Chroniques Livres

Le chant d’Achille – Madeline Miller

Chez Pocket, avril 2015, 468 pages.
Ma note : ★★★★★
Coup de cœur ♥

Quatrième de couverture :
Le jeune Patrocle est envoyé dans le royaume de Phthie. Il y rencontre Achille qui est tout ce qu’il n’est pas : un jeune prince brillant, aimé et admiré. Patrocle devient son écuyer. Rien ne devrait les rapprocher et, pourtant, les deux jeunes hommes nouent des liens d’amitiés très forts qui évoluent en passion amoureuse.
Achille sait qu’il est appelé à vivre un destin exceptionnel. Il s’engage donc immédiatement pour faire le siège de Troie. Patrocle, beaucoup moins héroïque, suit son ami à contre cœur. La guerre de Troie éprouvera les deux hommes. Elle ébranlera leur histoire d’amour et remettra également en question leurs convictions les plus profondes. Contre toute attente, c’est Patrocle qui trouvera une mort héroïque, vaincu par la colère des dieux. Achille, dévasté, rongé par le chagrin et la culpabilité, mourra à son tour.

Mon avis :
Je suis vraiment gâtée dernièrement puisque je fais d’excellentes lectures. Le Chant d’Achille a été un véritable coup de coeur et je regrette de l’avoir laissé attendre dans ma PAL aussi longtemps, puisqu’avec un thème pareil, j’étais pratiquement sûre d’aimer. C’était presque joué d’avance.

Madeline Miller nous plonge en pleine Grèce antique afin de nous faire redécouvrir l’histoire de Patrocle et d’Achille et plus particulièrement l’histoire d’amour qu’ils ont partagé. Comment rendre un roman intéressant quand on connaît déjà le mythe, l’histoire de ces deux personnages et surtout leur destin funeste ? C’est le pari que s’est lancé l’auteure et qu’elle réussi avec brio grâce à une écriture fluide et l’utilisation d’une narration du point de vue de Patrocle, le moins connu des deux personnages. C’est un point de vue très intéressant, puisque Patrocle évolue énormément à travers le roman et même s’il reste toujours en retrait par rapport à Achille, il est souvent celui que l’on oublie dans l’histoire…

Le roman couvre (pratiquement) toute la vie des deux héros, puisque nous découvrons d’abord Patrocle alors qu’il n’est qu’un enfant et que son père veut le marier avec Hélène, vous savez, celle qui déclenchera malgré elle la fameuse guerre de Troie… Le mariage ne se fait pas, puisqu’elle choisit un autre prétendant : Ménélas, qui affrontera des années plus tard les fils troyens aux côtés des grecs. C’est après avoir accidentellement tué un jeune garçon, héritier, que Patrocle est déshérité et envoyé en Phtie, où il rencontre Achille. D’abord timide, réservé et peu sûr de lui, le jeune homme est intrigué et fasciné par le héros, fils du roi Pélée et de Thétis, une nymphe. Le récit avance progressivement, Patrocle devient le compagnon d’Achille, puis son ami et enfin son amant… Ils partent ensemble pour suivre l’enseignement de Chiron, le centaure. Jusqu’à ce que la guerre n’arrive et vienne tout détruire.

Les pages défilent à toute vitesse et le roman se termine avant même que l’on ne s’en rende compte. Nous rencontrons une flopée de personnages, certains bien connus (Ulysse, Hector…) et d’autres plus secondaires que l’on aurait aimé suivre plus longtemps (notamment Thétis, la mère de Achille, qui est incroyablement mystérieuse et effrayante tout au long du roman, prête à tout pour protéger son fils). La lecture est addictive, la relation entre Patrocle et Achille se construit doucement et n’est en rien précipitée, on la savoure autant qu’eux. C’est pourtant un roman déchirant puisque l’on sait pertinemment quel sera son dénouement et quel sera le sort des deux amants, et malgré leurs efforts pour contrer la prophétie qui annonce la mort d’Achille, le lecteur sait très bien qu’ils n’y pourront rien.
Les descriptions de Madeline Miller nous plongent en pleine Grèce antique puis en pleine guerre de Troie avec un réalisme impressionnant qui nous donnerait envie que le roman ne s’arrête jamais.

Un roman captivant, une véritable épopée que j’ai absolument adoré. Les personnages, et plus particulièrement Patrocle, sont terriblement touchants. C’est un véritable coup de cœur. Je pense me plonger bientôt dans son nouveau roman, qui suit la même idée de revisite mais avec le personnage de Circé, qui croise la route d’Ulysse lors de son voyage.

Bookhaul

Les livres que j’emmène en vacances

Aujourd’hui c’est départ en vacances ! Je quitte la région parisienne pour partir une quinzaine de jours chez ma sœur, en Corrèze. Au programme : passer du temps en famille et bien sûr, lire ♥ Je vais profiter de ces vacances au calme pour tenter d’écouler quelques livres qui traînent dans ma PAL depuis (trop) longtemps mais que j’ai une envie folle de découvrir 😀

Je vous présente ma sélection papier :

40681458♦ Nos vies en mille morceaux de Hayley Long (chez Gallimard Jeunesse, sortie le 16 août 2018) : Le monde de Griff et Dylan, 13 et 15 ans, s’écroule à la fin de l’été, quand un accident de voiture les laisse orphelins. Installés à New York depuis peu, les deux frères sont d’abord recueillis par Blessing, collègue haute en couleur de leurs parents. Puis à l’autre bout du monde, chez un oncle et une tante qu’ils ne connaissent pas, dans une petite ville du Pays de Galles, où ils trouvent bienveillance et nouvelles amitiés. Dylan n’a qu’une idée en tête : aider Griff à revivre, protéger son petit frère. Mais il a lui-même son propre chemin à faire, et une dernière vérité à affronter.

 

L'auberge entre les mondes, tome 1 : Péril en cuisine !♦ L’auberge entre les mondes, tome 1, de Jean-Luc Marcastel (chez Flammarion Jeunesse) : Nathan et son ami font un stage d’été dans une auberge. Très vite, des phénomènes étranges se produisent : les murs bougent et l’atmosphère semble emplie de magie. Ils découvrent que le bâtiment se trouve au carrefour de plusieurs mondes, sur lesquels des créatures malfaisantes tentent d’installer leur hégémonie.

 

 

 

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Les Petites Reines de Clémentine Beauvais (chez Sarbacane) : À cause de leur physique ingrat, Mireille, Astrid et Hakima ont gagné le « concours de boudins » de leur collège de Bourg-en-Bresse. Les trois découvrent alors que leurs destins s’entrecroisent en une date et un lieu précis : Paris, l’Élysée, le 14 juillet. L’été des « trois Boudins » est donc tout tracé : destination la fameuse garden-party de l’Élysée !!! Et tant qu’à monter à Paris, autant le faire à vélo – comme vendeuses ambulantes de boudin, tiens ! Ce qu’elles n’avaient pas prévu, c’est que leur périple attire l’attention des médias… jusqu’à ce qu’elles deviennent célèbres !!! Entre galères, disputes, rigolades et remises en question, les trois filles dévalent les routes de France, dévorent ses fromages, s’invitent dans ses châteaux et ses bals au fil de leur odyssée. En vie, vraiment.

 

26047310Rebel of the Sands de Alwyn Hamilton (chez Faber & Faber, disponible en français chez Pocket Jeunesse sous le titre Rebelle du désert) : « Tell me that and we’ll go. Right now. Save ourselves and leave this place to burn. Tell me that’s how you want your story to go and we’ll write it straight across the sand. »
Dustwalk is an unforgiving, dead-end town. It’s not the place to be poor or orphaned or female. And yet Amani Al’Hiza must call it ‘home’. Amani wants to escape and see the world she’s heard about in campfire stories. Then a foreigner with no name turns up, and with him she has the chance to run. But the desert plains are full of dangerous magic. The Sultan’s army is on the rise and Amani is soon caught at the heart of a fearless rebellion… An epic story of swirling desert sands, love, magic and revolution.

 

31574408♦ Traitor to the Throne de Alwyn Hamilton (chez Faber & Faber) : This is not about blood or love. This is about treason. Nearly a year has passed since Amani and the rebels won their epic battle at Fahali. Amani has come into both her powers and her reputation as the Blue-Eyed Bandit, and the Rebel Prince’s message has spread across the desert – and some might say out of control. But when a surprise encounter turns into a brutal kidnapping, Amani finds herself betrayed in the cruellest manner possible.
Stripped of her powers and her identity, and torn from the man she loves, Amani must return to her desert-girl’s instinct for survival. For the Sultan’s palace is a dangerous one, and the harem is a viper’s nest of suspicion, fear and intrigue. Just the right place for a spy to thrive… But spying is a dangerous game, and when ghosts from Amani’s past emerge to haunt her, she begins to wonder if she can trust her own treacherous heart.

 

25510671La croix de feu (Outlander, #5) de Diana Gabaldon (chez J’ai lu) : 1770, Caroline du Nord. Exilés dans le Nouveau Monde, les Fraser y ont trouvé leur place. Claire, devenue guérisseuse, tente d’aider les gens grâce à ses remèdes et ses connaissances. De son côté, Jamie a gagné la confiance du gouverneur. Néanmoins, la guerre d’Indépendance approche à grands pas et des émeutes éclatent de toute part. Inconscients du danger qui les guette, Claire et Jamie sont rejoints par leur fille Brianna. Ensemble, parviendront-ils à réécrire l’histoire ?

 

 

28798691La fille de l’irlandais de Susan Fletcher (chez J’ai lu) : Eve, petite fille rousse et délurée, est recueillie par ses grands-parents à la mort soudaine de sa mère, dans un village au cœur du pays de Galles. À cause de sa chevelure rousse indomptable, elle doit faire face au mépris et à la méfiance. Mais lorsqu’une enfant disparaît mystérieusement, la vie des villageois bascule : enquête, soupçons et mensonges deviennent le quotidien. Au milieu de cette effervescence, Eve, perdue, tente de percer les secrets de sa vie et de sa naissance. Dans ce roman, les pièces du puzzle s’imbriquent progressivement pour former un magnifique conte d’innocence perdue.

 

25451851Le chant d’Achille de Madeline Miller (chez Pocket) : Le jeune Patrocle est envoyé dans le royaume de Phthie. Il y rencontre Achille qui est tout ce qu’il n’est pas : un jeune prince brillant, aimé et admiré. Patrocle devient son écuyer. Rien ne devrait les rapprocher et, pourtant, les deux jeunes hommes nouent des liens d’amitiés très forts qui évoluent en passion amoureuse. Achille sait qu’il est appelé à vivre un destin exceptionnel. Il s’engage donc immédiatement pour faire le siège de Troie. Patrocle, beaucoup moins héroïque, suit son ami à contre cœur. La guerre de Troie éprouvera les deux hommes. Elle ébranlera leur histoire d’amour et remettra également en question leurs convictions les plus profondes.
Contre toute attente, c’est Patrocle qui trouvera une mort héroïque, vaincu par la colère des dieux. Achille, dévasté, rongé par le chagrin et la culpabilité, mourra à son tour.

 

41058338J’ai toujours cette musique dans la tête de Agnès Martin-Lugand (chez Pocket) : Yanis et Véra s’aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Mais Yanis, autodidacte talentueux dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse le chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et financé par un client providentiel qui ne jure que par lui, Yanis se lance à son compte, enfin. Mais la vie qui semblait devenir un rêve éveillé va soudain prendre une tournure plus sombre. Saura-t-il échapper à une spirale infernale ? Son couple résistera-t-il aux ambitions de leur entourage ?

 

Ils ne sont pas les seuls à partir en vacances avec moi, puisque j’emmène également ma liseuse chargée à bloc de nouveautés de la rentrée littéraire et d’autres romans et essais en tous genres !
Les avez-vous lus ? Appréciés ? Dites-moi tout ! 🙂

Bookhaul

Ces nouveautés qui m’intéressent… #1

Voici un petit rendez-vous que j’aimerais vous proposer de manière régulière, afin de parler de sorties récentes qui pourraient bien rejoindre ma pile à lire. Des sorties dont on ne parle pas forcément sur les réseaux sociaux, blogs, Instagram ou Youtube. D’autres qui, au contraire, feront phénomène dès leur sortie. Je ne critique absolument pas les livres qui bénéficient d’une plus grande mise en lumière que d’autres, mais avec toutes les nouveautés qui arrivent en librairie chaque semaine, il est parfois difficile pour un auteur et un ouvrage de se faire une place. Etant la plupart du temps en librairie, j’ai la chance de voir arriver des livres qui pourraient être de petites pépites si seulement on leur donnait une chance.

J’espère pouvoir en lire un maximum, mais avec l’approche de mes examens et mon mémoire que je dois préparer au maximum, je ne promets rien. J’espère également que cet article pourra vous faire découvrir quelques titres qui vous feront envie ! 🙂


Où passe l'aiguilleOù passe l’aiguille de Véronique Mougin (Flammarion – 21.00€ – 31/01/2018)
Et voici Tomas, dit Tomi, gaucher contrariant, tête de mule, impertinent comme dix, débrouillard comme vingt, saisi en 1944 par la déportation dans l’insouciance débridée de son âge – 14 ans. Ce Tom Sawyer juif et hongrois se retrouve dans le trou noir concentrationnaire avec toute sa famille. Affecté à l’atelier de réparation des uniformes rayés alors qu’il ne sait pas enfiler une aiguille, Tomas y découvre le pire de l’homme et son meilleur : les doigts habiles des tailleurs, leurs mains invaincues, refermant les plaies des tissus, résistant à l’anéantissement. À leurs côtés, l’adolescent apprendra le métier. Des confins de l’Europe centrale au sommet de la mode française, de la baraque 5 aux défilés de haute couture, Où passe l’aiguille retrace le voyage de Tomi, sa vie miraculeuse, déviée par l’histoire, sauvée par la beauté, une existence exceptionnelle inspirée d’une histoire vraie.


Le gang des prodiges t.1Le gang des prodiges #1 de Marissa Meyer (Pocket Jeunesse – 19.90€ – 01/02/2018)
Il y a plus de dix ans, les Renégats, un groupe d’hommes et de femmes détenteurs de pouvoirs surhumains, ont vaincu les super-vilains. Ils font désormais régner la paix et la justice. Cependant les super-vilains n’ont pas disparu… Parmi eux, Nova, qui continue à lutter contre les Renégats, responsables de la mort de sa famille. Prête à tout, elle infiltre leur repaire. Mais lorsqu’elle se lie d’amitié avec le fils adoptif des deux principaux Renégats, ses certitudes vacillent…


Amour monstre de Katherine Dunn (Gallmeister – 11.80€ – 01/02/2018)
La joyeuse famille Binewski est tout sauf banale. Ivres d’amour et nourrissant de grands projets pour leur spectacle itinérant, Al et Lil décident d’engendrer à coup d’amphétamines et de radiations la plus belle brochette de phénomènes de foire au monde. Et les résultats sont impressionnants ! Pour autant, cette famille d’enfants montres est habitée de passions bien humaines… Un roman culte finaliste du National Book Award et best-seller aux États- Unis depuis vingt-cinq ans.

Le collectionneurLe collectionneur de Christine Orban (Libretto – 7.70€ – 01/02/2018)
« Il s’agit d’une pièce unique au monde. Une pièce qu’aucun collectionneur, même dans ses rêves les plus fous, n’aurait espéré rencontrer une fois dans sa vie, et encore moins posséder. » L’apparition de cette prodigieuse monnaie va entraîner deux hommes qu’animent une passion et un sens de l’honneur hors du commun dans un affrontement sans concessions et provoquer un effroi insondable proche de la malédiction. Un huis clos plein de mystère, de raffinement et de rebondissements.

Jeux de miroirsJeux de miroirs de Eugen-Ovidiu Chirovici (Pocket – 7.40€ – 01/02/2018)
Cette fois, il tient peut-être un best-seller. Pour Peter Katz, agent littéraire, le manuscrit qu’il reçoit a tout pour faire un succès : l’assassinat à Princeton du professeur Wieder, star de la psychologie cognitive, est un mystère vieux de trente ans… Le voilà raconté noir sur blanc, de l’intérieur : jeux de pouvoir, triangle amoureux, tout est là. Mais le texte s’arrête à la nuit du meurtre et son auteur vient de mourir… Qu’à cela ne tienne, Katz embauche un journaliste d’investigation pour écrire la suite du livre. De souvenirs en faux-semblants, celui-ci va se retrouver pris au piège d’un maelström de fausses pistes. Et si la vérité n’était qu’une histoire parmi d’autres ?

Demain les chatsDemain les chats de Bernard Werber (Le Livre de Poche – 7.30€ – 31/01/2018)
À Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine.
Et vous, avez-vous vu des sorties qui vous tentent particulièrement ?
Chroniques Livres

Miss Alabama et ses petits secrets de Fannie Flagg

Chez Pocket, mai 2015.
443 pages, 7€80.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Birmingham, États-Unis. Ex-Miss Alabama, Maggie Fortenberry a pris une grande décision : elle va mettre fin à ses jours. Elle n’est ni malade ni déprimée, son travail dans une petite agence immobilière est plutôt agréable, mais elle a trouvé malgré tout seize bonnes raisons d’en finir, la principale étant peut-être que, à 60 ans, elle pense avoir connu le meilleur de la vie. Maggie a donc arrêté la date de sa mort et se consacre désormais en toute discrétion à en régler les détails.
Or, peu de temps avant de passer à l’acte, Maggie est invitée par une collègue, Brenda, à un spectacle de derviches tourneurs. La représentation étant dans moins d’une semaine, elle décide, pour faire plaisir à Brenda, de retarder l’ultime échéance. Elle est alors loin de se douter combien les jours à venir vont être riches en secrets dévoilés et en événements imprévus, lesquels vont lui montrer que l’existence a encore beaucoup plus à lui offrir qu’elle ne le croyait.

Mon avis :
Premier essai avec Fannie Flagg, j’ai choisi de commencer avec Miss Alabama et ses petits secrets après en avoir entendu beaucoup de bien (principalement par Fiona de Prettybooks). Le résumé était alléchant, on me l’avait bien vendu sur la blogo… J’étais emballée.
Miss Alabama et ses petits secrets, c’est l’histoire de Maggie, ancienne Miss Alabama qui a maintenant la soixantaine et qui a décidé d’en finir et de mettre fin à ses jours. Elle a tout prévu, tout organisé jusque dans les moindres détails mais tout ne va pas se passer comme prévu et va la faire remettre sa mort en question. Veut-elle vraiment mourir ? Le récit alterne les chapitres du présent concernant Maggie et les autres personnages principaux : Brenda et Ethel et les chapitres concernant le passé qui nous racontent des petites anecdotes sur les vies de ces personnages féminins hauts en couleur.

Je ne dirais pas que j’ai passé un mauvais moment, ce serait mentir, mais je suis très loin du coup de cœur de beaucoup. L’écriture de Fannie Flagg est le gros point fort de ce roman, elle nous entraîne dans la vie de Maggie avec poésie et cela m’a permis de m’attacher à elle dès les premiers chapitres, c’est un personnage attachant et réaliste, comme les autres personnages du roman. Ils ont tous des défauts et des qualités, et c’est ce qui a fait que j’ai pu m’identifier à certains d’entre eux. Je trouvais le sujet du suicide très intéressant, surtout que le roman est raconté du point de vue de Maggie qui a tout planifié pour sa mort, elle sait qu’elle vit ses derniers instants… mais cela passe très rapidement au second plan.

Malheureusement, passé le début qui était prometteur et les petites notes d’humour avec Maggie qui est contrariée parce qu’elle ne cesse d’être interrompue et ne peut pas agir à sa guise, j’ai trouvé que le roman était long… trop long. Les chapitres des anecdotes sont mes préférés parce qu’ils étaient courts et me permettaient de m’échapper du récit principal qui traînait en longueur et dont je ne voyais malheureusement pas le bout.

Même si je me suis attachée aux personnages, j’ai eu du mal à m’intéresser à leur destin et à ce qui leur arrivait à la fin du roman, j’ai perdu mon intérêt au fil des pages… ce qui est vraiment dommage puisque le roman démarrait vraiment bien et j’avais envie de l’aimer plus que tout. Je garderai en mémoire l’écriture de Fannie Flagg qui pour moi est le vrai atout de ce roman.

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Les héritières de Rome de Kate Quinn

Chez Pocket, juin 2015.
448 pages, 7€70.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
En l’an 69, la splendeur de Rome appartient au passé, et tous se disputent les restes de l’Empire. Surtout chez les Cornelii… L’ambitieuse Cornelia s’imagine déjà à sa tête : l’empereur Galba a désigné son époux pour héritier. Et sa sœur, Marcella, passionnée d’histoire, a décidé qu’elle ne s’écrira pas sans elle. Mais un coup d’État meurtrier bouleverse leurs vies et laisse à Lollia, leur cousine, l’occasion de tirer son épingle du jeu – sa petit sœur Diana préférant les courses de char à l’agitation politique. L’histoire est lancée au galop et emporte les quatre héritières. À la fin, il n’y aura cependant qu’un empereur… et qu’une seule impératrice…

Mon avis :
Comme j’avais adoré les deux autres livres de Kate Quinn qui se déroulaient dans la Rome Antique, La Maîtresse de Rome et L’impératrice des sept collines, je ne me faisais pas beaucoup de soucis quant à celui-ci. Je savais que j’allais passer un excellent moment !
Les héritières de Rome se déroule avant les deux autres roman, en l’an 69, année où quatre empereur vont se succéder. Nous suivons quatre femmes issues de la famille des Cornelii : Cornelia, qui devrait devenir impératrice, Marcella qui est passionnée d’histoire et passe son temps à écrire, Lollia qui enchaîne les mariages et Diana, bien plus intéressée par les chevaux et les courses équestres que par les hommes.

Ce que j’aime particulièrement avec les romans de Kate Quinn, en plus de la période de l’histoire qu’elle choisit pour ses romans, c’est sa plume. Elle écrit divinement bien et les pages défilent sans même que l’on s’en rende compte. Les événements s’enchaînent et elle parvient à nous plonger dans une Rome Antique plus vraie que nature. J’ai vraiment eu l’impression d’y être à chaque fois que j’ai lu l’un de ses romans. On ressent que de vraies recherches sont faites pour baser les personnages sur des faits historiques, certains personnages ont même parfois réellement existé et elle nous explique lesquels à la fin du roman. Je trouve cela tellement plus agréable à lire qu’un roman bancal qui manque de profondeur.

Les quatre femmes du roman, les quatre cousines sont également des personnages comme je les aime ; elles sont fortes et réalistes. Elles ne sont pas parfaites, loin de là, et c’est ce qui fait que je me suis tant attachée à elles. Tout particulièrement à Cornelia et Diana. J’ai par contre eu beaucoup de mal à cerner Marcella, qui m’a plus d’une fois tapé sur le système, mais un roman ne serait pas un bon roman sans des personnages un peu énervants. Les personnages secondaires aident également à construire le roman, Thrax et Drensus apportent tellement au récit par exemple. J’ai parfois perdu un peu le fil, comme les empereurs s’enchaînent au fil du récit, les personnages qui les accompagnent également. Il m’a fallut parfois revenir quelques pages en arrière pour me souvenir de qui nous étions en train de parler. Les quatre femmes passent d’épreuve en épreuve… La vie n’est pas rose, elles doivent se battre pour obtenir ce qu’elles veulent et les guerres de pouvoirs sont loin de rendre la chose facile.

En conclusion, c’est encore une excellente lecture et un succès que ce nouveau roman de Kate Quinn et j’ai hâte de découvrir son prochain roman. L’intrigue se développe sans que l’on veuille lâcher le livre et il est très difficile de se séparer des personnages une fois que l’on a terminé de le lire.

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Belle de Robin McKinley

Chez Pocket, juin 2015.
256 pages, 7€30.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Belle était loin d’être aussi jolie que ses sœurs. A quoi bon ? Aux soirées mondaines, aux robes somptueuses, elle préférait les chevaux et les auteurs anciens. Quand son père se trouva ruiné, elle en fut réduite à aller avec sa famille habiter une pauvre maison, dans un village au fond des bois. Tous auraient pu vivre ainsi, heureux d’une existence loin du luxe et des lumières de la ville, mais le destin s’acharna une fois encore sur eux. Quand son père revint au foyer avec l’histoire d’un château magique et de la terrible promesse qu’il avait dû faire à la Bête qui y vivait, Belle partit de son plein gré affronter le monstre et sa question sans cesse répétée : « Belle, voulez-vous… ? » Ceci est son histoire… une histoire d’amour et de rêve.

Mon avis :
Après avoir lu Poison de Sarah Pinborough, j’étais lancée dans mes lectures de réécritures de contes et j’étais parée pour affronter celle-ci par Robin McKinley. Belle est une réécriture de La Belle et la Bête, dont je ne connais que très peu le conte original. J’ai, bien sûr, vu le film Disney et le film plus récent avec Vincent Cassel et Léa Seydoux, et je dirais que ce roman est plus proche de ce dernier que du Disney par son univers fantastique et féerique.

Le véritable nom de Belle est en fait Honneur, elle n’a rien d’une jolie fille : elle est petite, a des boutons, elle est maigrichonne… Comparée à ses soeurs, c’est sûr qu’elle est loin d’être aussi belle. Mais ce surnom la suit partout, et ce qui importe le plus c’est qu’elle a une belle âme. Belle est généreuse et sincère. Lorsque les affaires de son père vont mal, la famille est obligée de déménager dans un petit village à la lisière d’une forêt. Et c’est au retour d’un voyage que son père rencontre la Bête, alors qu’il lui a offert de quoi se réchauffer et se nourrir, le père de Belle a voulu emmener une rose pour l’offrir à sa fille. Pour se faire pardonner de son vol, la Bête demande au père de Belle sa vie, ou l’une de ses filles.

Bien sûr, Belle se sacrifie et se rend au château, où elle apprend à connaître la Bête au milieu de petits êtres fantastiques, d’objets vivants et de femmes invisibles. La Bête n’est finalement pas si mauvaise qu’elle l’aurait cru.

C’est un très joli roman, un conte à part entière. J’ai passé un excellent moment, l’univers que nous présente Robin McKinley est très bien construit et nous donne envie de nous y plonger encore plus longtemps. Comme je l’ai dit, nous sommes très proches du film de Christophe Gans de 2014, et je n’ai pu m’empêcher d’imaginer le même aspect visuel à de nombreuses reprises. Il manque peut-être d’un peu de force et de complexité dans les sentiments que ressentent Belle et la Bête, j’aurais aimé des descriptions plus poignantes, puisqu’au final tout va très vite et le roman ne fait que 250 pages.

J’ai adoré suivre cette héroïne ordinaire qui vit une histoire fantastique. Une très belle lecture !

Chroniques Livres

Les Hirondelles de Kaboul de Yasmina Khadra

Chez Pocket, avril 2010.
147 pages, 5€90.
Ma note : ★★☆☆☆

Quatrième de couverture :
Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là un stade rempli pour des exécutions publiques. Les Taliban veillent. La joie et le rire sont devenus suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l’obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n’a plus d’autres histoires à offrir que des tragédies. Quel espoir est-il permis ? Le printemps des hirondelles semble bien loin encore…

Mon avis :
Je n’avais absolument rien entendu sur ce livre et c’est en le voyant dans mon supermarché que j’ai décidé de tenter le coup. Les Talibans, la condition de la femme, la religion… Ce sont des sujets importants que je ne retrouve pas souvent dans mes lectures et j’ai décidé de m’y mettre un peu plus.
On commence direct avec une scène de lapidation d’une femme en place publique, aux descriptions très détaillées et très crues, ça promettait vraiment quelque chose de violent et de fort. Mais j’avoue avoir été déçue.

J’ai trouvé qu’il était très difficile de rentrer dans l’histoire et de réellement s’attacher aux personnages principaux, il leur arrive des tas de choses, on découvre leurs vies personnelles mais je n’ai malheureusement pas su m’y intéresser, je lisais sans vraiment porter d’intérêt à ce qu’il se passait. Je trouve que le livre est à la fois trop court, et trop long. Les sujets sociaux du roman m’ont réellement intéressée, comme la condition des femmes qui revient régulièrement, avec le rôle de l’épouse notamment, tout comme la religion, les talibans et leur présence en ville… J’aurais aimé que tout cela soit bien plus développé et du coup, beaucoup plus touchant. J’ai eu l’impression d’observer toutes ces scènes d’un point de vue complètement extérieur alors que les personnages vivent ces scènes, eux. C’est un sentiment un peu étrange. Il se passe beaucoup de choses mais en même temps, pas assez concernant les personnages qui, je trouve, n’évoluent pas. L’alternance de violence dans les rues, et de la presque banalité de la vie des personnages donne un rythme inégal au roman et je n’ai pas réussi à rentrer dedans.

Yasmina Khadra a une très jolie écriture, qui est très poétique, mais j’ai trouvé que cela ne collait pas avec le contexte du roman et j’ai eu du mal à être transportée dans cet univers à cause de ce décalage.
Un roman qui vaut malgré tout, le coup d’être lu pour les sujets qu’il traite, mais j’aurais souhaité qu’il les aborde d’une manière un peu différente. Je ne pense pas tenter d’autres livres de Yasmina Khadra, malheureusement.

Chroniques Livres

Francesca #2 et #3, La Trahison des Borgia et Maîtresse de Borgia de Sara Poole

Chez les Editions Toucan et Pocket, avril 2012 et février 2015.
400 et 498 pages, 20€ et 8€10.
Ma note globale : ★★★★☆
Résumé du premier tome :
Rome, fin du XV e siècle. Bien plus qu’un art, l’empoisonnement est un véritable métier à la cour des Borgia. Et c’est celui de Francesca, comme de son père avant elle, jusqu’à ce qu’il meure dans la rue, roué de coups. Déterminée à venger son assassinat, la jeune femme prend la charge d’empoisonneuse au service du cardinal Rodrigo Borgia. Désormais au cœur des intrigues d’une des familles les plus puissantes de Rome, Francesca devient la confidente de Lucrèce Borgia et l’amante de César. Mais surtout, sa vendetta fait d’elle la pièce maîtresse d’une partie d’échecs immémoriale, dont l’issue pourrait replonger l’Europe dans l’obscurantisme…
Mon avis :
J’avais lu le premier tome l’année dernière, et j’avais laissé traîner le second tome jusqu’à ce que je trouve le troisième en poche. J’ai donc marathoné ces deux derniers tomes, histoire d’enfin terminer cette série. Quel plaisir de retrouver Francesca, l’époque des Borgia et le style de Sara Poole ! Francesca est une héroïne forte et puissante, elle n’a pas peur de dire ce qu’elle pense, d’affronter la famille Borgia et de se battre pour ses principes, mais malgré tout elle se retrouve à affronter ses propres démons. C’est un vrai plaisir de la suivre lors de cette trilogie et de s’attacher à elle.
Le second tome, La Trahison des Borgia, est beaucoup plus tourné vers les Borgia et le meurtrier qui rode à Rome pour s’en prendre au Pape, tandis que le troisième tome, Maîtresse de Borgia, est plus tourné vers Francesca et nous permet d’en apprendre plus sur son passé, sur ce qui est arrivé à sa mère et comment elle l’a vécu. J’ai beaucoup apprécié ce dernier tome et l’aspect plus personnel qu’il aborde, on termine en beauté en s’attachant complètement avec le personnage principal, en comprenant enfin d’où viennent ses cauchemars récurrents. Le métier d’empoisonneuse de Francesca ne lui permet pas de vivre une vie tranquille et la met dans des situations plus compliquées les unes que les autres, et ce pour notre plus grand plaisir.
L’écriture de Sara Poole est extrêmement agréable, très recherchée et l’on sent que ses romans reposent sur de vraies recherches historiques, on sent que les bases sont solides et cela ne rend la lecture que plus appréciable. Ces deux tomes, à l’image du premier, sont remplis de rebondissements, de retournements de situations, de sentiments, de trahison, de complots… Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde ! Nous sommes complètement plongés au XVème siècle et quel plaisir, j’ai vraiment savouré ma lecture jusqu’aux dernières pages et j’étais triste d’en avoir fini.
J’ai tout de même été un peu déçue par la fin du troisième tome, puisque finalement pour moi, l’histoire avec Morrozzi n’est pas terminée. J’espère qu’un quatrième tome sortira un jour, puisque je n’ai rien vu à ce sujet en cherchant sur internet. J’espère que Francesca aura droit à d’autres aventures et à une autre fin digne de ce personnage haut en couleurs et qui traverse des tas d’aventures.
Chroniques Livres

Juste avant le bonheur de Agnès Ledig

Publié chez Pocket, octobre 2014.
336 pages, 6€80.
Ma note : ★★★☆☆

Résumé :
Julie, 20 ans, qui élève seule son fils Lulu est caissière dans un supermarché. Elle attire l’attention d’un client, quinquagénaire aisé à nouveau célibataire. Généreux et désintéressé, Paul invite Julie à passer quelques jours dans sa belle villa de bord de mer en Bretagne. Ils y retrouvent Jérôme, le fils de Paul, qui se remet mal du suicide de sa jeune femme. Gaieté et optimisme reviennent grâce à l’attachante présence du petit Lulu. Mais au retour, c’est le tragique accident de voiture et Lulu meurt après un long coma. Une chaîne de soutien, d’affection et de tendresse se forme autour de Julie. Avec elle, à travers elle, des êtres désemparés tentent de réapprendre à vivre et de saisir une deuxième chance. La force des épreuves surmontées, l’espoir d’un nouvel amour, ainsi qu’une bonne dose d’intelligence et d’humour peuvent réussir ce miracle. Un conte de fées moderne. L’émotion partagée avec des personnages profondément attachants et les dialogues d’une rare vivacité donnent un livre bourré de grâce, d’optimisme et d’énergie, qui réconcilie avec la vie !

Mon avis :
J’avais entendu beaucoup de jolies choses sur le style d’Agnès Ledig, je me suis donc plongée dans ce roman avec quelques idées en tête. Et finalement, j’ai été un peu déçue. Je m’attendais à un vrai coup de cœur, et ça ne l’a vraiment pas fait pour moi. J’ai beaucoup aimé le début du roman, ces personnages qui n’ont rien en commun mais qui vivent une sorte d’aventure ensemble, qui se rapprochent, et puis le « twist » de l’histoire m’a complètement fait décrocher. Les personnages se serrent les coudes face à cette épreuve, mais j’ai trouvé ça presque faux. Je n’arrivais plus à ressentir quoi que ce soit pour Julie, Paul, Jérôme… et je n’avais qu’une hâte : que ce soit terminé et que je puisse passer à autre chose, à un autre livre. J’ai également trouvé que l’écriture était un peu bancale, les descriptions étaient parfois très belles, avec de magnifiques phrases sur la vie, mais j’ai eu l’impression que les dialogues étaient pré-fabriqués et semblaient sortis d’une mauvaise série télé. Il n’y avait aucune émotion dans les échanges entre les personnages et ça a gâché tout le reste… pour moi.

Je ressors déçue de cette lecture, malgré tout ce que j’ai pu entendre sur Agnès Ledig, et je ne pense pas retenter l’expérience. J’ai son autre roman Pars avec lui dans ma PAL, mais je pense faire l’impasse sur celui-ci. Ce n’était pas pour moi.

Chroniques Livres

Un goût de cannelle et d’espoir de Sarah McCoy

Éditeur : Pocket
Prix : 8€10
Note : ★★★★☆
Résumé :
Allemagne, 1944. Malgré les restrictions, les pâtisseries fument à la boulangerie Schmidt. Entre ses parents patriotes, sa sœur volontaire au Lebensborn et son prétendant haut placé dans l’armée nazie, la jeune Elsie, 16 ans, vit de cannelle et d’insouciance. Jusqu’à cette nuit de Noël, où vient toquer à sa porte un petit garçon juif, échappé des camps… Soixante ans plus tard, au Texas, la journaliste Reba Adams passe devant la vitrine d’une pâtisserie allemande, celle d’Elsie… Et le reportage qu’elle prépare n’est rien en comparaison de la leçon de vie qu’elle s’apprête à recevoir.

Mon avis :
Je vais commencer par dire que j’ai commencé cette lecture sans avoir lu de critiques, j’avais juste lu le résumé rapidement et quand j’ai vu qu’une partie de l’histoire se déroulait pendant la seconde guerre mondiale, j’ai foncé. Je ne regrette absolument pas. Ce roman est rédigé à deux époques différentes, celle des années 1940, pendant la guerre, et les années 2007. Nous suivons Elsie et Reba, deux personnages différents, qui n’ont pas grand chose en commun, à part l’article que doit écrire Reba sur Elsie et ses origines allemandes pour les fêtes de Noël.
J’ai a-do-ré les chapitres du point de vue d’Elsie, c’était prenant, le personnage est extrêmement bien construit et j’avais hâte de découvrir la suite, de découvrir comment elle était venue à ouvrir cette boulangerie aux Etats-Unis avec sa fille, boulangerie qu’elle tient dans les années 2007 et où elle rencontre Reba, la journaliste. Elsie est un personnage si fort, si bien développé, qu’en comparaison j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à Reba. J’ai donc beaucoup moins aimé les chapitres sur Reba et son fiancé Riki, j’ai trouvé ces chapitres moins bien construits, parfois un peu longuets et pas forcément utiles pour l’histoire d’Elsie qui est, en fait, la vraie histoire de ce roman. Je n’ai tout simplement pas réussi à m’intéresser à l’histoire de Reba et à sa vie amoureuse… Bien pâle à côté des rebondissements dans la jeunesse d’Elsie. Même le style de l’auteur ne m’a pas permis de me transporter dans ces chapitres contemporains… L’histoire en elle-même est très originale, j’ai adoré découvrir le quotidien de cette petite boulangerie allemande, de ces propriétaires et de cette famille, qui se sert les coudes. On en apprend également plus sur la guerre du point de vue allemand et ce n’était vraiment pas pour me déplaire.
Je vous conseille vivement cette lecture, excellente et très agréable à lire !