Chroniques Livres

Just Juliette de Teri Wilson

Chez Harlequin dans la collection &H, octobre 2015.
272 pages, 10€90.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
L’amour, c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quel Roméo on va tomber ! La vie de Juliette Arabella est construite autour de deux commandements : le chocolat tu vénéreras, la famille des Mezzanote tu mépriseras ! Pour le premier, aucun souci : le chocolat, pour elle, c’est une passion. Et elle n’est jamais plus heureuse que lorsqu’elle travaille ses merveilleuses truffes dans l’atelier familial.
Car, dans sa famille, on est maître chocolatier de père en fille. Pour le deuxième commandement, ça se complique. Car si son père radote sans cesse à propos du statut de parvenus des Mezzanote, elle-même n’a rien à leur reprocher. D’ailleurs, toutes ces histoires commencent sérieusement à lui courir sur le cacao. Et si, pour une fois, elle cessait d’être Juliette Arabella l’héritière-d’un-empire pour être juste Juliette ? Alors, ce bal masqué organisé par de riches notables de la ville tombe à pic : enfin une occasion de faire la fête en tout anonymat, comme une fille normale ! Oui, mais voilà, quand on va à un bal masqué, on ne sait jamais sur qui on va tomber.
Et avant de se laisser séduire par Leonardo-tout-court, Juste-Juliette ferait peut-être bien de soulever le masque.

Mon avis :
Just Juliette est une romance contemporaine qui reprend la fameuse histoire de Roméo & Juliette, mais uniquement dans les grandes lignes. Ne vous attendez donc pas à retrouver les dialogues de Shakespeare ici… Ce roman n’a rien d’une réécriture, et encore moins en ce qui concerne la fin tragique de l’oeuvre originale puisque après tout… nous sommes chez Harlequin, nous sommes assurés d’une fin heureuse !

Juliette Arabella travaille dans le monde de la chocolaterie, comme tous les membres de sa famille. La maison Arabella est très réputée pour ses chocolats, tout comme la maison rivale des Mezzanote… Les deux familles s’affrontent dans une guerre depuis que les deux grand-mères, qui avaient d’abord commencé en tant qu’associées, se sont disputées pour une raison inconnue (du moins au début du roman).

Le roman commence à un bal masqué chez les Mezzanote, pour reprendre le fameux bal de Roméo & Juliette, où Juliette se rend alors qu’elle sait pertinemment qu’elle n’y a pas sa place. Prise d’une folie, elle y embrasse un jeune homme qui s’avère en réalité être le nouvel héritier de la maison Mezzanote. Oups.

C’est une romance très mignonne, assez drôle et sans aucune prise de tête, ce qui semble être le fil conducteur de la collection &H. Les personnages sont réalistes et combattent les préjugés de leurs familles respectives, ils veulent faire changer les choses et ne restent pas les bras croisés à attendre que l’histoire évolue… La romance ne s’installe pas trop précipitamment (du moins, après le premier baiser ils décident de prendre un peu leur temps), ce que j’ai beaucoup apprécié… Les deux personnages principaux sont les vrais points forts de cette histoire, puisque les personnages secondaires sont un peu passés à la trappe et ne sont là que pour apporter quelques rebondissements.

On trempe dans le chocolat tout au long de la lecture et on ne ressort de là qu’avec une seule envie : manger, ce qui est une bonne réussite de la part de l’auteur.

Chroniques Livres

Darcy, what else ? de Teri Wilson

Chez Harlequin dans la collection &H, février 2015.
432 pages, 10€90.
Ma note : ★★★☆☆
Résumé :
C’est une vérité universellement reconnue qu’une célibataire à l’aube de la trentaine doit avoir envie de se marier. »
La bonne blague. C’était peut-être vrai au XVIIIe siècle, mais, aujourd’hui, Jane Austen a tout faux. Elizabeth en est la première convaincue ; d’ailleurs, les hommes, l’amour, le mariage et tout ce qui va avec, elle les a soigneusement rangés dans une petite boîte. Une petite boîte bien fermée et enterrée six pieds sous terre. Non, vraiment, pour elle, c’est fini. Les hommes sont morts, vive les chiens ! Un chien, ça ne trompe pas, ça ne râle pas, ça vous fait toujours la fête et c’est content de vous voir. Et Bliss, sa chienne adorée, le lui prouve tous les jours. D’ailleurs, c’est elle qu’elle a choisi d’emmener à Londres – de l’autre côté de l’Atlantique ! – pour commencer sa nouvelle vie de nounou de chiens de concours.
Mais, sur place, rien ne se passe comme prévu lorsqu’elle croise l’irritant et arrogant et désagréable et odieusement sexy Donovan Darcy, milliardaire, éleveur de chiens de race.
Et – accessoirement – membre du jury…
Mon avis :
J’adore les réécritures de Jane Austen en général, parce que cela me permet de me replonger dans l’univers de cette écrivaine même si tous ses ouvrages sont déjà sortis et connus de tous. C’est pourquoi je n’ai pas hésité à me plonger dans cette réécriture moderne d’Orgueil et Préjugés.
Mais s’il s’agit effectivement d’une réécriture, elle est très éloignée de l’oeuvre originale et c’est ce qui m’a le plus déçue lors de ma lecture. Je m’attendais à retrouver différents aspects qui font que j’aime tant O&P, et malheureusement seulement quelques détails sont réunis ici. Par exemple, les noms Darcy et Elizabeth sont les seuls en commun avec l’oeuvre originale, et les relations entre les personnages sont vaguement ressemblantes, mais cela s’arrête là. J’aurais aimé voir plus la famille d’Elizabeth et Jenna, puisqu’elle a une part tellement importante dans l’oeuvre de Jane Austen, tout comme la relation Bingley/Jane, ici survolée rapidement avec la relation Henry/Jenna.
Malgré tout, j’ai passé un bon moment en réussissant à faire abstraction de tous ces détails et en prenant ce roman comme un roman à part entière et non pas comme une réécriture. L’univers des concours canins était un choix original et j’avoue avoir trouvé certaines scènes répétitives, bien qu’intéressantes puisque c’est un monde dont j’ignore absolument tout. Le personnage d’Elizabeth m’a également plu, je me suis attachée à elle et j’avais de la compassion pour sa situation, elle se retrouve à faire des choix difficiles pour sa vie professionnelle. Je regrette que le personnage de Donovan n’ait pas eu plus de profondeur, même si les scènes avec sa sœur relevaient un peu le niveau…
J’ai donc passé un bon moment, c’est une romance sympathique, qui se lit très rapidement, mais qui ne satisfera probablement pas les fans de Jane Austen s’ils prennent ce roman en cherchant à prolonger l’univers de l’auteure.