Chroniques Livres

Les Clans Seekers #1 de Arwen Elys Dayton

Chez Robert Laffont dans la Collection R, septembre 2015.
480 pages, 18€90.
Ma note : ★★☆☆☆

Quatrième de couverture :
Lorsque Quin aura prêté serment, elle deviendra enfin ce pour quoi elle s’est entraînée toute sa vie : une Seeker. Un honneur qui se mérite tout autant qu’il s’hérite. Une fois initiée, Quin pourra se battre aux côtés de ses deux compagnons les plus proches, Shinobu et John, pour protéger le pauvre et l’opprimé. Ensemble, ils iront porter la flamme au cœur des ténèbres. Et elle sera avec celui qu’elle aime, qui n’est autre que son meilleur ami. Mais la nuit où elle prête serment, tout bascule. Les masques tombent et Quin découvre qu’elle a été élevée dans le mensonge. Ni sa mission, ni sa famille, ni même ses amis ne sont ce qu’elle croyait. Et il est trop tard pour faire marche arrière…

Mon avis :
J’étais très emballée par ce livre, et je pense que c’est ce qui fait que ma déception a été si grande. J’ai passé un bon moment de lecture grâce à l’écriture et le style d’Arwen Elys Dayton, mais globalement, j’hésite encore à me plonger dans le tome 2 à sa sortie.

Tout commençait pourtant très bien, nous suivons trois personnages qui sont dans une sorte d’école pour devenir Seekers, ils ne vivent que pour ça, ils pensent Seekers, ils respirent Seekers… Ces trois personnages, Quin, John et Shinobu m’ont plût dès les premières pages et l’alternance des chapitres était plutôt bien dosée puisque les chapitres étaient assez courts. Puis c’est là que le tout s’est un peu gâté…

Déjà, il n’est jamais explicité clairement au début du roman ce qu’est un Seekers, le lecteur tourne en rond pour essayer de deviner à quoi sert cette fameuse formation, la fameuse cérémonie qui feront enfin de Quin, John et Shinobu de vrais Seekers. Déjà, cela a commencé à me faire décrocher. Puis c’est le mélange des genres qui m’a fait me perdre. Pour moi, j’étais partie dans un genre de livre fantastique historique, puis nous nous retrouvons avec des éléments issus de la science fiction, et le mélange des deux était toujours très flou, rien n’est vraiment explicite et tout est très compliqué. J’ai eu beaucoup de mal à me projeter dans ce décors et dans cet univers, du coup cela s’est répercuté sur mon intérêt pour les personnages. L’univers est vraiment difficile à apprivoiser et je n’arrivais tout simplement pas à me projeter dans l’histoire parce que je ne comprenais pas ce qu’il s’y passait, quels étaient les enjeux, pourquoi, comment, qui, où… J’avais des tas de questions en tête, et cela aurait pu être une bonne chose… mais ça n’a pas été le cas malheureusement.

J’avais pourtant bien accroché avec les trois personnages principaux au début, surtout avec John qui est un peu en retard par rapport à Quin et Shinobu au niveau de la formation, puis qui devient l’anti-héros, on ne sait pas vraiment s’il est gentil ou méchant, il veut servir d’autres intérêts que ceux pour lesquels ils ont été formés toute leur vie…Les trois sont développés, on en apprend plus sur le contexte familial de chacun, sur leur lien avec le clan Seekers et les liens qu’ils entretiennent entre eux, et -chose assez appréciable- pour une fois, l’héroïne ne m’a pas trop énervée.

Je sors donc assez mitigée et plutôt déçue de cette lecture, il y a pourtant de bons éléments : le début était plutôt pas mal et prenant mais j’ai trouvé qu’il y avait énormément de longueurs et d’inégalités dans le rythme, certains passages étaient très rapides et prenants et d’autres me faisaient décrocher totalement et me poussaient à me plonger dans une autre lecture. Je suis un peu frustrée, parce que le style de l’auteure est bon, et j’aurais vraiment aimé que ce livre me plaise, mais j’ignore encore si je me plongerai dans la suite parce que je ne me soucie pas des personnages et je ne crois pas envie de savoir ce qu’il va advenir d’eux… Ce qui est assez problématique en soit quand on se plonge dans un livre. À voir donc plus tard, lors de la sortie du tome 2 si le résumé me tente.

Chroniques Livres

Résistance (Night School, #4) de C.J. Daugherty

Chez Robert Laffont dans la Collection R, juin 2014.
414 pages, 17€90.
Ma note : ★★★★☆

Résumé :
Cimmeria représentait bien plus qu’une simple école pour Allie. L’académie était en effet l’unique refuge où elle se sentait vraiment à l’abri. Mais les temps ont changé, l’illusion s’est brisée en mille morceaux… Allie pourra-t-elle résister aux attaques de plus en plus violentes portées tant par les ennemis de l’extérieur que de l’intérieur ? D’autant qu’une toute autre épreuve l’attend dans ce chaos : choisir enfin qui de Carter ou de Sylvain mérite son amour et sa confiance…

Mon avis :
J’avais été légèrement déçue par le troisième tome, mais j’ai quand même décidé de continuer cette série : deux tomes restant, c’est largement faisable. D’autant plus que c’est une série qui se lit vraiment très rapidement, l’écriture de C.J. Daugherty est très agréable et très fluide, et mine de rien, j’avais déjà lu trois livres et j’ai quand même bien envie de découvrir le fin mot de cette saga.
Je suis plutôt contente d’avoir persévéré, puisque dans ce tome-ci, les choses avancent vraiment, du moins, c’est l’impression que j’en ai eu. J’ai eu l’impression que le roman était coupé en deux parties, l’aspect émotionnel avec Allie, et l’aspect de l’intrigue avec Cimmeria et Nathaniel. On apprend enfin qui est la fameuse taupe de l’école, celui/celle (vous ne croyez quand même pas que je vais vous dévoiler son identité !) qui donne des informations sur l’école et sur Allie à Nathaniel.

J’ai été très surprise par l’identité de cette taupe, je ne m’attendais pas à cette personne alors que d’habitude je suis plutôt du genre à me méfier de tout le monde dans ce genre d’histoire et à suspecter même les plus innocents. Pour le coup, ça a été une bonne/mauvaise surprise. C.J. Daugherty a vraiment bien mené la danse. Du point de vue de l’intrigue, on avance pas mal et je suis ravie de ce bon en avant : on bouge, on en apprend plus, on sort de Cimmeria, il y a enfin une tentative de négociation Allie et Nathaniel… Il se passe des tas de choses et j’ai eu du mal à me décrocher de ma lecture, c’était très prenant.

Après, il y a eu un gros point qui m’a énervée pendant toute ma lecture : c’est Allie. Elle fait la girouette et ça, ça a le don de m’énerver. Elle passe de Carter dans les premiers tomes à Sylvain, puis de Sylvain à Carter, puis finalement elle ne sait pas si c’est vraiment ce qu’elle veut, elle ne sait pas ce qu’elle ressent, Sylvain ? Carter ? Du coup, elle va de l’un à l’autre et j’ai trouvé ça 1) énervant, et 2) cruel de sa part vis à vis des garçons. J’ai toujours du mal avec les triangles amoureux et je dois dire que celui-ci m’a bien tapé sur le système. J’aime beaucoup les personnages de Sylvain et Carter, donc peu importe lequel elle choisira au final, je serais contente, mais Allie a vraiment eu le don de m’énerver dans ce tome.

J’ai enfin hâte de découvrir la fin de cette saga, surtout après la fin de ce quatrième tome qui m’a vraiment tenue en haleine !

Chroniques Livres

La Conspiration #1 de Maggie Hall

Chez Robert Laffont dans la Collection R, juin 2015.
433 pages, 17€90.
Ma note : ★★★★☆

Résumé :
Une énigme millénaire. Des indices aux quatre coins du globe. Une destinée extraordinaire. Ils ont le pouvoir de faire fermer Prada pour une session shopping privée. Mais aussi celui de déclencher une nouvelle guerre mondiale. C’est cette incroyable famille qu’Avery West se découvre à dix-sept ans. Ses membres appartiennent à une redoutable société secrète, le Cercle, qui voit en Avery la clé d’une prophétie millénaire. Écartelée entre des factions rivales, Avery va devoir lever le voile sur l’énigme de ses origines. Accompagnée de deux garçons du Cercle, le beau Stellan à l’humeur changeante et le ténébreux Jack, elle se lance dans une quête qui va la mener du musée du Louvre aux bazars d’Istanbul. Au cœur de la conspiration, Avery va devoir choisir entre sa liberté et sa famille, mais aussi entre le garçon qui pourrait l’aider à sauver l’humanité et celui qui fait battre son coeur. Le premier tome d’une trilogie best-seller aux États-Unis, à la croisée de La Sélection et du Da Vinci Code !

Mon avis :
Quel premier tome original ! Avery est une jeune fille de dix-sept ans, qui vit seule avec sa mère et qui ne cesse de déménager pour le travail de celle-ci. Mais bien sûr, quelque chose de louche se cache derrière tout ça. On part alors dans une aventure qui fait le tour de la planète, on part des Etats-Unis, pour aller à Paris puis à Istanbul et enfin, revenir à Paris pour la fin de ce premier tome. Ce roman est riche en rebondissements, c’est le moins que l’on puisse dire ! Stellan et Jack sont deux personnages masculins très forts, j’imagine qu’un triangle amoureux va se former dans les deux prochains tomes (parce que sinon, c’est pas drôle…) et j’avoue que j’ai du mal à choisir lequel je préfère tant ils sont différents. Stellan est drôle, puissants, violent quand Jack est apaisant, rassurant et beaucoup plus tendre avec Avery et n’hésite pas à lui dire ce qu’il sait du mandat.

Malgré tout, Avery est une héroïne que j’ai trouvé naïve, elle se lance dans cette histoire sans même connaître les deux garçons, et prend l’avion pour partir à Paris sans se poser de questions. C’est quand même pas du tout réfléchi et pas sérieux… Mais pour du Young Adult, c’est normal. Malgré de petits détails, ce premier tome de la Conspiration est un excellent premier tome et la fin… LA FIN ! Cette fin est absolument affreuse et je regrette presque de ne pas avoir attendu que le second tome soit sorti pour lire celui-ci (oui, c’est horrible à ce point !).

C’est un premier tome très original et très dépaysant, avec beaucoup d’action et de rebondissements, on rencontre des tas de personnages aux origines différentes et l’enquête est très bien menée ! J’ai été totalement happée par cette histoire et j’ai vraiment, vraiment, vraiment hâte de lire le second tome !

Chroniques Livres

La Fille de Braises et de Ronces #1 de Rae Carson

Chez Robert Laffont dans la Collection R, Février 2012.
402 pages, 15€15.
Ma note : ★★★★☆

Résumé :
Le Destin l’a choisie, elle est l’Élue, qu’elle le veuille ou non.
Princesse d’Orovalle, Elisa est l’unique gardienne de la Pierre Sacrée. Bien qu’elle porte le joyau à son nombril, signe qu’elle a été choisie pour une destinée hors normes, Elisa a déçu les attentes de son peuple, qui ne voit en elle qu’une jeune fille paresseuse, inutile et enveloppée…
Le jour de ses seize ans, son père la marie à un souverain de vingt ans son aîné. Elisa commence alors une nouvelle existence loin des siens, dans un royaume de dunes menacé par un ennemi sanguinaire prêt à tout pour s’emparer de sa Pierre Sacrée.
Délaissée, humiliée, la princesse devra s’affirmer au milieu des intrigues de la cour, du grondement d’une guerre inévitable et des mirages de l’amour.
Il lui faudra puiser en elle le courage nécessaire à sa survie et à celle de son peuple. Accepter enfin d’être l’Élue de son propre destin.

Mon avis :
Ce premier tome est une excellente surprise ! L’idéal pour tous ceux qui veulent débuter avec la fantasy, cette trilogie est simple à aborder et les pages défilent sans que l’on s’en rende compte. L’héroïne, Elisa, change tellement de toutes les héroïnes que l’on peut rencontrer dans le genre young adult, et cela fait vraiment DU BIEN ! Elisa n’a rien de la princesse fragile ou de la jolie fille qui s’ignore, bien au contraire puisqu’au début de ce premier tome elle est obèse et ne pense qu’au plaisir de ses papilles et elle ne semble vraiment pas concernée par son rôle de future reine. Evidemment, Elisa perd du poids au cours de ce tome, ce que j’ai quand même trouvé dommage parce qu’une héroïne n’a pas besoin d’être mince pour être une héroïne et j’aurais bien aimé la voir réaliser toutes ses aventures telles qu’elle était physiquement au début du roman. Cela aurait pu être un bon moyen pour les lectrices en surpoids de s’identifier à elle, puisque finalement, le message c’est un peu qu’il faut perdre du poids et arrêter de manger net pour réussir… Malgré ce détail, Elisa est un personnage que l’on voit énormément évoluer au fil de ce premier tome, et sachant que c’est une trilogie j’ai hâte de découvrir son parcours lors des deux prochains tomes. Elle prend de l’assurance, devient une femme forte, reprend confiance en elle.
Ce premier tome est composé de trois parties, bien distinctes, qui apportent chacune une atmosphère qui lui est propre et son lot de rebondissements. On ne s’ennuie pas une seconde, il y a beaucoup d’action, on ne cesse d’apprendre des choses sur Elisa, son histoire et le rôle qu’elle doit jouer en tant qu’élue. J’ai également particulièrement aimé les personnages d’Humberto et de Ximena… L’écriture de Rae Carson est très fluide et très agréable, c’est un vrai plaisir de se plonger dans cet univers à la fois oriental et fantastique. J’ai vraiment hâte de découvrir les deux tomes suivants qui sont déjà dans ma PAL (et c’est une bonne chose, pour le coup).

Bilan

Bilan de juin 2015

Nous sommes en juillet, c’est l’heure du bilan du mois de juin !
J’ai pas mal vidé ma PAL au mois de juin, puisque l’été à commencé et j’ai l’intention de la faire diminuer au maximum pendant la période estivale.
Des bande-dessinées et des mangas :
Le Secret du Pape (Le Scorpion #2) La Croix de Pierre (Le Scorpion #3) Alienor, la légende noire 1 (Les reines de sang #1)
Alienor, la légende noire 2 (Les reines de sang #2) Alienor, la légende noire 3 (Les Reines de sang #3) Aliénor, la légende noire 4 (Les reines de sang, #4)
Tseu Hi, La Dame dragon (Reines de sang, #1) Emma, tome 3/5 Ad Astra (Ad Astra, #5)
Des romans :
Le Collier rouge Far from the Madding Crowd La huitième couleur (Les annales du Disque-Monde, #1)
22/11/63 Héritage (Night School, #2) Rupture (Night School, #3)
Les portes du paradis (Les vampires de Manhattan, #7) Le prix de l'hérésie (Giordano Bruno, #1)
Mes coups de coeur de ce mois de juin sont sans conteste Far from the Madding Crowd de Thomas Hardy ainsi que les deux tomes de Night School de C.J. Daugherty et le troisième tome double de Emma de Kaoru Mori.
Mes déceptions reviennent aux Portes du Paradis de Melissa de la Cruz et à Tseu Hi de Philippe Nihoul. Comme expliqué dans ma chronique, les Portes du Paradis ne me convenaient plus, j’ai attendu trop longtemps avant de pouvoir lire cette fin de série et je me suis lassée. Pour Seu Hi, j’ai trouvé qu’il y avait énormément de sexe (ce qui n’était, en plus, pas toujours utile) et que l’histoire n’avançait pas du tout au final, contrairement aux tomes d’Aliénor, dans la même collection des Reines de Sang. Je ne continuerai donc pas cette série, mais commencerai celles sur les autres reines.
Chroniques Livres

L’héritière de Kiera Cass

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Éditeur : Robert Laffont – Collection R
Prix : 17.90€
Note : ★★★★☆
Résumé :
Vingt ans après la Sélection d’America Singer, et malgré l’abolition des castes, la famille royale d’Illeá doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : l’heure est venue de lancer une nouvelle Sélection pour apaiser les tensions. À dix-huit ans, la Princesse Eadlyn se sent prête à devenir reine. Elle l’est beaucoup moins à trouver un mari, au point que cette idée ne l’a même jamais effleurée. Quand elle consent finalement à ce que ses parents lui organisent une Sélection, Eadlyn ne s’attend pas à voir son quotidien bouleversé par l’arrivée des 35 prétendants et le cirque médiatique qui l’accompagne. Mais entre les raisons du cœur et la raison d’État, la Princesse va devoir faire des choix, et, au fil des semaines, elle va se prendre à ce jeu dont dépend l’avenir d’Illeá…
Mon avis :
Quel plaisir de retrouver l’univers de Kiera Cass ! J’ai acheté ce tome le lendemain de sa sortie, cela m’arrive très rarement parce que je trouve que les livres sont très chers, j’en ai beaucoup qui attendent d’être lus dans ma bibliothèque et en général j’essaye de les trouver d’occasion en brocante ou sur internet… sauf quand je ne peux pas attendre ! J’étais ravie de me plonger dans ce tome, bien que pour moi, il n’était pas nécessaire de continuer la trilogie. Je vois ce tome-ci comme un tome bonus, et vous n’êtes absolument pas obligés de le lire… La Sélection se termine très bien en trois tomes, d’après moi, c’est un peu un coup commercial d’avoir continué avec les héritiers.
Je n’ai eu aucun mal à retrouver le monde Illéa, et plus particulièrement America et Maxon, au contraire, cela m’a fait tellement plaisir de les retrouver une vingtaine d’années plus tard. J’ai adoré découvrir ce qu’ils étaient devenus ! Mon premier avis a été « Mais c’est quoi ces noms ? » quand j’ai découvert les noms qu’ils avaient donné à leurs enfants, mais au final, on s’habitue (vive la dystopie !). J’ai par contre eu plus de mal avec le personnage principal : Eadlyn. J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à elle, surtout après America dans les trois premiers tomes qui était une héroïne absolument géniale et que j’ai adoré suivre. Eadlyn est égoïste et plutôt antipathique, malheureusement. La seule chose qui m’a fait l’apprécier, c’est sa relation avec son frère jumeau Ahren, et ses parents, et bien sûr le fait que vivre cette Sélection n’était pas son choix mais qu’elle ait quand même accepté. Les toutes premières pages donnent le ton : elle va devenir la personne la plus importante et la plus puissante du royaume et elle le sait. Ça ne donne pas vraiment envie de l’apprécier. J’ai trouvé ça un peu bizarre, quand on voit quels personnages sont America et Maxon, qu’ils aient eu une fille comme Eadlyn… Mais avoir une copie conforme d’America n’aurait pas été intéressant pour le déroulé de l’histoire.
L’histoire en elle même est toujours aussi prenante, bien qu’un peu lente sur le début. Il ne se passe pas grand chose pendant les 200 premières pages, mais la plume de Kiera Cass est très agréable et le tout se lit très rapidement. En une journée, j’avais terminé le livre. On a juste envie de savoir comment elle va s’en sortir avec tous ses prétendants, et comment le public va réagir lui aussi.
En tout cas, je lirai avec grand plaisir le prochain tome, que j’attends avec impatience !
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Les 100 #3, Retour de Kass Morgan

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Éditeur : Robert Laffont – Collection R
Prix : 17.90€
★★★★☆
Résumé :
Le tome 3 des 100 reprend là-même où 21e jour s’est arrêté. La situation plus que critique à bord de la Colonie a déclenché la procédure d’évacuation d’urgence. Les chanceux sont parvenus à trouver une place dans l’une des quelques capsules disponibles. Tous les autres ont dû rester derrière. A terre, c’est Clarke qui mène les membres survivants des 100 à la recherche du site d’atterrissage des capsules : elle sait d’avance que ses connaissances médicales seront d’un grand secours. Mais quid de ses parents ? Ils sont sans doute vivants quelque part sur Terre… Quand pourra-t-elle se permettre de partir à leur recherche ? Bellamy reste en retrait pour une fois. Il est déchiré entre la peur du châtiment pour le crime qu’il a commis et l’espoir de pouvoir profiter de cette nouvelle vie qui s’offre à Octavia et lui. Wells, lui, souhaite de tout coeur que son père fasse partie des survivants, mais est dévasté en découvrant que le Chancelier est resté à bord de la Colonie. Malgré le chagrin causé par la mort de sa mère, Glass est aux anges de pouvoir bénéficier de cette deuxième chance et de pouvoir enfin être auprès de Luke sans devoir se cacher. Le Vice-chancelier compte également au nombre des rescapés de l’atterrissage-catastrophe et il reprend fermement les rênes du pouvoir, si bien que la vie sur Terre commence vite à ressembler à la vie à l’Isolement. Il traite les 100 comme des criminels et emprisonne Bellamy pour tentative d’homicide envers le Chancelier. Clarke va découvrir que le Vice-chancelier a même l’intention de l’exécuter, et que Luke est pressenti pour être le bourreau. L’heure de vérité a sonné pour Clarke, Glass, Bellamy et Wells : à eux de se battre pour préserver cette liberté qu’ils ont découverte sur Terre, même si pour cela ils doivent perdre tout le reste.
Mon avis :
J’ai adoré retrouver les héros de cet univers créé par Kass Morgan. Je suis également la série mais je ne mélange pas trop les deux, et c’est plutôt une bonne chose parce qu’il y a de très grosses différences.
La plus grosse différence, d’après-moi, c’est que le livre aborde beaucoup plus les sentiments des personnages et les relations qu’ils entretiennent les uns avec les autres, alors que la série est beaucoup plus axée science-fiction, arrivée sur la Terre, découverte de la planète, des habitants etc… C’est aussi plus politique que dans le livre. Même si on a beaucoup de scènes qui abordent également le sujet des sentiments des personnages dans la série.
Personnellement, j’ai beaucoup aimé ce tome. J’ignore s’il y aura une suite (je ne me suis pas tellement renseignée non plus…), parce que la fin pourrait très bien être une fin ouverte qui nous laisse imaginer la suite par nous-même, ou bien Kass Morgan pourrait écrire une suite (vu qu’il y a la série, ce n’est pas inenvisageable). Ce qui m’a le plus énervé dans ce livre, c’est qu’à peine débarqués sur Terre, le nouveau groupe ne pense pas à cette planète, ais à des choses futiles. Par exemple, quand Glass retrouve Wells, plutôt que de lui poser des questions sur leur installation et tout ça, elle comprend qu’il s’est trouvé une copine Née-Terre et elle le questionne là-dessus. Non, mais… Vraiment ? Tu viens de te crasher sur Terre, et c’est le premier truc que tu veux savoir ? Bon, de toute façon j’aime pas trop Glass, je la trouve stupide et franchement pas dégourdie (voilà, c’est dit). Comparée aux autres personnages féminins comme Octavia et Clarke, elle est pas franchement très maligne…
Certaines scènes m’ont vraiment fait mal au coeur et j’ai été triste de devoir dire au revoir à un certain personnage (dont je ne mentionnerai pas le nom pour ne pas vous spoiler complètement). Les scènes suivantes étaient vraiment touchantes.
En tout cas, je l’ai lu très rapidement, Kass Morgan a su créer un univers passionnant et s’il y a une suite, je la lirai avec grand plaisir ! Tout comme je vais continuer à regarder la série.
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Belle époque de Elizabeth Ross

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Éditeur : Robert Laffont > La Collection R
Prix : 17.90€
★★★★☆

Résumé :
Lorsque Maude Pichon s’enfuit de sa Bretagne natale pour échapper à un mariage dont elle ne veut pas, elle monte à Paris, ville-lumière en ébullition à la veille de l’exposition universelle de 1889. Hélas, ses illusions romantiques s’y évanouissent aussi rapidement que ses maigres économies. Elle est désespérément à la recherche d’un emploi quand elle tombe sur une petite annonce inhabituelle : « On demande de jeunes filles laides pour faire un ouvrage facile. » L’Agence Durandeau propose en effet à ses clients un service unique en son genre : le repoussoir. Son slogan ? « Louez un faire-valoir, vous en deviendrez d’emblée plus attirante. » Étranglée par la misère, Maude postule… Monsieur Durandeau a déjà amassé une petite fortune grâce à sa riche clientèle, et quand la Comtesse Dubern vient chercher une compagne pour Isabelle, sa fille aux idées bien arrêtées, Maude est immédiatement choisie comme faire-valoir idéal. Mais Isabelle ne sait pas que sa nouvelle  » amie  » n’est en fait que de location, et l’existence de Maude au sein de l’aristocratie repose entièrement sur sa capacité à garder ce lourd secret. Pourtant, plus elle en apprend sur Isabelle, et plus sa loyauté envers la Comtesse est mise à l’épreuve. Et plus la tromperie dure dans le temps, plus Maude aura à perdre…

Mon avis :
J’ai été ravie de cette lecture. J’avoue totalement avoir acheté ce livre pour la couverture et parce que était publié chez la Collection R, qui est vraiment une valeur sûre pour moi, il n’y a qu’un seul livre que j’ai lu dans cette collection que ne m’a pas vraiment plu jusqu’à maintenant.
J’ai adoré cette histoire. Déjà, parce que cela se déroule à Paris, avec des personnages qui sont tous français (pas d’américaine qui vient s’installer… on commence à l’avoir vue et revue cette histoire). Dans Belle époque, on assiste à la montée puis à la retombée de Maude et j’ai adoré voir ce personnage évoluer. On sait qu’elle va se faire prendre au piège de ses sentiments, on aimerait la prévenir de faire attention, de se méfier, de se rappeler pourquoi elle a été embaucher… Au début, je l’ai adoré, puis à un moment donné j’ai vraiment été déçue par son comportement, et à la fin j’ai enfin retrouvé la Maude qui m’avait fait sourire au début, j’avais de la compassion pour elle, je m’y suis attachée. J’ai aussi adoré Isabelle, et j’ai adoré détester la comtesse. Les personnages apportent tous quelque chose à l’histoire, et sont tous très bien développés.

Autre point sympathique : pas de triangle amoureux, et très peu de romance. Et ça fait vraiment du bien ! On se focalise sur l’histoire, la vraie, et ça ne part pas dans tous les sens, et c’en est d’autant plus crédible !

J’ai particulièrement aimé le thème de cette histoire, et le fait d’avoir une héroïne qui n’est pas une jolie fille qui s’ignore, comme dans la plupart des livres YA. Ici, Maude n’est pas jolie, mais elle a une belle âme. Il y a une très jolie morale à cette histoire, et la fin est géniale. J’ai trouvé ça très bien que l’éditeur/l’auteur ajoute la nouvelle « Les Repoussoirs » de Zola à la fin du livre, puisque c’est de là qu’Elizabeth Ross s’est inspiré pour écrire son roman… On plonge un peu plus dans l’univers des personnages.