Chroniques Livres

Marquer les ombres de Veronica Roth

Chez Nathan, janvier 2017, 464 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Dans une galaxie dominée par une fédération de neuf planètes, certains êtres possèdent un « don », un pouvoir unique. Akos, de la pacifique nation de Thuvhé, et Cyra, sœur du tyran qui gouverne les Shotet, sont de ceux-là. Mais leurs dons les rendent, eux plus que tout autre, à la fois puissants et vulnérables. Tout dans leurs origines les oppose. Les obstacles entre leurs peuples, entre leurs familles, sont dangereux et insurmontables. Pourtant, pour survivre, ils doivent s’aider… ou décider de se détruire.

Mon avis :
Après mes très bonnes lectures des trois tomes de Divergent, j’étais plus qu’impatiente de retrouver Veronica Roth dans ce nouveau roman qui avait l’air très différent. Marquer les ombres est le premier tome d’une duologie, qui nous présente science-fiction et space opéra. On est donc assez loin de Tris et Quatre. On y découvre un monde dominé par neuf planètes, où certaines personnes possèdent un don, une capacité particulière. Nos deux personnages principaux font partis de ces personnes : Akos, un Thuvhésite, et Cyra, une Shotet. Ils n’ont rien en commun, ne se connaissent pas au début de l’histoire et ne vivent pas sur la même planète, et pourtant, ils vont vivre une panoplie d’aventures qui va les rapprocher et les lier à jamais.

Marquer les Ombres est un très bon roman, qui m’a surprise et laissée parfois un peu perplexe. Il y a beaucoup de personnages, de noms complexes et d’éléments à retenir. J’ai eu du mal à rentrer dans cet univers de SF qui n’est pas du tout mon dada à la base, mais j’ai fait l’effort de continuer ma lecture et de m’y plonger à plusieurs reprises pour pouvoir tenir jusqu’au bout et je n’ai pas été déçue du résultat final.
Les personnages sont tous assez bien développés, j’ai bien sûr eu un petit coup de cœur pour les personnages de Akos et Cyra, mais aussi pour Eijeh, le frère d’Akos, qui se retrouve utilisé comme moyen de pression sur ce dernier. Cyra est une jeune femme forte, dont le pouvoir est plus perçu comme une malédiction : elle souffre continuellement et les personnes qui la touche ressentent cette douleur, et c’est son frère qui l’utilise comme une arme face à ses ennemis et les traîtres. Akos est un personnage plus posé, plus calme et plus réfléchi, son don est (comme par hasard hein…) compatible avec celui de Cyra puisqu’il annule son pouvoir et peut la toucher sans ressentir aucune douleur. Les deux personnages vont se rapprocher doucement, rien n’est forcé et j’ai beaucoup apprécié la délicatesse de Veronica Roth ici, contrairement à ce que j’avais pu ressentir en lisant Divergent où tout était un peu prévisible et rapide.

Une très bonne lecture donc, puisque je ne m’attendais pas du tout à ça en débutant ma lecture, et j’aime être surprise. La succession d’événements est parfois un peu complexe et j’ai trouvé certains passages longuets et brouillons, difficiles à cerner pour moi qui n’ai pas l’habitude de cet univers, mais je ressors assez satisfaite de cette lecture et je lirai la suite avec plaisir !

Chroniques Livres

Nil #1 de Lynne Matson

Chez Pocket Jeunesse, février 2016.
17€90, 464 pages.
Ma note : ★★☆☆☆

Quatrième de couverture :
Charley se réveille sur une île somptueuse qui n’est sur aucune carte. Seule, perdue, elle survit tant bien que mal jusqu’à ce qu’elle rencontre Thad, le leader d’un clan regroupant les seuls humains présents sur l’île de Nil. Charley va vite comprendre que quitter cet enfer paradisiaque sera plus difficile qu’elle ne le pensait : la seule issue, ce sont les rares portes qui apparaissent au hasard sur l’île… Il n’y en a qu’une par jour, et une seule personne peut l’emprunter. Pire encore : on n’a qu’un an pour s’échapper. Sinon, on meurt. Le compte à rebours a déjà commencé…

Mon avis :
Je suis très rarement déçue par mes lectures chez Pocket Jeunesse, mais là, je crois que j’ai atteint un niveau d’exaspération pendant cette lecture que je ne pouvais pas mettre plus de deux étoiles (ce que je fais très rarement, parce que je déteste donner une mauvaise note et j’essaie toujours de trouver des points positifs à un roman).

Si je devais résumer ce roman, je dirais que c’est un croisement entre Le Labyrinthe de James Dashner, Divergente de Veronica Roth et Hunger Games de Suzanne Collins. Des adolescents se retrouvent coincés sur une île, sans trop savoir comment ils sont arrivés là, et ils ont 365 jours pour trouver une porte pour s’échapper. Les portes n’apparaissent jamais au même endroit et ne préviennent pas, il faut juste se trouver au bon moment et au bon endroit pour espérer s’échapper. Le hic ? Personne ne sait ce qu’il se trouve après la porte. Ils espèrent tout de même qu’ils rentrent chez eux une fois avoir réussi à en attraper une.

Dans ce premier tome, nous suivons deux points de vue : Charley et Thad. Charley arrive sur l’île et tombe sur le groupe de Thad après douze jours. Bien sûr (parce que c’est un roman jeunesse), elle est belle, il est beau et ils tombent follement amoureux l’un de l’autre mais sont un peu trop bêtes pour se l’avouer tout de suite, donc ça prend un peu de temps avant qu’ils n’admettent leurs sentiments l’un pour l’autre. Le couple doit donc aider leurs petits camarades à trouver des portes, mais également à en trouver une pour Thad, à qui il ne reste que quelques mois.

Pour être honnête, je trouvais l’idée de base avec l’île, les 365 jours et les portes à trouver vraiment géniale et très originale, mais dans l’exécution (bien que l’écriture de Lynne Matson soit très agréable et très facile à lire), ça n’a pas été. J’ai eu beaucoup de mal à m’attacher aux deux personnages principaux parce qu’ils passent leur temps à penser l’un à l’autre, à quoi ils peuvent bien ressembler physiquement (Charley pense à sa tenue et ses cheveux toutes les dix pages) alors qu’ils sont dans une situation catastrophique et angoissante. J’ai trouvé ça très peu réaliste. Si j’avais pu, j’aurais secoué le livre pour remettre les idées des personnages en place. Heureusement, les personnages secondaires ont rattrapé le coup, mais il y en avait tellement que j’ai eu du mal à vraiment m’attacher et m’identifier à l’un d’eux et quand il leur arrivait malheur, je n’ai pas ressenti quoi que ce soit…

La fin n’était pas une grosse surprise, je m’attendais à quelque chose et ce n’est pas arrivé, mais je crois que j’aurais préféré mon idée… Je ne vois pas trop ce qu’il va pouvoir se passer dans le tome 2, et en fonction de la quatrième de couverture je le feuilletterai peut-être rapidement, mais ça s’arrêtera là pour moi. Une grosse déception malgré une très bonne idée de base, mais des personnages énervants qui n’ont pas su porter l’intrigue, qui était elle beaucoup trop centrée sur les sentiments des héros que sur la fuite et la survie.

Chroniques Livres

Le Protectorat de l’Ombrelle #5, Sans Âge de Gail Carriger

Chez Orbit, mai 2013.
344 pages, 16€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Lady Maccon est en pleine béatitude domestique. Une béatitude à peine troublée par la fréquentation de quelques loups-garous de la haute société et celle du second placard préféré d’un vampire, sans oublier un bambin précoce ayant des dispositions incontrôlables au surnaturel…
Mais Alexia vient de recevoir un ordre qu’elle ne peut ignorer. Avec mari, enfant et famille Tunstell au complet, elle embarque à bord d’un bateau à vapeur pour traverser la Méditerranée. Direction l’Egypte, une terre qui pourrait bien tenir en échec l’indomptable Alexia. Que lui veut la Reine vampire de la ruche d’Alexandrie ? Pourquoi un ancien fléau s’abat-il de nouveau sur le pays? Et comment diable Ivy est-elle devenue du jour au lendemain l’actrice la plus populaire de tout l’Empire britannique?

Mon avis :
Je vous déconseille de lire ma chronique si vous n’avez pas lu les premiers tomes, je ne vais pas révéler les détails importants de l’intrigue mais pour pouvoir parler de mon ressenti par rapport à ce roman, je suis obligée de parler de certains éléments qui apparaissent au fil des quatre premiers tomes…

Alexia Tarabotti nous emmène ici dans sa cinquième et dernière aventure (du moins, c’est le dernier tome, mais j’imagine qu’elle est loin de mener une vie tranquille). Après avoir affronté des vampires, des meutes de loup-garous et une grossesse, la voici maintenant avec son époux et sa fille en route pour l’Egypte après que la reine de la ruche d’Alexandrie ne l’ait convoquée. Le voyage réunit de nouveau Ivy et Alexia et leur fameux club secret, et c’était un vrai plaisir de retrouver les deux amies toutes deux devenues mamans.

Comme toujours, Gail Carriger nous emmène avec talent dans cette nouvelle aventure qui est encore pleine de rebondissements et d’humour. Je n’ai absolument pas été déçue (si ce n’est que c’est la fin de la saga, alors si, un peu quand même). Après avoir été en Ecosse, nous voilà en Egypte et d’autres coutumes grâce à la ruche d’Alexandrie.

J’ai mis du temps avant de me plonger dans ce cinquième tome (deux ans qu’il traîne dans ma PAL ce petit…) parce que je ne voulais tout simplement pas quitter Alexia, Conall, Ivy, Akeldama et tous les autres auxquels je me suis énormément attachée. J’ai eu un petit pincement au cœur en refermant le livre. L’écriture de Gail Carriger est un vrai régal, bourré de références, de piques, d’ironie et d’humour… C’est un vrai plaisir et Alexia est une héroïne forte et moderne pile comme je les aime. J’ai adoré suivre ces cinq aventures riches en révélations et retournements de situations.

Bien que ce cinquième tome ne soit pas mon préféré (le premier est et restera le meilleur pour moi), j’ai passé un excellent moment et je trouve qu’il s’agit d’une très bonne conclusion à la série !

Chroniques Livres

Phobos #1 de Victor Dixen

Chez Robert Laffont dans la Collection R, juin 2015.
448 pages, 17€90.
Ma note : ★★★☆☆
Quatrième de couverture :
Six prétendantes.
Six prétendants.
Six minutes pour se rencontrer.
L’éternité pour s’aimer.

Il veulent marquer l’Histoire avec un grand H.
Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.
Elle veut trouver l’amour avec un grand A.
Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour… Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

Mon avis :


J’avais entendu plusieurs avis positifs sur ce roman, et je n’ai pour l’instant jamais été déçue par une publication de la Collection R. La seule chose qui me rebutait un peu, c’était l’aspect science-fiction du livre, puisque c’est un genre que je n’affectionne pas particulièrement.

L’idée du roman est très originale et on ne peut que complimenter Victor Dixen pour cette dernière et pour le scénario qu’il a monté. On apprend énormément de choses, très rapidement et il faut se mettre très vite dans le bain de ce jeu télévisé dans l’espace. Malheureusement, on apprend trop de choses et ce bien souvent par le biais des dialogues, ce qui fait que rien n’est naturel. Les répliques sont très longues parce que les personnages du programme Genesis veulent donner le maximum d’informations au lecteur, mais cela casse totalement le rythme et nous donne presque l’impression de lire une notice d’utilisation du jeu. Le rendu est assez lourd, pour le coup. On retrouve également peu d’explications scientifiques, pour une oeuvre dans l’espace, je trouve ça un peu léger. Il y a également peu d’informations sur les six garçons, puisque nous sommes du côté des filles, et peu d’informations sur le personnage d’Andrew qui est très intrigant.

De plus, j’ai trouvé que les premières parties étaient plutôt lentes, le temps de rencontrer chaque candidate et le principe du jeu, et que le rythme s’accélérait d’un coup dans les dernières parties. Le rythme est très inégal. Les héroïnes sont également un souci pour moi, elles représentent toutes un stéréotype de l’adolescente : l’intello, la sportive, l’artiste… Elles sont obnubilées par la recherche de l’amour, ce qui les rend vraiment insupportables, sauf pour Leonor, notre personnage principal, qui sauve le tout et est un personnage que j’ai trouvé beaucoup mieux construit que les autres.

J’ai passé un bon moment mais je ne pense pas garder un merveilleux souvenir de ce roman. Je lirai tout de même la suite parce que la fin nous laisse sur les dents et j’ai hâte de découvrir où Victor Dixen va nous emmener.

Chroniques Livres

L’étrange cas de Juliette M. #1 de Megan Sheperd

Chez Milan Macadam, mai 2013.
352 pages, 15€20.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Juliette Moreau n’est plus rien. Sa vie a basculé le jour où son père, le plus éminent chirurgien de Londres, a été accusé d’ignobles pratiques médicales. Est-il mort ? En fuite ? Nul ne le sait. Une chose est sure : Juliette doit maintenant se débrouiller seule pour survivre. Et tenter de répondre à cette terrible question qui l’obsède : qui est vraiment mon père ? Un fou ou un génie ?

Mon avis :
Je ne pense pas avoir lu quelque chose d’aussi original et d’aussi sombre à la fois en young adult. L’étrange cas de Juliette M. nous plonge dans une époque et dans une atmosphère oppressantes, et cela ne s’arrange pas au fil des pages. Je trouve que le résumé ne révèle pas la complexité de l’intrigue et tout ce que cache le roman qui nous offre un vrai voyage à la recherche des origines de Juliette et des mystères qui entourent son père.

L’histoire commence avec Juliette à Londres, et nous emmène sur l’île de son père, qu’elle tente de retrouver. Son père est accusé d’avoir été l’auteur de pratiques médicales horribles, qui nous sont révélées au fil des pages et des chapitres. Juliette, elle, essaye de se convaincre de l’innocence de son père. Mais force est de constater, sur cette île, que les accusations n’étaient pas fausses.

Le vrai plus de ce roman, c’est l’héroïne, Juliette, que j’ai trouvé forte et extrêmement bien construite. Tout comme Montgomery et les personnages secondaires qui vivent dans la jungle, ou Alice. J’ai cependant été beaucoup moins charmée par le triangle amoureux, j’avais choisi mon camp dès le début et je n’ai pas du tout adhéré à cet aspect de l’histoire, mais il semblerait qu’un triangle amoureux soit obligatoire dans un roman young adult, malheureusement. L’atmosphère toujours très glauque et instaurée dès le début avec les opérations sur les animaux avec des descriptions extrêmement détaillées donne des frissons, et pourtant je ne suis pas une petite nature. Il y a beaucoup de mystères, et j’avoue que je ne me suis pas méfiée une seule fois de ce qui se tramait sur cette île.

La fin quant à elle, m’a arraché quelques larmes, et j’ai été tellement déchirée que j’ai filé rapidement chez Gibert Joseph pour me trouver le second tome d’occasion. Je ne le lirai probablement pas tout de suite parce que j’ai beaucoup de livres dans ma PAL, mais savoir qu’il est là, à m’attendre et que la suite n’attend que d’être lue, me rassure… Comme le tome 3 n’est pas sorti en français, je me méfie… J’ai un peu peur que la fin du tome 2 soit du même niveau et que je ne puisse pas découvrir la suite rapidement.

J’ai lu après ma lecture que cette oeuvre était clairement inspirée de L’Île du Docteur Moreau de H.G. Wells que j’ai lu par la suite, une chronique viendra prochainement, et bien que cela soit le cas, cela ne m’a pas tellement dérangé puisque tous les événements se rapprochant de près ou de loin à Juliette ont été rajoutés et inventés par Megan Sheperd. Il s’agit plutôt d’une réécriture du classique.
Pour conclure, je suis vraiment ravie de cette lecture qui sort du lot YA habituel et j’ai hâte de découvrir la suite. Je vous conseille vraiment très vivement ce roman !

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Le Remède Mortel (L’épreuve, #3) de James Dashner

Chez Pocket Jeunesse, juin 2014.
383 pages, 18€50.
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Ma note : ★★★★☆

Résumé :
Thomas sait qu’on ne peut pas faire confiance à Wicked. Pourtant, ils prétendent que le temps des mensonges est révolu. Il leur faut désormais s’appuyer sur les Blocards, de nouveau en possession de tous leurs souvenirs, pour achever leur mission : compléter le projet de Cure…
Ce que Wicked ignore, c’est qu’il est arrivé quelque chose que ni Épreuve ni Variable ne pourrait avoir prévu : Thomas a conservé bien plus de souvenirs qu’il ne l’aurait fallu, et il sait désormais qu’il ne peut pas faire confiance à leur propagande… Les mensonges sont finis, mais la vérité pourrait bien être fatale à ceux qui s’en approchent de trop près. Y aura-t-il des survivants à la Cure Mortelle?

Mon avis :
Après avoir été voir le second volet au cinéma, et bien qu’il y ait eu énormément de changements au niveau du scénario par rapport au livre, j’avais envie de me replonger dans l’univers du Labyrinthe et de Wicked et d’enfin finir cette saga. J’avais été légèrement déçue par le second tome, que j’avais trouvé lent et qui, pour moi, apportait beaucoup plus de questions que de réponses. J’espérais donc que ce troisième et dernier tome relèverait un peu le niveau, d’autant plus que j’avais adoré le premier tome.

Ce fut un peu le cas, mais pas complètement. D’abord, je trouve que ce troisième tome est globalement une très bonne conclusion à la saga, et je ne pense pas qu’il aurait été possible de faire quelque chose de mieux. J’ai vraiment été ravie de retrouver Thomas, Newt, Minho, Teresa et les autres pour une nouvelle aventure (même si je venais de les voir au cinéma 😉 ). Thomas se souvient de bien plus de choses que prévu, et il sait bien que Wicked n’est pas aussi bon qu’ils veulent bien le prétendre. Ce troisième tome est un véritable affrontement entre Thomas et Wicked, et j’ai trouvé que malheureusement, les autres personnages, les autres blocards, passaient bien trop souvent au second plan. J’ai eu beaucoup de mal à me fier à certains personnages, comme Brenda, et d’autres m’ont manqué, comme Newt, que l’on ne voit pas beaucoup dans ce tome. Malgré tout, j’ai dévoré ce roman et je suis ravie d’avoir enfin terminé cette saga et d’avoir le fin mot de l’histoire. Certaines choses m’ont été légèrement gâchées par le second film, puisque des éléments de ce troisième tome y sont présents, et je n’avais donc plus tellement l’effet de surprise voulu lors de certains événements.

Ce troisième tome est un enchaînement de scènes d’action et de quelques révélations, mais les deux ne sont pas proportionnelles. Beaucoup d’action, pour au final peu de révélations. J’ai trouvé qu’il y avait également certaines longueurs, certains passages n’en finissaient pas et j’avais juste envie que l’on passe à autre chose, que l’on avance.

J’ai été déçue cependant du changement de comportement de Thomas vis à vis de Teresa, premièrement, puis de la disparition de certains personnages (qui bien sûr, étaient mes personnages favoris…). Lui qui se méfie pourtant de tout, accorde bien vite sa confiance à Brenda, et comme c’est un personnage que je n’arrivais pas du tout à cerner, cela m’a passablement énervée… Le duo Thomas/Teresa n’est plus présent, ce qui était pourtant l’un des gros points forts du premier tome. Teresa elle-même, n’apparaît que pendant quelques pages dans le roman. J’ai également trouvé que la fin était trop rapide et ne répondait pas à toutes nos interrogations concernant Wicked et le pourquoi du comment.

Ce n’est pas une vraie déception, mais de la frustration que j’ai ressenti en fermant mon livre. Peut-être que le prequel m’aidera à y voir un peu plus clair…

Chroniques Livres

Les 100 #3, Retour de Kass Morgan

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Éditeur : Robert Laffont – Collection R
Prix : 17.90€
★★★★☆
Résumé :
Le tome 3 des 100 reprend là-même où 21e jour s’est arrêté. La situation plus que critique à bord de la Colonie a déclenché la procédure d’évacuation d’urgence. Les chanceux sont parvenus à trouver une place dans l’une des quelques capsules disponibles. Tous les autres ont dû rester derrière. A terre, c’est Clarke qui mène les membres survivants des 100 à la recherche du site d’atterrissage des capsules : elle sait d’avance que ses connaissances médicales seront d’un grand secours. Mais quid de ses parents ? Ils sont sans doute vivants quelque part sur Terre… Quand pourra-t-elle se permettre de partir à leur recherche ? Bellamy reste en retrait pour une fois. Il est déchiré entre la peur du châtiment pour le crime qu’il a commis et l’espoir de pouvoir profiter de cette nouvelle vie qui s’offre à Octavia et lui. Wells, lui, souhaite de tout coeur que son père fasse partie des survivants, mais est dévasté en découvrant que le Chancelier est resté à bord de la Colonie. Malgré le chagrin causé par la mort de sa mère, Glass est aux anges de pouvoir bénéficier de cette deuxième chance et de pouvoir enfin être auprès de Luke sans devoir se cacher. Le Vice-chancelier compte également au nombre des rescapés de l’atterrissage-catastrophe et il reprend fermement les rênes du pouvoir, si bien que la vie sur Terre commence vite à ressembler à la vie à l’Isolement. Il traite les 100 comme des criminels et emprisonne Bellamy pour tentative d’homicide envers le Chancelier. Clarke va découvrir que le Vice-chancelier a même l’intention de l’exécuter, et que Luke est pressenti pour être le bourreau. L’heure de vérité a sonné pour Clarke, Glass, Bellamy et Wells : à eux de se battre pour préserver cette liberté qu’ils ont découverte sur Terre, même si pour cela ils doivent perdre tout le reste.
Mon avis :
J’ai adoré retrouver les héros de cet univers créé par Kass Morgan. Je suis également la série mais je ne mélange pas trop les deux, et c’est plutôt une bonne chose parce qu’il y a de très grosses différences.
La plus grosse différence, d’après-moi, c’est que le livre aborde beaucoup plus les sentiments des personnages et les relations qu’ils entretiennent les uns avec les autres, alors que la série est beaucoup plus axée science-fiction, arrivée sur la Terre, découverte de la planète, des habitants etc… C’est aussi plus politique que dans le livre. Même si on a beaucoup de scènes qui abordent également le sujet des sentiments des personnages dans la série.
Personnellement, j’ai beaucoup aimé ce tome. J’ignore s’il y aura une suite (je ne me suis pas tellement renseignée non plus…), parce que la fin pourrait très bien être une fin ouverte qui nous laisse imaginer la suite par nous-même, ou bien Kass Morgan pourrait écrire une suite (vu qu’il y a la série, ce n’est pas inenvisageable). Ce qui m’a le plus énervé dans ce livre, c’est qu’à peine débarqués sur Terre, le nouveau groupe ne pense pas à cette planète, ais à des choses futiles. Par exemple, quand Glass retrouve Wells, plutôt que de lui poser des questions sur leur installation et tout ça, elle comprend qu’il s’est trouvé une copine Née-Terre et elle le questionne là-dessus. Non, mais… Vraiment ? Tu viens de te crasher sur Terre, et c’est le premier truc que tu veux savoir ? Bon, de toute façon j’aime pas trop Glass, je la trouve stupide et franchement pas dégourdie (voilà, c’est dit). Comparée aux autres personnages féminins comme Octavia et Clarke, elle est pas franchement très maligne…
Certaines scènes m’ont vraiment fait mal au coeur et j’ai été triste de devoir dire au revoir à un certain personnage (dont je ne mentionnerai pas le nom pour ne pas vous spoiler complètement). Les scènes suivantes étaient vraiment touchantes.
En tout cas, je l’ai lu très rapidement, Kass Morgan a su créer un univers passionnant et s’il y a une suite, je la lirai avec grand plaisir ! Tout comme je vais continuer à regarder la série.
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The Strange Case of Finley Jayne (#0.5) de Kady Cross

Lien Amazon : Finley Jayne #0.5
Lien Goodreads : Finley Jayne #0.5
Editeur : Harlequin Teen
★★★☆☆
Résumé :
[Traduction personnelle]
Finley Jayne sait qu’elle n’est pas “normale”. Les filles normales ne perdent pas la notion du temps, elles n’ont pas quelque chose caché en elle qui les rend capable de choses incroyablement violentes. Son comportement lui a déjà coûté un travail, alors quand on lui offre le poste confortable de compagnon pour la jeune Phoebe, débutante récemment fiancée à Lord Vincent, elle accepte malgré son manque d’expérience. Lord Vincent est un homme de science qui collectionne les automates et les inventions, mais Finley se méfie de ses motivations à épouser Phoebe. Elle fera n’importe quoi pour protéger sa nouvelle amie, mais ce qu’elle va découvrir est encore plus monstrueux que ce qu’elle aurait pu imaginer…
Mon avis :
Je connaissais déjà l’univers de Finley Jayne parce que j’avais déjà lu les deux premiers tomes de la saga parus en France chez Darkiss. Cependant, j’aime beaucoup lire les petites novellas qui accompagnent des séries et comme j’ai eu la possibilité d’obtenir celle-ci gratuitement, je ne me suis pas faite prier.
J’adore l’univers des Steampunk Chronicles déjà pour l’aspect Steampunk. C’est quelque chose que je ne connais que depuis peu de temps, c’est élégant, c’est original… J’adore les fictions historiques à la base, mais alors quand on y ajoute une dose d’automates et d’intrigue, c’est forcément un cocktail explosif !
Finley est un personnage que j’aime énormément, elle est forte, elle a ses propres avis et idées, elle se bat pour sa liberté et ça fait du bieeeeen ! Elle ne se laisse carrément pas marcher sur les pieds, et cela se voit encore une fois dans cette novella. J’ai bien aimé l’histoire, surtout la fin qui était top, mais je n’ai pas été emportée non plus et j’ai trouvé le tout un peu trop prévisible. C’était très court et j’avoue que je n’aurais pas été contre quelques chapitres supplémentaires. En tout cas, c’est une excellente entrée en matière pour l’univers de Finley, mais pas non plus indispensable si vous voulez commencer la saga !
Chroniques Livres

The Giver de Lois Lowry

Lien Amazon : The Giver / Le Passeur
Lien Goodreads : The Giver
Lien BookDepository : The Giver
Editeur : HMH Books for Young Readers (V.O.)
★★★★☆
Résumé :
Dans le monde où vit Jonas, la guerre, la pauvreté, le chômage, le divorce n’existent pas. Les inégalités n’existent pas, la désobéissance et la révolte n’existent pas. L’harmonie règne dans les cellules familiales constituées avec soin par le Comité des sages. Les personnes trop pigées, ainsi que les nouveau-nés inaptes sont  » élargis ». personne ne sait exactement ce que cela veut dire. Dans la communauté, une seule personne détient véritablement le savoir : c’est le dépositaire de la mémoire. Lui seul sait continent était le monde, des générations plus tôt, quand il y avait encore des animaux. quand l’oeil humain pouvait encore voir les couleurs, quand les gens tombaient amoureux. Dans quelques jours, Jouas aura douze ans. Au cours d’une grande cérémonie, il se verra attribuer, connue tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Jonas ne sait pas encore qu’il est unique. Un destin extraordinaire l’attend. Un destin qui peut le détruire.
Mon avis :
Je me suis décidé à lire ce livre après avoir vu l’avis de Justine du blog FairyNeverland, et après avoir vu qu’il avait été adapté au cinéma. J’en avais entendu parler, bien sûr, mais l’occasion ne s’était jamais présentée. Du coup je l’ai lu en anglais et en ebook parce que c’était une lecture assez courte et comme il y a plusieurs tomes je voulais être sûre que ça allait me plaire avant de les acheter en version papier. Et puis en anglais parce que je préfère quand même lire en anglais, même si ce n’est pas toujours le plus rentable pour nous chers français. J’ai enchaîné avec le film direct après avoir terminé le livre comme ça, c’est fait !
J’ai passé un excellent moment car pour une fois, le héros de cette dystopie est un garçon ! Parce que je dois l’avouer, j’en ai marre des héroïnes tout le temps et ça fait du bien de changer de temps en temps. Jonas est un personnage que j’ai adoré, et le voir évoluer lui ainsi que la relation qu’il développe avec le Giver (le Passeur en VF) au fil des pages c’était vraiment génial ! C’est une excellente dystopie et j’envisage sérieusement de lire les tomes suivants, à cause de la fin. C’est le seul gros point « noir » de ma lecture, j’ai trouvé la fin un peu bâclée (si je peux dire ça comme ça), c’était très rapide et j’ai eu une impression de non-terminé… J’aurais aussi aimé que d’autres personnages soient un peu plus développés, comme les parents de Jonas que l’on n’apperçoit pas énormément mais qui ont quand même un rôle important à jouer d’après moi. Du coup j’imagine que c’est justement pour nous indiquer qu’il se passe des choses intéressantes dans les tomes suivants et pour nous pousser à continuer la série (et ça fonctionne puisque je compte continuer héhé…).
C’est quand même une excellente lecture qui nous pousse à réfléchir sur le genre humain, et ce n’est pas rien. La façon dont Lois Lowry décrit les choses à travers les yeux d’un adolescent qui découvre certains sentiments et certaines situations pour la première fois, c’était vraiment impressionnant. On passe par toute une palette d’émotions !
Concernant le film, j’ai bien aimé, c’était une bonne adaptation… Certains rôles étaient mineurs mais cela fait plaisir de voir Katie Holmes, Alexander Skarsgard et Meryl Streep par exemple. Il y a eu beaucoup de changements au niveau du scénario, mais ce sont vraiment des détails et ça ne m’a vraiment pas choquée lors du visionnage… Je recommande autant le livre que le film !