventuriers et n’ont cessé d’explorer le monde à la recherche de ses merveilles. Mais ces derniers ne sont jamais revenus d’une de leurs expéditions en Antarctique. Deux ans plus tard, Archer a pourtant encore espoir de les voir revenir, et encore plus quand leurs affaires sont livrées chez lui… lui faisant miroiter de nombreux indices sur leur dernier voyage et leur vie mouvementée.
Aidé d’Oliver, son meilleur ami, et d’Adélaïde, une nouvelle élève venue de France, il va alors décider de partir à leur recherche et entreprendre les préparatifs d’un voyage pour le Pôle Sud… un voyage qui va s’avérer bien plus compliqué que prévu !

Voici un roman qui m’a totalement enchantée. Moi qui adore la littérature jeunesse, j’ai été servie car j’y ai retrouvé absolument tous les éléments que j’aime dans ce genre. Tout commence bien évidemment avec des personnages terriblement attachants grâce à Archer, désespérément à la recherche de ses grands-parents, Oliver, un peu peureux mais prêt à tout pour son ami, et Adélaïde, la petite française à la jambe de bois. Il s’agit du principal atout de ce roman qui nous présente trois jeunes personnages en quête d’aventure, qui seront finalement liés par une amitié sans faille !
Ce trio nous emmène également dans une histoire bourrée d’humour, mais aussi de rebondissements et de révélations : la recherche des grands-parents d’Archer va se révéler pleine de secrets enfouis, de voyages inconnus, de rêves, de rencontres surprenantes, de désirs… Gros bonus pour les nombreuses illustrations qui viennent ponctuer le récit et qui accompagnent à merveille le développement de l’histoire.

The Doldrums est un roman avec un univers qui lui est propre, l’écriture de Nicholas Gannon nous entraîne dans cet enchaînement d’actions avec facilité et sans jamais se précipiter. Tout va très vite, tout en restant réaliste dans l’évolution des personnages et l’avancement de l’histoire. Nous n’avons pas le temps de nous ennuyer une seule seconde. Et pourtant, je n’ai pas pu m’empêcher d’être déçue par la fin, alors que le roman était presque un coup de cœur. En effet, la promesse d’aventure et de voyage que nous faisait miroiter Archer, Oliver et Adélaïde pendant les 3/4 du roman tombe finalement à plat, nous laissant avec un goût d’inachevé. Heureusement, il s’agit d’une série et un deuxième tome est déjà sorti !

Bookhaul

Ces nouveautés qui m’intéressent… #1

Voici un petit rendez-vous que j’aimerais vous proposer de manière régulière, afin de parler de sorties récentes qui pourraient bien rejoindre ma pile à lire. Des sorties dont on ne parle pas forcément sur les réseaux sociaux, blogs, Instagram ou Youtube. D’autres qui, au contraire, feront phénomène dès leur sortie. Je ne critique absolument pas les livres qui bénéficient d’une plus grande mise en lumière que d’autres, mais avec toutes les nouveautés qui arrivent en librairie chaque semaine, il est parfois difficile pour un auteur et un ouvrage de se faire une place. Etant la plupart du temps en librairie, j’ai la chance de voir arriver des livres qui pourraient être de petites pépites si seulement on leur donnait une chance.

J’espère pouvoir en lire un maximum, mais avec l’approche de mes examens et mon mémoire que je dois préparer au maximum, je ne promets rien. J’espère également que cet article pourra vous faire découvrir quelques titres qui vous feront envie ! 🙂


Où passe l'aiguilleOù passe l’aiguille de Véronique Mougin (Flammarion – 21.00€ – 31/01/2018)
Et voici Tomas, dit Tomi, gaucher contrariant, tête de mule, impertinent comme dix, débrouillard comme vingt, saisi en 1944 par la déportation dans l’insouciance débridée de son âge – 14 ans. Ce Tom Sawyer juif et hongrois se retrouve dans le trou noir concentrationnaire avec toute sa famille. Affecté à l’atelier de réparation des uniformes rayés alors qu’il ne sait pas enfiler une aiguille, Tomas y découvre le pire de l’homme et son meilleur : les doigts habiles des tailleurs, leurs mains invaincues, refermant les plaies des tissus, résistant à l’anéantissement. À leurs côtés, l’adolescent apprendra le métier. Des confins de l’Europe centrale au sommet de la mode française, de la baraque 5 aux défilés de haute couture, Où passe l’aiguille retrace le voyage de Tomi, sa vie miraculeuse, déviée par l’histoire, sauvée par la beauté, une existence exceptionnelle inspirée d’une histoire vraie.


Le gang des prodiges t.1Le gang des prodiges #1 de Marissa Meyer (Pocket Jeunesse – 19.90€ – 01/02/2018)
Il y a plus de dix ans, les Renégats, un groupe d’hommes et de femmes détenteurs de pouvoirs surhumains, ont vaincu les super-vilains. Ils font désormais régner la paix et la justice. Cependant les super-vilains n’ont pas disparu… Parmi eux, Nova, qui continue à lutter contre les Renégats, responsables de la mort de sa famille. Prête à tout, elle infiltre leur repaire. Mais lorsqu’elle se lie d’amitié avec le fils adoptif des deux principaux Renégats, ses certitudes vacillent…


Amour monstre de Katherine Dunn (Gallmeister – 11.80€ – 01/02/2018)
La joyeuse famille Binewski est tout sauf banale. Ivres d’amour et nourrissant de grands projets pour leur spectacle itinérant, Al et Lil décident d’engendrer à coup d’amphétamines et de radiations la plus belle brochette de phénomènes de foire au monde. Et les résultats sont impressionnants ! Pour autant, cette famille d’enfants montres est habitée de passions bien humaines… Un roman culte finaliste du National Book Award et best-seller aux États- Unis depuis vingt-cinq ans.

Le collectionneurLe collectionneur de Christine Orban (Libretto – 7.70€ – 01/02/2018)
« Il s’agit d’une pièce unique au monde. Une pièce qu’aucun collectionneur, même dans ses rêves les plus fous, n’aurait espéré rencontrer une fois dans sa vie, et encore moins posséder. » L’apparition de cette prodigieuse monnaie va entraîner deux hommes qu’animent une passion et un sens de l’honneur hors du commun dans un affrontement sans concessions et provoquer un effroi insondable proche de la malédiction. Un huis clos plein de mystère, de raffinement et de rebondissements.

Jeux de miroirsJeux de miroirs de Eugen-Ovidiu Chirovici (Pocket – 7.40€ – 01/02/2018)
Cette fois, il tient peut-être un best-seller. Pour Peter Katz, agent littéraire, le manuscrit qu’il reçoit a tout pour faire un succès : l’assassinat à Princeton du professeur Wieder, star de la psychologie cognitive, est un mystère vieux de trente ans… Le voilà raconté noir sur blanc, de l’intérieur : jeux de pouvoir, triangle amoureux, tout est là. Mais le texte s’arrête à la nuit du meurtre et son auteur vient de mourir… Qu’à cela ne tienne, Katz embauche un journaliste d’investigation pour écrire la suite du livre. De souvenirs en faux-semblants, celui-ci va se retrouver pris au piège d’un maelström de fausses pistes. Et si la vérité n’était qu’une histoire parmi d’autres ?

Demain les chatsDemain les chats de Bernard Werber (Le Livre de Poche – 7.30€ – 31/01/2018)
À Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine.
Et vous, avez-vous vu des sorties qui vous tentent particulièrement ?
Chroniques Livres

L’histoire du garçon qui voulait vivre dans un bocal de Lisa Thompson

Chez Pocket Jeunesse, septembre 2017, 320 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Matthew a 10 + 3 ans (il déteste le chiffre 13). Il souffre de TOC, porte des gants en latex et ne mange que des plateaux-repas sous cellophane. Obsédé par les germes, il vit reclus dans sa chambre. Sa seule occupation : espionner les allées et venues des voisins. Jusqu’au jour où le petit Teddy, âgé de 15 mois, est porté disparu. Avec Melody, sa voisine rigolote et un peu pot de colle, Matthew va mener l’enquête… et s’aventurer dans le monde extérieur.

Mon avis :
L’histoire du garçon qui voulait vivre dans un bocal m’avait été vendu comme un roman ressemblant à Wonder de R.J. Palacio, et on me l’avait conseillé en me disant que si je l’avais aimé, j’aimerais probablement beaucoup celui-ci. Et ça n’a pas raté, c’est presque un coup de cœur 😉

On découvre le quotidien de Matthew, un jeune garçon qui souffre de Troubles Obsessionnels du Comportement : il se lave les mains des dizaines de fois par jour, il a arrêté d’aller à l’école, il ne voit plus ses amis, ne sort pratiquement plus de chez lui et passe le maximum de son temps dans sa chambre où il est sur de contrôler la propreté des lieux… Il est totalement obsédé et terrorisé par les microbes qui pourraient le contaminer. Du coup, pour passer le temps, Matthew a pris l’habitude d’observer par la fenêtre. Il note tout ce qu’il voit dans des carnets, dont la vie de ses voisins. Tout se passe plutôt bien, outre les TOC qui lui mènent la vie dure et ses parents qui tentent désespérément de trouver une solution. Jusqu’au jour où Teddy, le petit garçon de Mr. Charles, un voisin, disparaît. Matthew n’a pas vu ce qu’il s’est passé, mais il regardait par la fenêtre juste avant : Teddy jouait dans le jardin, seul, et le portail était correctement verrouillé.
L’impasse où habite Teddy va alors être envahie par les agents de police et les journalistes, il faut retrouver Teddy. Mais la difficulté réside là : Matthew a du mal à affronter le monde extérieur, on y trouve tellement de microbes ! Il va alors s’associer avec Melody, une voisine de son âge qui a (malheureusement pour lui) décidé qu’elle l’appréciait et qu’ils pourraient devenir amis, pour enquêter et trouver des indices.

Ce roman est une petite pépite, que même des adultes devraient lire. Exactement comme Wonder de R.J. Palacio, et je comprends mieux la comparaison maintenant que j’ai terminé ma lecture.  Abordé de manière simplifiée pour le public jeune, ce roman nous présente les Troubles Obsessionnels du Comportement, sans pour autant tomber dans le sentimentalisme ou dans une analyse psychologique poussée de la chose. Matthew souffre, ses parents aussi, on découvre finalement ce qui a commencé à causer ses troubles au fil de la lecture : un drame a frappé la famille. Mais si cet aspect est important dans le récit, c’est finalement l’enquête et la recherche de Teddy qui devient l’élément principal du roman. La différence de Matthew est un obstacle pour faire avancer les choses plus rapidement, mais finalement, des astuces sont trouvées et le récit évolue malgré tout.
Le roman avance assez vite, mais les chapitres sont courts et le récit est bourré de rebondissements. On découvre la vie quotidienne de chaque voisin, on suspecte un peu tout le monde, on ne sait plus qui croire. C’est une vrai enquête, avec une vrai fin. Petit bonus : des illustrations viennent embellir les têtes de chaque chapitre.

Le personnage de Matthew évolue énormément au fil des pages, j’ai trouvé que c’était un jeune garçon touchant, intelligent et auquel il était facile de s’identifier. Ce livre aborde des thèmes importants, des thèmes que l’on ne retrouve pas souvent en littérature jeunesse et je trouve ça bien ! On passe un très bon moment, sans pour autant réduire l’impact que peuvent avoir les TOC sur le quotidien d’une famille et d’un individu. Je recommande vraiment vivement ce roman, aux plus jeunes comme aux plus grands ♥ !

Chroniques Livres

Nil #1 de Lynne Matson

Chez Pocket Jeunesse, février 2016.
17€90, 464 pages.
Ma note : ★★☆☆☆

Quatrième de couverture :
Charley se réveille sur une île somptueuse qui n’est sur aucune carte. Seule, perdue, elle survit tant bien que mal jusqu’à ce qu’elle rencontre Thad, le leader d’un clan regroupant les seuls humains présents sur l’île de Nil. Charley va vite comprendre que quitter cet enfer paradisiaque sera plus difficile qu’elle ne le pensait : la seule issue, ce sont les rares portes qui apparaissent au hasard sur l’île… Il n’y en a qu’une par jour, et une seule personne peut l’emprunter. Pire encore : on n’a qu’un an pour s’échapper. Sinon, on meurt. Le compte à rebours a déjà commencé…

Mon avis :
Je suis très rarement déçue par mes lectures chez Pocket Jeunesse, mais là, je crois que j’ai atteint un niveau d’exaspération pendant cette lecture que je ne pouvais pas mettre plus de deux étoiles (ce que je fais très rarement, parce que je déteste donner une mauvaise note et j’essaie toujours de trouver des points positifs à un roman).

Si je devais résumer ce roman, je dirais que c’est un croisement entre Le Labyrinthe de James Dashner, Divergente de Veronica Roth et Hunger Games de Suzanne Collins. Des adolescents se retrouvent coincés sur une île, sans trop savoir comment ils sont arrivés là, et ils ont 365 jours pour trouver une porte pour s’échapper. Les portes n’apparaissent jamais au même endroit et ne préviennent pas, il faut juste se trouver au bon moment et au bon endroit pour espérer s’échapper. Le hic ? Personne ne sait ce qu’il se trouve après la porte. Ils espèrent tout de même qu’ils rentrent chez eux une fois avoir réussi à en attraper une.

Dans ce premier tome, nous suivons deux points de vue : Charley et Thad. Charley arrive sur l’île et tombe sur le groupe de Thad après douze jours. Bien sûr (parce que c’est un roman jeunesse), elle est belle, il est beau et ils tombent follement amoureux l’un de l’autre mais sont un peu trop bêtes pour se l’avouer tout de suite, donc ça prend un peu de temps avant qu’ils n’admettent leurs sentiments l’un pour l’autre. Le couple doit donc aider leurs petits camarades à trouver des portes, mais également à en trouver une pour Thad, à qui il ne reste que quelques mois.

Pour être honnête, je trouvais l’idée de base avec l’île, les 365 jours et les portes à trouver vraiment géniale et très originale, mais dans l’exécution (bien que l’écriture de Lynne Matson soit très agréable et très facile à lire), ça n’a pas été. J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux deux personnages principaux parce qu’ils passent leur temps à penser l’un à l’autre, à quoi ils peuvent bien ressembler physiquement (Charley pense à sa tenue et ses cheveux toutes les dix pages) alors qu’ils sont dans une situation catastrophique et angoissante. J’ai trouvé ça très peu réaliste. Si j’avais pu, j’aurais secoué le livre pour remettre les idées des personnages en place. Heureusement, les personnages secondaires ont rattrapé le coup, mais il y en avait tellement que j’ai eu du mal à vraiment m’attacher et m’identifier à l’un d’eux et quand il leur arrivait malheur, je n’ai pas ressenti quoi que ce soit…

La fin n’était pas une grosse surprise, je m’attendais à quelque chose et ce n’est pas arrivé, mais je crois que j’aurais préféré mon idée… Je ne vois pas trop ce qu’il va pouvoir se passer dans le tome 2, et en fonction de la quatrième de couverture je le feuilletterai peut-être rapidement, mais ça s’arrêtera là pour moi. Une grosse déception malgré une très bonne idée de base, mais des personnages énervants qui n’ont pas su porter l’intrigue, qui était elle beaucoup trop centrée sur les sentiments des héros que sur la fuite et la survie.

Chroniques Livres

Ma raison de respirer (Ma Raison de Vivre #3) de Rebecca Donovan

Chez Pocket Jeunesse, mai 2016.
576 pages, 18€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Deux ans après avoir brisé le cœur d’Evan, Emma ne parvient pas à l’effacer de sa mémoire. Quand un carton plein de souvenirs resurgit, l’armure d’Emma se fissure. Toutes ses émotions passées reviennent l’assaillir. Pour oublier, elle devient accroc à l’adrénaline. Soirées, alcool, garçons : rien ne semble pouvoir combler ce vide qui la consume. Jusqu’à un rencontre décisive, qui bouleversera toutes ses certitudes…

Mon avis :
Ce troisième tome est la conclusion d’une trilogie qui m’a happé dès les premières pages, j’en attendais beaucoup et même si le personnage d’Emma a su m’énerver comme jamais, c’est une conclusion très satisfaisante et je suis ravie d’avoir pu retrouver les personnages de Rebecca Donovan dans ce troisième tome où nous les retrouvons plus murs. Le premier tome était poignant, Emma devait faire face à une maltraitance quotidienne lorsqu’elle habitait chez sa tante et refusait de se laisser approcher par qui que ce soit, en dehors de sa meilleure amie. Jusqu’à l’arrivée d’Evan… La romance était adorable, installée toute en douceur pour éviter qu’Emma ne prenne la fuite. Le second tome, quant à lui, mettait Emma dans une nouvelle situation : elle devait retourner vivre chez sa mère, alcoolique, et rencontrait Jonathan, qui ne la laissait pas indifférente. Le deuxième tome s’arrêtait sur un événement choquant, la mettant en scène avec Jonathan, et elle décidait de quitter Evan pour le « protéger ».

Nous retrouvons Emma deux ans après, dans ce troisième tome, alors qu’elle est à l’université. Elle habite en colocation, sa meilleure amie suit ses études en France. Ce nouvel environnement permet l’arrivée de nouveaux personnages : les colocataires d’Emma, qui sont certes des personnages secondaires mais qui ont le mérite de faire bouger un peu les choses et de faire sortir Emma de sa zone de confort. Elle vit sa vie tranquillement, solitaire, la tête baissée dans ses bouquins, la plupart du temps à la bibliothèque. Elle va devoir faire face à ses souvenirs, et pour continuer de se sentir vivante, elle va devenir accro à l’adrénaline et faire des choix que j’ai trouvé plus stupides les uns que les autres. Même si j’adore le personnage d’Emma, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir envie de la secouer pour lui remettre les idées en place. Ses amis non plus ne parvenaient pas à lui faire prendre conscience de son comportement, et ça m’a exaspéré. Jusqu’au retour d’Evan à 1/3 du livre… Emma est en vacances et va devoir cotoyer son ex-petit-ami parfait.

Malgré le personnage d’Emma qui méritait une bonne claque pour lui faire comprendre qu’elle faisait n’importe quoi, j’ai adoré ce troisième tome qui se lit toujours aussi rapidement que les deux premiers grâce à l’écriture de Rebecca Donovan et la façon dont elle construit son histoire. Nous avons toujours envie d’en savoir plus, de découvrir ce que nous réserve le chapitre suivant. Les personnages sont toujours aussi attachants, même Emma qui reste une jeune femme sensible et marquée par ce qui lui est arrivé dans les deux tomes précédents. C’est une excellente conclusion à la trilogie.

Challenge

Défi Pocket Jeunesse – Juin 2016

Pour le mois de juin 2016, l’équipe des éditions Pocket Jeunesse nous lance un défi : réussi le plus (voir tous) les défis de cette liste qui en contient 29. Certains sont plutôt faciles à réalisés, d’autres nettement plus difficiles et demandent un peu d’organisation. J’éditerai ce post au fur et à mesure du mois de juin pour mettre les défis que j’aurais réussi.

Défis réussis : (au 31/06/2016)
3) Lire un livre dont le titre est composé de 4 mots.
6) Lire un roman qui met en scène une héroïne rousse.
7) Lire un livre au format poche.
8) Lire un tome 2.
9) Lire une histoire d’amour.
10) Lire un livre de moins de 300 pages.
11) Lire un livre traduit par une femme.
13) Lire un livre dont le titre ne contient pas de A.
15) Se faire conseiller un livre.
16) Lire un livre bouleversant.
17) Croiser le mot « chance » dans un livre.
20) Lire un roman dont le dos est blanc.
27) Se rendre en librairie.
28) Parler de livres avec quelqu’un (hors internet).
Livres lus :
– All the Bright Places de Jennifer Niven
– Les derniers jours de Rabbit Hayes d’Anna McPartlin
– Comptoirs des soupirs d’Olivier Piat
– L’enfant-rien de Nathalie Hug
Chroniques Livres

Duologie Cité 19 de Stéphane Michaka

Chez Pocket Jeunesse, premier tome paru en octobre 2015.
368 pages pour le premier tome, 16€90.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Que faisait le père de Faustine à minuit au sommet de la tour Saint-Jacques ? Et qui l’a précipité dans le vide ? Convoquée pour identifer le corps, Faustine ne reconnaît pas les mains de son père. Persuadée qu’il a été kidnappé par une secte mystérieuse, elle se lance sur la piste d’un inquiétant personnage. Elle suit l’homme dans une station de métro, trébuche, perd connaissance et se réveille… 150 ans plus tôt !Pour Faustine, c’est le début d’une série d’aventures, aux confins du thriller, de la science-fiction et de l’Histoire.

Mon avis :
Cité 19 nous plonge dans le quotidien de Faustine, adolescente qui apprend le décès de son père qui se serait suicidé du haut de la tour Saint-Jacques à Paris. Alors qu’elle doit identifier le corps à la morgue, elle ne reconnaît pas les mains de son père mais décide tout de même de l’identifier comme son père pour mener sa propre enquête. Que s’est-il passé en haut de cette tour ? Pourquoi veut-on faire croire que son père est mort ? Faustine se retrouve à suivre un dandy mystérieux jusqu’au quai du métro Cité, où elle fait un malaise… puis se retrouve plongée au 19ème siècle !

C’est le tout début de l’aventure, puisque l’enquête de Faustine ne fait que commencer. Stéphane Michaka nous présente un Paris du 19ème siècle plus vrai que nature par ses descriptions détaillées, des personnages hauts en couleur et une héroïne forte que l’on prend énormément de plaisir à suivre… jusqu’à un énorme retournement de situation et une révélation inattendue qui change complètement la donne ! Il est difficile de parler de ces romans sans trop en révéler et c’est donc assez délicat d’écrire cette chronique. Impossible pour moi de vous en dévoiler plus, ce serait complètement vous gâcher la surprise… Sachez seulement que ce roman n’est pas seulement historique, il est bien plus que cela.

Le second tome s’inscrit dans la suite de cette révélation et creuse encore un peu plus dans cette direction, mais encore une fois, impossible d’en parler sans trop en révéler et ce serait vraiment dommage. Je pense qu’il est nécessaire de lire ces romans sans trop en savoir, la quatrième de couverture est idéale puisqu’elle en révèle juste assez pour nous donner envie de lire le livre, sans pour autant trop nous en dire.

Deux livres que j’ai absolument dévoré et adorés ! Chose extrêmement rare chez moi, après avoir lu le premier tome je suis directement allée acheter le second pour l’attaquer tout de suite alors que j’aime faire des pauses entre les tomes de séries… Ici c’était impossible, je devais savoir la suite ! Deux tomes addictifs.

Challenge

TAG par Pocket Jeunesse – Les choix impossibles

Petit article un petit peu différent de ce que j’ai l’habitude de poster sur le blog mais j’ai trouvé ce test/tag lancé par Pocket Jeunesse sur leur page Facebook très sympa. N’hésitez pas à le faire également en commentaire ou sur vos blogs.

Voici donc mes réponses !

1) Ne lire qu’un chapitre par jour OU lire un seul livre par mois en 3 jours.
Il m’est impossible de passer une journée sans lire, et ne lire qu’un seul livre par mois (en seulement trois jours qui plus est) serait vraiment trop peu et je serais rapidement en manque : je choisis donc un chapitre par jour !

2) Ne jamais pouvoir relire aucun livre OU être obligé de relire un livre que vous avez détesté.
Je ne m’imagine pas ne pas pouvoir relire mes livres préférés, ils font partie de moi alors même si cela ne sera sans doute pas une partie de plaisir, je choisirais de relire un livre que j’ai détesté (même si j’essaye toujours de trouver des points positifs dans chacune de mes lectures).

3) Devoir se séparer de 15 livres de sa bibliothèque OU devoir prêter ses livres.
Je n’ai pas de mal à faire du tri, je le fait régulièrement parce que ma PAL atteindrait sinon des sommets (elle n’en est déjà pas très loin), donc me séparer de 15 livres ne serait pas un problème pour moi. De même, quand j’ai lu un livre et que je ne pense pas le relire un jour, je me débrouille pour le revendre sur internet ou le donner à quelqu’un.

4) Le héros/l’héroïne est mal choisi dans une adaptation cinématographique OU son amoureux/se est mal choisi.
Son amoureux/se est mal choisi(e), sans hésitation! Le héros est celui qui porte l’histoire et bien que a relation amoureuse apporte en général beaucoup à un film, ce n’est pas tout… C’est le héros qui est le plus important pour moi et qui doit être le mieux choisi.

5) Lire uniquement de la romance pendant 1 mois OU lire uniquement de la fantasy pendant 1 mois.
Choix difficile puisque je lis des deux… Je dirais quand même de la fantasy, je pense que je viendrais à me lasser de la romance au bout d’un mois. C’est un genre que j’aime beaucoup mais que je ne lis pas à la suite, j’aime en lire de temps en temps pour ne pas faire d’overdose de bons sentiments et de clichés.

6) Ne pas voir la couverture d’un livre avant de le commencer OU ne pas lire la 4e de couverture avant de le commencer.
Ne pas lire la 4ème de couverture avant de le commencer ! C’est quelque chose que j’aime bien faire, cela permet de se plonger dans un livre sans rien connaître, de se lancer dans l’inconnu, d’accompagner les personnages dans leurs aventures en ignorant complètement les événements que l’on aurait pu apprendre en lisant le résumé… Les 4èmes de couvertures en disent parfois trop, alors j’essaye d’en savoir le moins possible (ou d’oublier ce que je sais) avant de commencer un livre.

7) Votre meilleur ami déteste votre livre préféré OU votre meilleur ami refuse de lire votre livre préféré.
Mon meilleur ami refuse de lire mon livre préféré, au moins il ne le déteste pas et cela ne me fait pas de peine qu’il n’ait pas apprécié quelque chose qui me tienne tant à cœur.

8) Adorer un livre que tout le monde déteste OU détester un livre que tout le monde adore.
Adorer un livre que tout le monde déteste. Quitte à choisir, je préfère aimer un livre que le détester 😉

9) Eleanor & Park OU Aristote & Dante. (Si vous n’avez lu aucun de ces deux livres, qu’attendez-vous?!?)
J’ai Aristote & Dante dans ma PAL mais je ne l’ai pas encore lu, alors par défaut je dirais Eleanor & Park qui a été une lecture formidable

10) Un livre avec un roadtrip OU un livre avec du voyage dans le temps.
Choix extrêmement difficile puisque j’aime les deux et j’aimerais pouvoir faire les deux (même si le voyage dans le temps, c’est pas possible pour le moment…). Mon amour pour les romans historiques et les costumes d’époques va choisir le voyage dans le temps, mais si les personnages peuvent également faire un roadtrip en plus, je ne dis pas non !

11) Voir l’adaptation d’un roman avant de lire le livre OU lire le roman mais ne jamais voir le film.
Lire le roman mais ne jamais voir le film. J’essaye toujours, dans la mesure du possible, de lire le livre avant de voir l’adaptation cinématographique/la série adaptée, ou bien quand je vois l’adaptation avant, je me débrouille pour lire le livre quand même, même si je connais l’histoire.

12) Devoir sortir du Labyrinthe OU devoir s’échapper de Nil.
Je n’ai pas encore lu Nil, alors comme pour la question 9 ma réponse sera par défaut : le Labyrinthe, même si cela ne donne pas du tout envie d’y aller…

13) Rencontrer un auteur que vous ne connaissez pas et pouvoir échanger OU voir votre auteur préféré 5 secondes et avoir juste votre livre signé.
Rencontrer un auteur que vous ne connaissez pas et pouvoir échanger bien sûr, puisque je pense que je serais déçue d’une rencontre d’uniquement 5 secondes avec mon auteur favori… Rencontrer un auteur c’est pouvoir discuter de son travail, échanger, découvrir quelqu’un et pas juste une petite dédicace au début d’un livre 🙂

14) Un livre qui finit bien OU un livre qui finit mal.
Curieusement, j’aime beaucoup les livres qui finissent mal parce que les fins heureuses sont en général assez prévisibles alors que les fins tristes ou violentes sont toujours inattendues et surprenantes. Je termine le coeur brisé dans ces cas-là, mais je ne regrette jamais ma lecture.

15) Conseiller un livre que vous n’aimez pas à quelqu’un en étant quasiment sûr qu’il va aimer OU conseiller un livre que vous adorez en étant quasiment sûr qu’il ne va pas aimer.
Conseiller un livre que je n’aime pas, le but c’est que la personne passe un bon moment de lecture même si moi je n’ai pas forcément aimer. Si je sais que le livre que j’ai lu va être parfait pour cette personne, je ne vais pas me priver de le lui conseiller 🙂

Chroniques Livres

Ma raison de vivre #2, Ma raison d’espérer de Rebecca Donovan

Chez Pocket Jeunesse, octobre 2015.
608 pages, 18€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
« Tu es le sens de ma vie, la raison de chacun de mes actes. Et je ne changerai ça pour rien au monde. »
Emma commence doucement à réapprendre à vivre aux côtés d’Evan et de Sara. Hantée par des cauchemars terribles, elle décide de donner une seconde chance à sa mère, qui l’a abandonnée, espérant trouver un sens à sa souffrance. Mais elle doit aussi affronter le regard des autres : ceux qui s’en veulent de ne pas l’avoir soutenue, ceux qui la jugent mais aussi ceux qui, surgissant de son passé, ont encore bien des révélations à faire sur sa vie d’avant…

Mon avis :
Après le coup de coeur qu’avait été le premier tome, j’étais un peu nerveuse à l’idée de retrouver Emma et sa vie vraiment pas facile. J’avais peur d’être déçue et que ce second tome ne traîne en longueur, ce qui arrive malheureusement souvent dans les trilogies. Ce second tome ne prend malheureusement pas place directement après le premier tome, puisque nous avons plusieurs mois qui se sont écoulés (c’est mon tout premier regret…).

Carol s’en est pris à Emma, elle a été jugée et mise en prison, son oncle a déménagé avec son cousin et sa cousine qu’elle ne voit plus. Elle s’est installée chez Sara le temps que les choses se tassent et qu’elles partent à l’université, puis en voyant sa mère à un entraînement de basket elle se lance sans même réfléchir : elle propose de s’installer chez elle afin qu’elles puissent enfin vraiment apprendre à se connaître et avant qu’Emma ne parte définitivement pour ses études.

S’en suit tout un tas de rebondissements. Emma est toujours hantée par Carol, par des cauchemars où sa tante revient la tuer et où elle ne peut se défendre. Elle se sent mal chez sa mère, mais tente à tout prix d’essayer de s’intégrer, elle fait des efforts. Mais le passé d’alcoolique de sa mère n’est pas si oublié, et le naturel revient vite au galop. Emma doit alors apprendre à gérer ses propres sentiments et doutes, en plus de sa mère qui ne se comporte en rien comme une adulte.

Dans le premier tome, j’avais eu de la compassion pour Emma qui traverse des choses terriblement affreuses, je l’avais comprise. Dans ce second tome, j’ai eu envie de la secouer à chaque fois qu’elle prenait une décision puisque bien sûr, c’était une mauvaise décision. Emma s’embourbe dans ses mensonges, refuse de se confier à Evan ou à Sarah qui sont les deux seules personnes à qui elle pourrait vraiment le faire. J’ai été perdue un bon moment face à cet entêtement, et je me suis sentie beaucoup plus proche d’Evan et de Sara qui eux aussi ont du mal à comprendre leur amie.

Malgré tout, j’ai passé un excellent moment mais j’ai bien évidemment préféré le premier tome. Après la fin du premier tome, je me demandais quelles horreurs Emma allait encore traverser, quel stade cela allait atteindre, mais après ce second tome je me demande comment Emma va pouvoir se reconstruire. La fin, encore une fois, était déchirante. Rebecca Donovan a le don de nous faire nous tirer les cheveux et attendre la suite avec impatience. Je ne dirais pas que cette lecture a été une déception, puisque cela n’a pas été le cas et cela demeure une excellente suite que j’ai dévoré, mais je ne pensais pas que l’histoire prendrait une telle direction… Nous ne sommes plus du tout dans les mêmes thèmes que le premier tome.

Ce fut une lecture captivante, qui ne me donne qu’une envie : enfin découvrir la suite et la fin de cette histoire, et comment Emma réagira après tous ces événements.

Chroniques Livres

Une Braise Sous la Cendre #1 de Sabaa Tahir

Chez Pocket Jeunesse, octobre 2015.
528 pages, 18€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
« Je vais te dire ce que je dis à chaque esclave qui arrive à Blackcliff : la Résistance a tenté de pénétrer dans l’école un nombre incalculable de fois. Si tu travailles pour elle, si tu contactes ses membres, et même si tu y songes, je le saurai et je t’écraserai. » Autrefois l’Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l’empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d’écrire s’expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d’élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté… et sauver ceux qu’ils aiment.

Mon avis :
Une Braise Sous la Cendre est un roman qui a su me plonger dans l’univers créé par Sabaa Tahir dès les premiers chapitres. Bien qu’il soit très dense, très développé et très riche, je n’ai eu aucune difficulté à m’immerger dans cette dystopie teintée de fantasy. L’univers est séparé entre deux clans : les érudits et les martiaux. Les martiaux contrôlent les érudits, qui sont devenus pour beaucoup des esclaves. Cependant, la Résistance tente de renverser les Martiaux du pouvoir. J’ai lu ce premier tome assez rapidement, tout en savourant les événements qui se déroulaient au fil des pages. On retrouve une vraie mythologie construire autour des personnages et des différents statuts sociaux présents dans le récit, les créatures comme les goules et les différentes épreuves que traversent Elias, Hélène et les autres nous amènent dans l’univers de la fantasy et j’ai tout simplement adoré. Cela n’a pas été un coup de coeur à cause de certaines longueurs, mais cela aurait pu.

On suit donc deux personnages principaux en suivant leurs deux points de vue en alternance : Laia, l’esclave qui tente de sauver son frère avec l’aide de la Résistance après qu’il ait été capturé lors d’un raid qui a coûté la vie à ses grand-parents et qu’elle ait pris la fuite et Elias, un Mask participant aux épreuves pour contrôler l’Empire mais qui ne se reconnaît plus dans les idées que les Martiaux défendent et hésite à déserter, malgré les risques que cela représente.

Les bases sont assez simple, les deux personnages vont finir par se croiser (on s’en doute bien) et leurs destins sont liés. Les gentils ne sont pas forcément aussi gentils qu’on le pense, et inversement avec les méchants de l’histoire. Le vrai atout de ce roman, c’est l’écriture et le développement des personnages. Elias et Laia sont deux personnages auxquels je me suis attachée (agrippée, accrochée, tout ce que vous voulez), je ne voulais plus les lâcher et je veux savoir ce qu’il va leur arriver. Ils sont tellement bien construits, et si complexes à la fois. Entre Elias, qui doit lutter entre son devoir et ses envies, et Laia qui cherche à tout prix à sauver son frère, ils ont chacun un but et leurs scènes ensemble sont pleine de piquant. Sans oublier les romances qui se croisent et se décroisent. J’ai douté à plusieurs reprises quant à savoir qui allait finir avec qui, parce que je n’arrivais pas à choisir quel couple je préférais. Les personnages ont tous des qualités comme des défauts et c’est ce qui les rend tellement attachants.

Un presque coup de coeur donc, principalement pour l’univers créé par Sabaa Tahir, l’écriture et la psychologie des personnages et les différentes étapes du récit qui font que l’on ne s’ennuie pas une seule seconde. Il m’a cependant manqué la petite étincelle qui aurait fait de ce livre un coup de coeur, peut-être sera-t-elle là dans le second tome ?

Je conseille vivement ce roman à tous, et encore plus à ceux qui aimeraient approcher la fantasy mais qui redoutent le genre, le fait qu’on ait également affaire à un roman jeunesse permet de se plonger dans l’univers avec beaucoup de facilité et les pages défilent sans que l’on s’en rende compte ! 🙂