Chroniques Livres

Pour les beaux yeux d’un espion de Alyssa Alexander

Chez J’ai lu pour elle dans la collection Aventures & Passions, mars 2016.
376 pages, 7€40.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Agent de la Couronne, Alastair Whitmore a juré de venger sa compagne, tuée pat- l’Aspic, un assassin dont la marque est un médaillon d’onyx. Or ce médaillon, il vient de le trouver à Londres, dans le réticule de Lilias Fairchild, une femme hors du commun, véritable amazone qui, deux ans plus tôt, pourfendait l’ennemi sur le champ de bataille de Waterloo. Quel lien a-t-elle avec l’Aspic ? Pour la faire parler, Alastair n’hésite pas à l’enlever, mais un désir brûlant vient troubler leur affrontement. Dans ce jeu du chat et de la souris où tous les coups sont permis, lequel des deux va-t-il dévorer l’autre ?

Mon avis :
Après avoir rencontré Alyssa Alexander au Festival du Roman Féminin le 20 et 21 avril dernier, je me suis plongée dans ce roman qui faisait parti de ceux offerts. Après avoir parlé de romance pendant deux jours, j’étais en condition et partante pour rester dans l’ambiance. Ce n’est pas mon genre de prédilection, mais de temps en temps j’aime me plonger dans une romance pour me vider un peu la tête, ce sont des romans qui se lisent en général très vite, qui ne demandent pas trop de réflexion et qui se terminent en général bien. En somme, de quoi passer un bon moment.

Alyssa Alexander est une femme adorable que j’ai adoré rencontrer, nous avons beaucoup discuté lors de la dédicace et lors de sa conférence avec Katharine Ashe sur la Régence, j’étais donc très curieuse de découvrir son roman, d’autant plus qu’elle ne s’est lancée dans l’écriture que très récemment.

Pour les beaux yeux d’un espion nous raconte l’histoire d’Alastair Whitmore, agent de la couronne et espion, qui cherche à tout prix à retrouver celui qui a tué la femme de sa vie. Lorsqu’il sa route croise de nouveau Lilias Fairchild après l’avoir vue sur le champ de bataille de Waterloo et la voit en possession du même médaillon que celui qu’il a retrouvé sur le corps de sa compagne, pour lui cela ne fait aucun doute : elle est coupable et il doit l’interroger.

S’en suit des retournements de situations, des questionnements et un rapprochement inévitable entre les deux personnages principaux. Lilias est une femme forte qui ne se laisse pas faire, ce que j’ai beaucoup apprécié, elle met même parfois Whitmore au second plan. J’ai cependant ressenti que certaines scènes n’étaient pas complètement abouties, sans doute parce qu’Alyssa Alexander n’écrit pas depuis longtemps. C’est parfois un peu maladroit et superficiel, un peu précipité même si l’intention et l’idée reste très bonne.

J’ai passé un bon moment surtout grâce aux deux personnages principaux et aux scènes qu’ils partagent, puis grâce à l’enquête menée. Je n’hésiterai pas à suivre ses autres écrits, notamment son premier roman La contrebandière en bas de soie déjà traduit en France.

Chroniques Livres

La sélection, histoires secrètes #2 de Kiera Cass

Chez Robert Laffont dans la Collection R, Octobre 2015.
180 pages, 11€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Ce hors-série exceptionnel vous invite à remonter le temps : des années avant America, une jeune femme de caste inférieure est déjà venue au Palais dans l’espoir de conquérir la main du Prince. Découvrez dans « La Reine » comment Amberly, une fille ordinaire, est devenue souveraine d’Illeá.
La nouvelle exclusive « La Préférée » vous révèle les coulisses de l’histoire de Marlee : si America a longtemps hésité entre Aspen et Maxon, sa meilleure amie, elle, a su immédiatement ce qu’elle voulait… ou plutôt qui elle voulait. Quitte à tomber en disgrâce.
En bonus, Kiera Cass revient sur ce qu’il est advenu des autres candidates de l’Élite, et sur bien d’autres choses encore…

Mon avis :
Ces deux petites nouvelles sont dans le même prolongement que les romans de La Sélection, elles se lisent très rapidement, sont distrayantes et les personnages sont très attachants. Le style de l’auteur est le même, très fluide et agréable. Les pages défilent rapidement.

La première nouvelle sur la reine Amberly est celle qui m’a le plus pu des deux, elle nous permet vraiment d’en apprendre plus sur le personnage et ne tourne pas du tout en rond. C’est un personnage très doux que j’appréciais déjà beaucoup dans les romans principaux mais que j’avais trouvé trop effacé et trop secondaire, je suis donc ravie que Kiera Cass ait décidé de lui consacrer cette petite nouvelle qui nous raconte une partie de son histoire avec Clarkson et comment elle est devenue souveraine. Son histoire était très mignonne et plutôt originale.

L’histoire de Marlee ne nous est pas inconnue puisqu’elle est abordée dans la première trilogie de La Sélection, c’est pourquoi j’ai trouvé cette nouvelle un peu superflue même si elle nous permet d’aller après la punition qu’elle a reçu. C’est une histoire intéressante parce qu’elle nous montre une autre facette de Maxon.

Deux petites nouvelles très rapides à lire mais très agréables, qui permettent de prolonger l’histoire de la première Sélection. Ce tome n’est absolument pas indispensable pour la compréhension des tomes principaux, ce sont des petits bonus pour ceux qui apprécient beaucoup la série et voudraient continuer l’aventure. Je conseille ce livre aux fans de la saga qui l’apprécieront, les autres risquent d’être un peu déçus et de rester sur leur faim.

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Just Juliette de Teri Wilson

Chez Harlequin dans la collection &H, octobre 2015.
272 pages, 10€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
L’amour, c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quel Roméo on va tomber ! La vie de Juliette Arabella est construite autour de deux commandements : le chocolat tu vénéreras, la famille des Mezzanote tu mépriseras ! Pour le premier, aucun souci : le chocolat, pour elle, c’est une passion. Et elle n’est jamais plus heureuse que lorsqu’elle travaille ses merveilleuses truffes dans l’atelier familial.
Car, dans sa famille, on est maître chocolatier de père en fille. Pour le deuxième commandement, ça se complique. Car si son père radote sans cesse à propos du statut de parvenus des Mezzanote, elle-même n’a rien à leur reprocher. D’ailleurs, toutes ces histoires commencent sérieusement à lui courir sur le cacao. Et si, pour une fois, elle cessait d’être Juliette Arabella l’héritière-d’un-empire pour être juste Juliette ? Alors, ce bal masqué organisé par de riches notables de la ville tombe à pic : enfin une occasion de faire la fête en tout anonymat, comme une fille normale ! Oui, mais voilà, quand on va à un bal masqué, on ne sait jamais sur qui on va tomber.
Et avant de se laisser séduire par Leonardo-tout-court, Juste-Juliette ferait peut-être bien de soulever le masque.

Mon avis :
Just Juliette est une romance contemporaine qui reprend la fameuse histoire de Roméo & Juliette, mais uniquement dans les grandes lignes. Ne vous attendez donc pas à retrouver les dialogues de Shakespeare ici… Ce roman n’a rien d’une réécriture, et encore moins en ce qui concerne la fin tragique de l’oeuvre originale puisque après tout… nous sommes chez Harlequin, nous sommes assurés d’une fin heureuse !

Juliette Arabella travaille dans le monde de la chocolaterie, comme tous les membres de sa famille. La maison Arabella est très réputée pour ses chocolats, tout comme la maison rivale des Mezzanote… Les deux familles s’affrontent dans une guerre depuis que les deux grand-mères, qui avaient d’abord commencé en tant qu’associées, se sont disputées pour une raison inconnue (du moins au début du roman).

Le roman commence à un bal masqué chez les Mezzanote, pour reprendre le fameux bal de Roméo & Juliette, où Juliette se rend alors qu’elle sait pertinemment qu’elle n’y a pas sa place. Prise d’une folie, elle y embrasse un jeune homme qui s’avère en réalité être le nouvel héritier de la maison Mezzanote. Oups.

C’est une romance très mignonne, assez drôle et sans aucune prise de tête, ce qui semble être le fil conducteur de la collection &H. Les personnages sont réalistes et combattent les préjugés de leurs familles respectives, ils veulent faire changer les choses et ne restent pas les bras croisés à attendre que l’histoire évolue… La romance ne s’installe pas trop précipitamment (du moins, après le premier baiser ils décident de prendre un peu leur temps), ce que j’ai beaucoup apprécié… Les deux personnages principaux sont les vrais points forts de cette histoire, puisque les personnages secondaires sont un peu passés à la trappe et ne sont là que pour apporter quelques rebondissements.

On trempe dans le chocolat tout au long de la lecture et on ne ressort de là qu’avec une seule envie : manger, ce qui est une bonne réussite de la part de l’auteur.

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Ici et maintenant de Ann Brashares

Chez Gallimard jeunesse, juin 2014.
314 pages, 16€50
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Voici l’histoire de Prenna James, une jeune fille de dix-sept ans qui a immigré aux Etats-Unis, à New York, à l’âge de douze ans. Mais Prenna ne venait pas d’un autre pays. Elle venait… d’une autre époque, du futur. Prenna et ceux qui ont fui avec elle jusqu’au temps présent, doivent suivre un ensemble de règles strictes pour assurer la survie du genre humain : ne jamais révéler d’où ils viennent, ne jamais interférer dans le cours de l’Histoire, et ne jamais développer de relations intimes avec quiconque en dehors de leur communauté. Mais Prenna rencontre Ethan Jarves…

Mon avis :
Ann Brashares ne m’est pas totalement inconnue puisque j’ai grandi avec la série de Quatre filles et un jean que j’ai lu au collège, je n’ai cependant pas lu le tome sorti plus récemment et qui réuni les filles plusieurs années plus tard. Je connaissais donc sa plume en m’attaquant à ce roman et je savais qu’elle avait un style agréable et très fluide, ses romans se lisent très rapidement et ses personnages sont très attachants. J’ai pu donc retrouver cette plume si agréable qui nous fait défiler les pages à une vitesse folle et nous donne envie d’en découvrir plus, de lire encore un chapitre avant d’arrêter… jusqu’à finalement avoir terminé le roman.

Ici et maintenant, c’est l’histoire de deux personnages : Prenna et Ethan qui se rencontrent de manière plutôt incongrue puisque Prenna apparaît alors qu’Ethan est en train de pêcher, et elle est entièrement nue. Il lui offre son sweat-shirt, lui propose son aide qu’elle refuse, puis elle disparait dans les bois. Il ne la revoit que plusieurs années plus tard au lycée, et elle ne semble pas se souvenir de cet événement. Mais lui s’en souvient parfaitement.

Prenna n’est pas une jeune fille normale, elle vient du futur. Ils sont tout un groupe à avoir voyagé dans le temps pour tenter de sauver le futur d’une épidémie de peste sanguine, pour tenter de sauver leur peuple en amont. J’ai trouvé le thème principal de l’histoire extrêmement bien amené, Prenna est un personnage qui n’a aucune confiance en elle puisqu’elle doit tout reprendre à zéro : elle doit se fondre dans la foule et apprendre à se comporter comme les autres, elle doit apprendre leurs gestes, parler comme eux pour ne pas attirer les soupçons et ne pas se faire repérer. Bien sûr, Ethan devient son ami parce qu’il se doute qu’elle n’est pas normale, que quelque chose ne tourne pas rond et il est bien décidé à comprendre quoi.

C’est un très bon roman, qui se lit très vite grâce à l’écriture d’Ann Brashares, les personnages sont attachants et une enquête se met en place rapidement… J’ai surtout beaucoup apprécié le message écologique qui passe par ce roman, il faut protéger notre planète maintenant pour les générations futures. Malheureusement, je n’ai pas été entièrement emballée par le reste, j’ai passé un bon moment sans pour autant que ce soit une lecture spectaculaire. Certains passages étaient un peu longuets et des personnages secondaires plutôt stéréotypés, ce que je regrette. La relation de Prenna avec sa mère n’est pas du tout exploitée et celle avec son père n’est utilisée que très tard dans le roman, et très peu…

Pour conclure, je dirais que j’ai passé un bon moment mais je n’ai mis que 3* parce que je ne pense pas le relire. Le livre contient de très bons éléments, et il a le mérite d’être un tome unique, mais il manquait un petit truc qui fasse de lui un coup de coeur.

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Des mensonges dans nos têtes de Robin Talley

Chez Mosaïc, septembre 2015.
384 pages, 13€90.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Les filles sont faites pour se marier… Les Noirs et les Blancs ne doivent pas se mélanger… Une fille ne doit pas embrasser une autre fille… Linda ne doit pas aimer Sarah. Rien que des mensonges? 1959, en Virginie. C’est l’histoire de deux filles qui croient qu’elles se détestent — parce qu’elles n’ont pas la même couleur de peau et qu’elles ne sont pas nées du même côté. C’est l’histoire de Sarah et Linda qui croient qu’elles se détestent… mais c’est aussi l’histoire de l’année où tout va changer — parce que les mensonges des autres vont voler en éclats et que les vies, les cœurs de Sarah et Linda vont s’en trouver bouleversés pour toujours…

Mon avis :
Le sujet de l’intégration des premiers élèves noirs dans un lycée blanc est un sujet que j’avais déjà lu dans un roman, celui d’Annelise Heurtier intitulé Sweet Sixteenmais qui visait un public un peu plus jeune que celui-ci. J’avais beaucoup aimé et cette période de l’histoire me plaît beaucoup, j’avais hâte de découvrir ce que Robin Talley en avait fait. D’autant plus que je n’avais vu que de très bons avis et coups de coeurs sur les blogs.
Des mensonges dans nos têtes est un excellent roman qui nous fait vivre l’histoire des étudiants d’après différents points de vue de plusieurs personnages qui sont pour cette intégration, qui sont contre et d’autres qui la subissent, cela nous permet d’aborder cette tranche de l’histoire de tous les fronts et nous ne sommes pas influencés par les sentiments des personnages puisqu’il y a vraiment de tout. Forcément, l’intégration est difficile, les élèves noirs ne sont pas les bienvenus : on les insulte, les frappe, les harcèle et ils doivent passer l’année sans se faire trop remarquer s’ils veulent espérer réussir leur diplôme. Certaines scènes sont vraiment poignantes et difficiles à lire, et sachant que ce sont des événements inspirés de faits réels, on ne peut que se sentir mal pour les personnages.
L’intégration passée, les élèves vont en cours et c’est Sarah, élève noire, qui se retrouve à devoir travailler avec deux élèves blanches pour un devoir de français parce qu’elles sont toutes les trois arrivées en retard en classe. Bien sûr, les choses sont difficile entre les trois filles. Le père de Linda est extrémiste et refuse de voir ces élèves noirs dans le même lycée que sa fille, qui, elle, a tendance à répéter ce qu’elle entend de la bouche de son père. Puis, petit à petit, elle parvient à se faire sa propre idée de l’intégration grâce à Sarah qu’elle est obligée de côtoyer et qui lui expose son point de vue. Le titre est extrêmement bien choisi puisque c’est typiquement ce que vit Linda, qui se rend compte qu’elle ne pense pas par elle-même, mais comme les autres.
C’est un excellent roman que je conseille à tous, ne serait-ce que pour le contexte historique et parce qu’il renseigne énormément sur cette période de l’histoire, sur la ségrégation, les lois Jim Crow et les différences qui étaient faites aux Etats-Unis entre élèves noirs et élèves blancs.
Malgré tout, bien que ce roman soit fabuleux, j’ai trouvé que la romance homosexuelle qui venait s’installer entre les deux étudiantes était largement de trop et n’apportait rien au récit. Je n’ai pas été dérangée puisque j’ai trouvé ça mignon, mais je n’ai pas compris ce que l’auteur voulait nous montrer en ajoutant cela. Une magnifique histoire d’amitié aurait pu très bien fonctionner, j’ai trouvé que cette histoire d’amour interdit, en plus de l’histoire de racisme était tout simplement en trop et n’apportait pas forcément quelque chose de positif en plus au roman. Cette relation est là, c’est tout… J’aurais préféré que les deux jeunes filles soient très bonnes amies, cela aurait rendu la chose peut-être moins symbolique mais beaucoup plus fort, de mon point de vue.

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L’infini + un de Amy Harmon

Chez Robert Laffont dans la Collection R, septembre 2015.
432 pages, 17€90.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Superstar internationale, Bonnie Rae Shelby a tout pour elle : l’argent, la beauté, la gloire et… l’envie d’en finir avec la vie. Finn Clyde, lui, n’est rien, n’a rien, à part son intelligence et son cynisme à toute épreuve. Il ne demande qu’à avoir sa chance. Un acte de compassion et quelques coïncidences plus loin, et voilà ce garçon et cette fille que tout oppose engagés dans un périple qui pourrait aussi bien les transformer que les anéantir.

Mon avis :
Malgré le succès que peut rencontrer Amy Harmon en France, je n’ai pas encore lu Nos Faces Cachées (pourtant dans ma PAL) et j’ai commencé par L’infini + Un. Le résumé était plutôt alléchant, et j’avais envie d’une lecture légère, d’une romance sans prise de tête et dont je ressorte sans avoir besoin de réfléchir. Une lecture facile.
L’infini + Un commence par la fuite de Bonne d’un stade où elle vient de finir le dernier concert de sa tournée, dans sa loge elle décide de se couper les cheveux, de s’emparer du sac à main de sa grand-mère (rempli d’argent), et de fuir pour enfin avoir la paix. Elle se dirige vers un pont, bien décidée à mettre fin à ses jours et d’en finir avec cette vie qui ne lui ressemble plus. C’est là que son chemin croise celui de Finn, appelé plus souvent Clyde. Il tente de la dissuader, puis la sauve lorsqu’elle saute. Elle s’accroche alors à lui pour 432 pages de road-trip à travers les Etats-Unis et une petite réécriture assumée du fameux couple Bonnie et Clyde.
J’ai passé un très bon moment, les personnages sont attachants et le rapprochement se fait petit à petit. J’avais peur qu’aussitôt montée dans la voiture, Bonnie ne tombe amoureuse de son sauveur et Clyde ne fasse de même avec Bonnie mais non, Amy Harmon prend son temps pour construire la relation entre les deux jeunes gens, ils discutent énormément, on en apprend beaucoup sur leurs passés respectifs, leurs peines, leurs erreurs… Ils ont beaucoup en commun, chacun a perdu son jumeau. Cela ne peut être une coïncidence qu’ils soient tombé l’un sur l’autre comme ça, Bonnie en est persuadée.

Pour ma part, j’ai trouvé ça « un peu gros », trop de similitude entre les deux personnages, ça finit par être un peu beaucoup. Bien que cela soit amené avec délicatesse, à un moment j’ai eu du mal à y croire et ça n’avait plus rien de réaliste (bien qu’une pop star en fuite avec un ex taulard, ça ne soit pas forcément la chose la plus réaliste du monde). Bonnie m’a plus d’une fois énervé et j’ai eu envie de la secouer dans tous les sens : les choses prennent des proportions incroyables simplement parce qu’elle ne prend pas la peine d’appeler sa grand-mère et de mettre les choses au clair avec elle, et c’est Clyde qui en paye les frais, il est accusé de l’avoir kidnappée mais ça ne semble pas la faire réfléchir plus que ça… Finn est celui qui m’a le plus touché des deux.
Au final, c’est un bon roman mais je n’en garderai pas un souvenir incroyable. J’ai passé un très bon moment, c’était une très jolie romance mais certains aspects étaient « trop » pour que je tombe complètement sous le charme.

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Captive: Les nuits de Shéhérazade de Renee Ahdieh

Chez Hachette romans, septembre 2015.
448 pages, 18€00.
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
Même consciente du terrible sort qui l’attend, Shéhérazade se porte volontaire pour épouser le jeune calife Khalid Ibn al-Rashid. Même si elle sait qu’elle est promise à la mort au lendemain de ses noces, elle est prête à tout pour venger son amie Shiva, l’une de ses récentes épousées. Pour cela, elle doit d’abord gagner du temps, en narrant des contes à rallonge au calife. Chaque jour est une menace de mort et la jeune fille échappe plusieurs fois à l’exécution. À l’extérieur, les proches de Shéhérazade préparent le sauvetage de la jeune fille. Shéhérazade n’oublie pas qu’elle doit mettre au point une stratégie pour tuer celui qui est désormais son époux. Mais c’est sans compter l’amour qu’elle se met peu à peu à éprouver pour Khalid…

Mon avis :
Captive est une réécriture du conte des Milles et une nuits, que je n’ai pas lu mais dont j’ai entendu parler, comme tout le monde. Ici, Shéhérazade se porte volontaire pour épouser le calife, qui tue chacune de ses épouses au lendemain de leurs nuits de noces. Elle veut venger sa meilleure amie qui fait partie des victimes. Shéhérazade est déterminée, elle veut passer cette fameuse nuit et le lendemain matin, et survivre pour pouvoir approcher suffisamment le calife pour être assez proche de lui pour le tuer. Mais voilà, tout ne va pas se passer comme elle l’a prévu.

Globalement, j’ai trouvé que c’était un très bon roman. Déjà, on se trouve dans un univers oriental riche en couleurs et plein de descriptions qui m’a transporté et que j’ai adoré. Cela fait vraiment du bien de changer d’univers et de sortir un peu des sentiers battus, d’utiliser d’autres coutumes, d’autres cultures. Les romans YA commencent un peu à tous se ressembler, et Captive fait dans l’originalité, même s’il s’agit d’une réécriture à la base.

Passé la bonne surprise de l’originalité, je dois dire que l’histoire n’a pas été une si grande révélation. J’ai passé un très bon moment, alors pourquoi seulement trois étoiles ? Tout est cousu de fil blanc et j’ai vu venir les révélations de très très trèsloin. J’ai deviné tout ce qu’il s’est passé bien avant que cela n’arrive dans le roman. J’ai compris que Shéhérazade allait se rapprocher du calife, que son amour de jeunesse (que j’ai largement préféré au calife) allait débarquer au palais pour la libérer mais qu’elle n’allait pas vouloir s’enfuir avec lui, qu’il en serait blessé, j’avais aussi grosso-modo deviné la raison des meurtres des femmes au matin… Certes, c’est du YA donc c’est toujours un peu prévisible, mais j’aime toujours être surprise lors de mes lectures.

Cela n’empêche que j’ai passé un très bon moment, mais je suis loin du gros coup de cœur qu’on eu certaines de mes connaissances. Je recommande tout de même ce roman pour son côté dépaysant et original, pour l’héroïne qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et pour l’écriture de Renee Ahdieh qui nous fait défiler les pages à une vitesse folle et nous entraîne en Orient avec un talent fou.

Chroniques Livres

Le Protectorat de l’Ombrelle #5, Sans Âge de Gail Carriger

Chez Orbit, mai 2013.
344 pages, 16€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Lady Maccon est en pleine béatitude domestique. Une béatitude à peine troublée par la fréquentation de quelques loups-garous de la haute société et celle du second placard préféré d’un vampire, sans oublier un bambin précoce ayant des dispositions incontrôlables au surnaturel…
Mais Alexia vient de recevoir un ordre qu’elle ne peut ignorer. Avec mari, enfant et famille Tunstell au complet, elle embarque à bord d’un bateau à vapeur pour traverser la Méditerranée. Direction l’Egypte, une terre qui pourrait bien tenir en échec l’indomptable Alexia. Que lui veut la Reine vampire de la ruche d’Alexandrie ? Pourquoi un ancien fléau s’abat-il de nouveau sur le pays? Et comment diable Ivy est-elle devenue du jour au lendemain l’actrice la plus populaire de tout l’Empire britannique?

Mon avis :
Je vous déconseille de lire ma chronique si vous n’avez pas lu les premiers tomes, je ne vais pas révéler les détails importants de l’intrigue mais pour pouvoir parler de mon ressenti par rapport à ce roman, je suis obligée de parler de certains éléments qui apparaissent au fil des quatre premiers tomes…

Alexia Tarabotti nous emmène ici dans sa cinquième et dernière aventure (du moins, c’est le dernier tome, mais j’imagine qu’elle est loin de mener une vie tranquille). Après avoir affronté des vampires, des meutes de loup-garous et une grossesse, la voici maintenant avec son époux et sa fille en route pour l’Egypte après que la reine de la ruche d’Alexandrie ne l’ait convoquée. Le voyage réunit de nouveau Ivy et Alexia et leur fameux club secret, et c’était un vrai plaisir de retrouver les deux amies toutes deux devenues mamans.

Comme toujours, Gail Carriger nous emmène avec talent dans cette nouvelle aventure qui est encore pleine de rebondissements et d’humour. Je n’ai absolument pas été déçue (si ce n’est que c’est la fin de la saga, alors si, un peu quand même). Après avoir été en Ecosse, nous voilà en Egypte et d’autres coutumes grâce à la ruche d’Alexandrie.

J’ai mis du temps avant de me plonger dans ce cinquième tome (deux ans qu’il traîne dans ma PAL ce petit…) parce que je ne voulais tout simplement pas quitter Alexia, Conall, Ivy, Akeldama et tous les autres auxquels je me suis énormément attachée. J’ai eu un petit pincement au cœur en refermant le livre. L’écriture de Gail Carriger est un vrai régal, bourré de références, de piques, d’ironie et d’humour… C’est un vrai plaisir et Alexia est une héroïne forte et moderne pile comme je les aime. J’ai adoré suivre ces cinq aventures riches en révélations et retournements de situations.

Bien que ce cinquième tome ne soit pas mon préféré (le premier est et restera le meilleur pour moi), j’ai passé un excellent moment et je trouve qu’il s’agit d’une très bonne conclusion à la série !

Chroniques Livres

Les étoiles de Noss Head #3, Accomplissement de Sophie Jomain

Chez J’ai Lu, janvier 2016.
476 pages, 7€20.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
« Je n’avais aucune idée du tour qu’allait prendre ma vie, absolument aucune. J’allais avoir 19 ans dans quelques jours et j’étais devenue ce que je n’aurais jamais dû être. Le destin m’avait surprise, j’étais magnifique, d’une allure renversante. J’aurais pu défier n’importe quelle reine de beauté, mais c’est bien tout ce qu’il me restait… Toute une vie dans la peau de quelqu’un que je n’étais pas, que je détestais. Et si je me trompais ? Et si tout pouvait redevenir comme avant ? Je ne le savais pas encore, mais tout allait être différent… »

Mon avis :
Après la fin du second tome, je n’avais qu’une hâte : que l’édition J’ai Lu du troisième tome sorte afin que je puisse savoir ce qu’il allait advenir d’Hannah et Leith. Les tomes sont déjà tous sortis chez France Loisirs et les éditions Rebelle, mais en tant que collectionneuse je ne pouvais pas avoir commencé dans une édition et poursuivre dans une autre : j’ai pris mon mal en patience.

Sophie Jomain a le don de nous donner des fins atroces pour les nerfs, en plus d’avoir une écriture vraiment très agréable et fluide qui nous permet de nous replonger immédiatement dans son univers et auprès de ses personnages. J’ai beau avoir lu le second tome plusieurs mois (peut-être même un an) avant que je ne lise le troisième tome, je m’en souvenais très bien et j’ai réussis à me replonger tout de suite sans avoir à relire rapidement ce qu’il s’était passé avant. Les personnages sont toujours aussi attachants, on passe par beaucoup d’émotions grâce au nouveau statut d’ange noir d’Hannah. Ce que j’aime particulièrement avec cette saga c’est que Sophie Jomain nous fait revisiter les mythes des vampires et des loup-garous, ils sont tels qu’on ne les a jamais vus dans d’autres romans et cela fait vraiment du bien !
Hannah connaît ici une vraie évolution, elle n’est plus la petite humaine fragile qu’il faut protéger et elle prend confiance grâce à ses nouvelles capacités. J’ai adoré la voir prendre les devants.

On retrouve tout ce qui m’a plu dans les deux premiers tomes : bien sûr la dynamique et la relation entre Hannah et Leith qui ont une alchimie folle, les personnages plus secondaires comme Darius, Gwen et la meute des loups. La relations tellement compliquée entre les loups et les vampires est loin de s’arranger, mais la présence d’Hannah va les forcer à faire alliance contre un ennemi commun puisqu’Hannah apprend qu’il se pourrait bien qu’être un ange noir pour toujours ne soit peut-être pas la seule solution qui s’offre à elle.

Encore une fois, j’ai passé un excellent moment et j’ai dévoré ce troisième tome. Et encore une fois, Sophie Jomain nous offre une fin qui m’a fait me tirer les cheveux, les derniers chapitres sont tellement intenses que j’avais du mal à respirer et j’avais peur pour les personnages. Je trouve que la saga aurait pu s’arrêter là avec une fin ouverte, j’attends donc de voir ce que va nous offrir le prochain tome !

Chroniques Livres

Les héritières de Rome de Kate Quinn

Chez Pocket, juin 2015.
448 pages, 7€70.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
En l’an 69, la splendeur de Rome appartient au passé, et tous se disputent les restes de l’Empire. Surtout chez les Cornelii… L’ambitieuse Cornelia s’imagine déjà à sa tête : l’empereur Galba a désigné son époux pour héritier. Et sa sœur, Marcella, passionnée d’histoire, a décidé qu’elle ne s’écrira pas sans elle. Mais un coup d’État meurtrier bouleverse leurs vies et laisse à Lollia, leur cousine, l’occasion de tirer son épingle du jeu – sa petit sœur Diana préférant les courses de char à l’agitation politique. L’histoire est lancée au galop et emporte les quatre héritières. À la fin, il n’y aura cependant qu’un empereur… et qu’une seule impératrice…

Mon avis :
Comme j’avais adoré les deux autres livres de Kate Quinn qui se déroulaient dans la Rome Antique, La Maîtresse de Rome et L’impératrice des sept collines, je ne me faisais pas beaucoup de soucis quant à celui-ci. Je savais que j’allais passer un excellent moment !
Les héritières de Rome se déroule avant les deux autres roman, en l’an 69, année où quatre empereur vont se succéder. Nous suivons quatre femmes issues de la famille des Cornelii : Cornelia, qui devrait devenir impératrice, Marcella qui est passionnée d’histoire et passe son temps à écrire, Lollia qui enchaîne les mariages et Diana, bien plus intéressée par les chevaux et les courses équestres que par les hommes.

Ce que j’aime particulièrement avec les romans de Kate Quinn, en plus de la période de l’histoire qu’elle choisit pour ses romans, c’est sa plume. Elle écrit divinement bien et les pages défilent sans même que l’on s’en rende compte. Les événements s’enchaînent et elle parvient à nous plonger dans une Rome Antique plus vraie que nature. J’ai vraiment eu l’impression d’y être à chaque fois que j’ai lu l’un de ses romans. On ressent que de vraies recherches sont faites pour baser les personnages sur des faits historiques, certains personnages ont même parfois réellement existé et elle nous explique lesquels à la fin du roman. Je trouve cela tellement plus agréable à lire qu’un roman bancal qui manque de profondeur.

Les quatre femmes du roman, les quatre cousines sont également des personnages comme je les aime ; elles sont fortes et réalistes. Elles ne sont pas parfaites, loin de là, et c’est ce qui fait que je me suis tant attachée à elles. Tout particulièrement à Cornelia et Diana. J’ai par contre eu beaucoup de mal à cerner Marcella, qui m’a plus d’une fois tapé sur le système, mais un roman ne serait pas un bon roman sans des personnages un peu énervants. Les personnages secondaires aident également à construire le roman, Thrax et Drensus apportent tellement au récit par exemple. J’ai parfois perdu un peu le fil, comme les empereurs s’enchaînent au fil du récit, les personnages qui les accompagnent également. Il m’a fallut parfois revenir quelques pages en arrière pour me souvenir de qui nous étions en train de parler. Les quatre femmes passent d’épreuve en épreuve… La vie n’est pas rose, elles doivent se battre pour obtenir ce qu’elles veulent et les guerres de pouvoirs sont loin de rendre la chose facile.

En conclusion, c’est encore une excellente lecture et un succès que ce nouveau roman de Kate Quinn et j’ai hâte de découvrir son prochain roman. L’intrigue se développe sans que l’on veuille lâcher le livre et il est très difficile de se séparer des personnages une fois que l’on a terminé de le lire.