Chroniques Livres

Ma raison de respirer (Ma Raison de Vivre #3) de Rebecca Donovan

Chez Pocket Jeunesse, mai 2016.
576 pages, 18€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Deux ans après avoir brisé le cœur d’Evan, Emma ne parvient pas à l’effacer de sa mémoire. Quand un carton plein de souvenirs resurgit, l’armure d’Emma se fissure. Toutes ses émotions passées reviennent l’assaillir. Pour oublier, elle devient accroc à l’adrénaline. Soirées, alcool, garçons : rien ne semble pouvoir combler ce vide qui la consume. Jusqu’à un rencontre décisive, qui bouleversera toutes ses certitudes…

Mon avis :
Ce troisième tome est la conclusion d’une trilogie qui m’a happé dès les premières pages, j’en attendais beaucoup et même si le personnage d’Emma a su m’énerver comme jamais, c’est une conclusion très satisfaisante et je suis ravie d’avoir pu retrouver les personnages de Rebecca Donovan dans ce troisième tome où nous les retrouvons plus murs. Le premier tome était poignant, Emma devait faire face à une maltraitance quotidienne lorsqu’elle habitait chez sa tante et refusait de se laisser approcher par qui que ce soit, en dehors de sa meilleure amie. Jusqu’à l’arrivée d’Evan… La romance était adorable, installée toute en douceur pour éviter qu’Emma ne prenne la fuite. Le second tome, quant à lui, mettait Emma dans une nouvelle situation : elle devait retourner vivre chez sa mère, alcoolique, et rencontrait Jonathan, qui ne la laissait pas indifférente. Le deuxième tome s’arrêtait sur un événement choquant, la mettant en scène avec Jonathan, et elle décidait de quitter Evan pour le « protéger ».

Nous retrouvons Emma deux ans après, dans ce troisième tome, alors qu’elle est à l’université. Elle habite en colocation, sa meilleure amie suit ses études en France. Ce nouvel environnement permet l’arrivée de nouveaux personnages : les colocataires d’Emma, qui sont certes des personnages secondaires mais qui ont le mérite de faire bouger un peu les choses et de faire sortir Emma de sa zone de confort. Elle vit sa vie tranquillement, solitaire, la tête baissée dans ses bouquins, la plupart du temps à la bibliothèque. Elle va devoir faire face à ses souvenirs, et pour continuer de se sentir vivante, elle va devenir accro à l’adrénaline et faire des choix que j’ai trouvé plus stupides les uns que les autres. Même si j’adore le personnage d’Emma, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir envie de la secouer pour lui remettre les idées en place. Ses amis non plus ne parvenaient pas à lui faire prendre conscience de son comportement, et ça m’a exaspéré. Jusqu’au retour d’Evan à 1/3 du livre… Emma est en vacances et va devoir cotoyer son ex-petit-ami parfait.

Malgré le personnage d’Emma qui méritait une bonne claque pour lui faire comprendre qu’elle faisait n’importe quoi, j’ai adoré ce troisième tome qui se lit toujours aussi rapidement que les deux premiers grâce à l’écriture de Rebecca Donovan et la façon dont elle construit son histoire. Nous avons toujours envie d’en savoir plus, de découvrir ce que nous réserve le chapitre suivant. Les personnages sont toujours aussi attachants, même Emma qui reste une jeune femme sensible et marquée par ce qui lui est arrivé dans les deux tomes précédents. C’est une excellente conclusion à la trilogie.

Chroniques Livres

Ma raison de vivre #2, Ma raison d’espérer de Rebecca Donovan

Chez Pocket Jeunesse, octobre 2015.
608 pages, 18€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
« Tu es le sens de ma vie, la raison de chacun de mes actes. Et je ne changerai ça pour rien au monde. »
Emma commence doucement à réapprendre à vivre aux côtés d’Evan et de Sara. Hantée par des cauchemars terribles, elle décide de donner une seconde chance à sa mère, qui l’a abandonnée, espérant trouver un sens à sa souffrance. Mais elle doit aussi affronter le regard des autres : ceux qui s’en veulent de ne pas l’avoir soutenue, ceux qui la jugent mais aussi ceux qui, surgissant de son passé, ont encore bien des révélations à faire sur sa vie d’avant…

Mon avis :
Après le coup de coeur qu’avait été le premier tome, j’étais un peu nerveuse à l’idée de retrouver Emma et sa vie vraiment pas facile. J’avais peur d’être déçue et que ce second tome ne traîne en longueur, ce qui arrive malheureusement souvent dans les trilogies. Ce second tome ne prend malheureusement pas place directement après le premier tome, puisque nous avons plusieurs mois qui se sont écoulés (c’est mon tout premier regret…).

Carol s’en est pris à Emma, elle a été jugée et mise en prison, son oncle a déménagé avec son cousin et sa cousine qu’elle ne voit plus. Elle s’est installée chez Sara le temps que les choses se tassent et qu’elles partent à l’université, puis en voyant sa mère à un entraînement de basket elle se lance sans même réfléchir : elle propose de s’installer chez elle afin qu’elles puissent enfin vraiment apprendre à se connaître et avant qu’Emma ne parte définitivement pour ses études.

S’en suit tout un tas de rebondissements. Emma est toujours hantée par Carol, par des cauchemars où sa tante revient la tuer et où elle ne peut se défendre. Elle se sent mal chez sa mère, mais tente à tout prix d’essayer de s’intégrer, elle fait des efforts. Mais le passé d’alcoolique de sa mère n’est pas si oublié, et le naturel revient vite au galop. Emma doit alors apprendre à gérer ses propres sentiments et doutes, en plus de sa mère qui ne se comporte en rien comme une adulte.

Dans le premier tome, j’avais eu de la compassion pour Emma qui traverse des choses terriblement affreuses, je l’avais comprise. Dans ce second tome, j’ai eu envie de la secouer à chaque fois qu’elle prenait une décision puisque bien sûr, c’était une mauvaise décision. Emma s’embourbe dans ses mensonges, refuse de se confier à Evan ou à Sarah qui sont les deux seules personnes à qui elle pourrait vraiment le faire. J’ai été perdue un bon moment face à cet entêtement, et je me suis sentie beaucoup plus proche d’Evan et de Sara qui eux aussi ont du mal à comprendre leur amie.

Malgré tout, j’ai passé un excellent moment mais j’ai bien évidemment préféré le premier tome. Après la fin du premier tome, je me demandais quelles horreurs Emma allait encore traverser, quel stade cela allait atteindre, mais après ce second tome je me demande comment Emma va pouvoir se reconstruire. La fin, encore une fois, était déchirante. Rebecca Donovan a le don de nous faire nous tirer les cheveux et attendre la suite avec impatience. Je ne dirais pas que cette lecture a été une déception, puisque cela n’a pas été le cas et cela demeure une excellente suite que j’ai dévoré, mais je ne pensais pas que l’histoire prendrait une telle direction… Nous ne sommes plus du tout dans les mêmes thèmes que le premier tome.

Ce fut une lecture captivante, qui ne me donne qu’une envie : enfin découvrir la suite et la fin de cette histoire, et comment Emma réagira après tous ces événements.

Chroniques Livres

Ma Raison de Vivre #1 de Rebecca Donovan

Chez Pocket Jeunesse, mars 2015.
544 pages, 18€90.
Lien Amazon
Lien Goodreads
Ma note : ★★★★★

Résumé :
Emma a tout fait pour empêcher Evan d’entrer dans sa vie. Non pas parce qu’il la laisse indifférente, bien au contraire, mais parce que personne ne doit savoir. Savoir qui elle est vraiment, quelle est son histoire, et surtout, ce qui l’attend tous les soirs, quand elle rentre chez elle…

Mon avis :
Quel mystère autour de ce livre et qu’est-ce qu’il a fait parler de lui sur la blogosphère ! À force d’en entendre parler partout (en bien), j’ai finalement décidé de me laisser tenter bien que la perspective d’entamer une nouvelle trilogie ne me remplisse pas d’enthousiasme… Le problème quand on regarde des vidéos de booktubers et quand on traîne sur plein de blogs littéraires, c’est qu’on fini par deviner ce qu’il se passe dans les livres quand on en a beaucoup entendu parlé, même si les gens ont essayé de ne pas spoiler l’histoire. C’est ce qui m’est arrivé ici, avec ce premier tome de Ma Raison de Vivre. Emma est une jeune adolescente qui a perdu son père et dont sa mère, alcoolique (et accro à d’autres choses pas très recommandées), ne peut plus s’occuper d’elle. Elle se retrouve donc à vivre chez sa tante et son oncle, et c’est là que les ennuis commencent. Carol, sa tante, la déteste et lui fait bien comprendre : elle ne veut pas d’elle chez elle, elle n’a pas choisi de l’accueillir sous son toit et elle n’apprécie pas qu’elle lui ait été imposée. Emma se prend des coups, est interdite de sortie si ça ne concerne pas l’école… et le seul espoir qu’Emma a, c’est de pouvoir aller à l’université et d’obtenir une bourse. Sa vie est loin d’être facile et toute rose.

Cet aspect de l’histoire était plutôt intéressant, je trouve que c’est un sujet que l’on n’aborde pas énormément, et encore moins en littérature jeunes adultes. Malgré tout, j’ai trouvé que ce n’était pas poussé à fond. Quand Emma rencontre Evan, elle le repousse puis décide finalement de le laisser se rapprocher d’elle, parce qu’elle en a envie et n’a jamais laissé personne percer sa carapace à part sa meilleure amie. La romance entre Emma et Evan est toute mignonne, Evan est un personnage très construit (beaucoup plus qu’Emma, à mon humble avis) et j’ai forcément moi aussi succombé à son charme. Mais pendant cette romance, l’aspect maltraitance passe au second plan et c’est comme si on oubliait de quoi parlait ce livre à la base… J’ai trouvé ça un peu dommage.

Emma est un personnage qui m’a énervé, mais touché également. Elle ne veut rien dire sur sa tante pour protéger son cousin et sa cousine, ce que je peux comprendre, mais quand on voit ce qu’elle lui fait subir, à un moment personne ne peut supporter ça à longueur de journée… Et qui sait, si Carol est capable de lui infliger de tels supplices, qui dit qu’elle ne s’en prendra pas à ses enfants un jour ?  De plus, Carol devrait être contente qu’Emma envisage d’aller à l’université, puisqu’elle ne sera plus chez elle, mais non. Ce sont de petites choses qui m’ont fait tiquer pendant ma lecture. J’attends quand même de voir comment tout ça va évoluer dans les prochains tomes.

La fin, par contre, a rattrapé le tout et m’a vraiment faite sursauter, frissonner. J’ai peur de savoir ce qu’il va arriver à Emma dans les deux prochains tomes parce qu’il semble que rien ne puisse arrêter Carol… C’est un petit coup de coeur pour moi, j’avais deviné les grandes lignes de ce premier tome avant même de le lire, mais j’ai quand même passé un excellent moment et je n’ai pas réussi à le lâcher une fois lancée. Rebecca Donovan a une plume très délicate et très agréable à lire, on se plonge dans ce livre avec plaisir et on passe par toute une palette d’émotions.

Le second tome sort bientôt, ça tombe bien 😉