Chroniques Livres

Dry – Neal et Jarrod Shusterman

Chez Robert Laffont dans la Collection R, Novembre 2018, 450 pages.
Ma note : 5/5 ♥

Quatrième de couverture :
Avez-vous déjà eu vraiment soif ? La sécheresse s’éternise en Californie et le quotidien de chacun s’est transformé en une longue liste d’interdictions : ne pas arroser la pelouse, ne pas remplir sa piscine, limiter les douches… Jusqu’à ce que les robinets se tarissent pour de bon. La paisible banlieue où vivent Alyssa et sa famille vire alors à la zone de guerre. Soif et désespoir font se dresser les voisins les uns contre les autres. Le jour où ses parents ne donnent plus signe de vie et où son existence et celle de son petit frère sont menacées, Alyssa va devoir faire de terribles choix pour survivre au moins un jour de plus.
À la croisée des sagas U4 et la 5e vague, un roman catastrophe aux accents prophétiques. Par l’auteur de la trilogie best-seller La Faucheuse, Neal Shusterman, et son fils.

Mon avis :
Après le coup de cœur qu’avait été le premier tome de La Faucheuse de Neal Shusterman, paru également dans la Collection R, j’étais très curieuse de découvrir ce nouveau roman. Un one-shot écrit à quatre mains avec son fils, Jarrod, nous plongeant dans un univers quasi apocalyptique quand des adolescents se retrouvent livrés à eux-mêmes en pleine « crise de l’eau ». Et cela n’a pas loupé, cette lecture a été un vrai dépaysement et m’a donné affreusement soif !

Nous découvrons d’abord Alyssa, une adolescente au quotidien assez classique, qui vit avec ses parents, son oncle, son petit-frère et leur chien dans un quartier pavillonnaire en Californie. Cela fait quelques semaines qu’une sécheresse s’abat sur les Etats-Unis et qu’ils doivent faire attention à leur consommation d’eau : les restrictions diverses et variées ne cessent de tomber… mais jusqu’à présent, rien d’ingérable. Jusqu’à ce que les robinets cessent de couler et que l’eau ne vienne plus jusqu’à eux. Si la menace était réelle depuis quelques temps, personne ne s’attendait vraiment à ce que l’eau disparaisse. C’est une denrée tellement facile à obtenir : après tout, il suffit d’ouvrir le robinet pour l’obtenir. C’est tout simple. Et pourtant…

C’est quand les machines de désalinisation sont mises en route sur la côte que les parents d’Alyssa décident de partir pour ramener de l’eau potable. Maintenant seuls, Alyssa et son frère vont finalement demander de l’aide à leur voisin, un garçon un peu bizarre (mais avec beaucoup d’humour) qui vit dans un véritable bunker avec ses parents qui eux avaient déjà tout prévu pour la fin du monde. Sur la route, ils rencontreront deux autres adolescents qu’ils embarqueront avec eux, sans vraiment avoir le choix. C’est cette petite troupe de cinq adolescents que l’on va suivre tout au long du roman alors qu’ils tentent d’abord de trouver de l’eau, mais aussi de retrouver les parents d’Alyssa et surtout… de survivre. Livrés à eux-même, ils vont réaliser que sans eau, l’homme est capable du pire et devient la pire des créatures.

Ce roman se dévore. Présenté comme un roman pour adolescents, je suis persuadée qu’il peut plaire au plus grand nombre et aux fans du genre dystopique, amateurs de Hunger Games, La 5ème Vague et autres sagas littéraire à succès du même type, par exemple. J’étais curieuse au début de savoir comment l’histoire allait évoluer et surtout comment les auteurs allaient nous embarquer dans cette aventure à l’aspect catastrophe, mais je me suis finalement prise au jeu et j’ai eu terriblement soif tout au long de ma lecture. C’était diablement efficace et je vous conseille vivement de vous munir d’une bouteille d’eau fraîche si vous pensez vous attaquer à ce roman. J’ai également beaucoup aimé l’originalité du roman, en dehors du sujet abordé : pas de niaiserie adolescente et de raccourcis ici. L’intrigue est intelligemment ficelée, les personnages sont raisonnés et attachants, on prend beaucoup de plaisir à les suivre. Et surtout : pas de triangle amoureux ou de romance qui ne sert à rien, et rien que pour ça, j’ai envie d’embrasser les auteurs. L’écriture de Neal et Jarrod Shusterman est incisive, ils n’hésitent pas à nous confronter à la pire des situations possible pour l’homme. On découvre la facette la plus sombre de la survie.

Derrière le road-trip et l’aventure, j’ai surtout apprécié l’aspect écologique du roman qui nous pousse à nous questionner sur notre propre consommation de ressources naturelles, un sujet plus que jamais d’actualité. Le réchauffement climatique, la disparition d’espèces sauvages, les déchets de plus en plus nombreux et difficiles à éliminer, la destruction de zones sauvages… tous ces éléments qui peuvent sembler lointain mais qui ont un impact direct sur notre quotidien. Les personnages ne ressortiront pas indemnes de leur voyage, mais le lecteur non plus, qui se retrouve lui aussi embarqué dans cette aventure.

En bref, une lecture intelligente et terriblement efficace, je la recommande à tous ! 🙂

Chroniques Livres

Grace and Fury #1 de Tracy Banghart

Chez Hachette Romans, Septembre 2018, 360 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
« Il était interdit aux femmes de lire. Il était interdit aux femmes de faire quoi que ce soit, vraiment. »
Toute sa vie, Serina a été formée pour devenir Grâce : une femme choisie pour son élégance, sa beauté, et pour se tenir aux côtés du roi. Cette année, c’est le prince héritier, Malachi, qui va choisir sa compagne. Serina se rend donc dans la capitale de Viridia accompagnée par sa sœur, Nomi, qui deviendra sa servante. La première y voit l’opportunité de sauver sa famille de la pauvreté ; la seconde n’y reconnaît qu’un exemple de plus de l’oppression des femmes. Contre toute attente, c’est Nomi qui est choisie pour devenir Grâce. Mais elle cache aussi un lourd secret : elle sait lire, une activité interdite aux femmes de ce pays. Lorsque les deux sœurs sont surprises en possession d’un ouvrage que Nomi a volé dans la bibliothèque royale, Serina se dénonce aussitôt comme coupable. Elle est alors envoyée sur le mont aux Ruines : une île devenue prison pour femmes.
Si elle veut survivre, Serina devra s’endurcir. De son côté, Nomi la rebelle devra faire semblant de se soumettre aux règles du palais afin de gagner l’influence nécessaire pour délivrer sa sœur. C’est un livre, caché dans les affaires de Nomi, qui lui fait entrevoir la vérité. Et si Viridia avait autrefois été dirigée par des femmes ? Si la personne qui lui avait laissé le livre était un allié ?

Mon avis :
Je remercie les éditions Hachette et NetGalley de m’avoir permis de découvrir ce roman.

Grace and Fury est un premier tome totalement addictif que j’ai eu beaucoup de mal à lâcher avant de l’avoir terminé. Tracy Banghart parvient à nous embarquer tout de suite dans le vif du sujet sans nous perdre en cours de route et c’est très appréciable. Si le début m’a largement fait penser à la saga La Sélection de Kiera Cass (publié chez Robert Laffont dans la Collection R) et à d’autres séries de YA un peu historiques du même genre comme on a pu en voir beaucoup, passé les premiers chapitres nous rentrons dans un univers vraiment original que j’ai absolument adoré.

Nous découvrons l’histoire de Serina et Nomi, deux sœurs qui n’ont pas grand chose en commun à part l’affection qu’elles ont l’une pour l’autre. Alors que la première a toujours été formée pour devenir une Grâce, la future compagne de l’Héritier du royaume, Nomi a quant à elle été formée pour devenir sa suivante. Elles n’ont donc pas du tout les mêmes intérêts et encore moins le même tempérament. Mais contre toute attente, c’est Nomi qui se fait remarquer de Malachi, l’Héritier, et qui va être choisie à la place de sa soeur pour devenir une Grâce. Serina quant à elle, va être prise de cours face à cette annonce et va devoir devenir une suivante le plus rapidement possible et soutenir sa soeur dans cette nouvelle étape de sa vie. C’est en tentant de lui changer les idées qu’elle va être arrêter, surprise en possession d’un livre alors que c’était Nomi la vraie coupable, ce qui est strictement interdit pour une femme. Serina va alors être envoyée au Mont Destruction, ou une toute autre destinée l’attend : se battre littéralement pour sa survie.

J’ai absolument adoré l’évolution des deux personnages principaux et la relation qu’elles entretiennent au début du roman. Quand Nomi est choisie à la place de Serina, je m’attendais à ce que cette dernière veuille se venger à tout prix, et elle choisit plutôt de soutenir sa sœur malgré sa peine. J’ai trouvé le choix de Tracy Banghart très original, parce que les familles qui se déchirent en romans YA on en a déjà vu beaucoup ! Les deux sœurs évoluent énormément au cours de ce roman, qui n’est pourtant qu’un premier tome. Chacune de leur côté, elles vont faire face à des épreuves et un monde brutal qu’elles n’avaient jamais pu imaginer puisqu’elles se retrouvent à suivre un chemin qui n’était pas celui tracé pour elle à la base. Nomi va devoir apprendre à devenir discrète, à séduire l’Héritier et son entourage pour savoir ce qu’est devenue sa sœur et tenter de la secourir, et Serina va devoir apprendre à se battre pour sa survie. Chacune va devoir se méfier de son entourage, car ni au palais ni au Mont Destruction on ne sait vraiment à qui se fier.

Un premier tome totalement addictif, dans lequel on rentre immédiatement grâce aux chapitres aux points de vue alternés entre les deux sœurs, impossible de s’ennuyer. Je tiens également à souligner l’aspect féministe de ce roman, tous les éléments qui sont interdits aux femmes et qui sont petit à petit expliqués au fil du récit, et ces héroïnes terriblement fortes qui vont tenter de faire revenir les choses dans le droit chemin… cela ne peut que nous parler dans notre société actuelle. J’ai terriblement hâte de découvrir la suite, car la dernière partie de ce premier tome était haletante au possible ! Je vous conseille vraiment de découvrir ces deux héroïnes et l’univers de Tracy Banghart !

Chroniques Livres

Nos vies en mille morceaux – Hayley Long

Chez Gallimard jeunesse, août 2018, 325 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Comment reprendre goût à la vie quand on a tout perdu ? Le cheminement de deux frères renversant, chaleureux et tout en finesse.
Le monde de Griff et Dylan, 13 et 15 ans s’écroule à la fin de l’été, quand un accident de voiture les laisse orphelins. Installés à New-York depuis peu, ils sont d’abord recueillis par Blessing, collègue bienveillante de leurs parents. Puis à l’autre bout du monde, dans une petite ville du pays de Galles, chez un oncle et une tante qu’ils ne connaissent pas. Dylan veille sur son petit frère comme sur la prunelle de ses yeux, tandis que Griff sort de son isolement grâce à l’affection de son entourage et aux amitiés qu’il commence à nouer. Dylan, de son côté, trouvera-t-il le paix intérieure?

Mon avis :
Je tiens à remercier les éditions Gallimard jeunesse qui ont accepté de m’envoyer ce service presse !

Nos vies en mille morceaux est un roman qui nous fait passer par toute une palette d’émotions. Nous commençons par faire la connaissance des deux personnages principaux : Griff et Dylan, deux adolescents de 13 et 15 ans, qui alors qu’ils reviennent de vacances d’été avec leurs parents, ont un accident. Ils se retrouvent alors orphelins et vont être recueillis provisoirement par Blessing, la collègue de leurs parents professeurs de collège, puis finalement par leur tante Dee, au Pays de Galles. Dylan et surtout Griff, qui a plus de mal à accepter la situation, vont devoir se reconstruire.

Le merveilleux atout de ce roman est sans conteste la richesse des personnages. Griff est un enfant complètement perdu, surprotégé par son frère Dylan. Le premier va devoir se trouver une nouvelle place dans le monde après la perte de ses parents, aidé par le second. Les personnages secondaires sont tout aussi intéressants et attachants : d’abord Blessing, qui amènera la touche musicale (et très importante) du roman, Dee et son époux, la jeune Hari, mais également les personnages âgées auxquelles cette dernière et Griff vont rendre visite. Chaque personnage apporte une nouvelle information au roman et ajoute sa pierre à l’édifice.

Un réel effort de mise en page a été fait sur ce roman (j’ignore si elle est identique en version originale), ce qui donne une vraie dynamique à l’histoire et surtout aux dialogues. La typographie n’a pas la même taille en fonction de l’intonation utilisée par les personnages, en fonction de s’ils chuchotent ou s’ils parlent fort, la police sera plus grande ou plus petite. Des sauts de ligne sont utilisés aussi pour Dylan, quand il décide de se couper du monde et part dans ses pensées, cela nous permet de découvrir par des flash-backs des moments partagés avec leurs parents. Des petits détails et des choix de mise en page permettent vraiment de porter l’attention sur certains éléments et de se plonger totalement dans l’expérience tragique que sont en train de vivre ces deux adolescents.

L’auteure a choisi de jouer sur un certain effet de surprise dans le roman, qui n’a pas forcément fonctionné sur moi parce que j’ai rapidement deviné de quoi il était question. Cependant je trouve l’idée excellente et je pense que les lecteurs qui ne devineront pas n’auront qu’une envie : relire le roman pour le découvrir d’un œil nouveau. Nos vies en mille morceaux est un roman très touchant, qui aborde les thèmes du deuil, de l’adolescence, du lien fraternel et familial avec beaucoup de sensibilité, un peu d’humour et une belle justesse. C’était une très jolie lecture.

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Arena 13 #1 de Joseph Delaney

Chez Bayard, novembre 2015, 400 pages.
Disponible en Livre de Poche Jeunesse.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Les temps sont funestes pour l’humanité, qui a presque disparue de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Les derniers humains vivent confinés dans le pays de Midgard, entouré par une infranchissable barrière de brouillard. Au-delà, personne ne sait précisément ce qu’est devenu le monde, car celui qui ose la franchir, disparaît à jamais, ou devient fou. Gindeen, la seule ville du pays, est réputée pour ses arènes, où toute la journée se succèdent des combats. Là, dans une citadelle, vit une sinistre créature Hob – il n’est pas humain – qui exerce une tyrannie sanglante sur la population. Doué de multiples vies, et capable de changer d’apparence à volonté, Hob enlève des femmes qu’il laisse exangues, provoque au combat des guerriers obligés de relever le défi et les tue…
Un jour, Leif, un jeune garçon, va trouver Tyron, l’un des entraîneurs les plus réputés, et l’implore de se charger de sa formation, car il veut combattre dans la célèbre Arena 13 et espère vaincre Hob. Tyron, qui se fait habituellement payer très cher ses services, hésite longuement. Mais, séduit par la détermination du garçon, il finit par accepter de le prendre à l’essai, et gratuitement… Leif, qui n’a que l’expérience de combat de bâtons – dans lequel il excelle, s’installe donc chez Tyron où il entame son « apprentissage ». Il y fait la connaissance des deux autres disciples du maître : Deinon et Palm. Si le premier est plutôt avenant, Palm lui témoigne une hostilité immédiate, et le traite en rival….

Mon avis :
Nouvelle découverte pour moi, puisque je découvre Joseph Delaney dans un tout nouveau genre. Après avoir lu le premier tome de l’Epouvanteur qui fait partie des grands titres jeunesse, j’avais hâte de me plonger dans cette nouvelle saga. Les thèmes des gladiateurs, des combats et de la mythologie m’attiraient énormément et je n’ai pas été déçue !

Le roman nous présente Leif, un jeune garçon débrouillard dont le rêve est de combattre dans l’Arena 13, l’arène la plus dangereuse de Gindeen. Après avoir gagné un ticket qui lui promet la meilleure des formations, il traverse le pays à pied pour partir à la rencontre de Tyron, un entraîneur qui d’abord refuse de le prendre en charge, puis finalement revient sur sa décision et va le prendre sous son aile. Le début de l’entraînement se déroule bien, mais Leif n’est pas le seul dans la maison… On découvre les deux autres apprentis de Tyron : Deinon et Palm, l’un est plutôt timide et effacé, il est même assez mauvais en combat, alors que l’autre est ambitieux, prétentieux et prêt à tout pour réussir, aidé par son riche père. Mais Tyron a également une fille, qui de par son sexe n’a pas le droit de combattre alors qu’il s’agit de son plus grand rêve… Elle embarquera Leif dans quelques affaires qui ne seront pas sans conséquences.

Un premier tome efficace, original et séduisant qui nous présente un tout nouvel univers. Oubliez L’Epouvanteur, nous en sommes bien loin ! Arena 13 est un roman pour adolescent, mais les thèmes abordés sont violents et sombres, mais grâce à l’écriture de Joseph Delaney, l’ambiance ne devient ni pesante ni étouffante. Les personnages sont attachants, la mythologie est riche (nous ne sommes pas dans une copie de la Rome antique, mais Joseph Delaney s’en inspire clairement pour construire ses légendes), les descriptions des combats et des entraînements sont très visuelles et nous permettent de comprendre pleinement les mouvements effectués… J’ai été transportée par cette lecture et j’ai hâte de lire le deuxième tome !

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Envole-moi de Annelise Heurtier

Chez Casterman, mars 2017, 350 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Lors d’un vide-grenier auquel il participe pour pouvoir s’acheter la Gibson de ses rêves, Swann a un coup de foudre pour Joanna. Mais un détail lui a échappé : Joanna est en fauteuil roulant. Malgré les doutes et les difficultés que cela implique, les deux adolescents vivent une belle histoire d’amour. Cependant, un jour, Joanna se met à broyer du noir : elle a appris que sa cousine, avec qui elle partage la même passion intense pour la danse, a été acceptée à l’Opéra de Paris. Brutalement, cet événement lui rappelle ses limites : malgré toute sa volonté et son appétit de vivre, certains rêves resteront inaccessibles. Swann emploie alors toute son énergie pour que Joanna n’abandonne pas son envie de danser, pour de vrai.

Mon avis :
Quel plaisir de retrouver Annelise Heurtier avec ce nouveau roman ! J’avais découvert cette auteure avec son livre Sweet Sixteen qui avait été un petit coup de coeur et j’ai vraiment adoré Envole-moi. Ce nouveau roman nous présente deux adolescents qui semblent en tous points normaux : Swann, un garçon passionné par la musique et qui rêve de s’acheter une Gibson, et Joanna. Pour gagner un peu d’argent et enfin s’acheter sa guitare, il va participer à un vide-grenier, et tomber fou amoureux de la jeune fille qui tient le stand juste en face : le coup de foudre. Ce n’est que quand elle s’approche de lui qu’il se rend compte qu’elle est en fait en fauteuil roulant. Mais cela ne va pas l’empêcher de l’aimer, bien au contraire.

Ce roman pour adolescents aborde le sujet du handicap avec légèreté et beaucoup de douceur, sans pour autant en faire le thème principal du livre. En effet, le rêve ultime de Joanna est de pouvoir danser, elle était passionnée de danse quand elle était plus jeune et son handicap l’a empêchée de pouvoir continuer. Quand sa cousine est acceptée à l’Opéra de Paris, la jeune fille déprime et se rend compte de tout ce qu’elle ne pourra jamais réaliser. Swann va alors tout faire pour qu’elle puisse réaliser son rêve : une véritable quête pour rendre la fille de ses rêves heureuse.

La plume d’Annelise Heurtier nous transporte encore une fois dans une histoire touchante et prenante à la fois, qui se lit à toute vitesse. Les personnages sont attachants et nous donne envie de profiter de la vie à fond, de courir, hurler, chanter et danser. Une très belle lecture que je vous recommande vivement !

Chroniques Livres

The Curse #1 de Marie Rutkoski

Chez Lumen éditions, février 2017, 464 pages.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Fille du plus célèbre général d’un empire conquérant, Kestrel n’a que deux choix devant elle : s’enrôler dans l’armée ou se marier. Mais elle n’est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la « malédiction du vainqueur » : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l’objet de sa convoitise.
Elle ignore encore qu’elle est loin, bien loin, d’avoir fini de payer son geste. Joueuse hors pair, stratège confirmée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l’esclave, Arin, et comprend qu’il n’est pas qui il paraît… Mais ce qu’elle soupçonne n’est qu’une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage.
Gagner sera-t-il pour elle la pire des malédictions ? Jeux de pouvoir, coups de bluff et pièges insidieux : dans un monde nouveau, né de l’imagination d’une auteure unanimement saluée pour son talent, deux jeunes gens que tout oppose se livrent à une partie de poker menteur qui pourrait bien décider de la destinée de tout un peuple.

Mon avis :
Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Lumen pour ce magnifique service presse qui est arrivé à la librairie, avec sa petite fiole de poison… C’était mon premier service presse en direct d’une maison d’édition sans que je l’ai demandé et je suis ravie d’avoir reçu The Curse. Je connaissais déjà la trilogie de nom, puisque lors de mes voyages à Londres j’avais acheté la trilogie chez Waterstones (vous pouvez la voir dans mes bookhauls londonien) et j’attendais juste le bon moment pour me lancer… Il semblerait que le bon moment soit arrivé 🙂

The Curse, dans ce premier tome en tout cas, raconte l’histoire de Kestrel, jeune femme de dix-sept ans à l’esprit aiguisé qui devine toujours quand on lui ment et qui du coup gagne à tous les jeux auxquelles elle participe (notamment Crocs et venins, le jeu le plus apprécié du roman). Elle est la fille d’un célèbre général et doit choisir entre s’enrôler dans l’armée ou se marier. Elle réussit à négocier avec son père pour obtenir six mois de sursis, mais à la fin de ces six mois, elle devra lui donner sa décision : le mariage ou l’armée. Il n’y en a aucun qui vaut mieux que l’autre pour Kestrel, dans les deux cas elle perdra sa liberté… Alors qu’elle se promène au marché avec son amie Jess, elle cède à une impulsion et achète un esclave, un chanteur, bien plus cher que le prix proposé pour débuter la vente. Elle a succombé à la malédiction du vainqueur, elle a acheté pour un prix trop élevé l’objet de sa convoitise, espérant sauver le jeune homme d’un sort funeste.

Elle tente alors de deviner le passé du jeune homme, Arin, et pense avoir deviné certains de ses secrets, mais comprend également qu’il n’est pas ce qu’il paraît… Il n’a rien des chanteurs vendus habituellement sur le marche aux esclaves. Ce qu’elle soupçonne est pourtant encore bien loin de la vérité, qui pourrait mener tout son peuple à sa perte…

Ce premier tome de la trilogie est un roman très prenant, Marie Rutkoski nous présente son univers inspiré de la Rome et de la Grèce antique qui nous permet de nous plonger au cœur d’Empires déchus, de peuples opprimés, de lutte de classe et cela grâce aux personnages de Kestrel et Arin, qui sont les deux gros points forts de ce roman (et de la trilogie toute entière, à mon avis). Depuis le moment où Kestrel achète Arin, les deux personnages vont se rapprocher, d’abord parce qu’elle est intriguée par lui, mais également parce que lui a une mission à accomplir… Les deux personnages se manipulent, ils sont tous les deux de fins stratèges. C’est ce que j’ai le plus apprécié dans ce roman, on est beaucoup dans le mental et l’esprit, les personnages ne font rien d’irréfléchi et sont très matures. Je ne tiens pas à en dire trop, il ne faut pas gâcher la surprise et les rebondissements. J’ai adoré ce premier tome, et je pense me plonger prochainement dans les deux tomes suivants qui sont déjà dans ma PAL.

Pour information, Marie Rutkoski sera présente au Salon du Livre de Paris du 24 au 26 mars prochain, l’occasion pour vous de découvrir cette trilogie et de rencontrer l’auteur sur le stand des éditions Lumen 😉

Chroniques Livres

Marquer les ombres de Veronica Roth

Chez Nathan, janvier 2017, 464 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Dans une galaxie dominée par une fédération de neuf planètes, certains êtres possèdent un « don », un pouvoir unique. Akos, de la pacifique nation de Thuvhé, et Cyra, sœur du tyran qui gouverne les Shotet, sont de ceux-là. Mais leurs dons les rendent, eux plus que tout autre, à la fois puissants et vulnérables. Tout dans leurs origines les oppose. Les obstacles entre leurs peuples, entre leurs familles, sont dangereux et insurmontables. Pourtant, pour survivre, ils doivent s’aider… ou décider de se détruire.

Mon avis :
Après mes très bonnes lectures des trois tomes de Divergent, j’étais plus qu’impatiente de retrouver Veronica Roth dans ce nouveau roman qui avait l’air très différent. Marquer les ombres est le premier tome d’une duologie, qui nous présente science-fiction et space opéra. On est donc assez loin de Tris et Quatre. On y découvre un monde dominé par neuf planètes, où certaines personnes possèdent un don, une capacité particulière. Nos deux personnages principaux font partis de ces personnes : Akos, un Thuvhésite, et Cyra, une Shotet. Ils n’ont rien en commun, ne se connaissent pas au début de l’histoire et ne vivent pas sur la même planète, et pourtant, ils vont vivre une panoplie d’aventures qui va les rapprocher et les lier à jamais.

Marquer les Ombres est un très bon roman, qui m’a surprise et laissée parfois un peu perplexe. Il y a beaucoup de personnages, de noms complexes et d’éléments à retenir. J’ai eu du mal à rentrer dans cet univers de SF qui n’est pas du tout mon dada à la base, mais j’ai fait l’effort de continuer ma lecture et de m’y plonger à plusieurs reprises pour pouvoir tenir jusqu’au bout et je n’ai pas été déçue du résultat final.
Les personnages sont tous assez bien développés, j’ai bien sûr eu un petit coup de cœur pour les personnages de Akos et Cyra, mais aussi pour Eijeh, le frère d’Akos, qui se retrouve utilisé comme moyen de pression sur ce dernier. Cyra est une jeune femme forte, dont le pouvoir est plus perçu comme une malédiction : elle souffre continuellement et les personnes qui la touche ressentent cette douleur, et c’est son frère qui l’utilise comme une arme face à ses ennemis et les traîtres. Akos est un personnage plus posé, plus calme et plus réfléchi, son don est (comme par hasard hein…) compatible avec celui de Cyra puisqu’il annule son pouvoir et peut la toucher sans ressentir aucune douleur. Les deux personnages vont se rapprocher doucement, rien n’est forcé et j’ai beaucoup apprécié la délicatesse de Veronica Roth ici, contrairement à ce que j’avais pu ressentir en lisant Divergent où tout était un peu prévisible et rapide.

Une très bonne lecture donc, puisque je ne m’attendais pas du tout à ça en débutant ma lecture, et j’aime être surprise. La succession d’événements est parfois un peu complexe et j’ai trouvé certains passages longuets et brouillons, difficiles à cerner pour moi qui n’ai pas l’habitude de cet univers, mais je ressors assez satisfaite de cette lecture et je lirai la suite avec plaisir !

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Le Sang des Dieux et des Rois de Eleanor Herman

Chez Robert Laffont dans la Collection R, avril 2016.
17€90, 560 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
A 16 ans, Alexandre, héritier du trône de Macédoine, est en passe de découvrir son destin de conquérant, mais se trouve irrésistiblement attiré par une nouvelle venue… Katerina doit naviguer dans les eaux troubles des intrigues de cour tout en taisant sa mission secrète : tuer la reine. Mais c’est sans compter sur son premier amour… Jacob est prêt à tout sacrifier pour gagner le cœur de Katerina, même si cela signifie se mesurer à Hephaestion, tueur sous la protection d’Alexandre. Et, par-delà les mers, Zofia, princesse persane fiancée à Alexandre sans l’avoir rencontré, désire changer sa destinée en partant en quête des légendaires et mortels Mangeurs d’Esprit.

Mon avis :
Le Sang des Dieux et des Rois est un excellent premier tome qui nous permet surtout de situer le décors pour la suite des événements et de nous présenter les différents personnages principaux qui viendront se croiser au fil des pages des différents tomes. Dans ce premier tome, nous faisons la connaissance d’Alexandre, le fameux Alexandre héritier du trône de Macédoine qui deviendra le fameux conquérant, mais l’histoire de ce roman ne s’arrête pas là puisqu’elle est mêlée à un aspect fantastique. En effet, il s’agit d’une réécriture de l’histoire et de l’adolescence d’Alexandre le Grand.

Alexandre tient à montrer sa valeur, il refuse d’hériter du trône simplement parce que les choses doivent se passer ainsi, alors aidé de son ami Héphaestion, il va tenter de remporter un concours pour gagner de l’argent de mener sa quête à bien. Mais c’était sans compter sur les autres personnages du roman : dans l’arêne, Héphaestion va affronter Jacob, qui a accompagné Katerina dans la cité. Prêt à tout pour la jeune fille, il va remporter le tournoi pour lui prouver qu’elle peut compter sur lui. Katerina mène elle aussi sa propre quête : elle veut comprendre qui elle est, et pour cela elle doit comprendre ce qui est arrivé à sa mère, qui servait la reine jusqu’à sa naissance. Et pour comprendre, elle va devoir se rapprocher de la reine et la tuer. Zofia, quant à elle, vit de l’autre côté de l’océan et est une princesse. Amoureuse d’un garde, elle va s’enfuir quand elle va apprendre qu’elle est fiancée à Alexandre.

Les personnages sont tous plus ou moins attachants, j’ai eu une préférence pour Héphaestion et Zofia, qui sont plutôt secondaires quand on les compare à Katerina et Alexandre. Alexandre n’a rien du grand combattant que l’on pourrait imaginé et c’est un aspect du personnage que j’ai beaucoup apprécié, avec sa malformation à la jambe il doute énormément de lui, il flanche à plusieurs reprises et se pense incapable de régner correctement sur la Macédoine sans avoir prouvé sa valeur. L’écriture d’Eleanor Herman convient parfaitement au thème, elle est très fluide et pourtant très détaillée, on ressent toutes les recherches effectuées pour l’écriture du roman et c’est très agréable. Le dosage entre historique et fantastique et parfait et les deux se complètent pour former un tout très équilibré.

Les personnages ne vont cesser de se croiser au fil des pages, chacun tentant de mener sa quête à bien et de faire avancer l’intrigue. Même si ce premier tome est un tome introducteur, on ne s’ennuie pas une seule seconde tant il est rempli d’événements et de rebondissements et j’ai hâte de découvrir la suite !

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All the Bright Places de Jennifer Niven

Chez Penguin, janvier 2015.
400 pages.

Disponible en français chez Gallimard.
Amazon / Livraddict / Goodreads
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut du clocher du lycée, décidés à en finir avec la vie. Finch est la « bête curieuse » de l’école. Il oscille entre les périodes d’accablement, dominées par des idées morbides et les phases « d’éveil » où il déborde d’énergie. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais neuf mois plus tôt, sa sœur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s’est isolée et s’est laissée submerger par la culpabilité. Pour Violet et Finch, c’est le début d’une histoire d’amour bouleversante: l’histoire d’une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir.

Mon avis :
All the Bright Places est un de ces livres qui a fait beaucoup parlé de lui sur les blogs, que ce soit français ou anglophones et qui a fait pleuvoir les coups de cœur. Il traîne depuis un bon moment dans ma PAL, avant sa sortie française d’ailleurs… Mais comme toujours quand un livre plaît énormément autour de moi, j’ai eu peur de me plonger dans cette lecture et de ressortir déçue parce que j’en attendait trop. Heureusement, ça n’a pas été le cas et j’ai eu un énorme coup de cœur !

C’est l’histoire de Finch, un adolescent un peu bizarre, qui n’a pas les mêmes goûts que les autres garçons de son âge, il n’a pas d’amis, et on se moque beaucoup de lui à cause de sa « différence ». Alors qu’il monte dans le clocher de son lycée, et se penche au bord du toit, il voit qu’il n’est pas seul : Violet Markay est également là, debout, à attendre le bon moment pour sauter. Violet, c’est la fille populaire du lycée à qui tout réussi. Sauf que sa sœur est décédée dans un accident de voiture et elle ne parvient pas à s’en remettre… Elle a perdu goût pour l’écriture et ne se passionne plus pour rien.

Les deux adolescents vont alors apprendre à se connaître, parce qu’ils sont obligés de travailler ensemble pour un devoir où il doivent découvrir les lieux touristiques de l’Indiana. Malgré leurs différences et le peu d’enthousiasme que met Violet dans ce travail forcé, ils vont se trouver des points communs et se confier l’un à l’autre, jusqu’à ne plus pouvoir vivre séparés.

C’est un roman que j’ai trouvé totalement bouleversant. Les personnages sont extrêmement attachants et leur relation se construit doucement au fil des pages, nous entraînant avec eux dans cette intimité.  Jennifer Niven a une écriture très délicate et poétique qui nous fait tourner les pages à une vitesse folle, pour en savoir toujours plus sur le destin de ses personnages… Finch est le personnage qui m’a le plus touchée, même si Violet et son histoire étaient également très tristes par moment. Finch souffre d’un mal inconnu, il se renferme sur lui-même sans pouvoir le contrôler et cela nous est expliqué petit à petit au fil du roman : on comprend qu’il se passe quelque chose, sans pouvoir mettre le doigt dessus. Grâce à Violet, Finch avance, progresse lentement, sort de son cocon et leur romance leur permet de reprendre goût à la vie… Mais cette maladie ne disparaît jamais complètement.

Un roman magnifique et bouleversant que je recommande vivement, ça a été un vrai coup de cœur que je regrette presque de ne pas avoir lu plus tôt…

Chroniques Livres

Les garçons ne tricotent pas (en public) de T.S. Easton

Chez Nathan, mars 2016.
15€95, 360 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Après avoir volé de l’alcool dans un supermarché, Ben, 16 ans, doit suivre un  » parcours de réinsertion pour jeunes délinquants  » et, dans ce cadre, s’inscrire à un cours de tricot. Autant dire que ça ne l’enchante pas. Mais Ben accepte de jouer le jeu, tant que Megan (la fille dont il est amoureux), son père, ses copains…bref, tant que PERSONNE n’est au courant. Le hic, c’est qu’il se découvre une passion dévorante pour le tricot. Et bientôt, il ne pense plus qu’à ça : point mousse, douceur et couleur de laines, patrons compliqués. Au point de cacher des aiguilles sous son lit, de participer à des concours, de vendre ses créations sur Internet et de transformer sa vie…en grosse pelote de mensonges impossible à démêler !

Mon avis :
Il faut être honnête, je trouve que la couverture et ses couleurs criardes ne donne pas très envie de se plonger dans ce roman. Ne vous y fiez pas, et laissez-vous tenter ! Vous ne serez absolument pas déçus.

Les garçons ne tricotent pas (en public) est un roman qui nous présent Ben Fletcher, 16 ans, qui après avoir volé de l’alcool avec ses copains pour se rendre à une fête, à provoqué un accident et pour limiter les dégats, participe à un parcours de réinsertion pour jeunes délinquants où il doit suivre certains cours… Il choisit le tricot pour la jeune professeure, qu’il aime en secret, mais prétend suivre le cours de poterie parce que le tricot, c’est quand même un truc pour les filles et il n’a pas envie qu’on se moque de lui. La seule personne au courant de la vérité, c’est sa mère.

Mais voilà, il se trouve que Ben y prend goût, il sympathise avec les autres membres du cours, il se passionne pour le tricot, les différentes aiguilles et les types de laines qui existent et va même jusqu’à s’inscrire à un concours national. C’est là que ses mensonges vont le rattraper et qu’il va devoir faire face à tout le monde et leur avouer qu’il adore le tricot.

C’est un roman pour adolescents, mais également pour adultes que j’ai trouvé hilarant grâce à Ben, le personnage principal. C’est un personnage très réaliste et qui ne cesse de s’enfoncer dans ses mensonges alors qu’il sait que cela va lui retomber dessus à la fin. Des tas de sujets sont abordés dans ce roman, des questions que l’on se pose à l’adolescence et le tout est traité avec légèreté et beaucoup d’humour.

Je recommande vivement ce livre, j’ai passé un excellent moment. On ne s’ennuie pas un seul instant grâce aux nombreux rebondissements et à l’évolution du personnage de Ben.