Chroniques Livres

The Curse #1 de Marie Rutkoski

Chez Lumen éditions, février 2017, 464 pages.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Fille du plus célèbre général d’un empire conquérant, Kestrel n’a que deux choix devant elle : s’enrôler dans l’armée ou se marier. Mais elle n’est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la « malédiction du vainqueur » : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l’objet de sa convoitise.
Elle ignore encore qu’elle est loin, bien loin, d’avoir fini de payer son geste. Joueuse hors pair, stratège confirmée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l’esclave, Arin, et comprend qu’il n’est pas qui il paraît… Mais ce qu’elle soupçonne n’est qu’une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage.
Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple.

Mon avis :
Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Lumen pour ce magnifique service presse qui est arrivé à la librairie, avec sa petite fiole de poison… C’était mon premier service presse en direct d’une maison d’édition sans que je l’ai demandé et je suis ravie d’avoir reçu The Curse. Je connaissais déjà la trilogie de nom, puisque lors de mes voyages à Londres j’avais acheté la trilogie chez Waterstones (vous pouvez la voir dans mes bookhauls londonien) et j’attendais juste le bon moment pour me lancer… Il semblerait que le bon moment soit arrivé 🙂

The Curse, dans ce premier tome en tout cas, raconte l’histoire de Kestrel, jeune femme de dix-sept ans à l’esprit aiguisé qui devine toujours quand on lui ment et qui du coup gagne à tous les jeux auxquelles elle participe (notamment Crocs et venins, le jeu le plus apprécié du roman). Elle est la fille d’un célèbre général et doit choisir entre s’enrôler dans l’armée ou se marier. Elle réussit à négocier avec son père pour obtenir six mois de sursis, mais à la fin de ces six mois, elle devra lui donner sa décision : le mariage ou l’armée. Il n’y en a aucun qui vaut mieux que l’autre pour Kestrel, dans les deux cas elle perdra sa liberté… Alors qu’elle se promène au marché avec son amie Jess, elle cède à une impulsion et achète un esclave, un chanteur, bien plus cher que le prix proposé pour débuter la vente. Elle a succombé à la malédiction du vainqueur, elle a acheté pour un prix trop élevé l’objet de sa convoitise, espérant sauver le jeune homme d’un sort funeste.

Elle tente alors de deviner le passé du jeune homme, Arin, et pense avoir deviné certains de ses secrets, mais comprend également qu’il n’est pas ce qu’il paraît… Il n’a rien des chanteurs vendus habituellement sur le marche aux esclaves. Ce qu’elle soupçonne est pourtant encore bien loin de la vérité, qui pourrait mener tout son peuple à sa perte…

Ce premier tome de la trilogie est un roman très prenant, Marie Rutkoski nous présente son univers inspiré de la Rome et de la Grèce antique qui nous permet de nous plonger au cœur d’Empires déchus, de peuples opprimés, de lutte de classe et cela grâce aux personnages de Kestrel et Arin, qui sont les deux gros points forts de ce roman (et de la trilogie toute entière, à mon avis). Depuis le moment où Kestrel achète Arin, les deux personnages vont se rapprocher, d’abord parce qu’elle est intriguée par lui, mais également parce que lui a une mission à accomplir… Les deux personnages se manipulent, ils sont tous les deux de fins stratèges. C’est ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, on est beaucoup dans le mental et l’esprit, les personnages ne font rien d’irréfléchi et sont très matures. Je ne tiens pas à en dire trop, il ne faut pas gâcher la surprise et les rebondissements. J’ai adoré ce premier tome, et je pense me plonger prochainement dans les deux tomes suivants qui sont déjà dans ma PAL.

Pour information, Marie Rutkoski sera présente au Salon du Livre de Paris du 24 au 26 mars prochain, l’occasion pour vous de découvrir cette trilogie et de rencontrer l’auteur sur le stand des éditions Lumen 😉

Chroniques Livres

Une vie entre deux océans de Margot L. Stedman

Chez Le Livre de Poche, octobre 2014.
Adapté au cinéma, en salles le 5 octobre 2016.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Libéré de l’horreur des tranchées où il a combattu, Tom Sherbourne, de retour en Australie, devient gardien de phare sur l’île de Janus, une île sur les Lights, sauvage et reculée. À l’abri du tumulte du monde, il coule des jours heureux avec sa femme Isabel ; un bonheur peu à peu contrarié par l’impossibilité d’avoir un enfant. Jusqu’à ce jour d’avril où un dinghy vient s’abîmer sur le rivage, abritant à son bord le cadavre d’un homme et un bébé sain et sauf. Isabel demande à Tom d’ignorer le règlement, de ne pas signaler «l’incident» et de garder avec eux l’enfant. Une décision aux conséquences dévastatrices… Un premier roman plébiscité dans le monde entier qui interroge les liens du coeur et du sang.

Mon avis :
Le livre traînait depuis un moment dans ma PAL, et avec la sortie imminente du film je savais pertinemment que je ne le lirais pas si je voyais le film avant de lire le livre (la flemme s’empare généralement de moi dans ces cas-là et je préfère lire un livre dont je ne connais pas le dénouement…). Et quelle magnifique lecture, je suis ravie de savoir qu’un film va bientôt sortir pour pouvoir continuer un peu ce voyage.

Une vie entre deux océans, c’est l’histoire de Tom et Isabel Sherbourne, l’histoire de leur couple et de leur rencontre, de leur vie sur une petite île au large de l’Australie où Tom travaille comme gardien de phare. Ils vivent seuls, au milieu de la nature, isolés de toute civilisation et mènent une petite vie tranquille. Mais malheureusement, ils ne parviennent pas à avoir un enfant et Isabel fait plusieurs fausses-couches. Jusqu’au jour où un canot s’échoue sur la plage, avec à son bord un homme mort et un bébé qui a survécu. Isabel supplie Tom de garder le bébé, de faire comme s’il était le leur, cela ne peut être qu’un signe du destin… Tom accepte donc, malgré sa culpabilité et enfreint les règles des gardiens de phares : il ne signale pas l’incident et enterre le cadavre de l’homme.

Mais voilà, tout était trop beau pour être vrai. La petite famille est heureuse, jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que la mère de l’enfant, qui est également l’épouse de l’homme retrouvé mort, vit sur le continent et désespère de retrouver sa famille en vie. Tom est rongé par la culpabilité, Isabel refuse d’admettre la vérité : l’enfant est le leur, ils l’ont élevée.

Un roman absolument captivant qui nous montre toute une tranche de vie des personnages, à travers la solitude de l’île, la famille qui s’agrandit et la morale de Tom mise à rude épreuve. Le roman est très difficile à lâcher, j’étais dans une tension constante pendant ma lecture grâce à la fabuleuse écriture de Margot L. Stedman qui nous plonge dans cette histoire dès les premières pages et nous captive jusqu’à ce qu’on ait terminé de lire le roman. Les personnages sont très attachants, et nous forcent à nous questionner sur les liens familiaux, les liens du sang et l’amour qui nous pousse à tout, à la notion de justice, du bien et du mal.

Un merveilleux coup de cœur que j’ai hâte de découvrir au cinéma en octobre et que je recommande à tous !

Chroniques Livres

Le violoniste de Mechtild Borrmann

Chez Le Livre de Poche, janvier 2016.
312 pages, 7€30.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Moscou, 1948. Alors que le violoniste virtuose Ilja Grenko quitte la salle de concert sous des tonnerres d’applaudissements, son stradivarius à la main, il est arrêté et conduit à la terrifiante Loubianka, le siège du KGB, sans comprendre ce qu’on lui reproche. Après des jours de privations, d’humiliations et d’interrogatoires, Ilja signe des aveux absurdes qui le condamnent à vingt ans de goulag, après qu’on lui a promis que sa femme Galina et leurs deux très jeunes enfants ne seront pas inquiétés. Mais sa famille est envoyée en exil au bout du monde, dans un enfer à ciel ouvert, le Kazakhstan. Le violon de Grenko d’une valeur inestimable disparaît à jamais. Deux générations et quelques meurtres plus tard, le petit-fils de Ilja, Sasha, se met en quête du stradivarius et apprend les heures les plus sombres de l’histoire de sa famille, broyée par le régime totalitaire et ses hommes de main, indifférents à toute dignité humaine.

Mon avis :
Le Violoniste commence à la fin du concert d’Ilia Grenko, violoniste, qui se fait embarquer pour être interroger. Il n’a pas le temps de prévenir sa femme qui l’attend dans le hall de la salle de concert, il ne comprend pas vraiment ce qu’on lui reproche, et n’a que son violon sur lui.

C’est là que tout commence, on est directement plongés dans l’action de ce roman, on cherche à comprendre, comme Ilia, ce qui lui est reproché et petit à petit, l’histoire avance. Les chapitres alternent entre Ilia, sa femme Galina et Sacha, son descendant qui souffre toujours de cette même persécution contre les Grenko.

Pour commencer, j’ai adoré le contexte historique de ce roman qui nous plonge au coeur de la Russie stalinienne et des goulags, bien que le roman soit assez court il ne lui manque rien et je suis passée par des tas d’émotions : on en apprend énormément sur la Russie et sa politique de l’époque : les goulags, les tsars, le KGB, les interrogations menées contre les personnes suspectées de trahison, les dénonciations, et nous sommes également plongés dans la Russie contemporaine et un Sacha poursuivit sous la politique de Poutine. Certaines descriptions sont vraiment très poignantes et certaines scènes m’ont donné des frissons, c’est très réaliste et très prenant.

L’alternance des chapitres aide beaucoup à nous plonger dans la psychologie des personnages et nous fait beaucoup avancer. Les personnages sont terriblement courageux et plein de bonne volonté, ils n’abandonnent à aucun moment. J’ai trouvé les premiers chapitres un peu brouillon, mais je crois surtout que c’était le temps que je m’habitue au style de l’auteur et que je plonge entièrement dans le roman. Une fois passées les premières 50 pages, j’ai eu du mal à le lâcher et je n’avais qu’une hâte : découvrir quel allait être le destin d’Ilia et de sa petite famille, quel allait être le destin de son cher violon.

Un excellent roman aux allures de thriller que j’ai eu du mal à lâcher.

Chroniques Livres

Black Ice de Becca Fitzpatrick

Chez JC Lattès dans la collection MsK, février 2015.
400 pages, 17.00€
Ma note : ★★★☆☆

Quatrième de couverture :
L’appel du danger est irrésistible…
En décidant de passer un week-end à la montagne avec sa meilleure amie, Britt était loin d’imaginer que son ex, Calvin, serait aussi de la partie. Tandis qu’elle profite du trajet pour réfléchir à leur histoire, Britt et Korbie se retrouvent bloquées au milieu de nulle part dans une terrible tempête de neige. Bravant le froid glacial, elles finissent par trouver refuge dans un chalet occupé par deux beaux inconnus. Deux malfaiteurs en fuite qui les prennent en otage.
Tandis qu’elle échafaude des plans pour trouver une issue, l’angoisse de Britt grimpe d’un cran : elle découvre que plusieurs meurtres ont été commis dans la région. Sans compter que le comportement bienveillant de Mason, un des deux ravisseurs, est déconcertant : est-il un ennemi ou un allié ? Peut-elle lui faire confiance ? Les apparences sont trompeuses au milieu du blizzard, et les secrets bien gardés…

Mon avis :
Becca Fitzpatrick est surtout connue en France pour sa série Hush, Hush faisant appel à des anges et j’avais hâte de la découvrir dans un contemporain et surtout dans un one-shot. J’ai retrouvé sa plume délicate et agréable, qui fait défiler les pages sans que l’on s’en rende compte, ses descriptions des personnages qui nous font nous attacher immédiatement à ses héros et j’ai adoré la retrouver dans un genre différent de celui qui me l’avait fait découvrir.

Black Ice, c’est l’histoire de Britt qui part avec sa meilleure amie pour une randonnée d’un week-end, elle sont censées retrouver le copain et le frère de Korbie sur place, mais sur la route elles sont prise au piège par une tempête et la seule solution est de laisser la voiture sur place et d’essayer de trouver un abris proche. Elle tombent sur un chalet où sont également réfugiés deux garçons de leur âge. Mais ils ne sont pas si accueillant que ça…

C’est une vraie chasse à l’homme, des crimes sont commis, et on ne sait plus qui croire. C’est très différent de la série Hush, Hush, ça c’est sûr. Britt est une héroïne incroyable, elle n’a rien de la petite héroïne frêle qui ne sait pas se défendre ou qui a du mal à réfléchir et qui panique quand les choses se compliquent, bien au contraire. Korbie, par contre, m’a moins séduite par son côté égoïste qui ressort bien trop souvent au début du roman et j’ai eu du mal à comprendre l’amitié entre les deux jeunes femmes. Becca Fitzpatrick joue avec nos nerfs tout au long de l’histoire grâce à la psychologie des personnages et leurs relations. Il est très difficile de savoir si ce qu’ils ressentent est sincère, ou exacerbé à cause de la situation.

J’ai beaucoup aimé le lieu choisi, on se trouve dans la montagne, en pleine tempête et sans aucune âme qui vive et qui puisse venir en aide aux filles. Les péripéties s’enchaînent les unes après les autres, on ne nous laisse aucun moment pour souffler mais le tout reste incroyablement réaliste et prenant. Britt est très raisonnée et ne joue pas aux héros, elle a le comportement que toute jeune fille formée à la randonnée pourrait avoir dans une telle situation. J’ai adoré la voir traverser toutes ces étapes.

Le début était tellement prometteur, j’avais hâte de découvrir la fin. Et ça a été une vraie déception, c’est mielleux à souhait et j’aurais préféré que cela reste dans le ton du reste du roman. La romance s’installe tout au long du récit et elle n’est pas de trop, mais j’aurais préféré que la fin ne soit pas aussi niaise. J’ai passé un très bon moment mais la fin me laisse un petit goût amer, je préfère garder le déroulement en mémoire et oublier le dénouement.

Chroniques Livres

Perdue et Retrouvée de Cat Clarke

Chez Robert Laffont dans la Collection R, avril 2015.
406 pages, 17€90.
Ma note : ★★★★☆
Quatrième de couverture :
PERDUE
Quand Laurel Logan, 6 ans, a été kidnappée, seule sa petite sœur en a été témoin. Toute l’enfance de Faith a été façonnée par la disparition de Laurel : de la séparation de ses parents à la présence constante des médias, en passant par celle de ces soi-disant amis qui ne veulent que lui parler de sa sœur.
RETROUVÉE
Treize ans plus tard, une jeune femme est retrouvée dans le jardin de l’ancienne maison des Logan, totalement déboussolée et serrant dans ses bras l’ours en peluche avec lequel Laurel a disparu.
Laurel est enfin de retour chez elle, saine et sauve. Faith avait toujours rêvé de revoir sa sœur, sans oser vraiment croire que cela arriverait. Mais une série troublante d’événements isole Faith et la pousse à la paranoïa : ce que l’on a perdu peut-il réellement être retrouvé ?

Mon avis :
Plus je lis des romans de Cat Clarke, plus j’ai envie d’en lire d’autres !
Perdue et Retrouvée nous plonge dans la vie de Faith, 17 ans, dont la grande soeur a été enlevée à ses cinq ans alors qu’elles jouaient toutes les deux dans le jardin de devant. Laurel n’a jamais été retrouvée et ses parents se sont toujours battus pour que l’on se souvienne d’elle, que l’enquête ne soit pas close et que les policiers continuent de chercher des indices. C’est 13 ans plus tard que le miracle arrive, avec un coup de téléphone. On les prévient que Laurel a été retrouvée dans le jardin de leur ancienne maison, désorientée et affaiblie mais vivante.

Mais voilà, Faith s’était faite à l’idée que l’on ne retrouverait jamais Laurel et qu’elle était maintenant fille unique. Ses parents se sont séparés, son père a refait sa vie avec un homme, Faith a un petit ami… L’arrivée de Laurel chamboule tout ça.

J’ai adoré ce roman pour son aspect psychologique, surtout en ce qui concerne Faith. L’arrivée de Laurel va chambouler sa petite vie et cela ne lui plaît pas particulièrement, puis elle éprouve des remords parce qu’elle apprécie sa « nouvelle » sœur qui fait tout pour lui plaire. Faith est un personnage qui évolue énormément au fil des pages, et je me suis beaucoup attachée à elle parce que j’ai compris ses réactions. Après tout, Laurel, malgré toutes les choses horribles qui lui sont arrivées, prend toute l’attention de ses parents, et l’on se demande même si elle ne le fait pas à son avantage en les manipulant parfois. Je n’en ai donc pas voulu à Faith d’être parfois jalouse ou énervée par sa soeur, qui monopolise l’attention de tous : ses parents, la ville, les médias… Le personnage de Laurel, lui, m’a vraiment retourné le cerveau. J’ignorais si elle était sincère, si elle manipulait tout le monde exprès, j’ai même été jusqu’à me demander si elle ne retournait pas voir son ravisseur de temps en temps, s’ils n’était pas de mèche tous les deux en la renvoyant chez elle pour obtenir quelque chose de la famille. Re-tour-né le cerveau je vous dis.

Puis finalement, on comprend bien vite que derrière cette petite vie parfaite que la famille essaye de reconstruire, quelque chose ne tourne pas rond avec Laurel, mais le retournement de situation vient bien trop tard à mon goût et je pense que c’est ce qui fait que j’ai lu le roman si vite : je voulais juste savoir quel était ce fameux secret que cachait Laurel. La fin est elle aussi un peu trop rapide, j’aurais préféré des explications plus longues et qu’elles arrivent plus tôt dans le roman pour que l’on se fasse à l’idée.

Malgré tout, Cat Clarke did it again et j’ai passé un excellent moment avec Faith et Laurel, et je compte bien me procurer ses autres romans qui manquent encore à ma bibliothèque!

Chroniques Livres

Le Remède Mortel (L’épreuve, #3) de James Dashner

Chez Pocket Jeunesse, juin 2014.
383 pages, 18€50.
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Ma note : ★★★★☆

Résumé :
Thomas sait qu’on ne peut pas faire confiance à Wicked. Pourtant, ils prétendent que le temps des mensonges est révolu. Il leur faut désormais s’appuyer sur les Blocards, de nouveau en possession de tous leurs souvenirs, pour achever leur mission : compléter le projet de Cure…
Ce que Wicked ignore, c’est qu’il est arrivé quelque chose que ni Épreuve ni Variable ne pourrait avoir prévu : Thomas a conservé bien plus de souvenirs qu’il ne l’aurait fallu, et il sait désormais qu’il ne peut pas faire confiance à leur propagande… Les mensonges sont finis, mais la vérité pourrait bien être fatale à ceux qui s’en approchent de trop près. Y aura-t-il des survivants à la Cure Mortelle?

Mon avis :
Après avoir été voir le second volet au cinéma, et bien qu’il y ait eu énormément de changements au niveau du scénario par rapport au livre, j’avais envie de me replonger dans l’univers du Labyrinthe et de Wicked et d’enfin finir cette saga. J’avais été légèrement déçue par le second tome, que j’avais trouvé lent et qui, pour moi, apportait beaucoup plus de questions que de réponses. J’espérais donc que ce troisième et dernier tome relèverait un peu le niveau, d’autant plus que j’avais adoré le premier tome.

Ce fut un peu le cas, mais pas complètement. D’abord, je trouve que ce troisième tome est globalement une très bonne conclusion à la saga, et je ne pense pas qu’il aurait été possible de faire quelque chose de mieux. J’ai vraiment été ravie de retrouver Thomas, Newt, Minho, Teresa et les autres pour une nouvelle aventure (même si je venais de les voir au cinéma 😉 ). Thomas se souvient de bien plus de choses que prévu, et il sait bien que Wicked n’est pas aussi bon qu’ils veulent bien le prétendre. Ce troisième tome est un véritable affrontement entre Thomas et Wicked, et j’ai trouvé que malheureusement, les autres personnages, les autres blocards, passaient bien trop souvent au second plan. J’ai eu beaucoup de mal à me fier à certains personnages, comme Brenda, et d’autres m’ont manqué, comme Newt, que l’on ne voit pas beaucoup dans ce tome. Malgré tout, j’ai dévoré ce roman et je suis ravie d’avoir enfin terminé cette saga et d’avoir le fin mot de l’histoire. Certaines choses m’ont été légèrement gâchées par le second film, puisque des éléments de ce troisième tome y sont présents, et je n’avais donc plus tellement l’effet de surprise voulu lors de certains événements.

Ce troisième tome est un enchaînement de scènes d’action et de quelques révélations, mais les deux ne sont pas proportionnelles. Beaucoup d’action, pour au final peu de révélations. J’ai trouvé qu’il y avait également certaines longueurs, certains passages n’en finissaient pas et j’avais juste envie que l’on passe à autre chose, que l’on avance.

J’ai été déçue cependant du changement de comportement de Thomas vis à vis de Teresa, premièrement, puis de la disparition de certains personnages (qui bien sûr, étaient mes personnages favoris…). Lui qui se méfie pourtant de tout, accorde bien vite sa confiance à Brenda, et comme c’est un personnage que je n’arrivais pas du tout à cerner, cela m’a passablement énervée… Le duo Thomas/Teresa n’est plus présent, ce qui était pourtant l’un des gros points forts du premier tome. Teresa elle-même, n’apparaît que pendant quelques pages dans le roman. J’ai également trouvé que la fin était trop rapide et ne répondait pas à toutes nos interrogations concernant Wicked et le pourquoi du comment.

Ce n’est pas une vraie déception, mais de la frustration que j’ai ressenti en fermant mon livre. Peut-être que le prequel m’aidera à y voir un peu plus clair…

Chroniques Livres

Conversion de Katherine Howe

Chez Albin Michel, avril 2015.
480 pages, 18€.
Ma note : ★★★★☆

Résumé :
Colleen, Deena, Emma et Anjali sont en terminale dans le prestigieux lycée St Joan. Colleen est sur le point d’être acceptée à Harvard et ne pense plus qu’à cela. Un jour de janvier, une de ses camarades est prise de convulsions. Très vite, d’autres élèves présentent d’étranges symptômes : perte de cheveux, paralysie, quintes de toux… La presse s’empare de l’affaire, un vent de panique souffle sur St Joan. Mais pas question pour Colleen de se laisser déstabiliser : elle doit travailler sur la pièce Les Sorcières de Salem, d’Arthur Miller. Et ses recherches la mènent en 1692, au moment du procès des sorcières de Salem, à la rencontre d’Ann Putman qui fit semblant d’être ensorcelée… Les époques se croisent, les drames se nouent. Qu arrive-t-il aux élèves de St Joan ? Et si la réponse se trouvait dans le passé, trois siècles plus tôt… ?
Conversion est un roman élégant et complexe qui allie l’univers contemporain d un lycée prestigieux, à celui d’un XVIIe siècle marqué par la panique et l’horreur du procès de Salem. New York Times.

Mon avis :
Conversion est un roman dans lequel j’avais hâte de me plonger à l’approche d’Halloween. J’en ressors légèrement déçue, malgré avoir passé un bon moment de lecture.
Dans Conversion, nous suivons Emma et ses amies au lycée St Joan, réservé aux filles. L’année de terminale va toucher à sa fin et les filles ne pensent qu’à l’université, aux devoirs à rendre et Emma espère pouvoir être major de sa promo et avoir l’honneur de donner le discours de fin d’année. Elle est obnubilée par ses études et la peur d’échouer. Puis un jour, l’une de ses camarades de classe a des convulsions en plein cours et c’est là que l’intrigue fantastique commence réellement. D’autres élèves développent d’autres symptômes, et les journalistes s’emparent de l’affaire quand la situation perd tout contrôle. Emma évite de penser à cette maladie mystère, et continue de se focaliser sur ses études. Ce n’est que quand elle doit rendre un devoir de rattrapage sur la pièce d’Arthur Miller qu’elle fait un rapprochement. Et si, finalement, cette maladie mystère n’avait rien d’une maladie ?

J’ai trouvé que le tout était globalement bien mené, l’écriture de Katherine Howe est vraiment très agréable et j’ai vraiment pris du plaisir à suivre Emma, bien que son obsession pour les études soit parfois bien trop importante et me fasse pousser quelques soupirs. Globalement, j’ai bien aimé l’histoire, mais j’attendais beaucoup plus de sorcières. Je m’explique. Les chapitres dans le présent et en 1692 s’alternent pour nous faire vivre deux histoires en même temps : celle d’Emma, et celle d’Ann Putman. Celle d’Emma est bien menée, réaliste, et celle d’Ann est bien plus fantastique mais beaucoup plus lente jusqu’à ce que l’on arrive au fameux procès, et j’aurai aimé que cela avance plus rapidement au début. Le lien entre les deux époques est vraiment très long à s’établir et je n’ai pas compris avant un bon moment où voulait en venir Katherine Howe, en mettant en parallèle ces deux histoires, puisqu’Emma ne parle pas de sorcières, de magie, de sortilège avant que sa professeur ne lui suggère cette idée.

La fin, quant à elle, m’a déçue. J’aurais largement préféré une explication fantastique à une explication rationnelle. J’ai l’impression que le roman m’a menée en bateau tout le long, j’ai été trahie par la fin et ma soif de magie, je m’attendais à une explication impossible, à des sorcières dans notre monde moderne, et finalement, il n’y a rien de tout ça. Et le titre aurait du m’indiquer que je me trompais depuis le début.

Malgré tout, j’ai passé un excellent moment et lire un roman qui a une vraie fin, cela fait toujours plaisir quand on a des tonnes de séries entamées 😉

Chroniques Livres

Résistance (Night School, #4) de C.J. Daugherty

Chez Robert Laffont dans la Collection R, juin 2014.
414 pages, 17€90.
Ma note : ★★★★☆

Résumé :
Cimmeria représentait bien plus qu’une simple école pour Allie. L’académie était en effet l’unique refuge où elle se sentait vraiment à l’abri. Mais les temps ont changé, l’illusion s’est brisée en mille morceaux… Allie pourra-t-elle résister aux attaques de plus en plus violentes portées tant par les ennemis de l’extérieur que de l’intérieur ? D’autant qu’une toute autre épreuve l’attend dans ce chaos : choisir enfin qui de Carter ou de Sylvain mérite son amour et sa confiance…

Mon avis :
J’avais été légèrement déçue par le troisième tome, mais j’ai quand même décidé de continuer cette série : deux tomes restant, c’est largement faisable. D’autant plus que c’est une série qui se lit vraiment très rapidement, l’écriture de C.J. Daugherty est très agréable et très fluide, et mine de rien, j’avais déjà lu trois livres et j’ai quand même bien envie de découvrir le fin mot de cette saga.
Je suis plutôt contente d’avoir persévéré, puisque dans ce tome-ci, les choses avancent vraiment, du moins, c’est l’impression que j’en ai eu. J’ai eu l’impression que le roman était coupé en deux parties, l’aspect émotionnel avec Allie, et l’aspect de l’intrigue avec Cimmeria et Nathaniel. On apprend enfin qui est la fameuse taupe de l’école, celui/celle (vous ne croyez quand même pas que je vais vous dévoiler son identité !) qui donne des informations sur l’école et sur Allie à Nathaniel.

J’ai été très surprise par l’identité de cette taupe, je ne m’attendais pas à cette personne alors que d’habitude je suis plutôt du genre à me méfier de tout le monde dans ce genre d’histoire et à suspecter même les plus innocents. Pour le coup, ça a été une bonne/mauvaise surprise. C.J. Daugherty a vraiment bien mené la danse. Du point de vue de l’intrigue, on avance pas mal et je suis ravie de ce bon en avant : on bouge, on en apprend plus, on sort de Cimmeria, il y a enfin une tentative de négociation Allie et Nathaniel… Il se passe des tas de choses et j’ai eu du mal à me décrocher de ma lecture, c’était très prenant.

Après, il y a eu un gros point qui m’a énervée pendant toute ma lecture : c’est Allie. Elle fait la girouette et ça, ça a le don de m’énerver. Elle passe de Carter dans les premiers tomes à Sylvain, puis de Sylvain à Carter, puis finalement elle ne sait pas si c’est vraiment ce qu’elle veut, elle ne sait pas ce qu’elle ressent, Sylvain ? Carter ? Du coup, elle va de l’un à l’autre et j’ai trouvé ça 1) énervant, et 2) cruel de sa part vis à vis des garçons. J’ai toujours du mal avec les triangles amoureux et je dois dire que celui-ci m’a bien tapé sur le système. J’aime beaucoup les personnages de Sylvain et Carter, donc peu importe lequel elle choisira au final, je serais contente, mais Allie a vraiment eu le don de m’énerver dans ce tome.

J’ai enfin hâte de découvrir la fin de cette saga, surtout après la fin de ce quatrième tome qui m’a vraiment tenue en haleine !

Chroniques Livres

Francesca #2 et #3, La Trahison des Borgia et Maîtresse de Borgia de Sara Poole

Chez les Editions Toucan et Pocket, avril 2012 et février 2015.
400 et 498 pages, 20€ et 8€10.
Ma note globale : ★★★★☆
Résumé du premier tome :
Rome, fin du XV e siècle. Bien plus qu’un art, l’empoisonnement est un véritable métier à la cour des Borgia. Et c’est celui de Francesca, comme de son père avant elle, jusqu’à ce qu’il meure dans la rue, roué de coups. Déterminée à venger son assassinat, la jeune femme prend la charge d’empoisonneuse au service du cardinal Rodrigo Borgia. Désormais au cœur des intrigues d’une des familles les plus puissantes de Rome, Francesca devient la confidente de Lucrèce Borgia et l’amante de César. Mais surtout, sa vendetta fait d’elle la pièce maîtresse d’une partie d’échecs immémoriale, dont l’issue pourrait replonger l’Europe dans l’obscurantisme…
Mon avis :
J’avais lu le premier tome l’année dernière, et j’avais laissé traîner le second tome jusqu’à ce que je trouve le troisième en poche. J’ai donc marathoné ces deux derniers tomes, histoire d’enfin terminer cette série. Quel plaisir de retrouver Francesca, l’époque des Borgia et le style de Sara Poole ! Francesca est une héroïne forte et puissante, elle n’a pas peur de dire ce qu’elle pense, d’affronter la famille Borgia et de se battre pour ses principes, mais malgré tout elle se retrouve à affronter ses propres démons. C’est un vrai plaisir de la suivre lors de cette trilogie et de s’attacher à elle.
Le second tome, La Trahison des Borgia, est beaucoup plus tourné vers les Borgia et le meurtrier qui rode à Rome pour s’en prendre au Pape, tandis que le troisième tome, Maîtresse de Borgia, est plus tourné vers Francesca et nous permet d’en apprendre plus sur son passé, sur ce qui est arrivé à sa mère et comment elle l’a vécu. J’ai beaucoup apprécié ce dernier tome et l’aspect plus personnel qu’il aborde, on termine en beauté en s’attachant complètement avec le personnage principal, en comprenant enfin d’où viennent ses cauchemars récurrents. Le métier d’empoisonneuse de Francesca ne lui permet pas de vivre une vie tranquille et la met dans des situations plus compliquées les unes que les autres, et ce pour notre plus grand plaisir.
L’écriture de Sara Poole est extrêmement agréable, très recherchée et l’on sent que ses romans reposent sur de vraies recherches historiques, on sent que les bases sont solides et cela ne rend la lecture que plus appréciable. Ces deux tomes, à l’image du premier, sont remplis de rebondissements, de retournements de situations, de sentiments, de trahison, de complots… Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde ! Nous sommes complètement plongés au XVème siècle et quel plaisir, j’ai vraiment savouré ma lecture jusqu’aux dernières pages et j’étais triste d’en avoir fini.
J’ai tout de même été un peu déçue par la fin du troisième tome, puisque finalement pour moi, l’histoire avec Morrozzi n’est pas terminée. J’espère qu’un quatrième tome sortira un jour, puisque je n’ai rien vu à ce sujet en cherchant sur internet. J’espère que Francesca aura droit à d’autres aventures et à une autre fin digne de ce personnage haut en couleurs et qui traverse des tas d’aventures.
Chroniques Livres

Le prix de l’hérésie de S.J. Parris

Lien Amazon : Le prix de l’hérésie
Lien Goodreads : Le prix de l’hérésie
Éditeur : 10/18
Prix : 9€10
Note : ★★★☆☆
Résumé :
1583. L’Inquisition fait rage sur le continent. Contraint à l’exil pour hérésie, l’esprit visionnaire Giordano Bruno rejoint les bords de la Tamise où le destin lui prête un nouveau protecteur en la personne de la reine Elisabeth Ière. Chargé d’être son espion à Oxford, le sulfureux Napolitain plonge dans les rouages d’une tragédie où ferveur religieuse et fureur meurtrière ne font qu’un.
Mon avis :
J’ai découvert cette série en allant visiter l’exposition sur les Tudors au Musée du Luxembourg à Paris, passionnée par la période je ne pouvais tout simplement pas rater ça. Dans la boutique, en fin de visite, un petit rayon était dédié aux romans se déroulant à l’époque des Tudors… Je me suis retenue et je n’ai pas acheté les livres sur place (j’avais déjà craqué pour le catalogue de l’exposition à 35€ donc ça fait un peu mal au porte-monnaie). Du coup j’ai emprunté le premier tome à la bibliothèque.
J’ai un avis en demi-teinte sur ce premier tome. Tout d’abord, j’ai adoré les personnages, le style de l’auteur, et l’ambiance du roman. Je ne suis pas très fan du genre policier à la base, mais j’essaye de m’y mettre progressivement (et un policier à l’époque des Tudors, c’est le bon moyen pour me faire aimer et pour que je m’y attelle) et j’ai beaucoup aimé l’enquête présentée ici. Ce qui me laisse perplexe, c’est ce qui va se passer dans les tomes suivants. Il n’y en a que quatre pour l’instant, mais voilà, j’ai un peu de mal à me projeter puisqu’il y a une vraie fin. Je n’ai pas du tout soupçonné le coupable pendant ma lecture, je me suis laissée porter jusqu’au dernier chapitre, il y avait tellement de suspects possibles et comme je débute en policier, j’ai suivi tout ça avec intérêt, sans non plus être désespérée si je ne connaissais pas la fin.
Un avis en demi-teinte, comme je le disais, j’ai beaucoup aimé Bruno, ainsi que les personnages de Sophia et Cobbett, ce qui, je pense va me faire continuer cette série, ainsi que l’univers et l’époque, mais j’ai trouvé qu’il y avait quand même énormément de longueurs, des passages où il ne se passait pas forcément grand chose… Malgré tout, la plume de l’auteur est très agréable, c’est assez fluide à lire. Le roman fait quand même presque 600 pages, et j’ai trouvé ça un peu long pour un dénouement aussi rapide. L’enquête m’a semblé longue à démarrer, longue en elle-même, puis très rapide à être résolue. Toutefois, je pense que ce roman peut être parfois difficile à comprendre dans le contexte historique et religieux, j’adore cette période de l’histoire britannique donc je m’y connais, mais quelqu’un qui n’a aucune connaissance sur cette période risque d’être un peu perdu… D’autant que ça parle énormément de religion. À voir, donc.
C’était cependant une bonne lecture, je vais continuer la série avec plaisir puisque j’ai déjà le second tome dans ma PAL.