Chroniques Livres

Le chant d’Achille – Madeline Miller

Chez Pocket, avril 2015, 468 pages.
Ma note : ★★★★★
Coup de cœur ♥

Quatrième de couverture :
Le jeune Patrocle est envoyé dans le royaume de Phthie. Il y rencontre Achille qui est tout ce qu’il n’est pas : un jeune prince brillant, aimé et admiré. Patrocle devient son écuyer. Rien ne devrait les rapprocher et, pourtant, les deux jeunes hommes nouent des liens d’amitiés très forts qui évoluent en passion amoureuse.
Achille sait qu’il est appelé à vivre un destin exceptionnel. Il s’engage donc immédiatement pour faire le siège de Troie. Patrocle, beaucoup moins héroïque, suit son ami à contre cœur. La guerre de Troie éprouvera les deux hommes. Elle ébranlera leur histoire d’amour et remettra également en question leurs convictions les plus profondes. Contre toute attente, c’est Patrocle qui trouvera une mort héroïque, vaincu par la colère des dieux. Achille, dévasté, rongé par le chagrin et la culpabilité, mourra à son tour.

Mon avis :
Je suis vraiment gâtée dernièrement puisque je fais d’excellentes lectures. Le Chant d’Achille a été un véritable coup de coeur et je regrette de l’avoir laissé attendre dans ma PAL aussi longtemps, puisqu’avec un thème pareil, j’étais pratiquement sûre d’aimer. C’était presque joué d’avance.

Madeline Miller nous plonge en pleine Grèce antique afin de nous faire redécouvrir l’histoire de Patrocle et d’Achille et plus particulièrement l’histoire d’amour qu’ils ont partagé. Comment rendre un roman intéressant quand on connaît déjà le mythe, l’histoire de ces deux personnages et surtout leur destin funeste ? C’est le pari que s’est lancé l’auteure et qu’elle réussi avec brio grâce à une écriture fluide et l’utilisation d’une narration du point de vue de Patrocle, le moins connu des deux personnages. C’est un point de vue très intéressant, puisque Patrocle évolue énormément à travers le roman et même s’il reste toujours en retrait par rapport à Achille, il est souvent celui que l’on oublie dans l’histoire…

Le roman couvre (pratiquement) toute la vie des deux héros, puisque nous découvrons d’abord Patrocle alors qu’il n’est qu’un enfant et que son père veut le marier avec Hélène, vous savez, celle qui déclenchera malgré elle la fameuse guerre de Troie… Le mariage ne se fait pas, puisqu’elle choisit un autre prétendant : Ménélas, qui affrontera des années plus tard les fils troyens aux côtés des grecs. C’est après avoir accidentellement tué un jeune garçon, héritier, que Patrocle est déshérité et envoyé en Phtie, où il rencontre Achille. D’abord timide, réservé et peu sûr de lui, le jeune homme est intrigué et fasciné par le héros, fils du roi Pélée et de Thétis, une nymphe. Le récit avance progressivement, Patrocle devient le compagnon d’Achille, puis son ami et enfin son amant… Ils partent ensemble pour suivre l’enseignement de Chiron, le centaure. Jusqu’à ce que la guerre n’arrive et vienne tout détruire.

Les pages défilent à toute vitesse et le roman se termine avant même que l’on ne s’en rende compte. Nous rencontrons une flopée de personnages, certains bien connus (Ulysse, Hector…) et d’autres plus secondaires que l’on aurait aimé suivre plus longtemps (notamment Thétis, la mère de Achille, qui est incroyablement mystérieuse et effrayante tout au long du roman, prête à tout pour protéger son fils). La lecture est addictive, la relation entre Patrocle et Achille se construit doucement et n’est en rien précipitée, on la savoure autant qu’eux. C’est pourtant un roman déchirant puisque l’on sait pertinemment quel sera son dénouement et quel sera le sort des deux amants, et malgré leurs efforts pour contrer la prophétie qui annonce la mort d’Achille, le lecteur sait très bien qu’ils n’y pourront rien.
Les descriptions de Madeline Miller nous plongent en pleine Grèce antique puis en pleine guerre de Troie avec un réalisme impressionnant qui nous donnerait envie que le roman ne s’arrête jamais.

Un roman captivant, une véritable épopée que j’ai absolument adoré. Les personnages, et plus particulièrement Patrocle, sont terriblement touchants. C’est un véritable coup de cœur. Je pense me plonger bientôt dans son nouveau roman, qui suit la même idée de revisite mais avec le personnage de Circé, qui croise la route d’Ulysse lors de son voyage.

Chroniques Livres

Just Juliette de Teri Wilson

Chez Harlequin dans la collection &H, octobre 2015.
272 pages, 10€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
L’amour, c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quel Roméo on va tomber ! La vie de Juliette Arabella est construite autour de deux commandements : le chocolat tu vénéreras, la famille des Mezzanote tu mépriseras ! Pour le premier, aucun souci : le chocolat, pour elle, c’est une passion. Et elle n’est jamais plus heureuse que lorsqu’elle travaille ses merveilleuses truffes dans l’atelier familial.
Car, dans sa famille, on est maître chocolatier de père en fille. Pour le deuxième commandement, ça se complique. Car si son père radote sans cesse à propos du statut de parvenus des Mezzanote, elle-même n’a rien à leur reprocher. D’ailleurs, toutes ces histoires commencent sérieusement à lui courir sur le cacao. Et si, pour une fois, elle cessait d’être Juliette Arabella l’héritière-d’un-empire pour être juste Juliette ? Alors, ce bal masqué organisé par de riches notables de la ville tombe à pic : enfin une occasion de faire la fête en tout anonymat, comme une fille normale ! Oui, mais voilà, quand on va à un bal masqué, on ne sait jamais sur qui on va tomber.
Et avant de se laisser séduire par Leonardo-tout-court, Juste-Juliette ferait peut-être bien de soulever le masque.

Mon avis :
Just Juliette est une romance contemporaine qui reprend la fameuse histoire de Roméo & Juliette, mais uniquement dans les grandes lignes. Ne vous attendez donc pas à retrouver les dialogues de Shakespeare ici… Ce roman n’a rien d’une réécriture, et encore moins en ce qui concerne la fin tragique de l’oeuvre originale puisque après tout… nous sommes chez Harlequin, nous sommes assurés d’une fin heureuse !

Juliette Arabella travaille dans le monde de la chocolaterie, comme tous les membres de sa famille. La maison Arabella est très réputée pour ses chocolats, tout comme la maison rivale des Mezzanote… Les deux familles s’affrontent dans une guerre depuis que les deux grand-mères, qui avaient d’abord commencé en tant qu’associées, se sont disputées pour une raison inconnue (du moins au début du roman).

Le roman commence à un bal masqué chez les Mezzanote, pour reprendre le fameux bal de Roméo & Juliette, où Juliette se rend alors qu’elle sait pertinemment qu’elle n’y a pas sa place. Prise d’une folie, elle y embrasse un jeune homme qui s’avère en réalité être le nouvel héritier de la maison Mezzanote. Oups.

C’est une romance très mignonne, assez drôle et sans aucune prise de tête, ce qui semble être le fil conducteur de la collection &H. Les personnages sont réalistes et combattent les préjugés de leurs familles respectives, ils veulent faire changer les choses et ne restent pas les bras croisés à attendre que l’histoire évolue… La romance ne s’installe pas trop précipitamment (du moins, après le premier baiser ils décident de prendre un peu leur temps), ce que j’ai beaucoup apprécié… Les deux personnages principaux sont les vrais points forts de cette histoire, puisque les personnages secondaires sont un peu passés à la trappe et ne sont là que pour apporter quelques rebondissements.

On trempe dans le chocolat tout au long de la lecture et on ne ressort de là qu’avec une seule envie : manger, ce qui est une bonne réussite de la part de l’auteur.

Chroniques Livres

Captive: Les nuits de Shéhérazade de Renee Ahdieh

Chez Hachette romans, septembre 2015.
448 pages, 18€00.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Même consciente du terrible sort qui l’attend, Shéhérazade se porte volontaire pour épouser le jeune calife Khalid Ibn al-Rashid. Même si elle sait qu’elle est promise à la mort au lendemain de ses noces, elle est prête à tout pour venger son amie Shiva, l’une de ses récentes épousées. Pour cela, elle doit d’abord gagner du temps, en narrant des contes à rallonge au calife. Chaque jour est une menace de mort et la jeune fille échappe plusieurs fois à l’exécution. À l’extérieur, les proches de Shéhérazade préparent le sauvetage de la jeune fille. Shéhérazade n’oublie pas qu’elle doit mettre au point une stratégie pour tuer celui qui est désormais son époux. Mais c’est sans compter l’amour qu’elle se met peu à peu à éprouver pour Khalid…

Mon avis :
Captive est une réécriture du conte des Milles et une nuits, que je n’ai pas lu mais dont j’ai entendu parler, comme tout le monde. Ici, Shéhérazade se porte volontaire pour épouser le calife, qui tue chacune de ses épouses au lendemain de leurs nuits de noces. Elle veut venger sa meilleure amie qui fait partie des victimes. Shéhérazade est déterminée, elle veut passer cette fameuse nuit et le lendemain matin, et survivre pour pouvoir approcher suffisamment le calife pour être assez proche de lui pour le tuer. Mais voilà, tout ne va pas se passer comme elle l’a prévu.

Globalement, j’ai trouvé que c’était un très bon roman. Déjà, on se trouve dans un univers oriental riche en couleurs et plein de descriptions qui m’a transporté et que j’ai adoré. Cela fait vraiment du bien de changer d’univers et de sortir un peu des sentiers battus, d’utiliser d’autres coutumes, d’autres cultures. Les romans YA commencent un peu à tous se ressembler, et Captive fait dans l’originalité, même s’il s’agit d’une réécriture à la base.

Passé la bonne surprise de l’originalité, je dois dire que l’histoire n’a pas été une si grande révélation. J’ai passé un très bon moment, alors pourquoi seulement trois étoiles ? Tout est cousu de fil blanc et j’ai vu venir les révélations de très très trèsloin. J’ai deviné tout ce qu’il s’est passé bien avant que cela n’arrive dans le roman. J’ai compris que Shéhérazade allait se rapprocher du calife, que son amour de jeunesse (que j’ai largement préféré au calife) allait débarquer au palais pour la libérer mais qu’elle n’allait pas vouloir s’enfuir avec lui, qu’il en serait blessé, j’avais aussi grosso-modo deviné la raison des meurtres des femmes au matin… Certes, c’est du YA donc c’est toujours un peu prévisible, mais j’aime toujours être surprise lors de mes lectures.

Cela n’empêche que j’ai passé un très bon moment, mais je suis loin du gros coup de cœur qu’on eu certaines de mes connaissances. Je recommande tout de même ce roman pour son côté dépaysant et original, pour l’héroïne qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et pour l’écriture de Renee Ahdieh qui nous fait défiler les pages à une vitesse folle et nous entraîne en Orient avec un talent fou.

Chroniques Livres

Belle de Robin McKinley

Chez Pocket, juin 2015.
256 pages, 7€30.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Belle était loin d’être aussi jolie que ses sœurs. A quoi bon ? Aux soirées mondaines, aux robes somptueuses, elle préférait les chevaux et les auteurs anciens. Quand son père se trouva ruiné, elle en fut réduite à aller avec sa famille habiter une pauvre maison, dans un village au fond des bois. Tous auraient pu vivre ainsi, heureux d’une existence loin du luxe et des lumières de la ville, mais le destin s’acharna une fois encore sur eux. Quand son père revint au foyer avec l’histoire d’un château magique et de la terrible promesse qu’il avait dû faire à la Bête qui y vivait, Belle partit de son plein gré affronter le monstre et sa question sans cesse répétée : « Belle, voulez-vous… ? » Ceci est son histoire… une histoire d’amour et de rêve.

Mon avis :
Après avoir lu Poison de Sarah Pinborough, j’étais lancée dans mes lectures de réécritures de contes et j’étais parée pour affronter celle-ci par Robin McKinley. Belle est une réécriture de La Belle et la Bête, dont je ne connais que très peu le conte original. J’ai, bien sûr, vu le film Disney et le film plus récent avec Vincent Cassel et Léa Seydoux, et je dirais que ce roman est plus proche de ce dernier que du Disney par son univers fantastique et féerique.

Le véritable nom de Belle est en fait Honneur, elle n’a rien d’une jolie fille : elle est petite, a des boutons, elle est maigrichonne… Comparée à ses soeurs, c’est sûr qu’elle est loin d’être aussi belle. Mais ce surnom la suit partout, et ce qui importe le plus c’est qu’elle a une belle âme. Belle est généreuse et sincère. Lorsque les affaires de son père vont mal, la famille est obligée de déménager dans un petit village à la lisière d’une forêt. Et c’est au retour d’un voyage que son père rencontre la Bête, alors qu’il lui a offert de quoi se réchauffer et se nourrir, le père de Belle a voulu emmener une rose pour l’offrir à sa fille. Pour se faire pardonner de son vol, la Bête demande au père de Belle sa vie, ou l’une de ses filles.

Bien sûr, Belle se sacrifie et se rend au château, où elle apprend à connaître la Bête au milieu de petits êtres fantastiques, d’objets vivants et de femmes invisibles. La Bête n’est finalement pas si mauvaise qu’elle l’aurait cru.

C’est un très joli roman, un conte à part entière. J’ai passé un excellent moment, l’univers que nous présente Robin McKinley est très bien construit et nous donne envie de nous y plonger encore plus longtemps. Comme je l’ai dit, nous sommes très proches du film de Christophe Gans de 2014, et je n’ai pu m’empêcher d’imaginer le même aspect visuel à de nombreuses reprises. Il manque peut-être d’un peu de force et de complexité dans les sentiments que ressentent Belle et la Bête, j’aurais aimé des descriptions plus poignantes, puisqu’au final tout va très vite et le roman ne fait que 250 pages.

J’ai adoré suivre cette héroïne ordinaire qui vit une histoire fantastique. Une très belle lecture !

Chroniques Livres

Tales of the Kingdom #1, Poison de Sarah Pinborough

Chez Orion Books dans la collection Gollancz, avril 2013.
208 pages, 18€85.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Blanche-Neige, le conte de fées revisité : cruel, savoureux et tout en séduction.
Rappelez-vous l’innocente et belle princesse, la méchante reine impardonnable, le valeureux prince, la pomme empoisonnée et le baiser d’amour sincère… et à présent ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Blanche-Neige, telle qu’elle n’a jamais été révélée …

Mon avis :
J’avais beaucoup entendu parler de ce roman sur les blogs littéraire et sur les chaînes booktubes, puis j’ai enfin décidé de me lancer en le trouvant en VO et d’occasion sur une brocante. Déjà, je trouve que l’objet livre est vraiment magnifique, et en général j’aime beaucoup tout ce qui touche aux réécritures (de contes ou non), du coup je pensais passer globalement un bon moment.
Ce fut le cas. Ici, Sarah Pinborough nous raconte une histoire un peu différente de celle que l’on connaît. Nous suivons Blanche-Neige et son enfance au château avec son père et sa belle-mère, belle-mère qui déteste Blanche-Neige parce qu’elle est belle, gentille et surtout parce que le peuple l’apprécie bien plus qu’elle, alors qu’elle n’est qu’une enfant et non pas la reine.

Le début est assez similaire à l’histoire originale, mais c’est vers la moitié que l’auteure a décidé de prendre un tournant décisif et cela m’a un peu perdue puisque l’atmosphère est complètement différente par rapport au début du roman. Certains points sont complètement revisités (ce que l’on s’attend à lire quand on se trouve face à une réécriture), mais d’autres sont clairement laissés de côté et manquent de profondeur. C’est le cas par exemple de la belle-mère, qui passe bien trop souvent au second plan alors qu’elle fait une méchante très intéressante et que j’aurais adoré en apprendre plus sur elle. Même chose pour le prince qui ne devient qu’un outil pour avancer dans l’histoire.

Blanche-Neige est une femme moderne et anti-conformiste mais j’ai eu énormément de mal à la cerner, je ne comprenais pas la plupart de ses décisions, son humour et ses idées, contrairement à Lilith sa belle-mère que j’avais plus de facilités à suivre.

La fin a relevé un peu le niveau du reste parce qu’elle est vraiment très surprenante, j’ai beaucoup aimé. C’était une grosse surprise qu’il vous faudra découvrir par vous-même ! J’attends de voir le développement des deux autres tomes puisque je n’ai pas été totalement convaincue par celui-ci, mais l’avantage c’est qu’il s’est lu très vite. Peut-être même un peu trop…

Chroniques Livres

L’étrange cas de Juliette M. #1 de Megan Sheperd

Chez Milan Macadam, mai 2013.
352 pages, 15€20.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Juliette Moreau n’est plus rien. Sa vie a basculé le jour où son père, le plus éminent chirurgien de Londres, a été accusé d’ignobles pratiques médicales. Est-il mort ? En fuite ? Nul ne le sait. Une chose est sure : Juliette doit maintenant se débrouiller seule pour survivre. Et tenter de répondre à cette terrible question qui l’obsède : qui est vraiment mon père ? Un fou ou un génie ?

Mon avis :
Je ne pense pas avoir lu quelque chose d’aussi original et d’aussi sombre à la fois en young adult. L’étrange cas de Juliette M. nous plonge dans une époque et dans une atmosphère oppressantes, et cela ne s’arrange pas au fil des pages. Je trouve que le résumé ne révèle pas la complexité de l’intrigue et tout ce que cache le roman qui nous offre un vrai voyage à la recherche des origines de Juliette et des mystères qui entourent son père.

L’histoire commence avec Juliette à Londres, et nous emmène sur l’île de son père, qu’elle tente de retrouver. Son père est accusé d’avoir été l’auteur de pratiques médicales horribles, qui nous sont révélées au fil des pages et des chapitres. Juliette, elle, essaye de se convaincre de l’innocence de son père. Mais force est de constater, sur cette île, que les accusations n’étaient pas fausses.

Le vrai plus de ce roman, c’est l’héroïne, Juliette, que j’ai trouvé forte et extrêmement bien construite. Tout comme Montgomery et les personnages secondaires qui vivent dans la jungle, ou Alice. J’ai cependant été beaucoup moins charmée par le triangle amoureux, j’avais choisi mon camp dès le début et je n’ai pas du tout adhéré à cet aspect de l’histoire, mais il semblerait qu’un triangle amoureux soit obligatoire dans un roman young adult, malheureusement. L’atmosphère toujours très glauque et instaurée dès le début avec les opérations sur les animaux avec des descriptions extrêmement détaillées donne des frissons, et pourtant je ne suis pas une petite nature. Il y a beaucoup de mystères, et j’avoue que je ne me suis pas méfiée une seule fois de ce qui se tramait sur cette île.

La fin quant à elle, m’a arraché quelques larmes, et j’ai été tellement déchirée que j’ai filé rapidement chez Gibert Joseph pour me trouver le second tome d’occasion. Je ne le lirai probablement pas tout de suite parce que j’ai beaucoup de livres dans ma PAL, mais savoir qu’il est là, à m’attendre et que la suite n’attend que d’être lue, me rassure… Comme le tome 3 n’est pas sorti en français, je me méfie… J’ai un peu peur que la fin du tome 2 soit du même niveau et que je ne puisse pas découvrir la suite rapidement.

J’ai lu après ma lecture que cette oeuvre était clairement inspirée de L’Île du Docteur Moreau de H.G. Wells que j’ai lu par la suite, une chronique viendra prochainement, et bien que cela soit le cas, cela ne m’a pas tellement dérangé puisque tous les événements se rapprochant de près ou de loin à Juliette ont été rajoutés et inventés par Megan Sheperd. Il s’agit plutôt d’une réécriture du classique.
Pour conclure, je suis vraiment ravie de cette lecture qui sort du lot YA habituel et j’ai hâte de découvrir la suite. Je vous conseille vraiment très vivement ce roman !