Chroniques Livres

Frappe-toi le cœur de Amélie Nothomb

Chez Albin Michel, août 2017, 192 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
« Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie. » Alfred de Musset

Mon avis :
Impossible de traverser la rentrée littéraire sans voir le nouveau roman d’Amélie Nothomb. J’en entends toujours beaucoup parler, et cette fois-ci, j’ai eu envie de me laisser tenter. On me dit toujours qu’elle a une écriture particulière, que ses écrits ne laisse pas indifférents (« on adore ou on déteste !« ), mais que ça se lit vite… Ce n’est pas la première fois que je lis quelque chose d’elle : j’avais étudié Stupeur et tremblements au collège et je n’en garde pas un très bon souvenir, j’ai également lu Acide sulfurique que j’avais bien aimé, sans pour autant que ça ait été une lecture géniale. J’étais un peu perplexe en attaquant la lecture de Frappe-toi le coeur, surtout qu’il m’a été impossible de trouver un quelconque résumé quelque part pour savoir dans quoi je me lançais.

Et finalement, j’ai adoré. Ce roman se déroule en deux parties. C’est l’histoire de Marie, de Diane et de Olivia. Des femmes, des relations, des échanges… La premières parties sur l’enfance de Diane nous fait comprendre le contexte dans lequel a grandi la petite, et la seconde partie nous montre quel impact cela a eu sur elle.

Marie, c’est le premier personnage que l’on rencontre dans cette lecture. Sa relation avec Olivier (qui devient rapidement un personnage extrêmement secondaire parce que ce roman, on y parle de femmes !), leur mariage et leurs enfants. Ils ont une première petite fille : Diane. Malheureusement, la relation entre la mère et la petite est compliquée. La première voue une jalousie presque maladive à l’enfant et ne s’en occupe pratiquement pas, sauf une nuit, où elle aura un geste de tendresse pour elle. Diane ne cherche pas vraiment à comprendre, après tout, c’est sa mère, c’est comme ça. Et puis, son père et ses grands-parents compensent un peu ce manque d’affection. Quand Marie retombe enceinte, Diane décide qu’elle va devoir compenser le manque d’affection que sa mère aura pour l’enfant, sauf que le bébé qui naît est un garçon et que Marie s’en occupe normalement, avec tendresse et amour. Diane comprend alors que si sa mère est si froide avec elle, c’est parce qu’elle est une fille. Mais quand Marie a une autre petite fille, et qu’elle l’aime jusqu’à l’étouffer de bisous et de câlins, Diane ne comprend plus rien. Cela dépasse toute logique : le problème, c’est elle.

Dans la seconde partie du roman, Diane a décidé de suivre des études de médecine, et elle devient très proche avec l’une de ses professeurs, Olivia. Elle y voit presque la mère qu’elle n’a pas eu. Mais en la poussant à travailler sur la thèse qui lui permettra d’obtenir le statut de professeur, Diane lui voue corps et âme et découvre qu’elle n’est peut-être pas si éloignée de sa mère…

Un roman qui se lit vite, on m’avait prévenue. Je l’ai lu en trois trajets de RER. Mais il faut surtout reconnaître à Amélie Nothomb sa capacité à nous plonger dans son récit. Ses personnages sont captivants, les relations (parfois toxiques comme ici) s’entremêlent et nous donnent envie de tourner les pages pour découvrir le fin mot de l’histoire. Frappe-toi le cœur est un roman à la psychologie des personnages incroyable, surtout en ce qui concerne Diane qui est le personnage le plus développé du roman. Ce roman nous offre une analyse de la maternité, sous un scénario subtil et prenant. Si j’ai adoré la première partie où elle est enfant, j’ai un peu moins aimé la seconde que j’ai trouvé beaucoup plus sombre, bizarrement. Cependant, je recommande vraiment cette lecture ! Il sera difficile de passer à côté ;)… Je pense vraiment que ce roman m’a réconciliée avec Amélie Nothomb.

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Chroniques Livres

Les derniers jours de Stefan Zweig de Laurent Seksik

Chez J’ai lu, février 2011, 192 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Le 22 février 1942, en exil au Brésil, Stefan Zweig et sa femme Lotte mettent fin à leurs jours, dans un geste désespéré, mûri au coeur de la tourmente. Des fastes de Vienne à l’appel des ténèbres, ce roman restitue les six derniers mois du grand humaniste devenu paria et de son épouse. Deux êtres emportés par l’épouvante de la guerre : Lotte, éprise jusqu’au sacrifice ultime, et Stefan Zweig, inconsolable témoin du  » monde d’hier « .

Mon avis :
Obtenu lors d’une offre J’ai Lu, Les derniers jours de Stefan Zweig était l’occasion rêvée d’en apprendre plus sur cet écrivain incroyable. J’ai lu certaines de ses oeuvres et d’autres attendent encore dans ma PAL, mais avec le club de lecture de la librairie où je travaille ayant pour thème les biographies, j’ai trouvé que ce roman s’y inscrivait assez bien et que c’était une bonne occasion pour le lire. Il s’agit d’une biographie romancée et je l’ai attaquée en ayant à l’esprit que j’aurais peut-être à me renseigner sur certains événements pour vérifier leur véracité ou leur chronologie.

J’ai été très vite rassurée en découvrant l’écriture de Laurent Seksik. Même s’il s’agit d’un roman très court, les événements s’enchaînent et la plume est très agréable. On ressent très vite que de nombreuses recherches ont été effectuées pour l’écriture de cet ouvrage et cela donne encore plus envie de s’y plonger à corps perdu, mais également de découvrir les œuvres de Stefan Zweig et le reste de sa vie. Parce qu’en effet, ce roman ne parle que de la fin de sa vie, à partir de son installation au Brésil avec sa seconde épouse, Lotte. Si quelques flash-backs nous parlent de sa vie à Vienne, à Londres et à New-York, la majorité du roman se déroule à Pétropolis, où le couple a décidé de s’installer pour fuir la guerre et pour soigner l’asthme sévère de Lotte qui ne peut habiter dans une grande ville. L’altitude a un effet bénéfique sur sa respiration et elle se sent rapidement mieux. Pétropolis et la joie de vivre des brésiliens ont également rapidement un effet bénéfique sur Stefan Zweig qui se remet à écrire et à se consacrer à ses travaux. Malgré la guerre qui fait toujours rage, il garde espoir.
Jusqu’à la chute de Singapour, principale base britannique en Extrême-Orient, qui marquera le coup de grâce pour l’écrivain qui décidera de mettre fin à ses jours en s’empoisonnant. Sa femme, Lotte, décidera de l’accompagner, incapable de survivre sans lui.

Cette biographie romancée nous plonge dans les derniers mois de la vie de l’écrivain, mais également de son épouse Lotte. Nous découvrons la partie la plus intime de leurs vies, de leur couple, sans jamais tomber dans le sentimentalisme, ce que j’ai beaucoup apprécié. Laurent Seksik nous offre un livre incroyablement juste et touchant, bourré de détails et de références historiques. Je ne manquerai pas de lire ses autres romans si j’en ai l’occasion, c’était une très belle découverte.

Chroniques Livres

Outlander #4, Les tambours de l’automne de Diana Gabaldon

Chez J’ai lu, mars 2015, 1140 pages.
Ma note : ★★★★★

Quatrième de couverture :
Pour fuir l’oppression anglaise, Claire et Jamie embarquent pour le Nouveau Monde, où ils espèrent enfin trouver la paix. Toutefois, lorsqu’ils échouent sur les rivages de Caroline du Nord en 1767, l’Amérique est à l’aube de son Indépendance : tandis que la révolution se prépare, les deux amants vont une fois de plus être emportés par le tourbillon de l’Histoire. Restée en sécurité dans le XXe siècle, leur fille Brianna cherche à percer le secret de sa naissance. Quand elle découvre qu’un sort tragique guette ses parents, elle met tout en ‘oeuvre pour les rejoindre dans le passé… avant que les portes du temps ne se referment sur eux.

Mon avis :
Je pense que mon amour pour Outlander n’est plus un secret pour personne, qu’il s’agisse de la série ou des romans. Pendant mes vacances, j’ai eu du mal à lire, j’avais l’impression de travailler, de ne pas apprécier pleinement mes lectures. Alors j’ai décidé de me plonger dans le quatrième tome de la saga, qui patientait gentiment dans ma PAL depuis sa sortie dans sa nouvelle édition chez J’ai lu. Avec la diffusion prochaine de la troisième saison, l’envie de me replonger dans les livres se faisait de plus en plus pressante.

Et quel magnifique tome, quelle aventure ! Nous retrouvons nos personnages principaux favoris, Claire, Jamie, mais également Roger et Brianna que nous avons appris à découvrir dans le troisième tome et que nous découvrons un peu plus encore ici. Il se passe énormément de choses dans ce quatrième tome : 1140 pages c’est beaucoup, et c’est tant mieux 😛 ! Ce nombre impressionnant de pages pourrait faire peur à plus d’un lecteur, mais l’écriture de Diana Gabaldon est incroyablement fluide et légère et les pages défilent à une vitesse folle. De plus, les chapitres sont tous assez courts et le roman est divisé en plusieurs grandes parties qui permettent de structurer le récit et qui nous aident à avancer dans la lecture. Ce quatrième tome se lit finalement rapidement et si le nombre de pages me faisait d’abord assez peur et l’avait forcé à rester dans ma PAL depuis sa sortie, une fois plongée dedans, j’ai eu du mal à m’arrêter. Le récit s’étale sur plusieurs années, énormément de choses s’y déroulent et nos personnages évoluent énormément, comme dans les trois précédents. C’est ce qui fait que Outlander est une si bonne saga.

On a droit ainsi au voyage de Jamie, Claire, Petit Ian et Fergus vers les colonies afin d’y découvrir quelle sera leurs terres, mais également la rencontre avec la tante Jocasta qui a une importance assez conséquente dans le récit avec la découverte du domaine de River Run, nous retrouvons Brianna et Roger, toujours au 20ème siècle. D’autres personnages ont également leur importance dans ce tome, c’est le cas surtout des tribus indiennes. Alors que Claire redécouvre la joie de voyager et de vivre avec Jamie, Brianna ne cesse de se questionner sur ses origines et sur la relation qu’elle entretenait avec son père adoptif, mais également celle qu’elle entame avec Roger. Pour elle, le couple que formaient Frank et sa mère représentait le véritable amour, mais avoir appris l’existence de Jamie a tout remis en question : elle a peur de s’engager dans une relation avec Roger s’il ne s’avère pas être le « bon ». Les deux couples évoluent en parallèle, font face à leurs propres challenges, doutes, épreuves, rencontres…

Ce quatrième tome, qui est découpé en plusieurs parties, a pour moi deux grosses parties : une première concernant Jamie, Claire et toute leur installation, Brianna et Roger et leur vie au 20ème siècle, et une deuxième (attention au spoiler, passez au paragraphe suivant si vous voulez garder la surprise 😉 ) une fois que Brianna et Roger ont réussi à rejoindre le 18ème siècle pour tenter de les retrouver. Si j’ai tout de suite été plongée dans ma lecture dès les premières pages, j’ai particulièrement adoré cette seconde moitié du roman, permettant enfin une rencontre entre Jamie et sa fille. Les deux personnages ont chacun un tempérament bien trempé et on ne peut nier les ressemblances entre leurs caractères. Les retrouvailles entre Claire et Brianna ont également été très touchantes, les quelques scènes qu’elles partagent seules m’ont beaucoup émue et l’on ressent tout l’amour qu’elles ont l’une pour l’autre.

J’ai trouvé que ce tome explorait énormément la psychologie des personnages, Diana Gabaldon nous offre de merveilleuses scènes à plusieurs reprises et nous permet de nous identifier encore un peu plus à Claire, Jamie, et maintenant Brianna et Roger. Outlander n’est pas (ou plus) seulement une romance à ce stade, nous avons droit à toute une palette d’émotions et nos héros traversent tous des épreuves. Les personnages secondaires ne sont pas en reste puisque Petit Ian, Fergus mais également Ian, Jenny, Marsali et de nombreux autres ont également un rôle à jouer dans l’intrigue principale et les intrigues secondaires. Diana Gabaldon a cette force incroyable dans son écriture de nous transporter en quelques phrase, à travers les émotions de ses personnages mais également à travers des paysages fabuleux.

Ce quatrième tome m’a fait voyager au sens propre du terme, mais il m’a également fait voyager à travers le temps, à travers les saisons, il m’a aussi fait traverser de nombreuses émotions. Outlander se confirme comme l’une de mes sagas préférées et ses personnages tiendront une place particulière dans mon cœur pendant un long moment…

Bilan

Bilan du mois : Août 2017

Le mois d’août se termine, je vous présente mes lectures ! Avec mes trois semaines de vacances, je pensais battre tous mes recors et lire une tonne (au moins !) de romans, mais il s’est avéré que j’avais besoin de faire une pause dans la lecture et que j’ai plutôt préféré regarder des séries… Un article arrivera sûrement prochainement sur mes découvertes de l’été 😉
J’ai tout de même lu pas moins de 17 livres, pour un total de 3796 pages.

Les Fleurs du Passé, #1 Entretien avec un vampire : L'histoire de Claudia Les damnés de Paris

J’ai commencé le mois par des emprunts à la médiathèque et quelques découvertes. Le premier tome des Fleurs du passé de Haruka Kawachi nous plonge dans le quotidien d’un jeune fleuriste amoureux de sa patronne, mais il est également le seul à voir le fantôme du mari de cette dernière, décédé… Un premier tome prometteur, touchant mais avec aussi beaucoup d’humour… j’irai sans doute emprunter la suite prochainement ! 4/5
J’ai également décidé de lire le roman graphique adapté d’Entretien avec un vampire de Anne Rice, par Ashley Marie Witter, raconté du point de vue de la jeune Claudia, transformée en vampire alors qu’elle n’est qu’une enfant. Si les dessins étaient absolument magnifiques, j’ai trouvé que l’histoire avait beaucoup de longueurs… 3/5
Dernière découverte avec Les Damnés de Paris, un one-shot de Michaël le Galli et Marie Jaffredo. On y découvre une jeune femme qui arrive directement de province pour retrouver son fils, placé en orphelinat à la naissance. Elle découvre alors l’agitation et les manigances de la capitale, mais ne reculera devant rien pour retrouver son enfant. Ici encore, des illustrations sublimes mais il m’a manqué un petit quelque chose pour vraiment être emportée. 3/5

La Contrebasse Eleanor Oliphant va très bien Rébellion (Le secret de l'inventeur, #1)

La contrebasse m’a permis de découvrir un nouvel ouvrage de Patrick Süskind. Après mon coup de cœur intersidéral (oui, rien que ça 😉 ) pour Le Parfum, je me suis juré de lire absolument tout ce qu’il avait écrit. La contrebasse est un petit roman très court où l’on retrouve la plume délicate de l’auteur, mais n’étant pas particulièrement familière au monde de la musique, je n’ai pas été transportée par l’histoire qui nous y est racontée. 4/5
Eleanor Oliphant va très bien de Gail Honeyman est un roman incroyable. Un article arrivera prochainement avec ma critique détaillée, mais si vous aimez les romans psychologiques et les personnages fouillés, celui-ci est totalement pour vous ! 4/5
Rébellion, premier tome du Secret de l’Inventeur m’avait été chaudement recommandé par une camarade de promo de Master (coucou Camille 😉 ). Elle m’avait dit avoir dévoré les deux premiers tomes, et pour la sortie du troisième nous les avons commandés à la librairie. Comme j’avais les deux premiers dans la PAL, je me suis enfin décidée à les lire. Un article avec une chronique arrivera bientôt également, mais ce premier tome nous offre un univers très riche et une héroïne qui n’a pas froid aux yeux. Ce n’est pas un coup de cœur parce que j’ai trouvé certains passages un peu longuets, mais j’ai hâte de découvrir ce que la suite nous réserve. 3/5

The Making of Outlander: The Official Guide to Seasons 1 & 2 Milk and Honey Non

Mon obsession pour Outlander se poursuit doucement 😀 ! The Making-Of Outlander nous offre des informations détaillées sur les deux premières saisons de la série, depuis la formation de l’équipe technique, jusqu’au choix des acteurs, en passant par l’écriture du scénario, l’adaptation de certaines scènes et la création de la série en général. Chaque personnage principal à droit à quelques pages et Tara Bennett revient sur chaque épisode des deux saisons, accompagnée de témoignages de l’équipe et des acteurs. Un livre qui nous apprend énormément de choses, je pensais déjà en savoir beaucoup sur la série mais je ressors vraiment surprise et ravie de cette lecture. Les photos sont également sublimes. 5/5
milk and honey de Rupi Kaur est un ouvrage qui a fait énormément de bruit sur le net. Alors que sa sortie française a été annoncée pour fin septembre chez Charleston, j’ai voulu le découvrir dans sa langue d’origine. Une lecture incroyable, des poèmes poignants et touchants, je me suis reconnue dans beaucoup d’entre eux. Un ouvrage féministe, intime et puissant. 5/5
Non de Claudia Rueda est un joli album, mettant en scène un ourson qui refuse de suivre les conseils de sa maman alors que l’époque de l’hibernation approche à grands pas.. Il va bien sûr être pris à son propre jeu et se rendre compte que maman avait raison 😉 Une lecture tendre, aux illustrations douces. 3/5

Les orangers de Versailles (Bd Kids) Toi et moi, moi et toi Dernière Heure Vol. 02

Les Orangers de Versailles est une petite BD jeunesse par Christine Circosta et Nicolas Digard d’après le roman de Annie Pietri. Marion est la fille du jardinier de Louis XIV, elle accède ainsi à la place de servante pour la favorite du roi, la marquise de Montespan. Mais Marion va vite découvrir que la cour de Versailles n’est pas aussi belle qu’elle paraît… Une excellente BD, une enquête et une héroïne forte. 4/5
Toi et moi, moi et toi est un album jeunesse qui aborde le thème des liens familiaux et la perception de notre monde depuis les yeux d’un enfant. Un album touchant et très mignon. 4/5
Dernière heure, deuxième volume de Yû, nous présente un autre aspect de la guerre sur les personnages. Les appelés de la seconde semaine sont appelés et Kitayama en fait partie. Il décide qu’à son retour, il déclarera sa flamme à Miyako. De son côté, Saku prend toujours mal le fait d’être inapte à aller au front et tente de trouver une façon de se rendre utile… Un excellent deuxième volume, aussi bon que le premier. J’ai hâte de découvrir la suite ! 4/5

Le pire livre pour apprendre le dessin Le Chaspirateur Le Snurtch

Le pire livre pour apprendre le dessin par Antonin Louchard est excellent. Javais déjà adoré Je suis un lion et Le pire livre pour apprendre le pot, il en est de même pour celui-ci. On retrouve le même petit lapin que pour le pot, sa mauvaise foi et son pessimisme, mais la chute est très drôle ! 4/5
Le chaspirateur de Mathilde Fonvillars et Lucie Maillot me faisait de l’œil avec son titre drôle et sa couverture colorée. Le temps est compté à Ratsburger, un chat vorace, appelé le chaspirateur, pénètre dans les maisons et mange toutes la nourriture… il faut agir avant l’arrivée de l’orchestre Ratapouët ! Si l’histoire était finalement assez rigolote, j’ai trouvé qu’il manquait un petit quelque chose pour la rendre vraiment hilarante. Les illustrations méritent cependant le coup d’œil. 3/5
Le Snurtch de Sean Ferrell est un vrai coup de cœur. Julie est une jeune fille qui est toujours accompagnée du Snurtch, mais il n’est pas très gentil : il la pousse, lui vole ses affaires, rôte, pète, il gribouille sur ses feuilles, il dit des gros mots… et c’est Julie qui se fait gronder à sa place ! Pour prouver son existence, Julie va le dessiner et montrer le dessin à ses camarades de classe, qui semblent eux aussi avoir un Snurtch ;). Un album à la fois drôle et touchant sur le thème des émotions et de l’ami imaginaire. 5/5

Les tambours de l'automne (Outlander, #4) Les derniers jours de Stefan Zweig

Encore Outlander ? et oui 😛 ! J’ai attaqué le quatrième tome pendant mes vacances et j’ai vaincu les 1140 pages… Un tome absolument incroyable, riche en événements et rebondissements, j’ai adoré retrouver tous les personnages et l’écriture de Diana Gabaldon. Une chronique arrive très vite ! 5/5
Les derniers jours de Stefan Zweig de Laurent Seksik est le livre que j’ai choisi de lire pour le club de lecture de la librairie où je fais mon apprentissage. Le thème étant les biographies, il y entrait assez bien, même s’il s’agit d’un roman. J’ai appris beaucoup de choses sur l’auteur et sur sa deuxième épouse, mais également sur ses écrivains contemporains et sur l’époque où il a vécu. Un roman intime, court mais puissant. 4/5

Ce que je suis en train de lire :
Avec la rentrée littéraire, nous sommes sur tous les fronts à la librairie pour tenter de conseiller le maximum de clients sur les nombreuses sorties. Je n’ai plus le temps pour l’instant pour les lectures personnelles mais j’essaie tout de même de lire des livres qui me font envie ou des auteurs « phares ». Qui sait, je vous posterai peut-être un article sur la rentrée littéraire et mes lectures 😉

Le courage qu'il faut aux rivières Frappe-Toi Le Coeur

 

 

 

Challenge

Les 100 meilleurs romans britanniques

Après être retombée sur un article de 2016 du site UK Actually nous donnant le classement des 100 meilleurs romans britanniques, j’ai voulu savoir combien j’en avais lu… Résultat, pas tant que ça ! Le classement a été établi par BBC Culture, après avoir interrogé 82 critiques littéraires (excluant les critiques britanniques).
Alors j’ai finalement décidé de me plonger petit à petit un nouveau challenge personnel, qui n’aura pas vraiment de date de fin ni de règles précises si ce n’est de lire ces romans un jour ou l’autre.

Et vous, combien en avez-vous lu ? 🙂

En gras, les livres que j’ai lu, en italique ceux qui sont dans ma pile à lire.

100. Bonjour, Jeeves de PG Wodehouse, 1938
99. Le fait est de Ali Smith, 2011
98. Au-dessous du volcan de Malcolm Lowry,1947
97. Le Monde de Narnia de CS Lewis, 1949-1954
96. Mémoires d’une survivante de Doris Lessing, 1974
95. Le Bouddha de banlieue de Hanif Kureishi, 1990
94. Confession du pécheur justifié de James Hogg, 1824
93. Sa Majesté des mouches de William Golding, 1954
92. La Ferme de cousine Judith de Stella Gibbons, 1932
91. La Dynastie des Forsyte de John Galsworthy, 1922
90. La dame en blanc de Wilkie Collins, 1859
89. De la bouche du cheval de Joyce Cary, 1944
88. Les Cœurs détruits de Elizabeth Bowen, 1938
87. Un conte de bonnes femmes de Arnold Bennett, 1908
86. Un héritage de Sybille Bedford, 1956
85. Régénération Trilogie de Pat Barker, 1991-1995
84. Scoop de Evelyn Waugh, 1938
83. Les Tours de Barchester de Anthony Trollope, 1857
82. Les romans Patrick Melrose : Peu importe, Mauvaise nouvelle, Après tout, Le Goût de la mère et Enfin de Edward St Aubyn, 1992-2012
81. Le Joyau de la couronne de Paul Scott, 1966
80. Des femmes remarquables de Barbara Pym, 1952
79. À la croisée des mondes de Philip Pullman, 1995-2000
78. Une maison pour monsieur Biswas de VS Naipaul, 1961
77. Servitude humaine de W Somerset Maugham, 1915
76. Hortense et Queenie de Andrea Levy, 2004
75. Femmes amoureuses de DH Lawrence, 1920
74. Le Maire de Casterbridge de Thomas Hardy, 1886
73. La Fleur bleue de Penelope Fitzgerald, 1995
72. Le Fond du problème de Graham Greene, 1948
71. Le Maître des apparences de Jane Gardam, 2004
70. Daniel Deronda de George Eliot, 1876
69. Nostromo de Joseph Conrad, 1904
68. Orange mécanique de Anthony Burgess, 1962
67. Crash ! de JG Ballard 1973
66. Raison et Sentiments de Jane Austen, 1811
65. Orlando de Virginia Woolf, 1928
64. Quelle époque ! de Anthony Trollope, 1875
63. Les Belles Années de miss Brodie de Muriel Spark, 1961
62. La Ferme des animaux de George Orwell, 1945
61. La Mer, la mer de Iris Murdoch, 1978
60. Amants et Fils de DH Lawrence, 1913
59. La Ligne de beauté de Alan Hollinghurst, 2004
58. Loving de Henry Green, 1945
57. Finies les parades de Ford Madox Ford, 1924-1928
56. Les Oranges ne sont pas les seuls fruits de Jeanette Winterson, 1985
55. Les Voyages de Gulliver de Jonathan Swift, 1726
54. NW de Zadie Smith, 2012
53. La Prisonnière des Sargasses de Jean Rhys, 1966
52. New Grub Street de George Gissing, 1891
51. Tess d’Urberville de Thomas Hardy, 1891
50. Route des Indes de EM Forster, 1924
49. Possession de AS Byatt, 1990
48. Lucky Jim  de Kingsley Amis, 1954
47. Vie et opinions de Tristram Shandy, gentilhomme de Laurence Sterne, 1759
46. Les Enfants de minuit de Salman Rushdie, 1981
45. L’Indésirable de Sarah Waters, 2009
44. Le Conseiller de Hilary Mantel, 2009
43. La Piscine-bibliothèque de Alan Hollinghurst, 1988
42. Rocher de Brighton  de Graham Greene, 1938
41. Dombey et Fils de Charles Dickens, 1848
40. Les Aventures d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll, 1865
39. Une fille, qui danse de Julian Barnes, 2011
38. The Passion de Jeanette Winterson, 1987
37. Grandeur et Décadence de Evelyn Waugh, 1928
36. La danse de la vie humaine de Anthony Powell, 1951-1975
35. Et ce sont les chats qui tombèrent de Tom McCarthy, 2005
34. Auprès de moi toujours de Kazuo Ishiguro, 2005
33. Le Vent dans les saules de Kenneth Grahame, 1908
32. Avec vue sur l’Arno de EM Forster, 1908
31. La Fin d’une liaison de Graham Greene, 1951
30. Heurs et malheurs de la fameuse Moll Flanders de Daniel Defoe, 1722
29. Sept mers et treize rivières de Monica Ali, 2003
28. Villette de Charlotte Brontë, 1853
27. Robinson Crusoé de Daniel Defoe, 1719
26. Le Seigneur des anneaux de JRR Tolkien, 1954
25. Sourires de loup de Zadie Smith, 2000
24. Le Carnet d’or de Doris Lessing, 1962
23. Jude l’Obscur de Thomas Hardy, 1895
22. Histoire de Tom Jones, enfant trouvé de Henry Fielding, 1749
21. Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad, 1899
20. Persuasion de Jane Austen, 1817
19. Emma de Jane Austen, 1815
18. Les Vestiges du jour de Kazuo Ishiguro, 1989
17. Howards End de EM Forster, 1910
16. Les Vagues de Virginia Woolf, 1931
15. Expiation de Ian McEwan, 2001
14. Clarisse Harlove de Samuel Richardson,1748
13. Le Bon soldat de Ford Madox Ford, 1915
12. 1984 de George Orwell, 1949
11. Orgueil et Préjugés de Jane Austen, 1813
10. La Foire aux vanités de William Makepeace Thackeray, 1848
9. Frankenstein de Mary Shelley, 1818
8. David Copperfield de Charles Dickens, 1850
7. Les Hauts de Hurlevent de Emily Brontë, 1847
6. La Maison d’Âpre-Vent de Charles Dickens, 1853
5. Jane Eyre de Charlotte Brontë, 1847
4. De Grandes Espérances de Charles Dickens, 1861
3. Mrs. Dalloway de Virginia Woolf, 1925
2. La Promenade au phare de Virginia Woolf, 1927
1. Middlemarch de George Eliot, 1874

Chroniques Livres

Arena 13 #1 de Joseph Delaney

Chez Bayard, novembre 2015, 400 pages.
Disponible en Livre de Poche Jeunesse.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Les temps sont funestes pour l’humanité, qui a presque disparue de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Les derniers humains vivent confinés dans le pays de Midgard, entouré par une infranchissable barrière de brouillard. Au-delà, personne ne sait précisément ce qu’est devenu le monde, car celui qui ose la franchir, disparaît à jamais, ou devient fou. Gindeen, la seule ville du pays, est réputée pour ses arènes, où toute la journée se succèdent des combats. Là, dans une citadelle, vit une sinistre créature Hob – il n’est pas humain – qui exerce une tyrannie sanglante sur la population. Doué de multiples vies, et capable de changer d’apparence à volonté, Hob enlève des femmes qu’il laisse exangues, provoque au combat des guerriers obligés de relever le défi et les tue…
Un jour, Leif, un jeune garçon, va trouver Tyron, l’un des entraîneurs les plus réputés, et l’implore de se charger de sa formation, car il veut combattre dans la célèbre Arena 13 et espère vaincre Hob. Tyron, qui se fait habituellement payer très cher ses services, hésite longuement. Mais, séduit par la détermination du garçon, il finit par accepter de le prendre à l’essai, et gratuitement… Leif, qui n’a que l’expérience de combat de bâtons – dans lequel il excelle, s’installe donc chez Tyron où il entame son « apprentissage ». Il y fait la connaissance des deux autres disciples du maître : Deinon et Palm. Si le premier est plutôt avenant, Palm lui témoigne une hostilité immédiate, et le traite en rival….

Mon avis :
Nouvelle découverte pour moi, puisque je découvre Joseph Delaney dans un tout nouveau genre. Après avoir lu le premier tome de l’Epouvanteur qui fait partie des grands titres jeunesse, j’avais hâte de me plonger dans cette nouvelle saga. Les thèmes des gladiateurs, des combats et de la mythologie m’attiraient énormément et je n’ai pas été déçue !

Le roman nous présente Leif, un jeune garçon débrouillard dont le rêve est de combattre dans l’Arena 13, l’arène la plus dangereuse de Gindeen. Après avoir gagné un ticket qui lui promet la meilleure des formations, il traverse le pays à pied pour partir à la rencontre de Tyron, un entraîneur qui d’abord refuse de le prendre en charge, puis finalement revient sur sa décision et va le prendre sous son aile. Le début de l’entraînement se déroule bien, mais Leif n’est pas le seul dans la maison… On découvre les deux autres apprentis de Tyron : Deinon et Palm, l’un est plutôt timide et effacé, il est même assez mauvais en combat, alors que l’autre est ambitieux, prétentieux et prêt à tout pour réussir, aidé par son riche père. Mais Tyron a également une fille, qui de par son sexe n’a pas le droit de combattre alors qu’il s’agit de son plus grand rêve… Elle embarquera Leif dans quelques affaires qui ne seront pas sans conséquences.

Un premier tome efficace, original et séduisant qui nous présente un tout nouvel univers. Oubliez L’Epouvanteur, nous en sommes bien loin ! Arena 13 est un roman pour adolescent, mais les thèmes abordés sont violents et sombres, mais grâce à l’écriture de Joseph Delaney, l’ambiance ne devient ni pesante ni étouffante. Les personnages sont attachants, la mythologie est riche (nous ne sommes pas dans une copie de la Rome antique, mais Joseph Delaney s’en inspire clairement pour construire ses légendes), les descriptions des combats et des entraînements sont très visuelles et nous permettent de comprendre pleinement les mouvements effectués… J’ai été transportée par cette lecture et j’ai hâte de lire le deuxième tome !

Chroniques Livres

Envole-moi de Annelise Heurtier

Chez Casterman, mars 2017, 350 pages.
Ma note : ★★★★☆

Quatrième de couverture :
Lors d’un vide-grenier auquel il participe pour pouvoir s’acheter la Gibson de ses rêves, Swann a un coup de foudre pour Joanna. Mais un détail lui a échappé : Joanna est en fauteuil roulant. Malgré les doutes et les difficultés que cela implique, les deux adolescents vivent une belle histoire d’amour. Cependant, un jour, Joanna se met à broyer du noir : elle a appris que sa cousine, avec qui elle partage la même passion intense pour la danse, a été acceptée à l’Opéra de Paris. Brutalement, cet événement lui rappelle ses limites : malgré toute sa volonté et son appétit de vivre, certains rêves resteront inaccessibles. Swann emploie alors toute son énergie pour que Joanna n’abandonne pas son envie de danser, pour de vrai.

Mon avis :
Quel plaisir de retrouver Annelise Heurtier avec ce nouveau roman ! J’avais découvert cette auteure avec son livre Sweet Sixteen qui avait été un petit coup de coeur et j’ai vraiment adoré Envole-moi. Ce nouveau roman nous présente deux adolescents qui semblent en tous points normaux : Swann, un garçon passionné par la musique et qui rêve de s’acheter une Gibson, et Joanna. Pour gagner un peu d’argent et enfin s’acheter sa guitare, il va participer à un vide-grenier, et tomber fou amoureux de la jeune fille qui tient le stand juste en face : le coup de foudre. Ce n’est que quand elle s’approche de lui qu’il se rend compte qu’elle est en fait en fauteuil roulant. Mais cela ne va pas l’empêcher de l’aimer, bien au contraire.

Ce roman pour adolescents aborde le sujet du handicap avec légèreté et beaucoup de douceur, sans pour autant en faire le thème principal du livre. En effet, le rêve ultime de Joanna est de pouvoir danser, elle était passionnée de danse quand elle était plus jeune et son handicap l’a empêchée de pouvoir continuer. Quand sa cousine est acceptée à l’Opéra de Paris, la jeune fille déprime et se rend compte de tout ce qu’elle ne pourra jamais réaliser. Swann va alors tout faire pour qu’elle puisse réaliser son rêve : une véritable quête pour rendre la fille de ses rêves heureuse.

La plume d’Annelise Heurtier nous transporte encore une fois dans une histoire touchante et prenante à la fois, qui se lit à toute vitesse. Les personnages sont attachants et nous donne envie de profiter de la vie à fond, de courir, hurler, chanter et danser. Une très belle lecture que je vous recommande vivement !